‹ De Paris à la Manche et à l'OcéanChapitre 117 sur 246 · JERSEY · texte numérisé non relu

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10 k., au carrefour de l’Ecole, il est couseillé d’abandonner la route directe pour se diriger à g. vers la vaste bâte de Saint^Ouen qui occupe toute la face O. de rîle et qui se termine au hameau de VEtac près de la pointe du même nom ; rochers magnifiques. On regagne la route directe et l’on atteint (15 k.) la ^pointe de Piémont formée de falaises de plus de 100 m. de haut. A g. de l’hôtel un sentier et des escaliers descendent à la grève aux Lançons sur laquellè s’ouvrent la grotte de la Cascade et la Grande-Grotte qu’on visite à marée basse. En suivant le sommet de la falaise à l’O. on va en 30 min. à la pointe de Gros-NeZf point extrême de l’ile au N.-O., site sauvage avec vue sur Guernesey et les autres îles.

On revient sur ses pas par la route pendant 2 k. 5 pour prendre à g. la route qui redescend à la mer à (17 k.) la grève de Lecq où des guides conduisent à la grotte (traversée fatigante). — 20 k. Hameau de la Falaise d’où un sentier descend à un entonnoir enserré entre des murailles de 100 m. de haut, au fond duquel une trouée de la falaise livre passage à la mer : c’est le *Trou du Diable. La route continue par les Mouriers jusqu’au (26 k.) Wolf-Caves-Bungalow où l’on paie 50 c. pour descendre visiter la grotte au Loup dans laquelle une sorte de vasque de rocher s’appelle Bain de Vénus. On revient à (34 k.) Saint- Hélier par les carrières du Mont-Mado, les Hautes-Croix et Sion où sont enterrés quelques proscrits de France du coup d’Etat du 2 déc. 1851.

2° Le Nord- Est et l’Est. On sort par le Val-Plaisant. A 6 k. Zn Trinité a une église du xii® s., restaurée. Les voitures s’arrêtent i k. plus loin à l’hôtel de Bouley-Bay, sur la hauteur qui domine la *baie de Bouley, entourée de falaises qui atteignent 148 m. ; la foule y est nombreuse l’été. — 10 k. 5 . Baie de Rozel, port de pêche dans un site désert. La route monte et détache à g. un chemin .lUant au dolmen du Couperon autour duquel 23 pierres levées sont disposées en ellipse. A 12 k. la Ville-ès-Nouaux ; on prend la route de g. qui descend à la baie Fliquety séparée par une jetée, longue de i k., de la baie de Sainte- Catherine qu’on longe jusqu’à Gorey. — 17 k. 5. Gorey-Pier {British Hôtel; Elfine-Hotel), charmant petit port où aborde le bateau de Carteret, au pied du château de Montorgueily campé sur un promontoire rocheux. Ce castel date du xii® s. et porte ce nom depuis qu’il résista vaillamment à un assaut de Du Guesclin ; on y visite la chapelle et la cellule de Charles II et du puritain Prynne condamné pour avoir diffamé la reine, et l’on monte à la plateforme du donjon d’où l’on découvre un immense panorama : par temps clair, les flèches de la cathédrale de Coutances.

Gorey est relié à Saint-Hélier par ch. de fer (10 k.). Par la route on revient par (21 k.) la Tour du Prince^ Five-Oaks où l’on voit les grottes des Troglodytes et (23 k.) Saint-Saviour. — Le ch. de fer dessert : i k. Grouville, villégiature avec golf et champ de courses ; 4 k. La Rocque, à 500 m. de la pointe ;de ce nom, entouré de récifs ; 5 k. 5. Pontac ; 9 k. Saint-Luke'Sy station pour I les bains de Sain t-Clément sur la grève d' A zeite : on peut visiter Marine-Terrace, maison qu’habita Victor Hugo de 1852 à 1855 avant de se retirer à Guemesey ; il y écrivit « les Châtiments » et y acheva « les Contemplations ».

3® Le Sud-Ouest (Western-Railway, ii k. 5). — Le ch. de fer et la route longent la baie de Saint- Aubin. — 4 k. 5. BeaumonX ; route de Piémont {V . cilessus). — 6 k. Saint- Aubin (hôt. : Sommervüle \ Terminus etc.); ancienne :apitale de l’île, station balnéaire, bien située, avec un petit port et, sur an rocher à 600 m. en mer, un fort déclassé du xviii® s. — 7 k. Greenville. [De la station, une route passant devant Saint-Brelade’s Villa, habitée en jiSqo par le général Boulanger avec son amie Mme de Bonnemain, mène à \Saint-BreIade dont l’église daterait de nii et la chapelle des Pêcheurs de ' 'an 800. — Il k. 5. La Corbière {Pavillon-Hotel)t près de la pointe de ce nom, [îîui apparaît comme un chaos de rochers avec une série d’îlots granitiques ;

1 m de ces récifs pyramidaux porte un phare qu’on peut atteindre à basse mer i ur une chaussée maçonnée. A dr. s’étend la baie de Saint-Ouen ( K. ci-dessus).

LESÿLES ÀNGLAISË^y

Guernesey.

