SAINT-JACUT. — SAINT-CAST
aniille Sablé, t.c.f., de l'Abbaye), 1,121 hab., petit port de lèche et petite station balnéaire, situé sur une longue presqu'île •ntre la baie de Lancieux et la baie de l’Arguenon. Dans ‘'église une inscription perpétue la mémoire de dom Lobineau historien de la Bretagne, dont une sorte de menhir ■ narque au cimetière la sépulture. Les falaises se terminent I l g. par la pointe du Corps de garde (vue) et encadrent la [ liage sablonneuse du Rougeret où l'on se baigne à marée i.iaute. A marée basse on sc rend à pied sec, à 4 k. 5, à VUe des ' Ehbiens où sont une tour et une colonne de 1607.
1 13 k. Matignon (hôt. Garnier, t.c.f.), ch.-l. de c. de 1,506 hab.,
iooint de départ de l'excursion du cap Fréhel ( V. ci-dessous) ; ijbifurc. en construction pour Lamballe.
( 17 k. Saint-Cast, 2,oj6 hab., station de bains en plein s léveloppement, sur une large baie où se déroule une belle 'iplage de sable au pied d’un hémicycle de falaises verdoyantes.
I Hôtels : — Sur la plage : Royal- 'Bellevue (i®^ ordre, iio ch., ouvert ;du 15 juin au octobre, orchestre,
‘It.c.f.) ; des Bains, t.c.f. ; Bcauséjour hdominant la plage ; de la Mer. — A ill’Isle-Saint-Cast, à proximité de :1a gare : de la Marine ; du Centre,
T.C.F. ; de Bretagne ; de Lorraine ; de la Gare. — A la Garde-Saint-Cast :
.Grand-Hôtel Ar-Vro, sur la plage .(très confortable, 50 ch. ; dans la isalle à manger,, peintures de Marinier).
Pensions de famille : — Roland,
. Il y a deux groupes balnéaires ; Vlsle-Sainl-Cast, bourg de ’.pècheui's à proximité du port et de la pointe de Saint-Cast )(45 m., vue ; derrière le sémaphore, table d'orientation du T.C.F.) ; et la Garde-Saint-Cast, en bordure de mer..
‘1 Entre les deux, sur la hauteur, se trouve le vieux bourg avec une église moderne et une ancienne église abandonnée. Audessous, à mi-côte, une colonne, haute de i8 m., rappelle la victoire gagnée le ii sept. 1758 sur les Anglais par le duc 'd 'Aiguillon.
* Il y a 18 k. 5 de Saint-Cast au cap Fréhel, par la route (excursion obligatoire).
On peut se faire conduire en barque à voile jusqu’au fort de la Latte et de
* là gagner le cap en suivant la côte (5 k.). Les services de vapeurs et de I vedettes automobiles et d’autocars de Dinard au cap Fréhel, s’arrêtant ordi- ‘ nairement à Saint-Cast à l’aller et au retour, prennent les touristes. — Ou ^ pourra enfin se rendre au cap Fréhel en descendant à la station de Plévenon , à 5 k. du cap, lorsque sera ouverte la ligue départenieutalc, actuellement
on construction, de Matignon à Lamballe.
! On gagne d'abord Matignon d’où la route du Cap descend i pour contourner la belle baie de la Frcnaye jusqu’à (9 k.) Port-
sur la plage ; Juguet ■Ker-ManeUe.
à la Garde.
Agences de location : — Berry, à risle-Saint-Cast ; Durand, à l’islc- Saint-Cast, route de la Plage ; Bigot- Duniaine, Ligner, à la plage.
Poste : — au bourg ; bureau auxiliaire, à la plage.
Loueurs de voitures : — Cochcry, au bourg ; Lamiré, à Lesrost, route de l’Isle au bourg.
Vedettes automobiles : — l’été pour Dinard et le cap Fréhel.
294 — [40] DE DÈ NES A bEEST
à-la-Duc d’où elle remonte à (14 k. 5) Plévenon; de là, on traverse sur 4 k. la sauvage lande de Fréhel, pour atteindre le phare, puis l’extrémité du “'‘cap Fréhel, une des principales beautés naturelles de la Bretagne : taillé à pic sur la mer qu’il domine de 72 m. (horizon immense, du Cotentin à l’île Bréhat), il offre de superbes escarpements de roches rouges découpées en bastions et en obélisques ruiniformes, et creusées de grottes curieuses. Du cap en contournant à pied (5 k.) l’anse des Sévignés par un sentier parfois vertigineux qui suit le rebord de la falaise, ou en voiture (8 k.) en repassant par Plévenon, on ne devra pas manquer d’aller visiter le *fort de la Latte, château fort bâti en 937, remanié sous Louis XIV (donjon), auj. déclassé, et qui surplombe la mer dans un site magnifique ; au-dessus, sur la falaise, menhir appelé le Doigt de Gargantua.
Chemin ue fer -, 250 k. en 4 h. 30 à 7 h. ; 52 fr. 80, 34 fr. 80, 22 fr, 15. —
De Paris à Brest, 623 k. en 10 h. 15 à 14 h. 20 ; 131 fr. 65, 86 fr. 70, 55 fr. 15 .
La voie traverse la Vilaine. — 12 k. L’Hermitage-A'lordelles. Mordelles, à 6 k. S., est desservi par le tram de Pléian (p. 268).
22 k. Montfort-sur-Mer, 2,309 hab., ch.-l. d’arrond. d’Illeet-Vilaine, au confluent du Meu et du Garan, doit son origine à une forteresse du xi® s. dont il ne reste qu’une tour cylindrique à mâchicoulis (xv® s.). — On passe le Garan, dont on remonte le cours. — 33 k. Montauban, 3,062 hab. ; le château, sur la lisière de la forêt, à i k. 5 N., a des ruines (2 tours) qui paraissent dater du xiv<= ou du xv“ s.
38 k. La Brohiniève, simple hameau.
