LE MANS
du palais de justice, l’église de la Visitation, ccmstruitè en 1737 Pfir Ribaillier, sur les plans de Souffiot : elle a un beau maître-autel, de gracieux bas-reliefs, une Assomption du xviiie s. à la coupole et au transept g. un tableau de L. Royer.
A dr. de la place, la commerçante vue Dumas aboutit à la petite place Saint-Nicolas : on laisse à dr. la rue de l'Etoile (à dr. dans un petit square, buste de Benjamin-Constant, député de la Sarthe, par Bra), pour suivre les rues ilarchande’ Saint-Dominique et des Jacobins.
La jVlacc des Jacobins (RI. Ba), où 1 on arrive, est une vaste esjilanade dominée par l’^abside de la cathédrale qui se présente sous un aspect admirable. A g. s'ouvrent la tranchée et le tunnel, percés de 1S51 à 1857 ^ travers la colline de la vieille ville pour relier la place au quai de la Sarthe. De ce côté on élèvera en 1920 un monument, par Landowsky, à 3\’ilbur Whright qui fit au camp d’Auvours (p. 20O) ses premiers essais d’aviation. A l'E. s’élève le théâtre derrière leiiiiel s’étend la. promenade des Jacobins bordée à dr. par ui quinconce de vieux arbres et â,g. par un joli jardin.
En traversant la promenade, on peut, par la rue Prémartine, aller visiter le tardin d’horticullure (PI. K-Ci), public les mardi, jeudi et dim. c'est la phis agréable promenade de la ville, ouvert t. 1. j. aux étrangers (pourboire au concierge).
La *cathédrale Saint-Julien (PI. A-B2) comprend trois parties principales parfaitement différenciées par leurs formes et leurs dates : la nef romane des xi^ et xn*-' s. ; le cheeur, une des conceptions les plus grandioses du xiii'^ s., terminé en 1254 ; le transept reconstruit au commencement du xv<- s, avec la tour. La façade latérale du S., devant laquelle on débouche en montant un escalier à double rampe, prcsehte un por- ■ che abritant un beau portail orné de statues des xm et xin's., de la iri-' période de l’art gothique, comme celles de la porté principale de la cathédrale de Chartres ^P- I99). A l’an-de r extérieur de la façade et du bas-côté dr., menhir do grès rouge , haut de 4 m. 55 et large de i m. 40 à la base. Le grand portail I de la façade O. a conservé son asjiect roman du xi'' s.
I A l’intérieur, la nef et ses bas-côtés sont romans dans leur ensemble, quoique les grandes arcades aient été reprises en sous-œuvre ; on voit distinctenient ries pleins-cintres du xi* s., sur lesquels sont venues se superposer les ogives r du xn'. Les chafitteaux des colonnes sont du pur roman, la grande fenêtre qui il surmonte la^ porte centrale et quelques fenêtres des bas-côtés ont des vitraux I de la i'« moitié du xii“ s. Le transept dr. a un triforium à jour, 3 belles fenêtres ! un buffet d'orgue du xvi» s., et le tombeau de la reine licn-n^-re. du xiii» :
1 anciennement à l’abbaye de l’Epau (p. 206). —'Le *ciio-,uR. du gothique rc [ plus pur, a d’admirables *vitraux d s xin' et xiv s. ; '.I lauL, pour bien les ^.voir, monter dans la galerie du triforium. Les stalles datent de 1576I Le f chœur est entouré d’un double déambulatoire de hauteur inégale comme à ’ Bourges et à Coutances, dans lequel on remarque : l'c chapelle, saint-sépulcre ( à personnages, du xvii® s. ; la sacristie, belle salle gothique dont les voûtes à ^ nervures retombent sur un pilier central, et contenant des boiseries du