‹ De Paris à BordeauxChapitre 34 sur 165 · ORLÉANS. — LE MUSÉE · texte numérisé non relu

ORLÉANS. — LE MUSÉE

l'activité, le goût et l'érudition, s'occupe d'un nouveau classement qui ne laissera rien à désirer. D'après le catalogue actuel, le musée d'Orléans possède actuellement :

Tableaux 1 523

Dessins 447

Statues 556

Ce n'est pas seulement par le nombre de ses objets d'art que le musée d'Orléans est supérieur à la plupart de nos musées provinciaux , c'est aussi par leur valeur réelle ou par leur intérêt historique. Les peintres et les antiquaires surtout aimeront à y revenir après avoir exploré ses richesses ; les simples amateurs ne devront pas manquer de le visiter. Pour faciliter leurs recherches, je leur indique ici, suivant l'ordre ou plutôt le désordre du catalogue, c'est-à-dire en suivant les numéros, les tableaux , dessins, statues ou curiosités qui ont été généralement jugés les plus dignes de leur attention, à quelque titre que ce soit. Le musée d'Orléans ( galerie de tableaux et autres salles ) est ouvert au public les dimanches et jeudis, de midi à quatre heures, excepté les jours de Pâques, de la Pentecôte, de la Toussaint et de Noël , et pendant les mois de septembre et d'octobre. Les étrangers y sont admis tous les jours de dix heures à quatre heures, sur la présentation de leur passe-port.

Tableanx. 12, 13, 14, 15. Claude Dervet, de Nancy. Le Feu, l'Air, l'Eau et la Terre. Ces tableaux ont été faits pour le château de Richelieu , où ils étaient placés dans le cabinet de la reine. La Fontaine en parle ainsi : « Ces quatre tableaux sont de Rembrandt; le concierge nous le dit, si je ne me trompe; et quand je me tromperais, ce n'en seraient pas moins les quatre éléments. On y voit des feux d'artifice, des courses de bagues, des carrousels, des divertissements de traîneau, et autres gentillesses semblables. Si vous me demandez ce que tout cela signifie, je vous répondrai que je n'en sais rien. » Ces tableaux, curieux surtout par les costumes et les portraits qui y sont peints, représentent : — Le feu: Un carrousel , éclairé par une brillante illumination et un feu d'artifice;

i. Un assez grand nombre des tableaux inscrit! au catalogue ne sont pas au mugée.

fête donnée par le cardinal de Richelieu au roi, à la reine et à ses en- , fants; — Vair : Madame de Lorraine et les dames de sa cour, prenant le plaisir de la chasse à l'oiseau; — Veau : Fête triomphale sur la mer et sur la glace. La reine , tenant dans ses bras Philippe de France , est assise au-dessous du dauphin , depuis Louis XIV. Ils naviguent dans une riche gondole conduite par Pallas et par Louis XIII et dirigée par les dieux de la mer, au pied des rochers, sur lesquels est le temple de la Victoire, d'où sort le cardinal qui vient à sa rencontre ; — la terre : Le triomphe de Louis XIII. — 17. Copie d'un portrait de Louis XI, conserve depuis longtemps à Cléry. — 18. Fragonard, Jeanne d'Arc faisant son entrée à Orléans. Salonde 1822.— 25 ,26. Kraus (Georges-Melchior), 1727 - 1806. Une jeune fille tenant un oiseau sur le doigt; une jeune fille ayant une chaufferette sur ses genoux. — 33. Copie d'après Poèlenburg. Loth , et ses deux filles. — 35. Drouais (Hubert), 1699-1775. Mme de Porapadour. — 38. Boullongne (Louis). Loth et ses deux filles, copie d'après le Guide. — 44. Santerre (J. B.), 1651-1717. La peinture. — 45. Le même. La Jardinière. — 51. Romyn (Jean Van), paysage orné de figures et d'animaux. — 54, 55. Patel, 1654-1703. Paysages. — 58. Rokes (Henri- Martin), surnommé Zorg. La Consultation aux urines. — 73. Goyen (Jean Van). Des patineurs.— 75. Diest (Jacques). Bivouac hollandais. — Eykens (Pierre). Diane et Apollon et de petits enfants que fait danser l'Amour. — 92. Lacroix. Marine.