De La Brohinière a Loudéac (ch. de fer départemental, 59 k.). — 7 k. Sdint-Méen, où bifurque la ligne de Ploërmel {V. ci-dessous). — 26 k. Merdrignac, 3,276 hab. ; au N. s’étend la sauvage forêt de la Hardouinais. — 35 k. Laurénan, au S. des landes du Méné. — 59 k. Loudéac (p. 311).
De La Brohinière a Dinan et a Dinard, p. 280.
De La Brohinière a Ploërmel (ch. de fer, 42 k. ; 8 fr. 85, 5 fr. 85, 5 fr. 85, 3 fr. 70). — 7 k. Saint-Méen, 2,671 hab., avec une ancienne abbaye en partie des xii® et xiii<= s., dont l’église renferme plusieurs tombeaux, entre autres celui de St Méen ; dans la sacristie, reliquaires en cuivre doré du xv<= s. — 21 k. Maman, 4,167 hab., où en 1352 les Bretons de la comtesse de Montfort battirent les Français alliés de Charles de Blois. - — 28 k. Néant-Bois de la Roche. On suit la vallée du Duc et, au delà de Loyal (35 k.), on longe, à dr., l’étang du Duc.
42 k. Ploërmel (hôt. : de France, près de l’église, t.c.f. ; de Bretagne, à la gare, modeste), 5,370 hab., ch.-l. d’arrond.
PLOERMEL. — JOSSELIN [4ti] — 253
iu Morbihan, petite ville déchue, doit son nom à un ana- ;horète du vi® s., nommé Armel, qui vint d’Angleterre p>our • jvangéliser le pays.
La rue de la Gare aboutit à la place Lamennais, puis par .ia rue Nationale à l’église Saint- Armel. Reconstruite de 1511 ((i 1602, de style gothique flamboyant, elle a une tour carrée t lu xviii® s. Au centre de la face latérale gauche, porte double I ichement ornementée avec des vantaux de bois sculpté.
1 l’intérieur, 8 magnifiques *verrières de la Renaissance,
1 îeintes de 1533 à 1602 et restaurées au xix® s. par Lusson; i outes au bas-côté g. à l’exception du superbe *Arbre de Jessé I jui se trouve à la 3® fenêtre du bas-côté dr. En haut du bas- :ôté g., sarcophage en marbre noir avec statues en marbre ' )lanc, desducs de Bretagne Jean II (t 1305) et Jean III {-j- 1341).
Derrière l’abside de l’église, se trouve la place d’Armes, ivec le monument, par G. Bareau et Duménil, du Dr Guérin 1816-1895), inventeur du pansement ouaté. A g. de l’église i’étend la vieille ville autrefois close de remparts et oh l’on .’oit quelques *maisons anciennes intéressantes, particulièreiient rue des Francs-Bourgeois la maison Bigarré (xvii® s., Renaissance bretonne) où serait descendu, le 24 déc. 1690, ;'e roi d’Angleterre Jacques II lorsqu’il traversa Ploërmel,
' t rue Beaumanoir, la maison des Marmousets et l’ancien hôtel ijles ducs de Bretagne.
[1 A l’ancien couvent des Carwes, rue du Val, sevoient l’ancienne ■aile des Etats de Bretagne (xviii® s.), auj. mutilée, et un loître au centre duquel a été rétabli le tombeau en granit, -vec statues couchées du duc Philippe de Montauban (f 1514), t de la duchesse sa femme (soubassement avec statuettes)
De Ploermel a Pontivy (ch. de fer départemental, 57 k.). — La ligne gagne ) vallée de l’Oust. — ii k. Cahéran-Saint-Gabrien. A 2 k. 5 de cette halte, ic pyramide de granit, haute de 13 ra., rappelle le célèbre combat des Trente 7 mars 1351), dans lequel Jean de Beaumanoir, capitaine du château de bsselin pour la comtesse de Peuthièvre, et 30 de ses chevaliers, défirent un nom- I e égal d’Anglais, commandés par Richard Bemhro, qui tenait la place de ■ loërmel pour la veuve et le fils de Jean de Montfort.
16 k. Josselin (hôt. de France, devant l’église, t.c.f.), 2,35t hab., dans le situation pittoresque, au bord de l’Oust. La rue principale est formée ar la route de Ploërmel-Pontivy. L’église N.-D. du Roncier, du xv» s., renrme, en haut du bas-côté dr., le ’*tombeau d’Oiivier de Clisson et de Marlerite de Rohan, son épouse (statues en marbre blanc couchées sur une table I marbre noir) ; dans la nef, chaire en fer forgé. Le ‘château appartient à la ichesse de Rohan. Il a 2 entrées, l’une rue du Château, non loin de l’église, utre place Saint-Nicolas. L’édifice date du xvi' s. La face intérieure est un au spécimen d’architecture ogivale flamboyante avec lucarnes, galerie à rr et gargouilles délicatement sculptées. La face extérieure, qui domine la •dère, est sévère, d’aspect féodal, avec des tours à toitures coniques, dont base est taillée dans le roc -vif : du pont sur l’Oust, on en peut admirer Dsemble. L’intérieur se visite en l’absence des propriétaires (s’adr. au ncierge de la place Saint-Nicolas) ; il contient quelques bous tableaux,
;s portraits de famille et, au l'r étage, un petit musée. — La pyramide 5 Trente (F. ci-desms) est à 4 k. 5 au S.-É.
2Ç)() — [4C] DE HENNÉS A BHESf
37 k. Mouliii-Giict, bilurc. sur Vaunes par Locminé (p. 356) et sur Lorient par Baud et Plouay (p. 362). — 57 k. Pontivy (p. 312).
De Ploermel a Questembert, p. 351 ; a Messac et Chateaobriant P- 342.
42 k. Quédillac. On franchit la Rance. — 46 k. Catdnes, 2,517 hab. : église des xii<= et xv® s. avec un clocher de 1769.
■ — 54 k. Broons, à 3 k. S., 2,835 hab. A 500 m. N., sur la route de Saint-Brieuc, une colonne en granit (1840), haute de 10 m., marque l’emplacement du château de la Motte- Rroons, où naquit Du Guesclin (1321). — La voie franchit la Roselle, la KieuHe, puis l’Arguenon.
