ORLÉANS. — HÔTEL DE VILLE
les 31 médaillons dans lesquels sont peints l'armoriai et les noms des principaux maires d'Orléans, depuis 1569 jusqu'en 1842 ; les cartouches des travées, et surtout la grande cheminée bâtie dans le style de la Renaissance, et ornée de trois portiques
Musée d'Orléans.
contenant trois sujets sculptés en pierre, par MM. Jouffroy et Vallette, et empruntés à la vie de Jeanne d'Arc : Domremy, Orléans, Reims.
Après l'hôtel de la mairie, c'est l'ancien hôtel de ville qu'il faut
visiter (la rue Sainte-Catherine et la rue des Petits-Souliers, qui s'ouvrent à droite, dans la rue Jeanne-d'Arc, en allant à la cathédrale, y conduisent). Ce fut en 1422 que les échevins d'Orléans, chassés, par le duc d'Orléans, du Châtelet qu'ils occupaient, se firent construire un hôtel de ville, près de l'église de Sainte- Catherine, actuellement détruite, sur remplacement de Pancienne église des Carnaux ou Créneaux. Ils utilisèrent seulement, dans la cour, la base d'une tour de la première enceinte, qui devint le donjon du beffroi municipal. Cet hôtel, commencé sous Charles VII, fut achevé sous Charles VIII (1498). La façade principale, qui donne sur la rue Sainte-Catherine et qui est un curieux monument de la Renaissance, fait le plus grand honneur à l'architecte Viart. Abandonné en 1790 par le corps municipal, Thôtel de ville servit tour à tour au conseil du district et au tribunal de' première instance. Enfin, il a été rendu à la ville pour y établir ses musées de peinture et de sculpture (1825), dans des salles qui manquent malheureusement, pour la plupart, d'air et de lumière. Il est question, depuis quelques années déjà de l'agrandir et de le restaurer.
Le Musée d'Orléans ne date que de 1825. Il doit sa fondation à M. Gaspard de Bizemont, son premier directeur, qui, après avoir émigré, parvint, lorsqu'il fut de retour en France, à réaliser le rêve favori de toute sa vie. Formé d'abord d'un très-petit nombre de tableaux et d'objets d'art possédés à cette époque par la ville et par le département, il s'est accru chaque année, dit le catalogue, des dons nombreux des Orléanais et d'acquisitions obtenues à l'aide du fonds annuel d'entretien. Ce catalogue, qui se vend 1 franc 25 centimes, avec le supplément, et qui est daté de 1851, manque malheureusement de méthode. Il se divise en trois parties, les tableaux, les dessins, les statues et antiquités; mais, dans chaque division, les objets sont classés au hasard, suivant l'ordre de leur entrée. Les auteurs ont suppléé à cet énorme inconvénient, qu'ils reconnaissent et qu'ils déplorent, à l'aide de tables qui renvoieut aux numéros d'ordre de leur travail. Du reste, le directeur du musée, M. de Langallerie, dont on loue tout à la fois l'activité, le goût et l'érudition, s'occupe de la réimpression d'un