‹ De Montréal à Jérusalem [microforme]Chapitre 74 sur 119 · EN QUITTANT LA MER · texte numérisé non relu

EN QUITTANT LA MER

De Marseille à Jatfa je contemplai la plaine

Que, du soc du navire erï pointe, nous coupions, Bleue indéfiniment et de souvenirs pleine,

Mer d'Ulysse, d'Enée et des grands Scipions ;

Mais en vain de mes veux je scrutai les flots vides, Là mer ne sait plus rien. Une troupe de thons Sautant vers nous, 6 dieux d'azur, Ô néréïdes ! Seule nous fit songer aux courses des tritons.

Mais la mer est toujours jeune, éclatante et belle ; Elle avive le monde, elle supplée aux dieux ; Ce qu’elle ne sait pas nous le savons pour elle : Elle est la volupté de la terre et des cieux.

9 septembre 1868.

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