65 k. Plénée-Jupon : ch. de fer dé])artemental, en construction, allant à Dinaii (p. 280) et à Collinée (p. 302). Jugon, qui a des inai.sons des xiv® et xv® s., est pittoresquement situé au bord d’un étang sinueux, long de 4 k.
81 k. Lamballe (hôt. : tous à la gare et modestes ; Bertiii; d’ Angleterre et du Commerce; de l'Ouest; des Voyageurs), 4,528 hab., dans un site pittoresque sur la rive dr. du Gouessan, au pied et sur le versant de la colline de Saint-Sauveur, que couronne l’église Notre-Dame.
La cour de la gare débouche sur le boulevard Antoine- Jobert, au bout duquel on tourne à dr. pour entrer en \Tile par la rue Mouëxigné où se trouve la poste et qui aboutit à la rue Charles-Cartel qui, prolongée à dr. par la rue du Val, traverse la \dlle dans toute sa longueur. Presque en face de la rue Mouexigné, la rue Bario monte à la Grande-Place (quelques maisons anciennes). A g. se trouve Vcgllse Saint- Jean bâtie de 1420 à 1465 avec une tour octogonale du xvii® s. : à l’intérieur, sous l’orgue àdr., bénitier de 1415,' et à g. basrelief du xvii® s. en marbre blanc, figurant St Martin.
A dr., une rue en pente monte à YégHsc Notre-Dame située sur un rocher à pic, et soutenue par une grande muraille imitant une courtine fortifiée. De la plate-forme qui précède la façade, belle vue. Notre-Dame fut consacrée vers 1220, Le chœur fut rebâti en 1371, et les collatéraux de la nef au XV® s. La tour carrée qui s’élève, au centre a été refaite en j 1695 ; une restauration générale du monument a eu heu ( en 1856. La porte de la façade et la double porte du flanc g. | sont de la fin du xii® s.- ' |
A l’intérieur, on remarque ; en haut du bas-côté dr. une boiserie d’un ancien buffet d’orgue de la Renaissance, avec figurines peintes ; au bas-côté g. un \ mausolée en marbre d’Yves de Rouillé ; au transept g., sous un doubki enfeu, effigies funéraires d’un chevalier du xiv' s. et de sa femme ; les deuxj triforiums à g. du chœur ; au chevet, une fenêtre flamboyante avec vitrail ' ancien. j
A g. de l’église commence une promenade établie suri l’emplacement de l’ancien château, auj. détruit. Revenu à: la Grande-Place, on peut prendre la rue Ba.ssc, où sont des^
LAMuALlk. — sÀikf-BRiEUC — -^9/
hiaisons anciennes et qui, laissant le Champ de foire à g., passe à g., devant le haras de l’Etat (on peut visiter) et aboutit à Vùglise Saint-Martin, bâtie en 1084, remaniée aux xv® et XVI® s. ; le porche latéral est précédé d’un curieux auvept en bois (1519) avec poutres sculptées.
De Lamballe 4U Val-André et a Erquv (26 k., ch. de fer en construction : autobus à tous les e.'tpress, 8 fr. pour le Val-André, 10 ir. pour Erquy).
12 k. Saint- Alban, qui sera bientôt relié à Saint-Brieuc par un ch. de fer.
départemental de 23 k. desservant Yffiniac (ci-dessous). ■ — 15 k. Dafeourf, petit port armant pour la pèche de la morue. — 16 k. Le Val-André (GranU-Hôtel, jardin sur la mer, T.c.r. ; des Ba-ins ; du Verdelet, ï.c.f. ; de la Plane ; Bellevue ; Rocabay ; du Chalet), station balnéaire animée et en plein développement, au bord d’une vaste grève de sable qui se termine à dr. par la falaise au Château-Tanguy, haute de 72 m., et par des rochers q\ii relient à la terre la curieuse île du Verdelet. — 17 k. Piéneuf (hôt. de France), bourg de 2,862 hab., sur une hauteur (beau panorama). — 25 k. Erquy (hôt. : des Bains,
\ T.c.F. ; de la Plage ; de France ; Beauregard ; des Voyageurs ; syndicat d’initia- I tive), 2,943 hab., port de pêche, et station balnéaire avec plusieurs plage.s de sable, entourées de falaises. Erquy est à 16 k. du cap Fréhel (p. 294) ; un ch. de fer est en construction pour Matignon (p. 293), où l’on joindra la ligne de ! Piancoèt .à Saint-Cast.
De Lamballe a Dinan, p-. 292.
92 k. Yffiniac, desservi aussi par le ch. de fer de Saint- Brieuc à Collinée (p. 302). ■ — On aperçoit bientôt, à dr., la baie de Saint-Brieuc et l’on franchit l’Urne, puis le vallon rocheux du Gouëdic, sur un viaduc de (j» arches, long de 134 m., 1 haut de 39, d’où l’on domine celui des ch. de fer départe- ; mentaux.
102 k. SAINT-BRIEUC (buffet), 23,945 hab., ch.-l. du I départ, des Côtes-du-Nord, siège d’un évêché, est situé à ! 89 lÂ. d’alt., sur une sôrte de promontoire, entre les vallées du Gouëdic et du Gouët, à 3 k. de la mer.
Hôtels; — d'Angleterre (PI. a C2), pl. Du Guesclin (électr., bains, gar.) ;
. de la Croix-Rouge (Pl. b C2), pl. Du Guesclin ; du Commerce, pl. Du Guesclin; — modestes; des Voya- , gcurs, à la gare ; de l'Ouest, à lagare. 1; Bains chauds ; — Charbonnerie, • près de la poste.
Poste ; — pl. du Marché-au-Blé.
Voitures de place : — demander
le tarif.
Service automobile ; — pour la plage du Rosaire, 3 fois par jour.
Services maritimes ; — pour Le Havre, Saint-Malo, Jersey, Plymouth ; se renseigner.
Syndicat d’initiative : — pl. Du Guesclin, 8, au bureau de l’Automobile-Club de l’Ouest.
En sortant de la gare (à g., gare des ch. de fer départe- ) mentaux), on trouve le boulevard Charnër, que l’on suit vers I la dr., jusqu’au boulevard Clemenceau que l’on prend à g.
