ORLÉANS. — MAISONS CURIEUSES
les n°» 13 et 19 de la rue de VHuis-de-Fer; — les n°» 13 et 16 de la rue de V Empereur;— les maisons de la place du Vieux-Marché, presque toutes remarquables par l'ancienneté de leur architecture et par la beauté de leurs ornements ; — V hôtel de la Vieille-
Maison de Jeanne d'Arc.
Intendance, rue delà Bretonnerie, en briques, avec deux pavillons à haute toiture, qui fut une maison royale avant de servir d'habitation aux intendants de la province ; — le bel hôtel de la rue de Gourville; — les n<* 9 et 13 de la rue de la Vieille-Poterie, qui appartinrent à Marie Touchet, la maltresse de Charles IX.
La maison royale, bâtie par Louis XI, près de Saint- Aignau, et la maison de Coligny, qui n'en est pas éloignée, ont tout à fait perdu leur caractère ancien. Elles ne méritent plus qu'une simple mention. — La maison de Pothier, rue Pothier, reconstruite à diverses époques, ne se distingue que par la brève inscription qui suit et qui est gravée sur une plaque de marbre placée à l'extérieur: Robert-Joseph Pothier habitait cette maison; il y est mort le 2 mars 1772.
Une statue de bronze a été érigée en 1859, par la ville d'Orléans à ce célèbre jurisconsulte. La statue de Pothier est l'œuvre de M. Vital Dubray ; élevée sur la place plantée d'arbres, qui s'étend au nord de la cathédrale, elle fait l'admiration des connaisseurs par ses justes proportions, la finesse de l'exécution, la vérité de la pose et la ressemblance de la tête, copiée sur des portraits authentiques ^e Pothier, conservés à Orléans. Une copie en plâtre de cette statue se voit dans la salle des Pas-Perdus du palais de justice, et l'on remarque aussi dans ce palais un beau portrait du même jurisconsulte placé dans la salle où siège la cour impériale.
M. Vergnaud Romagnési, auteur de nombreux ouvrages justement estimés sur la ville d'Orléans et sur ses environs, possède un cabinet de curiosités très-intéressant. On remarque dans cette curieuse collection une bannière qui fut, du moins, au dire de son propriétaire actuel, donnée par François I er vers 1519 à la ville d'Orléans; elle représente d'un côté, sur le premier plan, les échevins et l'université d'Orléans à genoux devant le fort des Tourelles, témoin des exploits de Jeanne d'Arc, et, dans le lointain, la ville telle qu'elle était au xvi e siècle ; de l'autre côté, Charles VII et la Puceile agenouillés devant la Vierge ; l'Enfant Jésus, placé sur les genoux de sa mère, se penche vers le roi et lui met au doigt un anneau en signe d'alliance ; derrière la Vierge, sont saint Denis, patron de la France, et saint Aignan, patron d'Orléans. M. Vergnaud Romagnési possède en outre : un beau choix de verrières; le siège de justice de la célèbre abbaye de |Saint- Mesmin ; un cabinet remarquablement sculpté, ayant appartenu au cardinal Briçonnet; de belles armes; un bas- relief venant de Sully et représentant la bataille de Saint-Aubin du Cormier.