Voiiîs D’ACciiS : — 1° De Jersey, 50 k. en i h. 30 par les bateaux de la ligne de Southampton ou de Weymouth, service journalier, sauf le dim., l’été, 6t>! d’oct. à fin mai t. 1. ► j., aller et ret. valable i mois. — 2° De Cherbourg, go k. ’■* par Aurigny, toute l’année le mercredi. — 3“ De Saint-Malo, une fois par " sem. — Ces 2 dernières voies sont peu employées. ^

Guernessy, la seconde en importance des îles anglo-nor-J mandes, a une population de 47,000 hab. Sa plus grande ^ longueur r tlde 15 k. 5 du S. -O. au N.-E. ; sa largeur raaximaï est de 10 k. 5. Elle a 6,500 hect. de superficie. ^

Saint-Pierre-Port. 18,052 hab., capitale de l’île, se présente^ curieux et pittoresque, semblable à une vieille ville nor-^ mande, dont les maisons se superposent en amphithéâtre jusqu'au faîte des collines auxquelles elles s’adossent.

Smith Street.

Hôtels : — français : de France', pl. de la Plaiderie, — anglais ; Old- Govemment-House, Anne’s Place ; Gardner's Royal, Glateny esplanade ; Channcl-Islandy id. ; Crown, North Esplanade ; Yacht, High Street. — Nombreuses pensions de famille, presque toutes anglaises.

Poste

Voitures de place : — pas de tarif fixe ; pour les excursions, prendra une voiture de louage. Des chais à bancs font des excursions dans l’île.

— Omnibus pour Saint-Martin.

Consulat de France : — Le Marchaiit Street, y, de lo h. à 15 h.

Les bateaux abordent à la jetée Saint-Julien du nouveauport ; en face s’allonge- la jetée du château Cornet qui aboutit au récif portant la forteresse de ce nom (xiii® s.). Arrivé à la tour de l’Horloge on laisse à dr. l’esplanade de Glategny

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Principaux Hôtels:

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igo — [23] LES ILES ANGLAISES.

pour suivre à g. l’esplanade du Nord. Presque aussitôt à dr. une courte rue amène à Pollet Street, la rue centrale, avec son prolongement Higli Street, aboutissant à la place de l'Eglise. L’église Saint-Pierre gothique, du xiv® s., a été restaurée de nos jours. Ag., au commencement du quai Albert, on voit la statue du prince-consort Albert, mari de la reine Victoria. Derrière l'église, la façade monumentale des nou' veaux marchés, et à dr., sous des arcades, le marché français (produits importés de Normandie et de Bretagne) et l’importante bibliothèque Guille- Allés, ouverte "t. 1. j. de g h. à 21 h. : elle contient 70,000 vol., un petit musée de gravure, peinture, histoire 'naturelle et ethnographie.

Par Bordage Street, les marches de Tower Hill et la rue Haute-Ville on va (n“ 38) à *Hauteville-House, maison qu'habita Victor Hugo durant son exil, de 1856 à 1870 : on visite t. 1. j., sauf le dim. Entièrement meublée et décorée .par le poète, elle est pleine de tous les objets qui lui ont appartenu et ornée de ses dessins et de ses sculptures ; elle a été pieusement conservée telle qu’elle était il y a 50 ans. C’est, là qu’il écrivit la « Légende des Siècles les « Misérables », les «Travailleurs de la Mer» et «l’Homme qui rit».

Parvenu à l’église Saint-Pierre on reprend Eligh Street jusqu’à Smith Street qui s’élève vers une petite place où sont la chapelle pseudo-gothique de Saint-Paul et la Cour Royale, du XVIII® s. qu’on peut visiter (pourboire). Continuant à monter par Lower-St- James Street on arrive à l’église Saint- Jean, de 1818. Le collège Elisabeth, qui lui fait face, appartient au style du gothique romantique de 1825. Tournant à dr.. on descend College Street et l’on remonte par Candie Road vers les jardins de Candie (le soir, entrée 60 c.) où est une statue de la reine Victoria. Attenant aux jardins, la bibliothèque Candie ou Priaulx est ouverte de 10 h. .30 à 21 h. Eu face une rue, bordée d’un côté par le cimetière et de l'autre par l’arsenal, mène à la tour Victoria haute de 30 m., construite en 1848 en mémoire de la visite de la reine ; du sommet (s’adr. au copcierge de l’arsenal), belle vue sur la ville et la mer. Revenu au carrefour de College Street, on descend à g. l’avenue Saint- J ulien où se voit à dr. le monument aux Guernesiais' morts dans la guerre du Transvaal, et l’on arrive à la tour de l’Horloge.

Le tour de l'île. — En sortant par la rue Haute-Ville, on suit la route de Saint-Martin ; on passe en vue du fort George, et on laisse à g. une route descendant à la baie de Fermain. En continuant par Soumarez-Road on laisse' un peu plus loin la route de la pointe de Jerbourg qui passe devant la colonne Doyle, haute de 30 m., élevée à la mémoire du lieutenant-gouverneur (1750- 1834) ; du sommet on a une belle vue. A dr. une bifurcation de 500 m. mène à Saint-Martin, lieu de villégiature (hôtels) avec une église du xii« s. (omn. de Saint-Pierre-Port). Revenu à la grande route, on prend le chemin du hameau du Vallon où on laisse la voiture pour descendre la *baie du Moulin-Huet encadrée par de beaux rochers bizarrement dentelés ; c’est un des plus beaux

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