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LA MOTTE-BEU VRON

nome du pays, M. Mostowski, avait établi à la Motte-Beuvron, mais sans grands résultats qui lui aient survécu, un troupeau de 40 vaches, importées directement de Suisse avec leur berger. Aujourd'hui du moins les moyens se prêtent mieux à la bonne volonté. Autour de la maison d'habitation sont groupées les dépendances de la ferme, les granges, les écuries, les étables. Du domaine dépendent la Saunerie, le Mont d'Âulnay, les Muids, en tout douze fermes affermées, trois tuileries, dont deux affermées, et trois réserves, la Motte, la Grillère et Misabran. La Grillère, successivement possédée par François de Beauharnais,

Château de la Motte-Beuvron.

Jean-Louis Phélipeaux, comte de Montlhéry, et le comte Auguste de Choiseul-Gouffier, forme un domaine particulier, d'où relèvent six fermes et un nombre de maisons suffisant à composer un petit village. Le château, autour duquel elles se groupent, est un vieil édifice construit au xvi e siècle, sur pilotis, d'intérieur tout délabré, mais que précède une assez belle grille du style Louis XIII.

Les deux domaines réunis comprenaient 3382 hectares, dont, au moment de l'acquisition, 1266 hectares en bois, 990 en terres cultivées, 900 en landes, le reste en étangs ou en prairies. Les améliorations ont surtout consisté dans le reboisement des fonds

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D'ORLÉANS A LIMOGES

épuisés, le renouvellement des prairies, les essais de blés, de maïs, de sorgho, et un plus large assolement de racines ou de fourrages verts pour suffire au développement de la vacherie modèle et de la bergerie. Le tout dépend, ainsi que l'immense étang de Chicandin qu'ont un peu resserré des travaux récents, de la commune de Vouzon (7 kil.), centre d'une exploitation considérable de bois de sapin et d'importantes fabriques de tuiles, de briques et de tuyaux de drainage.

On sort de la Motte par une courte tranchée, à travers un pays nu, coupé de bruyères ou de champs de blé noir. A un kilomètre de la station, à droite, sur la Guide, affluent du Beuvron, au fond d'une maigre prairie, la vue embrasse au passage le château de Cerçay y large façade en briques rouges encadrée aux angles d'un double faisceau de toits noirs et pointus, qui date à peine de trente ans. Le beau parc qui l'entoure renferme nombre d'arbres rares et de belle venue ; et une terre en dépend, de 600 hectares, dont 200 plantés en bois. On traverse une tranchée, pour atteindre, en franchissant le Bouillon, le Néant et autres petits ruisseaux perdus dans cette solitude, la station de Nouan-le-Fuzelier.

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