‹ De Paris à la Manche et à l'OcéanChapitre 147 sur 246 · DE TOURS A THOUARS · texte numérisé non relu

DE TOURS A THOUARS

Chemin de fer : 99 k. (ligne des Sables-d’OIonne) en 2 h. à 3 b. ; 20 h. go,

13 fr. 80, 8 ir. 75.

La ligne des Sables franchit la vallée et les deux bras du Cher sur trois ponts métalliques, puis s’élève sur les hauteurs qui séparent la vallée de la Loire de celle de l’Indre. — 10 k. Ballan : vitraux du xvi<= s. dans l’église, ainsi que dans la chapelle du château de la Carte. — 22 k. Vallères : église des XI® et XII® s. La voie descend vers la vallée de l’Indre par le vallon de l’Autière.

26 k. Azay-le- Rideau (hôt. du Grand-Monarque, dipl. T.C.F.), 2,142 hab., sur la rive dr. de l’Indre. Le **château, qui baigne de 3 côtés dans la rivière, est une des plus pures créations de la Renaissance. Il est visible, sous la conduite d’un gardien, t. 1. j. de 9 h. à 18 h. du i®'' avril au 30 sept., et de 10 h. à 16 h., du I®'' oct. au 31 mars. Il appartient depuis 1905 à l’Etat et l’administration des Beaux-Arts y installe actuellement un musée de la Renaissance. A l’intérieur on remarque le grand escalier et ses belles voûtes rampantes à caissons, et six salles avec des meubles des xvi®-xvii® s., des tajiisseries, des portraits, etc.

La voie franchit l’Indre, puis débouche dans l’immense val de la Loire. — 34 k. Rivarennes. Une rampe de 5 k. monte sur le plateau qui porte la forêt de Chinon (5,325 hect.), qu’on

AZAY-LE-RTDEAU. - CH IKON. [30] — 245

traverse sur 8 k. — 39 k. Saint-Benoit-Ri^ny. A 3 k. N. -O. le * château d’ U ssé, reconstruit au xvi®s. et agrandi par Vauban, avec une chapelle de style flamboyant et de la Renaissance (1520-1538) ; si les façades extérieures couronnées de- mâchicoulis et garnies de tours offi'ent un aspect de forteresse féodale, les façades intérieures paraissent gracieuses ; riutérieur e.st quelquefois visible le dim. après-midi. - - .j.f k. Jlnistnes. Tunnel de gzo m.

50 k. Chinon (hôt. : de la Boule-d’ Or, quai Jeanne-d’Arc, 66, T.C.F., PI. a C2. -, de France, pl. de l'Hôtel-de-Ville, dipl. t.c.f., PI. bCi-T.) de l'Union, pl. Jeanne-d’Arc, t.c.f., Pl. c D2), 5,943 hab., ch.-l. d’arrond. d’Indre-et-Loire, dans une charmante situation sur la rive dr. de la Vienne, au pied de coteaux couronnés par les ruines d'un immense château. Les petite.s rues conservent un grand nombre de maisons anciennes, d’un grand intérêt artistique.

Histoire. — L’emplacement du château de Chinon {Caïno) fut primitivement un oppidum celtique, puis un castrum romain. Aux x=et xi« s., Chinon appartint aux comtes de Blois, puis aux comtes d’Anjou; au xn® s. à Henri II ' Plantagenet d’Angleterre qui l’habita et y mourut. Lorsque Philippe Auguste réunit la Touraine à la France, Chinon ne se rendit qu’après un an de siège {1204-1205). En T428 Charles VII y assembla les Etats généraux et c’est là que Jeanne d’Arc lui fut présentée et qu’elle le décida à secourir Orléans. En 1631 Chinon devint la propriété du cardinal de Richelieu dont les héritiers en Testèrent seigneurs jusqu’à la Révolution.

De la gare l’avenue d’Alsace-Lorraine, puis l’avenue Solférino conduisent à la place (Pl. D2) où se dresse la statue équestre de Jeanne d’Arc par Roulleau. On suit, au bord de la Vienne, le quai sur lequel on voit à g. la statue de Rabelais, par Hébert.

Arrivé au pont, on gagne, par les rues Carnot et du Commerce, la place de rHôtel-dc-Ville (Pl. B2) : l’hôtel de ville possède un portrait de Rabelais, par Delacroix. Au fond de la place, la rue J. -J. Rousseau, avec des vieilles maisons au.x noe ,72, 91, monte à la rue du Puy-des-Bancs, tracée en terrasses au flanc des collines, et qui aboutit au château. La porte d’entrée est percée dans le pavillon de l'Horloge, haut ■ de 35 ni. : sonner, un gardien fait visiter t. 1. j. de 9 h. à 18 h., 50 c. ; jardins gratuits, le dim. de 3 h. à 19 h.

