‹ De Paris à la Manche et à l'OcéanChapitre 113 sur 246 · LE MONT-SAINT-MICHEL · texte numérisé non relu

LE MONT-SAINT-MICHEL

agrandie au xi® s. pour servir de substruction à l'église supérieure ; la chapelle de St Etienne ou chapelle mortuaire, dont les dispositions actuelles remontent au xiii® s. ; le Grand Escalier, qui va du quartier de VHÔtellerie à l’église ; enfin, les soubassements du Saut-Gauthier, maintenant occupés par une immense roue en bois qui servait, au siècle dernier, à monter les vivres aux prisonniers.

On traverse ensuite la chapelle souterraine Saint-Martin, crypteMu transept Sud, et, par un corridor noir, on gagne la crypte des Gros-Piliers (xv® s.), qui soutient de ses énormes colonnes, de 5 m. de tour, le chœur de l’église supérieure. Dans les angles de cette crypte sont deux citernes contenant 1,200 tonnes d’eau. La crypte du transept Nord était consacrée à N.-D. des 30 cierges ; traces de peintures à la voûte.

Puis on rentre dans la « Merveille », par la salle dite des Hôtes, qui se trouve sous le réfectoire. Cette salle, bâtie vers 1213, longue de 35 m., est divisée en 2 nefs par d’élégantes et hautes colonnes, avec chapiteaux ornés de feuillages, d’où partent vers la voûte huit nervures. Vers l’extrémité E., s’ouvre la jolie chapelle de Ste Madeleine, dite 'du Bénédicité.

On passe dans la salle des Chevaliers, située sous le cloître, bâtie de 1215 à 1220, longue de 26 m., large de 18. Elle est divisée en 4 nefs, de largeur inégale, par 3 rangs de colonnes cylindriques avec beaux chapiteaux ; clefs sculptées à la voûte, 2 grandes cheminées.

A l’étage inférieur de la « Merveille », sont le cellier, sous la salle des Chevaliers, et \’ aumônerie, sous la salle des Hôtes. Le cellier a 3 nefs, et ses piliers carrés supportent les colonnes de la salle des Chevaliers. L’aumônerie, où se termine la visite, a 2 nefs.

On sort par la petite cour où est le logis du gardien, dite cour de la Merveille. A l’angle extérieur de la « Merveille », élégante tourelle des Corbins. On se retrouve dans la salle des Gardes et à l’escalier du Gouffre.

De l’abbîiye on peut aller visiter le musée du Mont-Saint-Michel, musée privé (i fr. par pers.). li faut alors, en sortant, tourner à dr. et suivre une petite ruelle (écriteaux indicateurs), qui aboutit au musée bâti sur les rochers de la Gire. On y voit : un panorama de bataille sur les grèves du Mont ; des figures en cire représentant divers personnages dont le souvenir est lié à l’histoire de l’ancienne abbaye, ainsi que des armes, curiosités et quelques tableaux.

Du musée on peut redescendre directement au tram, par des escaliers. Sinon on revient à l’abbaye, afin de faire le tour des remparts.

Tour des Remparts. — Sortant de l’escalier du Gouffre, on pa«se sous l’arcade de la Barbacane, et l’on prend la ligne des remparts. Quelques marches amènent à la tour Claudine, accolée à la base de la << Merveille », et d’où l’on redescend à l’échauguette du Nord, puis à la tour du Nord (1255-1260), qui fait l’angle des remparts. C’est de cette tour qu’on a la plus belle * vue sur la pleine mer : à l’horizon, par temps clair.

t8i - [23] LES ILES ANGLAISES. ?

ou aperçoit les îles Chausey, dont le phare, à éclats,, brille le soir ; c’est ici qu'il faut venir jiour jouir du spectacle de la marée montante. ;

Le rempart tourne ensuite vers la dr. et le chemin de ronde est entrecoupé de marches ; un peu avant le second palier, à dr., re.stes de l’enceinte du xiv^' s. Puis on rencontre un bastillon d’angle, que suit la tour Boucle, puis la tour Basse, et la ' Unir de la Liberté. Après avoir passé sous la toiture qui recou- ' vrc le sommet de la tour de l’Arcade, on rede.scend par un escalier, à dr., à la porte de la ville. Si l’on continuait à suivre le rempart, on trouverait des escaliers qui mènent au musée et j à l’abbaye.

On peut faire le tour du Mont en bateau et aussi à pied à marée basse en -, 30 min., mais la grève est souvent coupée de flaques d’eau sans profondeur et sans danger. Au N. -O., sur un petit promontoire rocheu.x, s’élève la pitto- resque petite chapelle Saint- Aubert (xiii'î ou xv“ s.).

La principale excursion sur les grèves est celle de l'îlot granitique de Tombe- , laine, à 3 k. ; un guide est nécessaire. De là on peut gagner, toujours avec un guide, le village du Genêts (p. 168) sur la ligne de Grauville-Avranches.

Page 1