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STATION. -.LA MOTTE-BEUVRON

16 kil. de La Ferté. - 159 kil. de Paris. — 241 kil. de Limoges.

Il faut remonter à gauche près de 500 mètres sur la route pour gagner le village de la Motte-Beuvron (1312 hab. ), qui «'encadre le long d'une courbe formant la corde de l'angle décrit par la réunion du Beuvron et de son. affluent le Vivier. Au centre de l'agglomération > et sur la gauche de la route, la

D'ORLÉANS A LIMOGES

mairie en briques rouges, flanquée de deux faux-semblants de tours carrées, dont le couronnement imite un cordon de mâchicoulis, porte à son fronton central l'N napoléonienne, symbole de l'influence contagieuse qui a partout semé la vie et rajeuni l'aspect du pays.

Vis-à-vis , séparée par une place, mais faisant face au château, s'élève l'église, avec son clocher hexagonal pointu, en briques rouges, cantonné de quatre petits tourillons. L'architecte est M. de la Morandière. La nef, terminée par une chapelle en forme d'abside, dont le style rappelle les chefs-d'œuvre connus de l'art roman, est accostée de deux bas côtés, voûtés en berceau, supportés par de grosses colonnes nues, et que termine, dans chaque travée, une chapelle. L'autel de droite a conservé l'inscription suivante, gravée en lettres d'or sur marbre noir : Icy est enfermé le cœur de haut et très-puissant seigneur Mgr Henry premier de Durfort, duc de Duras, brigadier des armées du Roy et mestre de camp de cavalerie, décédé au camp de Soigniez en Flandre le lundi 16 septembre 1697 ; — et, plus bas, l'épitaphe de Marguerite-Félix de Lévy de Ventadour, veuve de Jacques-Henry, de Durfort-Duras, morte le 10 septembre 1717. — Le presbytère, qui se voit à gauche, en regardant l'église , conserve aussi le portrait d'un Duras, et surtout une remarquable sainte Cécile.

En face de l'église, s'ouvre une avenue dont la courbe conduit au château impérial. Sans traverser le village, on y parvient directement en franchissant, au sortir de la station, la voie ferrée par un passage à niveau, et en prenant à droite le premier sentier, qui mène au domaine entre les pelouses et les taillis. Un bel édifice moderne a succédé aux ruines d'un vieux manoir féodal successivement possédé par les maisons de Graçay, Gui char d Dauphin (1366-14H), Lévi Ventadour (1531), Durfort de Duras, Louis Grammont, comte de Lesparfe, de Laage de Meux (1767), Petit, conseiller à la cour royale de Paris et le vicomte d'Hervilly. Il a été acquis en 1849 par le prince Louis Napoléon, qui en fit un domaine d'expériences d'où devaient se répandre, par l'exemple, toutes les améliorations pratiques. Mais la routine des agriculteurs solonais accepte lentement les leçons, et de façon, parait-il, à décourager un peu. Déjà, vers 1810, un agro-

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