' Il amène au Champ de Mars, à g. (monument des soldats i morts pour la patrie, par P. Ogé), et à la place Du Guesclin ! (Pl. C2), â dr., centre de la ville et autour de laquelle sont les hôtels.
j A l’extrémité de la jilacc Du Guesclin, on laisse à dr. la i rue du Gouëdic et la route de Paris, en face les Promenades
(p. 3po). pour prendre à g. la rue Saint-Guillaume et, presque aussitôt, la place Saint-Guillaume où est la petite église du même nom, rebâtie en 1854 : au bas de la nef, 2 fresques de Gouézou.
On continue la rue Saint-Guillaume, la plus commerçante de la ville, qu’il faut suivre jusqu’à son extrémité ; là, on prend la rue Charbonnerie (2® à g.), puis la rue Saint-Gouëno (ire à g.). Celle-ci, laissant à g. la rue de la Poissonnerie, qui conduirait au théâtre et à l’hôtel des Postes, amène à l’abside de la cathédrale.
Longeant à dr. le monument, on arrive à la place de la Préfecture (PI. B2), où sont réunis la cathédrale, l’hôtel de ville, l’ancien évêché (du xvi® s., dans ses parties les plus anciennes ; beau jardin) et la préfecture. La place est ornée de la statue en bronze, par Ogé, de Poulain Corbion, procureur de la Commune pendant la Révolution et tué par les chouans.
La *cathé(irale Saint-Etienne fut commencée au xiii® s. Deux sièges qu’elle subit, en 1375 et 1394, nécessitèrent d’importantes réparations. Au xviii® s. des reconstructions partielles eurent lieu. Enfin de grands travaux d'entretien et des reconstructions nouvelles durent y être faits à la fin du xixe s., et plus récemment, en 1903. La façade principale est flanquée de 2 tours, semblables à des donjons.
A l’intérieur, la partie de la nef a de lourdes colonnès (xm® s.), Qui deviennent plus sveltes aux transepts et au chœur (début du xv® s.). Au-dessus de la porte, beau buffet d’orgue (1540). — Dans le bas-côté dr. : tombeau en granit de l’évêque Le Porc de la Porte (t 1620), puis une chapelle renfermant le tombeau de Si Guillaume (belle statue du xv® s., sur un sarcophage moderne), et un autel avec retable sculpté par Corlay ; sur le mur qui fait face au retable, 2 statues anciennes ; au mur du fond, tombeau de l’évêque Le Méc (t 1858). — Dans le transept dr. : statue tumulaire de l’évêque Le Groin de )a Romagère (t 1841) ; belle rosace de la fenêtre, avec vitraux modernes; tombeau et statue de l’évêque Martial (t 1863). — Autour du chœur, au i®»" étage, délicate galerie sculptée (xv® s.). Dans le pourtour du chœur, à partir de la dr. : i^® chap., tombeau de l’évêque Bouché; 2®, tombeau de l’évêque David (t 1882) avec statue par Chapu ; cbap. absidale, statue de la Vierge, en albâtre (xv® s.) ; en face, adossé au maître-autel de la nef, tombeau avec statue couchée de l’évêque Caffarelli (t 1815) et inhumé dans l’enfeu d’un de ses prédécesseurs, l’évêque Boisgelin (t 1633).
E’hôtel de ville, bù la salle de mariage a des peintures de Paul Steck, renferme le musée, public les jeudis et dim. de 14 à 16 ou 17 h., et t. 1. j. en s’adressant au concierge.
Rez-de-chaussée. — Dans le vestibule et dans l’escalier, des sculptures modernes entre autres diverses œuvres des Le Goff, et des copies de tableaux anciens. A dr. de l’escalier, statue en chêne de Gilles de Bretagne.
étage. — Salle de peinture : A. Marchand, Premières armes de Marbot ; V. Fournier, le Soir à Pont-Croix ; Boyer, Bretagne ; Bernier, Sous-bois ; Menjaud, Adieux de Girodet à son atelier ; Dabadie, He Bréhat ; Johanson, Arrivée du Tsar à Cherbourg (1898) ; Lansyer, Vue à Pénanalé ; Eliot, le Faucheur ; Le Goût-Girard, Concarneau au crépuscule ; Fournier, Travailleurs ;
300 — L40| de lŒNMES A BHEA'.t ' ^
Dufour, le Manoir; Bellanger, le Pont Marie; Le Poitevin, paysage l-Boyo», ' Environs de Munich; Fouace, Huîtres et chablis; Porion, Délivrance de " Médine (Sénégal) ; Joubert, Automne ; Guillou, Arrivée des pêcheurs de sardines ; Baader, l’Heure des Fauves, Raccommodeur de faïence ; *PoiUcux Saint- Ange, Translation de l’ossuaire de Trégastel ; Picard, Vache malade, les Mariniers ; Herland, Confidence ; Lefranc, Effet de neige ; Mitrecey, Job et ses amis ; Defaux, Gros temps ; Clairin, Brûleurs de varech à Penmarch ; - Cadel, Eglise de Carnac ; Verdier, Junon et la Nymphe; Muraton, le Pre- . mier-né ; Hondccoëier, Oiseaux dans un parc (xvn” s.) ; Largilliére (?), deux portraits ; *Jordaëns, Connais-toi toi-même; Ecole flamande xv” s., la Vierge;' Ecole française xv® s.. Festin de Balthazar; Malthe, nature morte (xvii“ s.) ; Moreau de Tours, Douleur ; Y a» Dargcnt, Brizeux et Marie ; Saintin, Après l’orage ; Chaniron, le Clown ; Herland, Pauvre petite ; Boyer, Jour de tempête ; Guillou, Débarquement de thon à Concarneau ; Gendron, le Soir ; Ruysdail (?), la Chasse ; Decker, l’Auberge.
Sculptures : *Brunet, Messaline ; Pascal, Religieux et enfant ; Ogé, Virginie ; plusieurs moulages anciens. Dans la salle, beaux '''meubles du xvni® s.
