TOURS. — LE MUSÉE
louis XIV dans la forêt de Vincennes. — 142. Claude Lorrain, son portrait.— XkZ.Lucaiellx, paysage. —144, 145. Parrocel, Bataille etFôte vénitienne. — 153. Louis Carrache, saint François en méditation.— 154. Le même , saint François en extase.— 155. Le Caravage , saint Sébastien. — 164. Le Guerchin, Céphale et Procris.— 165. Le même, Mort de Cléopâtre. — 166. Le même, Esther et Assuérus. — 167. Le même, Àgar dans le désert. — 178. Canaletti, vue de Venise. — 18L Le Tinloret. Judith entrant dans la tente d'Holopherne. — 182. le même, portrait de Michel-Ange. — 186. P. Véronèse, la mort de sainte Ursule, peinte sur marbre. — 190. Le comte de Forbin, ruines de la Haute-Égypte pendant l'inondation du Nil. — 181. Le même , ruines de Palmyre. — Sans numéro. Eugène Delacroix , Musiciens arabes. — Sans numéro. Edouard Eudes (1849). Antiquités. — Perrot (1860), vue de Plessis-lez- Tours en 145T.
Le musée d'histoire naturelle possède une belle collection de minéraux qui a été donnée à la ville par M. Eugène Louyrette.
Le musée d'antiquités se compose en grande partie d'antiquités celtiques, gallo-romaines et du moyen âge, découvertes pour la plupart dans les fouilles faites lors de la construction du palais de justice, du chemin de fer et du canal du Cher et de la Loire.
Tours compte plusieurs Sociétés savantes : La Société d'agriculture, fondée en 4761 , réorganisée en l'an vu ; — line Société médicale et une Société pharmaceutique ; — une Société archéologique, fondée en 4840, et publiant des annales.
Le jardin botanique, situé à l'ouest de la ville, en face de l'hospice général, n'a été fondé qu'en 4843.
Vhospice général, situé à l'extrémité du boulevard Bérenger, date de 4656. Agrandi souvent depuis, il a été rebâti en partie en 4 834 . Il peut recevoir 4 200 malades.
Le lycée (rue de la Préfecture ) a été fondé en 4581 et reconstruit depuis 4 830. Il compte environ 200 internes et 1 00 externes .
Le grand séminaire (place Grégoire de Tours) a de 50 à 60 élèves. — Le petit séminaire (ancien couvent des Ursulines) a 200 élèves ; il possède une bibliothèque de 20 000 volumes. La psallette métropolitaine a formé déjà des musiciens distingués.
Monuments anciens. - Enceinte gallo-romaine. - amphithéâtre.
M. le général de Courtigis a publié, dans les Annales de la Société d'agriculture, des sciences, etc., d'Indre-et-Loire, 4831, p. 46$,
un Estai sur les ruines romaines qui existent encore à Tours et dans les environs. Cet intéressant travail , reproduit par M. de Caumont dans son Cours d'antiquités monumentales (t. II, p. 347) , il Ta résumé et complété dans la Touraine. Nous lui empruntons les détails et les renseignements suivants sur l'enceinte galloromaine et sur l'amphithéâtre de Tours.
La muraille gallo-romaine, dont il est facile d'indiquer le circuit, ne dépassait pas l'étroit espace compris, au nord et au sud, entre la Loire et l'archevêché , à l'est et à l'ouest, entre la rue du Petit-Cupidon et la rue Saint-Maurice; elle avait une largeur de plus de 3 mètres. Elle était flanquée de tours destinées à la consolider et à faciliter la défense. Sa base est formée de gros blocs de pierre en partie sculptés, ornés de moulures et de bas-reliefs avec quelques inscriptions latines ; des monuments funéraires, des fragments de colonnes lisses ou cannelées, des chapiteaux, des frises, des corniches, s'y trouvent entassés, présentant par leur masse et leur superposition l'aspect des murs cyclopéens et dçs premières constructions pélasgiques. Là toutefois s'arrête la ressemblance. Les murs eux-mêmes sont bâtis en moellons noyés dans le mortier ; leur parement est composé de petites pierres carrées, assez régulièrement assises et séparées en zones par des rangs de briques. Leurs .débris, quoique mutilés et lézardés, ont encore un caractère imposant que n'ont point effacé les ravages de la guerre. Selon M. de Courtigis, ce grand travail a été opéré à Tours vers la fin du iv siècle ou au commencement du v«. C'est derrière l'archevêché, en face du petit séminaire, que l'on voit les restes les plus curieux de cette remarquable enceinte.
L'amphithéâtre de Tours, dont aucun historien n'a parlé, mais que mentionne une charte de Charles le Chauve en date de 919, a été découvert en 4 853 par M. de Courtigis, qui en fait remonter la construction au I er siècle de l'ère chrétienne, sous le règne d'Adrien. Il surpassait en grandeur celui de Nîmes, car il avait : grand axe, 4 35 mètres, et petit axe, 4 20 mètres ; arène : grand axe, 68 mètres, et petit axe, 50 mètres. Tout porte à croire qu'il fut détruit au moment où la muraille fortifiée s'éleva autour de la cité. Ses restes sont maintenant sous terre, cil nous a été facile, dit M. de Courtigis, de reconnaître, sous les maisons de l'antique cité derrière