BORDEAUX. — LES QUINCONCES
Sur remplacement qu'occupe aujourd'hui la place des Quinconces, Charles VII avait fait construire autrefois le château Tropeyte, appelé plus tard château Trompette, Cette forteresse, dans laquelle d'Épernon fils soutint en 4 649 un siège contre le parlement , avait été agrandie et modifiée par Vauban. On en commença en 1785 la démolition. En 4808, Napoléon ordonna de la continuer, car elle n'était pas achevée ; mais cet ordre ne fut exécuté qu'en 4 81 6. Enfin, en 1848 seulement, les autorités municipales plantèrent solennellement les arbres des Quinconces. Cette place, qui sért de champ de manœuvres, de champ de foire, etc., est entourée de magnifiques constructions. Les rues qui la bordent s'appellent : celle du nord , les allées de Chartres ; celle du sud, les allées d'Orléans, celle de l'est, le cours du 30 Juillet. Le point central de ce cours devait être décoré d'une statue monumentale de Louis XVI. On parle d'y placer une fontaine. Au delà s'ouvre un hémicycle dont le plan a été tracé par le conseil des bâtiments civils. Le cours de Tourny, qui le partage en deux parties égales, conduit à la place de Tourny, où viennent aboutir les allées deTourny, le cours de Tourny et le cours du Jardin public.
Les Allées de Tourny, qui mènent de la place de la Comédie à la place de Tourny, datent de 4744 à 4753. Elles étaient autrefois plantées d'arbres qui ont été abattus en 4 834. Il est toujours question d'y faire de nouvelles plantations et d'y élever les statues de Montaigne et de Montesquieu. On parle aussi de remplacer par une fontaine monumentale la statue érigée , en 4 825, à M. de Tourny sur la place de ce nom, cette statue méritant un trop grand nombre de reproches.
Il y a cent ans, Bordeaux n'avait que deux promenades publiques : la Plate-Forme, sur laquelle s'élève aujourd'hui l'hôpital, et le Jardin, que les archevêques de Bordeaux avaient fait établir derrière les bâtiments de l'ancien palais archiépiscopal. Dès son arrivée à Bordeaux, M. de Tourny s'occupa de créer une vaste promenade qui fût digne de la capitale de la Guienne. De 4753 à 4756, il dépensa 300 000 francs pour transformer en jardin 88 465 mètres carrés de terrain. Le Jardin public, inauguré le 29 avril 4756, transformé pendant la Révolution en champ de Mars, a conservé son nom. Mais ce n'est plus un
jardin, ce n'est pas même une promenade. Les Bordelais l'ont négligé, puis abandonné. On a le projet d'y transférer le jardin botanique.
Les allées Damour, le cours d'Albrel et les autres cours ou allées de Bordeaux, n'ont vraiment droit qu'à une simple mention. Mais les quais des Chartrons et de Bacalan offriront une agréable promenade aux voyageurs qui aiment le mouvement, l'activité, les bruits du commerce et de l'industrie.
Cimetières.
Le cimetière catholique, considérablement agrandi en 4852, renferme, entre autres tombeaux, ceux de Lacour père, peintre d'histoire ; de Ravez, le président de la chambre des députés sous la Restauration ; de Paillère , peintre d'histoire ; de l'avocat Ferrère; de Charles Delacroix, ancien préfet de la Gironde, ministre des Affaires étrangères en 4796 et 4797; et d'Henri Fonfrède, le publiciste.
Le château des Ormes (Page 256.)
Tableau des Distances et du Prix des places.
jV. B. Pour les beuresde départ et d'arrivée, voir Y Indicateur du mois. On va en I2heurcs minutes de Paris à Bordeaux par les trains express, et en ifi heures L5. ou 20. minutes par les trains omnibus.
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