101, 102. Donato Tempestino. Le passage de la mer Rouge; les envoyés de Joseph retrouvent sa coupe dans le sac de Benjamin. Ces deux tableaux sont peints sur agate. — 106. Inconnu. Anne d'Autriche. — 114. Largillière (Nicolas de). Son portrait. — 115. Vanloo. Marie Leczinska, femme de Louis XV.— 119, 120. Jloo* (Joseph-Henri). Deux lions, deux ours. — 127. Inconnu. Rabelais. — 138. Inconnu. Ésaû et Jacob. — 142. F. M. (Frédéric Moucheron). Entrée d : une forêt. — 144. Sacchi (Andréa). La résurrection de Lazare, un des plus beaux tableaux du musée. — 150. Diepenbeck (Abraham). Le Christ mort soutenu par la Vierge et par saint Jean. — 153. Attribué à Peters Snayers. Attaque d'une ville par les Impériaux. — 180. Santerre (Jean- Baptiste). La curiosité. Voy. les n- 44 et 45.— 186, 187. Aubry (xvin* siècle). Louis XV et la régente. Ces deux portraits , qui viennent d'être retouchés , ont été attribués à Vanloo. — 195. Attribué à Strinya. Une perspective.

207. Tournières (Robert), 1676-1752. Portrait d'homme. — 205. Vernet (Joseph). Cascatelles; environs de Tivoli. — 218. Houet (Gérard). Un joueur de flûte. — 226. Demaine (Jean-Louis). Boutique de marchande de friture en plein vent. — 227. Bol (Ferdinand). Portrait d'une femme âgée. Excellente peinture. — 238. Inconnu. (École espagnole ou napo-

Orléans. — le musée. 97

litiinë). Saint François aux Stigmates; ce tableau provient du château de Richelieu. — 240. Inconnu. (Ëcole espagnole.) Un apôtre. — 244. Attribué à Van der Plas. Une tête de vieillard. — 273. Champaigne (Philippe de). Saint Charles Borromée à genoux devant un autel. — 274. (Ce tableau porte le n° 272). Teniers (David) , le jeune. L'Êcureuse et le Jardinier. — 275. Lueatelli (Pietro). Cabaret italien. — 283. Attribué à Devriendt , dit Franc-Floris. La prison de saint Pierre au moment de sa délivrance par l'Ange. — 289. Decker (Conrad). Un paysage.

307. Clouet (J.). Beau portrait d'homme. — 312. Inconnu. Un rabbin dans son cabinet. — 314. Giordano (Luca). La charité romaine.

438. Inconnu. Jeune homme cachant avec sa main une bougie allumée. 475. Cambiasi (dit le Cangiale). Les Israélites aux pieds du serpent d'airain. Ce remarquable tableau faisait partie d'une série de quatre tableaux du même maître et de la même grandeur; les trois autres représentaient l'Adoration du veau d'or, le miracle des Cailles et Moïse frappant le rocher. L'Angleterre en possède deux , et le quatrième est en Belgique. — 483. Basson. L'enlèvement des Sabines. Ce tableau provient du château de Richelieu. — 498. Pignerolles. Pèlerinage à Notre- Dame de Lorette. Salon de 1848. — 499. Belle copie plus grande que l'original (il est au Louvre) de la Fête de village, par Rubens.

503. Gérard (le baron François). Jésus descendant sur la terre et dissipant les ténèbres. Ce tableau , commencé par Gérard qui y a travaillé le 6 janvier 1837 , cinq jours avant sa mort, a été achevé par Mlle Godefroy, son élève. — 504. Ântigna (Alexandre), d'Orléans. Après le bain. Salon de 1849. Ce tableau, dans lequel on remarque surtout de belles études de femmes nues, avait été acheté par le ministre de 1 Intérieur et donné au musée d'Orléans. Depuis 1852, il a été retiré du musée: en 1855 il était déposé dans la salle de la Tour qui doit être la salle de Jeanne d'Arc. On l'a trouvé trop nu. — 511. Fiers. Paysage. — 515. Inconnu. Paysage. — 517. Pompeo Battoni. Vulcain.

