SERCQ
sites de l’île. Elle est séparée par la pointe d’Icart de la baie du Petit-Bot où l’on va le plus économiquement en prenant l’omnibus de Saint-Pierre- Port à la Forêt. A i k. 5 par le chemin de la falaise on arrive à la pointe de la Moye et au •Gouffre, admirable chaos de rochers. On rejoint la route de Pleinmont qui détache à g.un sentier pour la caverne du Creux- M ahié, longue de 70 m., large de 20, haute de 15, passe à {12 k.) Torteval et parcourt la pointe de Pleinmont dont les falaises atteignent 100 m. ; à i k. en mer, les rochers des Hanois portent un phare. On retrouve partout ici le souvenir des « Trav 11!leurs de la Mer » de V. Hugo ; la « maison hantée » se dresse au S. au sommet de la falaise.
La côte N. -O., que longe la route, est plate, sablonneuse et bordée de récifs. On contourne la baie de Rooquaine : à g., sur un îlot qu’une digue relie à la terre, le château de ce nom qui passe pour avoir été un lieu de rendez-vous des sorcières aux xvi' et xvii' s. On atteint (19 k.) 'Erée, village avec un hôtel ; on y voit le dolmen du Creux-des-Fées. En mer l'île de Lihou, entourée de récifs, est reliée à la terre par une chaussée de 650 m. En reprenant la route, on passe près du dolmen dit tombeau de Catéoroc et de la chapelle Sainte- Apolline et on longe les baies de Pérelle, du Vazon et de Cobo ; celle-ci reliée directement à (fi k.) Saint-Pierre-Port par un service d’omnibus. La route côtière continue à contourner les rivages de l’île qui ne présentent plus grand intérêt.
Un tram électrique va (4 k.) de Saint- Pierre-Port à Saint-Sampson, la seconde ville de l’île, avec un petit port animé, et une église de iiii. A g. de la voie on aperçoit les ruines du château des Marais, du xP' s., construit par Robert le Diable, et un peu plus loin, la colonne de Saumarez, élevée à la mémoire de l’amiral de ce nom (1757-1836).
De Saint-Sampson, si l’on veut faire le tour N. de l’île, on passe au pied du château de Valle, ruiné, qui domine le petit port de Bordeaux et l'on arrive à la baie de l’Ancresne bordée de vieilles tours et parsemée de dolmens ; on revient à la route de Saint-Sampson pat l’église du Valle (xiii” s.) et Doyles- Road.
De Guernesey, bateau à vap,, t. 1. j. l’été, sauf le dim., en I h. ; hors saison, 2 ou 3 fois par sem. Excursion recommandée. Le bateau passe près des îles de Herm et de Jethou.
Sercq, longue de 5 k.
et large de 2 k. 5, est cer- I clée de falaises formii dables qui s’y découpent en’ creux . et ' en baies ; son altitude atteint 114 m. Il faut 2 jours pouri^ visiter à loisir les beautés naturelles de l’île, Imais à la rigueur-une journée suffit On aborde au Pc»'/-Ci'(3i4â;(quelquefois à l’aide de canots
Sercq
192 — [23] r.FS ILES AKGLATSES.
et ]i;ir un tunnel on gagne la route montant au carrefour de l’iiôtel Bel-Air. d’où parient les itinétaires.
1® En continuant tout droit on arrive au carrefour de la Vauroque. Si l’on poursuit, on va eu passant devant l’obélisque l’ilcher, élevé à la mémoire de ce naufragé (f i868), au promontoire de la Longue- Pointe, d’où un sentier descend au Havre-Gosselin : là le bateau de Guernesey accoste lorsque l’état de la mer ne permet pas de débarquer au Port-Creiir. En face de soi, on voit-
Vile Bréchou que sépare dfjla terre le dangereux passage du Gouliot : les grottes du Gouliot sont riches en roophytes et en holoturies. En tournant au S. au carrefour de la Vauroque, on va à la *Coupée, isthme étroit, élevé de 90 m.. qui fait communiquer le Grand-Sercq au Petit-Sercq. C’est un des plus beaux sites de l'île. En revenant, on prendra à dr. la route de Dixcart qui passe devant les hôtels Stock et Dixcart et aboutit à la vallée' Baker, au-dessus de la baie Dixcart : à dr., sur la grève, arche naturelle de rocher.
Cette baie est séparée par la pointe du Château de la baie Derrible, où s’ouvre le Creux Derrible, gouffre et cheminée naturelle qui du faite de la falaise descend jusqu’au niveau de la mer. Des sentiers ramènent à l’hôtel Bel-Air.
2® Au bout de 300 m. sur la route de la Vauroque, prendre la route de dr. ; on passe devant l’église et l’on arrive à la Seigneurie, construite en 1730 et entourée de jardins, qu’on visite le lundi, de ii à 17 h.
Plus loin un chemin à g. descend au *port du Moulin, petite baie d’aspect féerique, avec des rocs hauts de 100 m.
A dr. les rochers des Autelets (
surgissent pittoresquement des |
flots. La route principale, à !
. laquelle on revient, aboutit à l’extrémité de Pile, à la pointe du Bec-du-Nei j au delà de laquelle s’échelonnent en mer une chaîne de récifs. On visite, à g. ' d e‘la pointe, les grottes des Boutiques.
Aurigny.
De Guernesey, bateau à vap. 2 fois par sem., d’ordinaire le mardi et le . samedi, 32 k. en 2 h. 30 ; aller et rct. valable 2 mois. L’été, excursion tousj les jeudis et ret. le même jour.