DI N AN
avec leurs vieilles maisons à porches en bois dont une partie a malheureusement été détruite par un incendie. Dans le prolongement de la Grande-Rue, on gagne, par la rue de la Lainerie, la *rue du Jersual, rapide et tortueuse, la plus curie'use de Dinan avec ses maisons^ du xvi® s. Elle aboutit à la porte du Jersual, du xiv® s. et se continue en dehors des remparts par la rue du Petit-Fort, non moins pittoresque, qui descend par un ravin étroit jusqu'au quai de la Rance (cafés ; barques de promenade à louer) et à un vieux pont gothique, récemment défiguré, près duquel accostent les bateaux de Dinard et de Saint-Malo. Du port le regard embrasse l’ensemble imposant du *viaduc de Lanvallay en granit (10 arches, 250 m. de long, 40 m. de haut) sur lequel passe la route de Dol (PI. D2).
1 Du pont, on suit à dr. la rue du Port et, prenant un escalier i qui commence sous le viaduc, on remonte en ville par des I allées en zigzag, qui amènent au niveau du viaduc, puis au I jardin anglais établi en terrasse sur le front E. des remparts.
Au centre de ce square, qui s'étend jusqu’à l’abside de l’église i Saint-Sauveur, colonne en granit • avec buste de Ch. Néel, i maire de Dinan (1762-1851). De la terrasse et surtout de la 1 plate-forme de l’ancienne tour Sainte-Catherine, qui en forme ^ un angle, *vue magnifique sur le viaduc, le port et la vallée i de la Rance.
I De la tour Cardinal, à dr., part un chemin qui fait le tour I du rempart et mène à la porte Saint-Louis et au château.
. L’*église Saint-Sauveur offre à la façade un portail roman i (xii® s.) orné de sculptures, surmonté d’un pignon du xv® s. avec une grande fenêtre flamboyante. Le mur dr. de la nef est également un reste de la primitive église romane, avec sculp- ! tures, arcatures et colonnes à chapiteaux ; il a été percé j au XV® s. pour l’adjonction d’une charmante chapelle gothique j flamboyant. Tout le reste de l’église (xv®-xvi® s.) appartient ' à la dernière période du style gothique. L’abside (1507), j avec ses chapelles rayonnantes, offre des colonnettes et des l pinacles dont quelques-uns sont de la Renaissance. La tour ! (1557-1558) est surmontée d’une toiture en charpente à j double campanile (1779), haute de 57 m.
) A l’intérieur, la nef est couverte en bois ; chaire en fer forgé, à dr. Le maitre- 1 autel est du xyiii» s. Les chapelles absidales sont ornées de clefs de voûte à l pendentifs et de jolies crédences sculptées dans le mur. Au transept g., céno- J taphe en granit, renfermant le cœur de Du Guesclin. Au bas-côté g., belle ver- 1 rière du xv® s. et curieux bénitier (xii® s.) eu granit noir.
I Traversant la place qui est devant l’église, on prend à dr.
, la petite rue de la Larderie, et l’on revient à g. par la rue de la Haute-Voie (porte Renaissance de l’ancien hôtel des Beaumanoir), au carrefour del’Apport.Ag. s’ouvre laruedel’Horloge, avec la tour de l’Horloge (fin du xv® s.), massive, surmontée d’une flèche d’ardoises. L’horloge a été donnée à la ville par
Miss A N
284 — |îi7J
la reine Anne, en 1507. De la galerie en plon^b de la flèche ' où l’on peut monter en s’adressant au gajrdien (pourboire), on découvre un beau panorama. ’
Lame de l’Hoflpge se continue par la rue dc Léhon, laquelle aboutit ù la porte Saint-Louis, de 1620. Il faut franchir cette porte et gagner à dr. la promenade des Pefits-Fossés, pour , voir l’aspect extérieur du ^châtefiu, fort imposant de ce côté avec l’énorme donjon ovale de la duchesse Anne et Iq. partie des remparts attenants ; on y remarque une ancienne porte murée flanquée de deux tours, et, à dr. la grosse tour ronde de' Cpëtquen ; on rentrera ensuite dans la ville pour suivre la rue du Château pù se trpuve l’entrée du château. Le dpnjon de la duchesse Anne, construit pqr les ducs de Bretagne, de 1382 à 1387, renferme le mj^sée, visible de 8 à 18 h. de mai à oct., de 9 h. à midi et de 14 à 17 les autres mois,^ 50 c. (tickets aux bureaux de tabac ; il y en a un en face de l’entrée).
On pénètre d’abord dans l’anciennp cbapelle, à voûte qgiyale : à dr., curieuse logptte ou oratoire avec un siège dit fauteuil de la Reine ^une.
On passe pnsujte dans la salie (i« Duç (7 ip. de haut), réptiie à la salle des Gardes : belle cheminée, large de 4 m. ; ancien mouvement de' fer de l’horloge de Dinan, construit à Nantes, en 1498 ; intéressants débris lapidaires sculptés. Dans une vitrine, giberne de La Tour d’Auvergne, cheveux de Napoléon, clef attribuée à Louis XVI, etc.
On monte à la salle du Connétable, avec logette du guetteur et chambre des cheyaliers de garde ; moulages divers ; puis au poste dif (Suet et à la safle des armures (belle voûte) et l’qn débouche sur le chemin de roqde et sur la plateforme supérieure dp donjon, d’où l’œil embrasse un adrnirable ^panorama.
On redespend ensuite auç étages inférieurs du château ; à la salle à manger (pierres tombales provenant de Léhon), à la cuisine et aux offices des anciens seigneurs ; puis à de sombres cachots, parmi lesquels le cachot de Qilles de Bretagne.
Sortant du château, on reprend la rue du Château que l’on continue jusqu’à la place Du Guesclin, ornée de la statue équestre de Du Guesclin, par Frémiet (1902). Cette place, qui fut, en 1539, le théâtre d’un combat singulier entre Du Guesclin et un chevalier anglais (p. 282), est bordée par Ip palais de justice, à dr., et se prolonge par la place Foch.
La rue Clemenceau ramène à la place Duclos.
Promenades : — 1“ A 30 min. N. , à la Fontaine minérale ou fontaine des Eaux, par la porte et la rue de Saint-Malo, puis à dr. l’allée de la Fontaine qui descend à son extrémité, dans le creux et ombragé vallon de l’Argentel. En descendant ce vallon par une jolie route, on débouche sur le quai de la Raqce, d’où l’on peut revenir à Dinan par le port et le Jerzual. — 29 A la même distance, paf la route de Dinard, puis un chemin à g., en face de la maison d’octroi, le chàteOfU de la Coninncçis, du xv9 s., gothique et remanié à la Renaissance. De la Cpninnais, on peut, en descendant le vallon de l’Argentel et en passant sous le viaduc métallique du ch. de fer, gagner la fontaine des Eaux et rejoindre la promenade précédente. — 3“ A 2 k. sur la route de Ploubalay s’ouvre à dr. une magnifique avenue? de hêtres conduisant aux ruines du château de h Garaye, du xvi® s. — 4“ A 2 k. S. Léhon, dans la vallée de la Rance (vieux pont gothique défiguré), est dominé par les mines d’un château du xiii' s.