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Galiciens voisins Podhilâim Bonireois pa- Savants
desTatras. des Ta t ras. risiens. et lettrés. Proportion sur 100 su-
jetsde petits crânes. 45.0 6.0 2.5 2.0 Proportion sur 100
sujets de crânes u
moyens 49.5 52.0 f4.7 28.0
Proportion sur 400 s*- »
jeU de gros crânes... 5.5 42.0 42.8 70.0
lÔÔ ÎÔT 100 1ÔÔ"
L'examen du tableau précédent fournit plus d'un enseignement. Nous y trouvons tout d'abord une vérification de cette loi posée dans notre précédent travail, que la situation hiérarchique d'une race est déterminée par le nombre plus ou moins considérable de cerveaux volumineux que cette race contient. Notre tableau nous montre en effet ceci : sur 100 paysans galiciens il y en a 5 seulement dont la circonférence dépasse 5| centimètres; sur 100 Podhalains, il y en a 42, sur 100 bourgeois parisiens, il y en a près de 53, sur 100 savants ou lettrés 70.
Pour les très gros crânes, la proportion est peut-être plus frappante encore : chez les Galiciens il y a seulement un individu sur 100 dont la circonférence crânienne soit supérieure à 58 centimètres; il y en a 20 p. 100 chez les Podhalains. Enfin, pour les crânes que Ton peut qualifier de gigantesques, on ne les rencontre plus ni chez les Podhalains ni chez les Galiciens, alors qu'il en existe 8 p. 100 chez les savants et les lettrés. Le fait est d'autant plus caractéristique, que le nombre de savants et de lettrés sur lesquels avaient porté mes mensurations était précisément égal au nombre dePodhalains <jue j'ai eu occasion d'observer.
On Voit encore par le tableau précédent qu'en même temps que les grandes circonférences «crâniennes se montrent plus nombreuses, lès petites circonférences deviennent plus rares : sur 100 Podhalains, il n'y en a que 6 dent
DU MOSCOU a<7£ MQyr? fl^S, ftf.
la circonférence crânienne soit inférieure à 54 centimètres; sur 100 paysans galiciens, il y en a 45. Les différences existant entre les Podhalains et les races auxquelles je les ai comparés sont bien plus éloquemment mises en évidence par ces chiffres qu'elles ne pourraient l'être par les moyennes.
Le môme tableau nous montre encore que les Podhalains forment ^au moins en ce qui concerne la forme du crâne, une race beaucoup plus homogène que les montagnards polonais voisins. L'écart entre les circonférence? crâniennes esf en effet Beaucoup plus grand chez les derniers que chez les premiers. Nous avons déjà signalé cette homogénéité sur un autre point encore plus important, la généralité de leur brachycéphalie.
On pourrait trouver au premier abord une contradiction apparente entre l'homogénéité que je viens de signaler et ce fait que j'ai essayé de démontrer dans un autre travail, qu'à mesure que les races s'élèvent dans l'échelle de la civilisation, les différences qui existent entre elles au point de vue du développement du crâne des divers individus qui les composent deviennent plus considérables. Mais cette contradiction disparaîtra, si on veut bien se rappeller que la cause des différences profondes, que nous avons constatées chez les individus civilisés, provient de ce que la couche la plus nombreuse de la population demeurant sans culture depuis une longue série de siècles reste fatalement stationnaire, alors que les couches supérieures acquièrent au contraire quelque chose à chaque génération. Les acquisitions faites par chaque génération étant accumulées par l'hérédité finissent par constituer des supériorités considérables. Les couches inférieures de nos grandes sociétés, c'est-à-dire les couches en réalité les plus nombreuses, n'ont guère de droits au titre d'individus civilisés que celui d'habiter des pays civilisés. Qu'on suppose, au -contraire une race où tous les sujets soient placés depuis longtemps dans des conditions à peu près égales et reçoivent <mv instruction
égale et nos montagnards du Podhale sont précisément dans ce cas, les différences entre individus existeront naturellement, mais elles seront bien moins profondes que chez des peuples, — - les Galiciens voisins du Podhale, par exemple dont une partie seulement reçoit une certaine culture.
Indépendamment des différences fondamentales que nous avons décrites dans ce chapitre, il existe entre les Podhalains des Tatras et les individus des diverses .populations voisines des différences de physionomie qui ne sont pas susceptibles de mesure, mais dont l'ensemble est tel, qu'un observateur ayant vécu dans le pays peut distinguer à première vue, et uniquement à la physionomie, comme me le confirme le D r Kopemicki, un Ruthène, un Polonais des Garpathes Beskides, un Slovaque et un Podhalain des Tatras *.
Nous ne devons pas oublier de faire remarquer, en terminant ce chapitre, que les caractères anthropologiques des Podhalains, de même du reste que la plupart de ceux qu'on peut constater chez les diverses races humaines, n'ont de valeur que par suite de la façon dont ils sont associés, et surtout par leur fréquence. Pris isolément, et considérés uniquement en eux-mêmes, des caractères tels que le développement du crâne, la forme du nez ou la couleur des cheveux n'ont évidemment rien de spécial aux Podhalains : ce qui leur est spécial, c'est leur association et leur
1. Nous avons déjà dit dans un autre chapitre que sur les frontières nord du Podhale, formées par le Dunajec, les habitants des villages situés sur les bords de cette rivière sont formés par des unions de Podhalains et des Galiciens voisins. La population y présente, par conséquent, des caractères mixtes, mais elle se rapproche surtout des montagnards des Carparthes Beskides et des Pionines qui sont en majorité. 11 serait intéressant de comparer cette population mixte avec les véritables Podhalains des Tatras, qui, nous l'avons vu, ne s'unissent jamais qu'avec eux-mêmes. A défaut de mensurations anthropologiques précises que je n'ai pas eu le temps d'effectuer, voici quelques renseignements généraux qui donnent une idée des différences existant entre ces populations au point de vue de leur aspect extérieur et de leurs conditions d'existence.
fréquence. Il y a en anthropoJ^Oien. peu de caractères
Podhalains des Tatras.
Apparence extérieure Vifs, alertes, agiles, très adroits, allures gracieuses, physionomie fine et intelligente, absence du goitre.
, Climat très rude , sol
très infertile.
Milieu
Occupations.
Etat intellectuel,..
Alimentation.
Conditions économiques
Langues.,
Demeures.
Costumes.
Pasteurs et agriculteurs.
Industries assez variées. Peu commerçants.
Intelligence très vive.
Aptitudes très variées.
Savent tous lire et écrire. Poètes et musiciens.
Lait, avoine et eau. Sobriété excessive.
Aisance générale malgré des conditions d'existence fort difficiles.
Le polonais avec des formes un peu vieillies et le mélange d'un petit nombre de mots slovaques.
Cabanes en bois généralement mansardées, tenues fort proprement.