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LE MONT-SAINT-MICHEL

I Par un escalier de 90 marches, dit escalier abbatial ou Grand- K Degré, on monte à la plate-forme de r%lise dont on contourne i à dr. le chœur ; à g., s’élèvent les hautes constructions sévères, intérieurement ruinées, des bâtiments abbatiaux, demeure des 1. anciens abbés, commencés vers 1250, continués au xiv®. s. ; T ils sont reliés à l’intérieur de l’église par deux ponts jetés r au-dessus du Grand-Degré ; le premier, en pierre, crénelé : le second, en bois, (entièrement couvert. Plus haut, à dr., est

la. citerne de V Aumônerie, gothique et élégante (début du XVI® s.), récemment reconstituée. En haut de l’escalier est la plate-forme ou terrasse du S a lit- Gauthier, du nom d’un prisonnier qui, dans un accès de folie, se précijiita dans le vide (78 m. d’alt.) : vue magnifique sur la côte dans la direction de Pontorson.

Sur la plate-forme s’ouvre un portail latéral (xni® s.), accédant à la nef de l’église dont la façade a été rajoutée au XVIII'' s. Le parvis forme une seconde terrasse d’où la vue s’étend à l’O. jusqu’au Mont-Dol et aux falaises de Cancale.

Du parvis, on passe sur le flanc N. de l’église devant le primitif dortoir des moines, roman, du xi® s., avec fenêtres remaniées au XIII®, et où est en formation un musée archéologique

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contenant diverses curiosités trouvées au cours des travaux de restauration de l’abbaye.

On entre ensuite^dans le cloître à l’étage supérieur de la Merveille, dont on a vu la formidable façade ^ 3 étages, commencée en 1203 et terminée en 1228. C’est là que vivaient les religieux. L’architecture résume dans ses qualités les plus robustes et les plus gracieuses l’art normand du xiii® s.

Le cloître, universellement célèbre, occupe la moitié O. de l’étage supérieur, dont le réfectoire forme la partie E. Achevé en 1228 et restauré de 1877 à 1881, véritable bijou, long de 25 m. sur 14 de large, il est orné de 227 colonnettes, dont 90 décorent les murailles latérales, et 13^ en granit rouge poli, forment une double colonnade à jour. Entre les arceaux qui reposent sur ces colonnettes sont des sculptures, rosaces, bas-reliefs, inscriptions, frise de petites roses et de feuilles d’acanthe, d’une infinie délicatesse et d’uneN merveilleuse variété. A l’angle N. -O. du cloître, une tourelle renferme le Chartrier : pour le msiter, une permission est nécessaire; petit musée occupant 2 étages.

De plain-pied avec le cloître, l’ancien réfectoire des moines, ■ de 1225, est une vaste salle, éclairée par 59 fenêtres, longues et étroites. Repassant par le cloître, on revient dans l’église.

L’église, commencée en 1020, fut terminée en 1135 ; il reste de cette époque la nef et le transept, de style roman, restaurés de nos jours. Le chœur fut construit, de 1450 à 1521, dans le style flamboyant ; au-dessus des arcades, beau triforium. Dans la I''® chap. de dr. et dans la i''® chap. de g. 3 bas-reliefs du xvi® s.

Prenant dàns la 2'= chap. de dr. un escalier à vis. 011 s’élève jusqu’à la plate-forme extérieure de V abside : la vue s’étend ■ à l’E. et au N. sur Avranches, Genêts, la pointe de Carolles qui masque Granville. On remarque les énormes arcs-boutants qui contiennent les murs du chœur. Sur l’un d’eux passe hardiment un escalier de pierre aux rampes ajourées, dit escalier de dentelle, qui mène à la balustrade supérieure (permission spéciale nécessaire). — L'ensemble de l’église est dominé par une flèche moderne, que surmonte un St Michel ' doré terrassant le Démon, par Frémiet. La statue, haute de 2 m. 50, pèse 800 kilog., et la pointe de l’épée sert de paratonnerre ; elle est à 74 m. au-dessus du sol de l’église, soit 152 m. au-dessus du niveau de la mer.

Redescendant dans l’église, on visite, au-dessous, les salles qui restent de l’abbaye primitive, du xi® au xiii® s. ; le promenoir des Moines (xi® s., remanié au xii®), ainsi appelé parce qu’il servit de préau de récréation à partir du xiii® s. ; la crypte de V Aquilon, aumônerie primitive (xi® s., remaniée au XII®) ; la crypte de l’Ouest, dénommée à tort par les écrivains romantiques Charnier des Moines, et qui n’est autre qu’une partie de l’église carolingienne (x® s.), renforcée et

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