‹ De Paris a AgenChapitre 8 sur 154 · ATHIS-MONS. — JUVISY · texte numérisé non relu

ATHIS-MONS. — JUVISY

Nantes lui avait accordé un temple protestant, où Sully et ses coreligionnaires parisiens venaient assister au service divin.

A* STATION. - ATHIS-HONS.

2 kil. d'Ablon. — 17 kil. de Paris. — 104 kil. d'Orléans.

Àthis et Mons sont situés près de l'embouchure de l'Orge dans la Seine, sur une colline parsemée de jolies maisons de campagne. Leur population réunie s'élève à 780 hab. Ils sont très-anciens ; car, lorsque les Normands menacèrent Paris, on y transporta la châsse de sainte Geneviève pour l'y mettre en sûreté dans l'église dont certaines parties, notamment le chœur et la tour, sont du xm e siècle ; la nef, qui contient des boiseries du xv e siècle, a été bâtie au xvn°. Le duc de Roquelaure, auquel on a prêté tant de bons mots et tant de mauvaises plaisanteries dont il n'était pas l'auteur, se retira à Athis de 1718 à 1738, dans le château d'Oysonville. Mlle de Scudéri y composa chez son ami Conrart un grand nombre de ses romans. On remarque à Athis, outre de belles maisons de campagne, l'ancien château, c noble maison, dit M. Cousin (la Société française au xvn e siècle), encore debout et bien conservée , » avec une grille seigneuriale et un très-beau parc. Ce château, qui a appartenu a Mlle de la Charolais, a été acquis en 1865 par les pères jésuites qui en font un lieu de promenade et de récréation pour eux-mêmes et pour leurs nombreux élèves de Vaugirard et de la rue des Postes.

A Mons, Mme Filhon, sœur de l'ancien préfet de Seine-et-Oise M. Aubernon, a fait construire un joli pavillon dans le style Louis XIII.

On laisse à droite le château de Chaige, avant de s'arrêter à Jnvisy.

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