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DE PARIS A SAINT-MALO

N. B. — Ces dernières années des trains directs entre Paris et Saint-Malo ont circulé, tantôt par Rennes, tantôt par Folligny, suivant les changements de service d’été et d’hiver ; consulter le plus récent indicateur. Les deux itinéraires se rejoignent à Dol.

A. — Par Folligny et Dol

Chemin de ter : 398 k. (dép. Paris-Invalides), en 9 à 12 h. ; 80 fr. 50, 53fr. 05, 33 fr. 75. — Best délivré des billets d’aller et retour autorisant le trajet par Folligny avec arrêt de Pontorson (Mont-Saint-Micbel) ou par Rennes.

353 k. jusqu’à Pontorson, par Dreux, Argentan, Folligny (p. 147-164) et Avranches, (p. 176-179). — Pont sur le Couesnon. — 359 k. Pleine- F ou gères, 2,547 kab., tram pour Rennes (p. 267). — 366 k. La Boussac. A 3 k. 5 S. ruines du château de Landal, du xv^ s. près de 4 étangs.

375 k. Dol (buffet avec hôtel ; hôt. Grand-Maison, t.c.f.) ‘

DÜL

4,804 hab., sur l'ancien rivage, est aujourd’hui séparé de la baie du Mont-Saint -Michel par la plaine basse du marais de Dol. La ville, siège d'un archevêché du ix® au xiii® s., fut au moyen âge assiégée 14 fois, notamment en 1075 par Guillaume le Conquérant qui dut se retirer au bout de 40 j., à l’approche des troupes de Philippe I®', roi de France.

L’avenue de la Gare conduit en 5 min. à une petite place au delà de laquelle on débouche dans la Grande-Rue, pittoresque d’aspect, avec de vieilles maisons à pignons, à porches et à piliers. On descend quelques pas à g., puis une petite rue en face de la maison dite des Plaids ou des Palets, du xii® s., rare et précieux spécimen de l’architecture civile normande, mène à la cathédrale.

La *cathédrale Saint-Samson, en majeure partie du xni® s., style gothique normand, a été remaniée aux xiv®, xv® et XVI® s. On débouche sur le flanc S. Un premier porche, trèst beau du xiv® s., se détache du croisillon dr. et est orné de 38 bas-reliefs ; un peu plus loin, un petit porche des xiii® et XV® s. est décoré de fines sculptures ; tous deux ont été restaurés en 1906. La façade principale de la cathédrale est flanquée de deux tours ; celle du N., rebâtie en 1520, est restée inachevée, celle du S., de diverses époques du xii® au xvi® s., est flanquée d’une tourelle hexagonale avec lanternon du xviii® s. Le flanc N. de l’église, garni de parapets crénelés, se reliait jadis aux remparts de la ville. On entre par le grand porche S.

L’intérieur, haut de 21 m., large de 28 m. au transept, long de 80, est sobre et élégant ; remarquer l’originale disposition des piliers et des quatre colonnes qui les flanquent. Le chœur, oîi se voient 76 stalles basses du xv® s. et un trône épiscopal de la Renaissance, entouré d’un déambulatoire rectangulaire, se termine par un mur droit avec une fenêtre ornée d’une précieuse ^verrière de la fin du xiii» s. à 48 compartiments. Au transept g. tombeau de V évêque Thomas James (f 1504) : il ne reste d’intact que la sculpture décorative, les statues ont été enlevées ; ce tombeau, oeuvre importante de la Renaissance, a été l’occasion de la venue en France de la célèbre famille florentine des Juste.

A 20 min. au S.-E. de Dot, à g. de la route de Combourg, la pierre du Champ- Dolent, magnifique menhir fusiforme de 8 m. 70 de tour, et haut de 9 m. 30.

Une digue, de 36 k., dont l’origine remonte au xii® s., préserve des inondations de la mer toute la plaine basse jadis forêt envahie par les flots désignée sous le nom de marais de Dol (15,000 hect.) ; le sol de ces anciens marais, auj. terres fertiles drainées par de nombreux canaux, renferme encore des troncs d’arbres autrefois engloutis dont le bois, exposé à l’air, devient très dur et d’un bon emploi dans l’ébénisterie. Au milieu de cette plaine d’alluviens, à 3 k. N. de Dol, émerge le mont Dol, rocher granitique haut de 65 m. et de 2 k. de tour ; le village du même nom, avec une église des xii“ et xv® s., se trouve sur le versant méridional. Du sommet du mont, où il y a une chapelle (1857) et une tour surmontée d’une statue de la Vierge, on a une ‘vue immense au N. vers la mer, le Mont-Saint- Michel et la Normandie.

De Dol a Dinax, Dinard, p, 280.

Pour le trajet de Dol à (23 k.) Saint-Malo, V. ci-dessous B

-70— [35] SAINT-MALO. SAINT-SERVAN.PARAMÈ B. — Par Rennes ex Dol

Chemin de fer : 456 k. en 9 à 12 h. ; mêmes prix que ci-dessus A. — Dâ

Rennes à Saint-Malo, 82 k. en i h. 30 à 3 h. 10 ; 17 fr. 30, ii fr. 40, 7fr. 25.

374k. jusqu’à Rennes, p. igô.aiaet 255. — La ligne de Saint- Malo remonte au N. jusques après (403 k.) Montreuil la verdoyante vallée de l’Ille et croise quatre fois la rivière et le canal d’Ille-et-Rance.

416 k. Combourg (hôt. de France, t.c.f.), 5,075 hab., à I k. 5 à g. de la station, a des maisons du xvies. Son château, visible le mercredi de 13 à 17 h., imposante forteresse féodale du XI® au XV® s. 'qui se dresse au-dessus d’un étang, a étq illustré par Chateaubriand, qui y passa son enfance : la chambre de l’écrivain a été convertie en musée. — On côtoie à g. l’étang de Tremigon, que domine un château.

433 k. Dol (p.268). Le ch. de fer parcourt le «matais de Dol» (p. 269) ; belle vue à g. sur la cathédrale, à dr. sur le mont Dol. — 442 k. La Fresnais, à 6 k. S.-O. petit port d’échouagc de Vivier-sur- Mer, minuscule station balnéaire avec des parc.s à huîtres, sur les vastes grèves de la baie du Mont-Saint-Michel.

447 k. La Gouesnîère-Cancale, embranch. pour Miniac (p. 280) . A I k. 5 à g. La Gouesnière, avec le château de Bonaban, du xviii® s. A 9 k. N.-E. (voit, publ.) Cancale (p. 279) où l’on se rend surtout de Saint-Malo par tram à vap. — 456 k. Saint-Malo- Saint- Servan {V. ci-dessous).

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