‹ De Paris à la Manche et à l'OcéanChapitre 160 sur 246 · SAINT-MALO, SAINT-SERVAN, PARAMÉ · texte numérisé non relu

SAINT-MALO, SAINT-SERVAN, PARAMÉ

Les trois stations balnéaires de Saint-Malo, Saint-Servan et Paramé, bien distinctes de physionomie et de caractère, de clientèle aussi, forment comme trois quartiers d’une ville immense. Ces trois agglomérations occupent les sommets d’un triangle dont le rivage, plié èn angle droit, dessine deUx des côtés. Au sommet de èet angle, Saint-Malo, cœur de toute la région, regarde à la fois l’estuaire et la pleine mer. Saint-Servan, séjour calme, sur la Rance, occupe aussi un promontoire de granit, lançant deux pointes en fourche; l’une vers Dinard, commandant l’estuaire, l’autre vers Saint-Malo, abritant le port dont les bassins, vers le N., sont fermés par la digue du Sillon. Paramé, ville neuve et â la mode, ne regardant qu’au large, s’étale en bordure d’une belle grève de 3 k., arrondie en croissant. Ainsi se constitue ce magnifique ensemble balnéaire, d’une incomparable variété.

SAINT-MALO, 12,371 hab., ch.-l. d’arrond. d’Ille-et-Vilaine, port sur la Manche et place de guerre, est bâti sur un îlot de granit commandant l’embouchure de la Rance, en face de Dinard (p. 287) et rattaché au rivage par la digue du Sillon. Scellée au roc et étroitement serrée dans son enveloppe de remparts que dépassent la flèche de son église et les demeures de ses anciens artnateurs, la ville a gardé son aspect à la fois pittoresque et sévère des anciens jours de gloire. La plupart de ses maisons datent des xvii® et xvm® s. Çà et là, une inscription rappelle un des grands hommes que Saint-Malo

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