‹ De Paris à la Manche et à l'OcéanChapitre 128 sur 246 · LE MANS · texte numérisé non relu

LE MANS

xvi“ s. ; dans la chapelle absiclale, peintures des voûtes et vitraux des xii'- et, xiu' s. semblables comme art et comme facture à ceux des fenêtres supérieures du pourtour du chœur ; plus facilement visibles, ils en donnent une bonne idée ; dans la chapelle des fonts-baptismaux, tombeaux remarquables de Charles d'Anjou, comte du Maine .(f 1472), œuvre du célèbre Francesco Laurana (1473), et de Guillaume du Bellay, vice-roi du Piémont sous François F'"' (t 1545), œuvre élégante et profane d’un artiste italien,, avec cariatides égyptiennes et frise représentant un combat de Tritons. — I-e transept g. a 4 grandes fenêtres dont l’une, celle du fond, avec rosace de toute beauté et vitraux de 1430 représentant 124 sujets ; au mur de g., mausolée de Mgr Bouvier, évêque du Mans (f 18 = 4)- — Le trésor possède de magnifiques tapisseries exposées dans la cathédrale, une partie de l’année.

Sur la place du Château, en face du grand portail de la cathédrale, Vhôtel du Grabatoire (de 1538 à 1542), ancienne infirmerie des chanoines, est devenu récemment l'évêché ; au n° 3, maison du Pèlerin, du s. ; au n" 5, tour du

Cavalier du xiv'= s. Sur la place Saint-Michel, qui longe le flanc S. de la cathédrale, au n“ i, maison de Scarvon, habitée au xvn® s. par le poète burlesque. Sur cette place, il faut prendre la Grande-Rue intéressante par ses maisons anciennes: aux n®s 7, 9 (Renaissance, xvi<= s.), ii, *maison de la reine Bérengère, en réalité bâtie en 1495 par Robert Vérone, auj. à la ville qui doit y créer un musée d’art ancien ; n° 17, porte en bois du xv<^ s. ; n°® 18-20, maison des Deux- Amis. La Grande-Rue passe au-dessus du tunnel ; au delà on voit, au n® 45, la maison du Pilier-Rouge, et au n® 67 la *maison d'Adam et Eve, de 1525, bâtie par le médecin Jehan de l’Espine.

Dans tout ce quartier, on peut voir de curieux logis et débris pittoresques du Vieux Mans ainsi que des restes de l’enceinte gallo-romaine (ni® s.). j

De la Grande-Rue, la rue de l’Ecrevisse mène à la place Saint-Pierre où l’hôtel de ville (PL B2), sans intérêt, a été bâti de 1760 à 1764 ; en s’adressant au concierge (pourboire) ! on peut y voir quelques bons tableaux de Noël Coypel, de i Troy, Royer, etc., et dans le cabinet du maire un très beau ! secrétaire Louis XV, signé Crescent. De là, par la rue des ' Ponts-Neufs, coupée de marches, et la rue dos Filles-Dieu, à > dr., on atteint la rue des Fossés-Saint-Pierre. j

Au n® 4, le musée archéologique (PI. B2), public t. 1. j. de ! midi à 16 h., sauf le lundi, est installé dans la crypte de ,1 l 'ancienne église Saint-Pierre-la-Cour. li

Au milieu de la salle, '"statues tombales de 3 vicomtes et d'une vicomtesse \ de Beaumont, des xii« et xiii® s. — De dr. h g. : fragments lapidaires, armures ; | fauteuil et 2 tabourets provenant du château de Bourbon-l’Archambault; : poteries et antiquités gallo-romaines (petite tête du dieu Risus), grecques et étrusques ; faïences de Rouen, Nevers (beau plat bleu du xvii" s.), Delfl ; poteries de Lignon et plat hispano-mauresque du xv" s. ; jolie statue de mar- r bre d'iin chanoine, statue mutilée de St Roch : moulages divers, bustes, etc >

Dans les vitrines : bijoux, bronzes gallo-romains, sceaux et cachets, ivoires t

Page 1