. — Petite salle de gravures, médailles, porcelaine, meubles et tapisseries.
2® étage. — Petit musée d’histoire naturelle et d’ethnographie. Curieux fusils de remparts.
llcpassant devant la cathédrale, on trouve, derrière le marché, la rue Saint- Jacques qui commence au n'’ 17 de la place du Martroy et qui a des maisons anciennes : au n° 6, ; maison du xv'’ s. avec façade de bois, mascarohs et joueur de biniou, en pendant avec un grotesque (entre les deux, un ange) ; au n® 8, on distingue un St Georges, un David et un St Julien coupés en deux, un ange de pierre.
Rèvenu à la place du Martroy, on y prend (au n° 7) la vite Fardai : après le n° 10 (au n° i d’une petite rue latérale), charmante maison d’angle avec 2 saints à sa (façade ; au n® 15, maison Renaissance, dite hôtel des ducs de Bretagne, construite en réalité en 1572 par un nommé Yvon Coullou; le roi d’Angleterre, Jacques II, y aurait logé en 1689. A signaler aussi les n®“ 18, 17, 21 et 23, 32 et 34. A l’extrémité de la rue Fardel, en tournant à dr., on trouve la rue Notre-Dame.
En la suivant à g. jusqu’à la me Ruffelet, on va à la jolie fontaine de Saint- Brieuc (1420 ; PL Bi), adossée à l’oratoire de N.-D. de la Fontaine. De là on a en face de soi, le tertre de Bué, surmonté d’une statue de la Vierge, par Ogé : belle vue.
Prenant la rue Notre-Dame à dr. et les rues Quinquaine et Houvenagle qui la prolongent, on va à Y église Saint-Michel \ (PI. Ci), du XIX® s. Puis par la rue Lamennais, à dr., on gagne , la belle promenade du Palais-de- Justice, plantée de grands j arbres et de parterres : buste de Villiers de l’Isle-Adam, j par Le Goff. Elle domine,- derrière le palais de justice, monu- I ment carré à fronton triangulaire, le ravin profond, du Gouëdic, où serpenté le ch. de fer départemental du Légué et de Portrieux, et que traverse, sur un viaduc, celui de Moncontour ' et Collinée (gare d’arrêt de ces 2 lignes). A l’horizon, on voit la tour de Cesson et la mer. La promenade ramène à la place ' Du Guesclin.
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Un ch. de fer départemental (25 min.), partant de la gare du Palaîs-de- ■ Justice, contourne la vallée du Gouëdic, puis s’abaisse, après le viaduc de Souzain, jusqu’au Légué, petit port encaissé entre deux rangs de collines élevées, long de 900 m. et asséchant à marée basse, qui fait un important commerce de cabotage.
Sous-la-Tour, desservi par la voie ferrée, a des restaurants et guinguettes, et est dominé d’une façon pittoresque par la tour de Cesson élevée en 1395, démolie en 1598 par Henri IV, mais dont une moitié, encore debout, atteint une hauteur de 20 m. (on ne visite pas).
La ligne se termine près d’un phare d’où un sentier, en bordure de mer, mène à la plage de Saint- Laurent, aux nombreuses cabines. Elle est sépturée par la pointe du Roselier (belle vue) de la plage des Rosaires {Rosaria-Hôtel l’été ; service d’auto de Saint-Brieuc plusieurs fois par jour) qui s’étend sur une longueur de 2 k. et est encadrée de falaises. Pour toutes ces promenades, V. la carte des environs de Saint-Brieuc, p. 30t.
De Saint-Brieuc a Collinée (ch. de fer départemental, 43 k.). • — Après avoir contourné la vallée du Gouëdic, la ligne se détache de celle du Légué et franchit le Gouëdic, sur le viaduc de Toupin, haut de 37 m. — 6 k. Cesson {V. ci-dessus). On passe sur le viaduc circulaire de Douvenant. — 9 k. Y/./iniac, au fond de la baie de ce nom, ch. de fer en construction pour le Val- André et Erquy (p. 297). — 27 k. Moncontour (hôt. du Commerce), 1,238 hab., ancienne ville fortifiée dans un site pittoresque, à la rencontre de deux vallées profondes. On y voit l'église Saint- Mathurin, xvi“ s., avec un clocher Renaissance, et à l’intérieur, de splendides *vitraux de 1537-1538. A la Pentecôte, pardon célèbre. Au sommet de la colline (218 m.) château des Granges du XVIII® s. (belle vue). A i k. 5 N.-E., chapelle N.-D. du Haut renommée par ses saints guérisseurs. — La voie monte et atteint 247 m. à la station de N.-D. de-la-Croix, et 340 m. à l’observatoire de Bel-Air, au point culminant des montagnes du Mène, qui départagent le versant de la Manche de celui de l’Océan. Du signal de Bel-Orient on découvre un des beaux *panoramas de la Bretagne. — 43 k. Collinée, 1,885 hab., vieilles maisons du xvi® s. ; ch. de fer pour Dinan, et, en construction, pour Merdrignac.
Excursions de Saint-Brieuc, p. 313.
Au delà de Saint-Brieuc, la ligne franchit le vallon rocheux du Gouët sur le viaduc de la Méaugon, haut de 59 m., long de 228 m. — 119 k. Châtelaudren, 1,378 hab., à i k. à dr. dans la vallée du Leff, qui y forme un étang. La chapelle Notre-Dame des Vertus, sur une butte, fondée au xv® s., agrandie aux xvi® et xvii® s., possède : un retable en bois sculpté, de 1589 ; une Vierge en albâtre du xv® s. ; des fresques très intéressantes de même date, qui malheureusement s’effritent; dans l’église Saint -Magloire, vitraux anciens.
132 k. Guingamp (buffet ; hôt. : du Commerce, r. Saint- Nicolas, 10, T.c.F. ; de France, près de la place du Centre, T.c.F. : de la Garé), 9,385 hab., ch.-l. d’arrond. des Côtesdu-Nord, dans la vallée du Trieux, est une petite ville tranquille qui a conservé son caractère breton.
