‹ De Paris à BordeauxChapitre 35 sur 165 · ORLÉANS. — LE MUSÉE · texte numérisé non relu

ORLÉANS. — LE MUSÉE

et qui date du règne de Louis XI, représente le sacre de ce roi. Celui du second , qui provient de Gien et qui a été fabriqué au xt* siècle , en Allemagne , est divisé en cinq compartiments où sont représentés le jugement de Salomon, David et Betbsabée et la mort d'Absalon. — 165. L'un des feuillets d'un diptyque dont l'origine est inconnue. — 181. Basrelief en ivoire du xv« siècle. — 183. Jésus prêchant au milieu des docteurs, relief en nacre de perle , par Gaulette de Dieppe.

211. Admirable bas-relief en bois représentant une bataille, par Burgmayr d'Augsbourg. — 254. Statue en bois de la sainte Vierge. Cette statue , peinte et dorée , était placée dans une niche au-dessus de l'ancienne porte Bannier, construite en 1486 et détruite en 1754. — 294. Soucoupe attribuée à Pierre Raymond de Limoges.

322. Cheminée en bois. Elle provient de l'ancien couvent des Bénédictins; les supports ont été pris dans une maison de la rue Neuve , actuellement démolie. — 630. Bénitier (ou brasero) du xm r siècle. — 335. Bénitier en pierre de l'abbaye de Saint-Mesmin. — 390 (Cabinet gothique dans la tour). Boiseries provenant d'une maison située rue Pierre- Percée, à Orléans. — 391. La croisée. — 392. GTsmdjcoffre à hardes. — '$4. Belle table du xvi" siècle. — 396. Cheminée en pierre du temps de Louis XII , provenant d'une maison d'Orléans.

407 et 408. Petit monument à fronton en pierre, provenant delà sacristie de l'ancienne église de l'Hôtel-Dieu. — 412. Porte en bois. — 495. Deux beaux vitraux du xv siècle , représentant deux têtes d'empereurs romains, Vespasien et Titus. Ils sont placés à la croisée du cabinet de la tour. — 498 , 499. Bustes de Laurent de Médicis et d'une tfédicis, d'après Michel-Ange.

500. Vénus surprise au bain, par Pradier. 1829. — 507 , 508. Portes extérieures provenant de l'ancien Hôtel-Dieu d'Orléans. — 509. Statue en bronxe de la République , donnée par le ministre de l'Intérieur, d'après le vœu de l'artiste. Cette statue est de Louis Roguet d'Orléans , mort à Rome en 1851. Il avait obtenu , en 1849 , le grand prix de sculpture. Ses heureux débuts promettaient un grand artiste à sa ville natale et à la France; sa fin prématurée a mérité des regrets universels. — Ml. Louis Roguet. Statue en plâtre de Philoctète quittant l'île de Lemnos. — 511. Miniature sur vélin. Une descente de croix, tirée d'un livre de chant espagnol du xv* siècle.

La salle qui précède le cabinet gothique , et dans laquelle étaient exposés les plâtres , est destinée à la Société archéologicpie qui y tiendra ses séances. On y réunira, dit-on, tout ce qui concerne Jeanne d'Arc. •

Musée d'hlitolre naturelle. Les salles de ce musée, qui ne peut guère intéresser les étrangers , renferment quelques animaux bien conservés, et de beaux échantillons de minéralogie.

La Bibliothèque publique est située rue Pavée, près de la place de l'Étape, et à quelques pas de la cathédrale. Le bâtiment qu'elle occupait était , avant la Révolution, une maison de refuge pour les filles repenties. En 1807, on y réunit les 6000 volumes donnés, en 4744, par Guillaume Prousteau, docteur régent de l'Université d'Orléans , et confiés aux Bénédictins, un grand nombre d'ouvrages dus à la générosité de quelques particuliers , parmi lesquels figure le célèbre Pothier, et 20 000 volumes accordés par l'État à la ville d'Orléans. Cette collection , remise aux soins d'un bibliothécaire et d'un sous-bibliothécaire, possède un médaillier, plusieurs manuscrits précieux sur vélin, ornés de miniatures et de lettres capitales coloriées et rehaussées d'or, et des manuscrits des vir, vm e , x«, xi e , xn*, xiir, et xv e siècles , provenant pour la plupart de l'abbaye de Saint- Benoît-sur-Loire.

Le Jardin botanique, créé, vers 4640, sous le nom de Jardin des apothicaires, enrichi, en 4818, par l'acquisition des plantes que possédait Mlle Raucourt dans les serres de son château de la Chapelle, est situé au delà du pont , dans le faubourg Saint- Marceau.

La Préfecture (entre la cathédrale et le quai) pourrait être une caserne, un lycée, un séminaire, un hôpital. Elle occupe les bâtiments insignifiants d'un ancien couvent bâti sur l'emplacement d'un palais ou d'un temple romain. « En 4741, dit l'auteur du Vieil Orléans, M. Paul Huot, on y a découvert, à une certaine profondeur au-dessous du sol, des colonnes cannelées, des chapiteaux ornés de têtes grossièrement sculptées, un Bacchus portant pour chevelure des pampres et des grappes de raisin, un Apollon avec sa lyre, des faunes, des satyres, et un bas-relief représentant l'enlèvement d'Europe. Le lecteur se demande peut-être déjà avec sollicitude ce que sont devenus ces précieux vestiges de l'antique Aurelianum; déjà peut-être il accuse le vandalisme des xvii- et xviii* siècles de les avoir détruits.... Qu'il se rassure : ils ne sont pas tout à fait perdus ; on les a religieusement

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