Dessins. La collection des dessins est beaucoup moins nombreuse, et surtout moins intéressante, que celle des tableaux. Elle se compose principalement d'œuvres modernes. Parmi les maîtres anciens qui y sont représentés, on peut mentionner :

8 et 23. Le Guerchin. — 10. /. Jordaens. — 32. Biscaino. — 54. Van der Meulen. — 65. Carie Vanloo. — 87. Bronchhorsl. — 88. Jean Quel- Unus. — 108. GéricaulU — 110. Callot. — 145. Girodet-Trioson. — 1 46. Le Bourguignon.

Statues, curiosités et antiquités. Quelques statues, entre 76 g

autres, celles de Roguet et de Pradier, sont exposées sous un jour favorable, dans la grande salle ou dans les salles voisines ; mais la plupart des antiquités et curiosités se trouvent reléguées dans deux salles basses du rez-de-chaussée, où régnent, à toute heure de jour, de profondes ténèbres. Il est difficile, non-seulement de les apprécier, mais de les apercevoir. On doit, diton, les transporter au premier étage. Ce déménagement est d'autant plus nécessaire, que la plupart de ces antiquités ou curiosités, comme les appelle le catalogue, m'ont semblé mériter un examen attentif. Parmi celles que j'ai pu découvrir dans l'obscurité, je signalerai surtout :

3. Saint François portant les instruments de la Passion. — 9. Jésus montant au Calvaire.— 11. Bas-relief en marbre de Carrare, représentant la Vierge , l'enfant Jésus et saint Jean. — 15. Deux colonnettes en pierre de liais , provenant d'une cheminée d'une ancienne maison d'Orléans. — 17 . Bacchante portant sur son épaule un jeune faune qui mange du raisin. Statuette en terre cuite par Claudion. — 19. Calvaire dont toutes les figures sont en ambre jaune et en ivoire. — 26. Armoire du temps d'Henri III. — 43. Buste colossal en plâtre de Jeanne d'Are, tel qu'il existe sur le monument de Domremi. — 44. Cheminée en pierre , provenant de la rue Pierre-Percée , à Orléans : le plus bel ornement du musée. — 66. Très-beau marbre du temps d'Henri IV.— 66. Un cabinet à trois compartiments revêtus d'émaux. — 82. Statue de la Vierge, en marbre blanc. Cette statue , ouvrage du xiv - siècle, provient de l'ancien monastère de la Cour-Dieu; la main gauche, la couronne, le nez de la Vierge, le bras et le nez de l'enfant, qui avaient été mutilés, ont été restaurés par M. Dantan aîné.

104. L'adoration des Mages, grand bas-relief en marbre de Carrare; xvi* siècle. Toutes les têtes ont été mutilées. — 109. Meule entière de moulin à bras, en usage chez les Romains, trouvée à 17 w ,60 de profondeur , lors des fouilles faites dans l'ancien grand cimetière d'Orléans , pour la construction des Halles. — 110. Inscription romaine, trouvée dans les fouilles de la fontaine de l'Étuvée. — 111. Antiquité romaine (bas- relief représentant un luperque ou prêtre du dieu Pan, selon quelques antiquaires, monument d'un conducteur de voitures, d'après | d'autres), trouvé près de la Loire dans les murailles de l'enceinte ro- : maine d'Orléans. — 122. Meuble du xvi« siècle. — 151. Deux burettes, bien conservées, par Bernard de Palissy. — 162 , 163. Deux bahuts. Ils l ont 2 mètres de long, 64 cent, de large et 66 cent, de hauteur. Le basrelief du premier, qui décorait la sacristie de l'église de Saint-Aignan

Page 1