Le boulevard Clemenceau, puis à son extrémité à g. la rue Saint-Nicolas mènent à la vaste place de Verdun. A dr. s’étend la promenade du Vally où subsistent quelques restes de l’ancien château du xv® s. (3 tours rondes). A dr. de la place, V Hôtel- Dieu, des xviii®-xix® s., et la jolie façade de sa chapelle ; on visite le cloître
G ÛI N CAMP. — PLOUARET [40] — 303
La rue Saint-Nicolas se continue par la rue Notre-Dame, où l'on trouve à g. l’église N.-D. de Bon-Secours; à côté de 'celle-ci, maison de la Renaissance, avec tourelle.
L’église N.-D. de Bon-Secours est un curieux monument, mélange des styles gothique et de la Renaissance (xv®- XVI® s.). La face latérale, devant laquelle on se trouve, abrite sous un ancien porche fermé par une grille à jour la chapelle de N.-D. du Halgouët ou de Bon-Secours (Vierge noire, vêtue à l’espagnole ; cierges et ex-voto) dont le célèbre pardon a lieu la veille du i®'' dim. de juillet. La façade principale (xvi® s.) offre un riche portail de la Renaissance, effrité : elle est .flanquée de 2 tours carrées, tour de l’Horloge et tour Plate, l’une gothique, l’autre Renaissance. La tour centrale, du xrv® s., porte un magnifique clocher de pierre, haut de 60 m.
L’intérieur est sombre et le même mélange des deux styles s’y retrouve partout, dans la construction et l’ornementation. Le triforium de la nef est, à g., du gothique flamboyant (trèfles aux ogives) ; à dr., au contraire, il est de la Renaissance, avec des jours carrés. La nef est étranglée, au choeur, par une quadruple arcade qui supporte le clocher. Au transept dr., orgue avec belles boiseries du xvii' s. ; eu face, statue de Pierre Morel, évêque deTréguier (f 1401). Au pourtour du chœur, tombeau gothique de Roland Phélippes, sénéchal de Charles de Blois (xiv® s.) ; petit triptyque à personnages. Au transept g. ; armoire aux reliques (xvii® s.) et confessionnal sculpté ; vitrail de la Guerre de 1871. Au bas-côté ç. une porte ouvre sur la chapelle extérieure de N.-D. de Bon-Secours.
Continuant à suivre la rue Notre-Dame, on arrive à la place du Centre, avec maisons anciennes, où se trouve la petite fontaine de la Pompe, en plomb, délicieux monument de la Renaissance, restaurée au xviii® s.
A 3 k. O., Grâces a conservé l’intéressante chapelle de N.-D. de Grâces, 1507-1521, de style gothique flamboyant ; à l’intérieur, sablières finement travaillées.
Excursions de Guingamp, p. 313.
La ligne décrit un cercle autour de Guingamp (la ville à, dr.), et traverse le Trieux sur un viaduc. A g., village de Sainte-Croix et ruines de l’abbaye de ce nom, fondée vers 1135 et occupée auj. par une ferme.
147 k. Belle-Isle-Bégard. A 2 k. 5 à g. le Menez-Bré, sommet isolé de 302 m., couronné par une chapelle : immense ♦panorama. A 5 k. N.-E. de la station, Bégard, 4,777 hab., avec es ruines d’une abbaye, de l'ordre de Citeau.x, détruite de nos jours par un incendie. A 8 k. 5 S. -O. (voit, de corresp.) Belle-Isle-en-Terre, type du vieux bourg breton. — Le ch. le fer traverse le Léguer.
158 k. Plouaret (hôt. : du Rocher, t.c.t. ; de la Gare), 2,932 hab. : église du xvi® s. avec tour-clocher Renaissance ît de belles fenêtres flamboyantes au bas-côté et à l’abside ; >ur la place, buste de E. Luzel, poète breton (1821-1805), lar Boucher, jf^ès de l’église, petite chapelle du xvi® s.
De Plouaret a Lannion et Perrôs-Guirec, p. 3:8 et 321.
166 k. Plounérin, station d’où l’on peut gagner Plestinles-Grèves (ii k.), Saint-Efflam (13 k. 5), et Saint-Michelen-Grève, stations de bains mieux desservies par la ligne de Lannion à Morlaix (p. 322, 324). A 4 k. O. de Plounérin, chapelle Saint\Laurent-de-Pouldour, pardon célèbre, le 2® dim. d’août.
La voie longe à g. l’étang de Trogoff, puis franchit la vallée du Douron sur un viaduc long de 121 m., haut de 24 m. — 181 k. Plouigneau. On découvre, sur la g., la chaîne des monts d’Arrée, puis on débouche sur le gigantesque viaduc de Morlaix, d’où l’on voit en dessous de soi ; à dr. les quais et les bateaux du port ; à g. les clochers des églises et es toitures gothiques des maisons de la ville.
190 k. MORLAIX, 15,262 hab., ch.-l. d’arrond. du Finistère, ville très vivante, est pittoresquement située au fond et sur les pentes d’une vallée profondément encaissée, que franchit un viaduc monumental qui donne à la ville un aspect à peu près unique en France.
I-IôTELs : — de l’Europe (PI. a C2), r. d’Aiguillon ',*Bozellec (PI. b B2), à la gare, t.c.f. ; de la Poste et dii Commerce, tous deux r. de Brest (modestes); Saint- François, pl.Souvcstre.
Poste ; — r. de Brest, 15.
Bains chauds : — allée du Poan- Ben, près du palais de justice.
Service maritime ; — pour le Havre, se renseigner.
La gare est située à l’extréipité du viaduc, dans la villehaute ; un funiculaire, en construction, doit la relier à la ville basse.
De la place de la Gare, la rue Gambetta, en face, amène en quelques min. à la place Saint-Martin, à dr., où est l’église Saint-Martin-des-Chanips, fondée en 1128, rebâtie au xviii®s. en style dorique ; la tour à clochetons est de 1850. A l’intérieur, belles colonnes rouges en stuc, nombreuses fresques par Puyô et beau maître-autel du xviii® s.
