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I8« STATION. - ARTENAY

7 kil . de Château- Gaillard. — 102 kil. de Paris. — 19 kil. d'Orléans.

Arttnay est un chef-lieu de canton de 4130 habitants, qui a souvent trouvé dans ses environs des antiquités romaines et gallo-romaines. Il possédait un télégraphe avant l'invention de la télégraphie électrique. Le chemin de fer se rapproche de plus en

Ai te nu y.

plus de la route de terre, qui traverse la Croix-Briquet , entre Artenay et Chevilly.

19 e STATION. — CHEVILLY.

6 kil. d'Artenay. — 108 kil. de Paris. — 13 kil. d'Orléans.

Chetilly, modeste village de 1450 habitants, est situé sur la Lisière de la célèbre forêt d'Orléans, de sinistre mémoire, et sur les confins de la Beauce. Au delà , commencent les plaines sablonneuses de l'Orléanais.

20* STATION — CERCOTTES.

5 kil. de Chevilly — 113 kil. de Paris. — 8 kil. d'Orléans.

Ce reottes, hameau de 422 habitants, occupe à peu près le milieu d'une clairière de la forêt. Il se divise en vieux et nouveau Cercoites. Ses habitants exercent presque tous la profession de bûcherons. Après l'avoir dépassé, on rentre dans la forêt, qui porte aussi quelquefois son nom , et , quand on en sort , on aperçoit, à droite, la tuilerie de Savan. Le paysage devient plus

Hutte de charbonniers dans la forêt d'Orléans.

varié. Aux champs de la Beauce ont succédé des vignobles et des vergers. Les villages sont plus nombreux. On passe' devant les châteaux des Quatre Cheminées et de la Vallée ; on aperçoit, à l'horizon , les tours de la .cathédrale d'Orléans, et bientôt commence, sur. la droite, le faubourg Bannier, qui a plus de 3 kilomètres de long

CERCOTTES.

Les trains express pourBlois, Tours, Bordeaux, Nantes, Vierzon, ùrrétent maintenant aux Aubrais (buffet), où la compagnie doit construire une gare définitive « afin de faire cesser toute cause de retard et d'embarras dans le service des voyageurs , et de faciliter le service des marchandises. » La ville d'Orléans a eu le tort de vouloir contraindre les voyageurs qui se rendent directement de Paris à Bordeaux ou à Nantes, de Nantes et de Bordeaux àParis, ou sur la ligne du Centre, à perdre, dans sa gare particulière, d'ailleurs insuffisante, quinze ou vingt minutes employées

à recomposer les trains pour les retourner. Elle n'a d'ailleurs aucun intérêt à leur imposer cet inutile sacrifice. Aussi, on ne s'explique pas pourquoi elle s'est opposée à la construction aux Aubrais d'une gare définitive , surtout depuis que la compagnie y a établi une gare provisoire.

Les voyageurs qui se rendent à Orléans par un train express doivent donc descendre aux Aubrais — - la gare des Aubrais est

à 4640 mètres de la gare d'Orléans — et monter dans les voitures d'un petit train spécial» chargé de les conduire à Orléans, Les trains omnibus, au contraire, ne s'arrêtent pas aux Aubraisf ils vont directement à la gare d'Orléans , gare couverte, partagée en trois nefs et construite avec moins de luxe que les gares plus modernes. Elle date de 4843. Longue de 215 mètres, elle a 26 mètres 50 centimètres de largeur, et 4 4 mètres 50 centimètres de hauteur. A droite (en venant de Paris), s'ouvrent les salles d'attente, qui ont leur entrée sur une vaste cour fermée d'une grille; et à gauche, les voyageurs qui arrivent sortent dans une cour non moins grande, où stationnent les diligences de correspondance, les omnibus et les fiacres.

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