‹ De Montréal à Jérusalem [microforme]Chapitre 84 sur 119 · PRIS DU CHEMIN DE JÉRICHO · texte numérisé non relu

PRIS DU CHEMIN DE JÉRICHO

Jardins du roi, vos verdures

Me reportent, l’œil rempli

D’un charme égal, aux bordures Des jardins de Tivoli.

Que Salomon me pardonne D’oser chez lui, sous son mur, Songer aux carrés qu’ordonne Un maraïîcher de Tibur.

Ici, là, mêmes légumes ; Mais ici grande soif d'eau, Et là-bas surcroit d'écumes

Sur les chutes, blanc rideau.

ar le kinnor célébrée

La sulamite ici vint ;

Là-bas Néère enivrée

Des rhythmes grecs se souvint.

Ainsi le vallon biblique

’arfois en retours charmants Nous engage, et je n'applique Au jeu des rapprochements.

D'une forme irrégulière,

Les deux lieux, pleins de débris, Ont pour ombre familière

Celle des oliviers gris.

Sur l’Anio de vieux marbres, Sur le Cédron des tombeaux Monolithes, — mais les arbr De Tivoli sont plus beaux.

17 septembre 1868,

ANII

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