La rue Gambetta descend en ville par un long détour, tandis que s’ouvre à g., pour les piétons, une ruelle en escaliers, dite rue Courte (sculpteurs sur bois). La rue Gambetta et la rue Courte se rejoignent à quelques pas de la place Émile- Souvestre (PL C2).
Cette place, centre de la ville, n’est séparée que par l’hôtel de -ville, monument carré (1838), de la place Thiers. De cette dernière à g. où se trouve la gare du ch. de fer départe-' rnental de Trégastel-Primel et de Lannion, on a en face de soi le *viadue, masse de pierre à l’aspect cyclopéen, long de 284 m., haut de 59 m., divisé en 2 é-tages dont l’inférieur a 9 arches, le supérieur 14. A dr. on voit l’église Saint-Mélaine, dont le clocher n’atteint pas la hauteur des arches.
U église Saint-Mélaine, fondée vers 1150, fut rebâtie en 148g ; la tour et le clocher furent terminés en 1574. Au portail latéral de dr., porte à vantaux sculptés (1489).
A l'iutéricur, plafond en buis avec irise sculptée, tribune et buflet d’orgue eu belles boiseries des xv" et xvn» 3. A dr. du chœur, autel et retable anciens et deux tableaux de Valentin. Au bas-côté g. une Descente de croix, en trompa- ’œil : des loiits baptismaux de i6fao en chêne sculpté avec un charmant baldaquin.
On prisse .sous lo viaduc pour arriver au port et au bassin à flot, précédé du buste du marin Cornic (1731-1809) par !.. Durand. I-c port reçoit .surtout de la houille, des phosphates et des bois du Nord, il exporte des céréales, des beurres et des légumes. A dr. est le quai de Tréguier, menant au cours Beauwont (PI. Ai), promenade aux arbres magnifiques où l’on voit une petite fontaine des Anglais et le médaillon A' Edouard Corbière (1793-1875) et de son fils Tristan Corbière (1845-1075), littérateur et poète bretons, par Bourdelle. A g., de l'autre côté du port, manufacture des tabacs (visite le jeudi, de 14 à 16 h.).
Revenu à la place Thiers, on prend à g. la venelle au Son, aux maisons anciennes du xv® s., puis par la rue de Guernisâc à dr. où l’on voit le vieil hôtel du Lion-d’Or, on gagne la place de Viarmes (PL C2), bordée de vieilles maisons. A g. la rue au' Fil conduit à la place des Jacobins où s’élevait fancicn couvent des Jacobins (Marie Stuart y logea en 1548), club des Jacobins pendant la Révolution et auj. caserne. La rue a-u Fil se continue par la rue des Vignes, où se trouve à dr. l’entrée du musée.
Le musée (PI. C2), public les jeudis et dim. de 13 h. à 16 ou 17 h., les autres j. toute la journée (25 c. par pers.), est installé dans l’ancienne église du couvent des Jacobins, coupée en son milieu par un étage rapporté.
Galerie : sculptures sur bois, vis d’esèaliers, mascarons, provenant d’anciennes maisons de Morlaix ; bahuts anciens ; tête de Pharaon provenant de Memphis (sous verre, à dr.) ; à l’extrémité de la galerie, à g., 2 belles statues en granit de Kersanton, du xiv* s., représentant St Jacques et la Vierge.'
— Au bout de la galerie, à dr., petit salon avec une belle ’*rosace de 1237 garnie de vitraux modernes : collections d’histoire naturelle ; curieux canon provenant du corsaire 1’ « Alcide» perdu en 1747 et repêché en 1879 ; pierre tombale de Julienne, fondatrice du’eouvent (1237) ; tableaux.
V” SALLE DE PEINTURE t principaux tableaux : Viger, les Corbeaux ; Ribera (?), Jonas ; Mme Herland, Déjeuner du petit Potic ; Bahieu, Ruelle à Lisieux ; Ec. italienne. Joueur de violon; A. Flameng, Bassin Vauban au Havre; L. Joubert, Bords de l’Eure ; Chenaniais, Chaos d’Huelgoat ; Bouille, Camaret ; Bahieu, Granville ; *M. Eliot, Journée de baptême ; Girardet, Coin de bois près Quimper ; Le Bassan, Campement ; *Barettini (copie). Naissance de la Vierge.
— 2' SALLE : Fragonard (?), Déclaration ; Calabrese {?), Faune et Bacchante; Desportes (?), Chasse; Yon, paysage; Th. Couture, portrait de Michel Bouquet ; Ch. Monginot, Halle aux poissons ; Vernier, Roscoff ; *Belloc, Emile -Souvestre ; Tattegrain, Débarquement de harengs ; Ecole française du xviii» s.,
.Nymphe et Faune; Chantron, Madeleine; ^aintin, Neige en' Bretagne; Ber- ^nier. Bords de l’Isôle ; Vernier, Marée basse en Bretagne ; Boudin, un Grain ; *Diat, Intérieur de forêt ; Morel Fatio, Régates au Havre ; sous l’arcade de la porte, statue de St Roch, du xvi» s. — 3® salle : *A. Dauchez, Bateaux de sable; *G. Courbet, Mme Andler Binet Saint-Aubin, près 'Quilleboeuf
MORLAIX. — SAINT-THÈOONNEC [40] — 307
Kuvasseg, Pointe du Toulinguet'; Longueville, Camac et baie de Quiberon; De Broca, Jeune Bretonne (aquarelle) ; Chaniro», Idylle (postel) ; Mal)ilâire, Bois de pins à Commana ; DeyroHe, Pardon près de Concarneau ; Girardet, Episode de la chouannerie ; Guillou, Procession sortant de Concarneau ; Kigolot, paysage ; Petitjean, paysage ; Luminais, Etude. — 4» salli : gravures, faïences.
•Sortant du musée, on revient place des Jacobins, où l’on prend, vers la g., la rue d’Aiguillon que l’on suit jusqu’à son carrefour avec la rue de Paris (route Paris-Brest). Laissant celle-ci à g., on traverse, droit devant soi, la petite place du Dossen qt l’on suit la venelle aux Archers qui aboutit rue Basse (vieilles maisons).
