‹ De Montréal à Jérusalem [microforme]Chapitre 78 sur 119 · EN VUE DE SILOAN · texte numérisé non relu

EN VUE DE SILOAN

MATTHIEU, vi, 4.

Ce matin, seul, tournant la porte de Sion.

J’aperçus Siloan, le village qui pose

Ses murs gris sur le roc au delà du Cédron ;

Et comme un peu plus loin je faisais une pause Au coin du mur d'Ophel pour contempler le lieu, J'osai traduire, hélas! en ces mots saint Matthieu :

L'homme sage a bâti sa maison sur la pierre Et la pluie est tombée, et, flot et flot gonflé

Les fleuves sont venus, et les vents ont soutllé; Eaux et vents ont battu cette maison; mais, ficre, Sa muraille est restée assise sur la pierre.

Quiconque entend ces mots et les reçoit sera L'homme sage ; celui qui les repoussera

Sera semblable au fou dont l'œuvre est misérable. L’imprudent a bâti sa maison sur le sable

Et la pluie est tombée, et, flot et flot gonflé,

Les fleuves sont venus, et les vents ont soufflé ; Eaux et vents ont battu cette maison, et l’onde Et le vent l'ont roulée à la rive profonde.

Ainsi J'ai pris l’image avec la vérité, Mais où des mots divins, où la simplicité ?

13 septembre 1868.

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