AU COUVENT DE MAR-SABAS
Au haut du couvent grec, sur les rocs roc lui-même Et que blanchit comme eux la sécheresse extrême, Une petite cuve, où l’eau bleuit de ciel, ji Semble un œil de ces monts tourné vers l'Éternel. Cette cuve qui rit entre les murs austères
Est une charité des pieux solitaires ;
Elle appelle de loin les oiseaux altérés, Et tous, hôtes fixés ou passants, émigrés
Du nord ou du midi que la saison envoie,
Trouvant vers ce regard, à vol direct, leur voie, Dans la vasque au flot pur viennent tremper leur bec. L'esprit de l'Orient vit dans le couvent grec.
17 septembre 1868.
CELLLUES ESSÉNIENNES