L église Saint-Mathieu (PI. D2), à dr., reconstruite en 1824, a conservé une grosse tour sculptée de la Renaissance, L’intérieur est sans intérêt ; mais, traversant l’église et sortant par une petite porte latérale du bas-côté dr., on trouve, sur une petite esplanqde, la chapelle N.-D. du Mur qui possède, au maître-autel, une curieuse statue ouvrante (on l’ouvre les jours du Pardon) de Notre-Dame du Mur ; elle renferme Dieu le Père et le Christ en croix.
En sortant de l’église Saint-Mathieu on revient sur ses pas, par la rue Basse, afin de prendre la rue Haute, puis la ' rue du Mur,iqui lui succède. Au no 33, maison dite de la duchesse Anne (PI. C2), charmant spécimen de l’architecture du moyen âge (entrée, 25 c.) : escalier sculpté et curieuse courette fermée par un toit à lanterne.
De la rue du Mur, on descend aux Halles et, à g., à la * Grande-Rue, extrêmement pittoresque avec ses vieux logis et scs boutiques étalant en plein air leurs éventaires : au n“ 14, maison Pouliguen, du xv« s., avec escalier intérieur; au n” charmantes .statuettes.
On débouche rue Carnot, presque en face de la rue Notre-Dame : aux deux angles de cette rue, statues grotesques de l'homme en chemise et du joueur de biniou. On se retrouve place Emile-Souvestre.
Excursions de Morlaix, p. 344.
Au delà de' Morlaix, le ch. de fer passe dans une tranchée.
A g. les rnonts d’Arrée ferment l’horizon. — 199 k. Pleyher- Christ : l'église, gothique et Renaissance, a un portail latéral de 1666, une belle tour-clocher, et, dans son trésor, une croix processionnelle du xv« s.
205 k. Saint-Thégonnec (hôt. ; du Commerce, t.c.f • ' Grand' Maison), 3,171 hab., à 3 k. à dr. de la station (omn.)! L’église est entourée du cimetière, où l’on pénètre par un petit arc de triomphe de 1587, avec clochetons, flanqué de 2 pylônes.
A g. est un rernarquable ossuaire de 1675 dont la crypte renferme une Mise au tombeau de 1702 avec personnages de grandeur naturelle, en bois sculpté. En face, *calvaire de i6io
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avec croix ornée et nombreuses statuettes. L’église est pré- ^ cédée d’une belle tour de 1605 ; elle contient des autels = avec sculptures sur bois et une *chaire du xviii® s. couverte de sculptures et de bas-reliefs.
On franchit la Penzé sur un viaduc, haut de 32 m.
209 k. Guimiliau, où le calvaire, l’église et le cimetière forment, comme à Saint-Thégonnec, un bel ensemble architectural. Le *calvaife, de 1581, un des plus intéressants de . Bretagne, a une plate-forme chargée de statuettes figurant la Vie du Christ et habillées en costumes du xvi® s. U ossuaire date de 1642. 'L'église, du gothique flamboyant et de la Renaissance, a un porche latéral richement ornementé et, à l’intérieur, une chaire sculptée de 1677, un buffet d’orgue et un magnifique baptistère à colonnes torses et à personnages, de la même époque. — A 3 k. N. -O., hampaul- Guimiliau possède également un intéressant ensemble religieux : église du xvi® s. avec beau porche latéral, cimetière et ossuaire de 1667.
216 k. Landivisiau (hôt. : du Léon ; du Commerce), 4,713 hab., à 2 k. à dr. de la station (omn.). L’église, reconstruite récemment, a gardé un beau porche latéral de 1554 à fines sculptures.
A g. de l’église, une ruelle conduit à la fontaine de Saint- Thivisiau, du xvi® s., avec sculptures de granit anciennes. Dans le cimetière, ossuaire du xvii^ s., transformé en chapelle.
A 5 k. N. -O. Bodilis a une intéressante église, gothique et Renaissance, avec un porche latéral couvert de nombreuses et bizarres sculptures.
De Landivisiau a Plouescat (ch. de fer départemental, 26 k.). — ii k. ' Plouvorn, station desservant le hameau de Lambader dont la chapelle, très mutilée, a conservé un charmant jubé en bois sculpté, de 1481. — 16 k. Plouzévédé-Berven. Près de la station, chapelle de Berven, entourée d’un cimetière où l’on entre par une porte en forme de triple arc triomphal. A 4 k. à g., le . *châieau de Kerjean, construit vers 1560 et que l’on a appelé avec quelque exagération le Versailles breton, est une œuvre mi-féodale et mi-Renaissance, à la fois habitation de plaisance et forteresse. I) est encerclé de deux enceintes (porte fortifiée, puis portail à colonnes cannelées). Dans la cour intérieure joli puits. Une partie du château a été détruite au xviii' s., par un incendie.
11 a été acquis en 1911 par l’Etat, qui doit y installer un musée breton. — ' 26 k. Plouescat (p. 327), bifurc. pour Saint-Pol-de-Léon et Landerneau.
De Landivisiau a Chateauneuf-du-Faou (ch. de fer départemental, 71k.; trajet pittoresque dans les m.onts d’Arrée). — La ligne remonte l’agreste vallon de l’Elom. — 9 k. Ploudiry, église de la Renaissance et ossuaire de 1635. — 14 k- Sizu» (hôt. des Monts-d’ Arrée), 3,528 hab., sur un plateau couvert de landes, possède un ensemble architectural de l’art religieux breton : petit arc de triomphe de 1588, calvaire avec 3 croix, ossuaire à fenêtres séparées par des cariatides, église avec flèche de 1722, portail du XVI» s. et nef de 1646. — 23 k. Commana, sur un mamelon isolé, à 200 m. d’alt. Le paysage devient plus sauvage et désertique ; à g. immense panora- 1 ma sur la Cornouailleet le Léon. — 28 k. Roc-Tréludon où l’on franchit le faîte des monts d’Arrée. — 34 k. La Feuillée, qu’une route de 10 k. relie à Hudgoat (p. 329). — 38 k. Brennilis, église du xv» s. avec retable ù 7 pan-