DESCÉNTE DE LA RANCE
dont l’enceinte renferme la chapelle moderne de St Joseph et possède les restes d’un prieuré (cloître du xvn“ s. et réfectoire gothiqüe) dont l’église, resj taurée, renferme deS stalles du >xv« s. avec panneaux peints et dès tom. I beaux etc pierres tombales de sires et de dames de fiedunidhoir des xiv' et I XV» s. Il est recommandé de réVenir à Dinan pat la promenade dite le tour ■ des Prés, 30 min. enV. : franchir le vieux pont et ptendré à g. lé chemin qui 1 Suit la rive dr. de la Rance et tdmèné aù viaduc et aü port. — 5“ A 7 k. La • Hisse, par le chemïh de halage qüi prolonge lé qiiai du port et suit la rive g. de la Rance, jusqu’à l’écluse du Chatelier (K. ci-dèssoüs). On peut, pour revenir,
. prendre le train à la gare de la Hisse.
De Dinan a Dinard, p. 279; x Rennès, p. 280; a Lamballe Saint' JÀCÙT ET SAINT-CasT, p. 292.
De DiHan à Saiüt-Malo par la Rance.
Magnifique et classique excursion que tous les baigneurs de la côte tiennent à faire et qui amène à Dinan dans la saison tous les hôtes des stations du littoral. On peut faire l’aller et le retour en bateau, mais on effectue généralement l’un des trajets en ch. de fer ; auquel cas il faut réserver le trajet eh bateau pour la descente, de Dinan à Saint-Mâlo. • — 28 k. Départ tous les jours, par Vedettes : 5 fr. ; trajet en 2 h. env. Les heures de départ dépendent de la marée, consulter les affiches. On s’embatqüe en bâs de la rue du Jersüal, près du vieux pont.
Du bateau on découvre d’abord, en arrière, le viaduc de Lanvallay, le jardin anglais et la tour Sainte-Catherine, le clocher de Saint-Sâuveur et la tour ) de l’Horloge. La rivière canalisée, d’uhe belle couleur vert sombré, reste I quelque temps fort étroite, encaissée au fond d’une vallée pittoresque. On \ aperçqit à dr. le château, de Grillemont dominant le cirque de la vieille rii vière, ancienne boucle de la Rance coupée par les travaux du canal. En face i de Tadin, dont oïl aperçoit à g. le clocher sur la hauteur, la Raticé s’épanouit i en une belle nappe de 500 m. de largeur dite la « plaine de Taden », puis se 1 resserre de nouVeâu.
7 k. Ecluse du Châtelier (escale), où la rivière canalisée s’ouvre sùr l’estuaire I soumis à la marée. De grandes vasières grises découvrent à mer basse, parmi i lesquelles serpente seulement un chenal étroit. A marée haute l’estuaire sinueux I empli par le flot ressemble à un fjord tantôt resserré et comme barré par des j escarpements rocheux, ou des pentes de bruyères et de verdure, tantôt épanoui j comme un lac, et offre de charmantes perspectives, renouvelées à chaque détour. I Au sortir de l’écluse, on passe sous le haut viaduc de Lessard (ligne de Dinan à Dol et à Saint-Malo ; 90 m. de long, 33 m. de haut).
: Il k. Dépassant à dr. le hameau de MoHieuc, dépendant de Pleudihen dont
; le clocher à flèche pointe sur la hauteur, puis; à g. le petit promontoire rocheux ' du Chéhè-Vert (remparts ruinés, petit château moderne, chêne-vert séculaire, grotte aux Fées), on débouche dans le lac oü plaine de Mordreuc qui atteint plüs de 2 k. de largeur. A g. sont les campagnes vertes de Plouër.
( On sort de la plaine de Mordreuc par un étroit goulet entre le port SaôK- ' Hubert (à g.) et le port Saint-Jean (à dr.) ; on y voit les travaux inachevés d’un : grand pont métallique depuis longtemps projeté sur cet étranglement de 1: l’estuaire. Celui-ci s’épanouit de nouveau (à g., au fond d’une petite anse profonde et tranquille, chapelle de la Souhaitée) pour former le beau lac de Saint-
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Suliac qui atteint près de 3 k. de largeur. A g.,' hameau de Rigourdaine, puis grève du Châtelet dépendant de Langrolay (cerises renommées). A dr., le mont jGarrot (72 m.), promontoire dénudé, aux touffes de bruyères, précède le petit Iport et le bourg de Saint-Suliac, d’un aspect charmant, où quelques baigneurs [s’installent l’été : église du xiii* s. avec tombeau du saint.
< On dépasse, à g., le Minihic-sur- Rance et son clocher; puis l’estuaire se [rétrécit à moins d’un k. entre la pointe de Trigolay (à g.) et le Bec du Puits [(à dr.), au delà duquel s’ouvre à dr. une anse profonde ; on dépasse du même icôté Vile aux Moines (jadis des moines), derrière laquelle on aperçoit, sur la hauteur, le village de Saint- Jouan-des-Guérets, merveilleusement situé. En avant on découvre la mer et Saint-Servan.
20 k. Au delà de Vile Chevrel (à dr.), un bac relie les deux rives qui se rap- I prochent à 500 m. entre le hameau de Jouvente (rive g.) et la pointe de l’Egor- [gerie (rive dr.). — Après avoir doublé la pointe de Cancaval, à g., on aperçoit ;le village de la Richardais et la petite anse du Pissot. A dr. on passe devant la plage des Fours-à-Chaux, dépendante de Saint-Servan, et près du rocher Bizeux, qui émerge au milieu de l’estuaire et que surmonte une Vierge ; puis ,ion contourne la pointe de la Vicomté (à g.) en laissant à dr. Saint-Servan et la tour Solidor, on double à dr. le gros promontoire du port de la Cité et l’on débouche sur la mer, entre Dinard (à g.) et Saint-Malo (à dr.) qui offre nn ^admirable paysage.