Le **château se composait de 3 forteresses distinctes. Il ne reste du château de Saint-Georges, ajouté par Henri .Plantagenet, que le mur d’enceinte. Le château du Milieu, où l’on accède par le pavillon de l’Horloge, a été bâti sur les ruines du castrum ; il présente des parties des xi'^-xiiio s. et fut souvent restauré ; c’est dans le Grand-Logis, ancienne habitation royale, que Jeanne d’Arc fut présentée à Charles VII.

Il est séparé, par un profond fossé, du château du Coudray qui comprend : la belle tour de Bois.sy (salle de garde avec belle voûte restaurée), le donjon cylindricjue où habita Jeanne

Azay -te-/ Rideau , Tours

MONIHD

en INOX.

d’Arc du 8 mars au 20 avril 1429, et la tour du Moulin, la plus ancienne et la plus haute (du sommet, vue très étendue). Les enceintes de ces deux derniers châteaux sont converties en jardin anglais.

Redescendu à la place de l’Hôtel-de- Ville, on prendra à dr. la rue Voltaire, bordée de maisons anciennes (n®s 24, 28, 34, 40, 42, 62, 65, 73) et qui mène à V*êglise Saint-Mawice (PI. A2). Elle présente une nef de stjde Plantagenet à laquelle fut accolée au xvi® s. une autre nef, un clocher roman à flèche < n pierre du xv« s., d’intéressantes voûtes du xn® à clefs historiées et polychromées, des vitraux anciens et une Descente de croix, attribuée à Rubens.

La rue J. -J. -Rousseau, qui part aussi de la place de l’IIôtelde-Ville, détache à dr, la rue Philippe-de-Commines où est Véglise Saint-Etienne (PI. Ci), à large nef unique, bâtie par Charles VII et Ph. de Commines ; le portail est d’une grande richesse ; à l’intérieur, statue de Jeanne d’Arc par Sicard, célèbre chape de Saint-Mexme, d’origine orientale du x® ou XI® s. (pour la voir, s’adr. au sacristain). — Au 86 de la rue J. -J. -Rousseau, le mitsée du Vieux-Chinon, visible t. 1. j. de 10 à II h. et de 13 h. à 16 ou 17 h. (25 c. ; gratuit le dim.) renferme une collection d’art et d’histoire locale.

La rue J. -J. -Rousseau se continue jusqu’au delà de l’^église Saint-Mexme (PL Di), jadis collégiale, transformée en école : la façade du xi® s. est flanquée de 2 tours: celle de g. est romane, celle’ de dr., du xv® s., toutes deux conservent des fresques et des peintures de l’époque.

Dans la rue J. -J. -Rousseau et dans celles qui s’y embranchent, se trouvent d’anciennes maisons avec de beaux détails de la Renaisance.

Derrière la ville on peu^ vi.siter d’immenses carrières appelées les Valains : belles stalactites.

Dr Chinon a Port-de-Piles (ch. de fer, 38 k. S.-E. ; 8fr. 05, 5 fr. 30, 3 fr. 35). , — 5 k. Ligrc- Rivière, embranch. sur Richelieu (F. ci-dessousV — 17 k. L'Ile- Bouchard, 1,367 hab., au confluent de la Vienne et de la Manse : églises du , XI' au XVI' s. et ruines du prieuré de Saint-Léonard. Entre l’Ile-Bouchard et § Croizilles se voit un dolmen des plus remarquables : l’une des pierres du toit rt est longue de 6 m. 90 et large de 4 m. 80. — La voie franchit la Vienne dont on remonte la rive dr. — 38 k. Port-de-Piles (buffet), où l’on rejoint la ligne ’ d’Orléans- Paris-Bordeaux (V. le Guide Bleu : Réseaux Orléans et Midi).

De Chinon a Richelieu (ch. de fer, 21 k. S.-E. ; 4 fr. 45, 2 fr. 90, i fr. 85) . - T.a ligne se détache de celle de Port-de-Piles à Ligré- Rivière et remonte J la vallée de la Vede. — 16 k. Champigny-sur-Vetide : d’un château du xvi' s,, .démoli par Richelieu, il reste quelques parties et la Sainte-Chapelle, 1508-IS43, où l’on remarque de beaux vitraux et le tombeau mutilé de Henri de Bourbon- Montpensier. — La voie remonte la rive g. du Mable. A dr., château de la Pataudière, du xvi' s., avec un jardin zoologique d’amateur, visible de midi à t 16 h. sur demande écrite. — 21 k. Richelieu (hôt. : du Faisan, t.c.f. ; du Commerce), 2,124 hab., bâti sur un plan régulier, par le cardinal de Riche- , lieu : il reste 4 portes du mur d’cnccintc. La ville est traversée du N. au S.p.ir la , Grande-Rue, bordée d’hôtels particuliers, tous semblables et qui ontgr.in.l air.

rr

Page 1