PONTORSON
avec une façade du style Renaissance ; la rue du Docteur- Gilbert, conduisant à l’église Saint-Saturnin, à la place Carnot; à N.-D.-des-Champs et au iardin des plantes.
'L’église Saint- Saturnin (PL C2) a été reconstruite, il y a quelques années, dans le style des xn^ et xive s. ; au croisillon N., au-dessus d’une petite tribune, le Massacre des Innocents, bas-relief en pierre du xv® s.
'L’église Notre-Dame-des-Champs (PL C3), sur la place Carnot, a été recon.struite de nos jours dans le style du xiii® s. En face de l’église, de l’autre côté de la place, le *jardin des plantes, principale curiosité d’Avranches, dont la terrasse domine de 104 m. l’estuaire de la Sée ; merveilleux *panorama sur la baie du Mont-Saint-Michel qui se profile sur l’horizon. Vers la dr. de la terrasse, portail roman d’une ancienne chapelle. Tournant le dos à la terrasse et appuyant vers la g., on trouve le nouveau musée (s’adr. au concierge ; pourboire), dans un ancien couvent des Capucins. Il est encore peu important (tableaux et objets de curiosité) et occupe la chapelle du couvent.
D'Avranches a Sourdeval (ch. de fer départemental, 38 k.). — On remonte la vallée de la Sée. — 16 k. Brécey (hôt. du Soleil-LevatU, t.c.f.), 2,200 hab., pays de chasse et de pêche, avec les ruines d'un château des xii®xïv® s. — 38 k. Sourdeval (p. 161).
D’Avranches a Saint-James (ch. de fer départemental, 21 k.) par Poniaubauît {V , ci-dessous). — 21 k. Saint- James (hôt. Saint-James, t.c.f.), 2,624 hab., sur un promontoire dominant la vallée du Beuvron ; église romane, remaniée au xv® s., portail du xiii®, débris d’un château bâti par Guillatime le Bâtard ; fabrique de lampions et de lanternes vénitiennes.
D’Avranches a Granville par la côte, p. 166 ; a Domfront, p. 171.
338 k. Pontauhault, sur la Sélune, enibranch. pour Domfront (p. 171) et tram poair Avranclies et Saint-James [V. cidessus). On franchit la Sélune. — 346 k. Seyvon-Tanis.
354 Pontorson (hôt. : Bretagne, dipJ. t.c.f. ; deV Ouest,
T.c.Y. ', de la Gare), 3,022 hab., sur la rive dr. du Couesnon canalisé, a une église de la fin du xn^ s. avec un retable et un bas-relief de la Renaissance.
Le Mont-Saint-Michel.
Tram a vap. de Pontorson au Mont, ir k. en 30 min. ; l’été, voitures publiques. Il est conseillé de se rendre au Mont en temps de vive eau, c’est-à-dire 36 h. après les pleines et les nouvelles lunes ; c’est à cette époque qu’ont heu les grandes marées qui offrent un spectacle admirable.
Le tram dessert P ontor son-ville, Moidrey, Beauvoir, la Caserne, puis s'engage sur le remblai appelé la digue qui relie le Mont au continent et s'arrête à la base des remparts.
La baie du Mont-Saint-Michel, large de 22 k.,est un des parages les plus curieux des mers françaises. Lorsque la marée remonte en écumant, elle transforme toute la baie en une nappe d'eau grisâtre et pénètre au loin dans
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les embouchures des rivières, jusqu’au pied de la colline d’Avranches et des ; quais de Pontorson. Au reflux, les eaux se retirent avec la même rapidité ' ' jusqu’à 12 k. du rivage, laissant à nu la grande plage déserte et formant, ça et là, des fondrières où il est dangereux de s’engager.
Le *’^MONT-SAINT-MICHEL (hôt. : * Etablissements Pou- I ard (t.c.f. ; jardin) ; Duva'l, t.c.f. ; Du Guesclin ; la Confiance ; de la Croix-Blanche ; spécialité d’omelettes dans tous les hôtels), une des merveilles monumentales et pittoresques de la France, est un village groupé en amphithéâtre sur une colline granitique de forme conique et de goo m. de circuit, haute de 75 m. à la plate-forme de l’église. Le sommet de la colline est occupé par l’ensemble des constructions de l’ancienne abbaye.
Histoire. — Au commencement du vin® s., une apparition de l’archange St Michel, dont St Aubert, évêque d’Avranches, aurait été favorisé, fut l'origine du premier sanctuaire élevé sur le Mont-Saint-Michel, qui s’appela d’abord Mont-Tombe. Quelques chapelains furent attachés par St Aubert au service de son oratoire, qui ne tarda pas à devenir un lieu de pèlerinage. La colline . eut à soutenir, par la suite, de nombreux sièges, soit de la part des Anglais, pour s’en emparer, soit de celle des Français pour la reprendre.
Au xvn“ s., l’abbaye devint un lieu de détention pour les moines indisciplinés, puis une prison d’Etat où furent enfermées, au xvin® s., de nombreuses victimes des lettres Me cachet. Après la Révolution, on fit de nouveau du Mont-Saint-Michel une maison de détention ; cette destination, qui lui fut maintenue jusqu’en 1863, donna lieu à des mutilations regrettables. Enfin les bâtiments de l’abbaye et les remparts- devinrent la propriété de la Commission des monuments historiques, chargée de pourvoir à une restauration générale qui n’est pas encore terminée.
Une passerelle en bois amène à la porte de l’Avancée, la seule ouverte dans le rempart. On se trouve dans une i’’® cour ' où sont 2 bombardes abandonnées par les Anglais en 1434. Franchissant la porte du Boulevard, puis la porte du Roi, on , entre dans le village. En face de soi la Grande-Rue monte entre des maisons à pignons, la plupart des xv® et xvi® s.
A dr. la poste ; à g. l’église paroissiale, fondée en 1440 et où ^ se fait auj. le pèlerinage de St Michel ; sous le chœur, ajouté ' au XIX® s,, est percé un escalier accédant à un petit cime-, tière. A côté, la maison que Du Guesclin aurait fait bâtir en 1366 pour sa femme Tiphaine Raguenel. La Grande-Rue, maintenant entrecoupée de marches, aboutit à l’entrée de l’abbaye que défend une enceinte' de murailles crénelées.
Visite de l’abbaye. — L’**abbaye (visible de 8 à 18 h.', du i®i juin au 15 sept., de 9 h. à ii h. et de midi à 16 h. le, reste de l’année ; rémunération au gardien qui accompagne) avait pour toute communication avec l’extérieur la porte fortifiée qui s’ouvre sous le donjon ou Châtelet, entre deux hautes et étroites tourelles en cul-de-lampe (fin du xiv® s.),i et d’où part un escalier intérieur à pic, dit escalier du Gouffre.’ Montant cet escalier, on arrive à la salle des Gardes, du xiii® s!, voûtée, avec une vaste cheminée ; à dr. est une petite cour, avec la loge des gardiens qui font visiter le monument. '
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