VANNES
iio k. Questembert (hôt. de Bretagne, t.c.f.), 4,357 kab. à 2 k. 5 de la station : église du xvi® s., calvaire et chapelles au cimetière, halle de 1675, maisons des xvi®-xvii® s.
De Questembert a Ploermel (ch. de fer réseau d’Orléans, 34 k. en r h 45 ; 7 fr. 20, 4 fr. 75, 3 fr.). — On traverse le vallon de l’Arz, puis les landes désertiques, coupées de bois, de Lanvau-x. — Pont sur la Claie. — r7 k. Malestroit (hôt. ; de V Aigle-d’ Or ; de France), 1,840 hab., sur l’Oust : église Saint- Gilles avec beau portail et maisons des xv® et xvi® s. — La voie remonte la vallée de l’Oust, qu’elle franchit. — 24 k. Roc-Saint- André-La-Chapelle. A Roc-Saint- André, pont montant de ii arches, église au sommet d’un roc élevé. — La voie (à dr. château de Crevy) franchit deux fois l’Oust, puis suit, durant 3 k., le vallon du Niniant. — 34 k. Ploermel (p. 294).
124 k. Elven (hôt. du Lion-d’Or, t.c.f.), 3,403 hab., à4k. 5 de la station (omn.). A 3 k. N.-E. de la gare, en suivant la route du bourg, et à i k. à g. de cette route, on peut visiter les ruines imposantes du château de Largoët ou tours d’ Elven (xv® s. ; la plus haute des 2 tours a 40 m.) : O. Feuillet y a placé un des principau.y épisodes de son « Roman d’un jeune homme pauvre ».
135 k. VANNES, 23,748 hab., ch.-l. du départ, du Morbihan, siège d’un évêché, est une ’ville ancienne et intéressante, située au fond de la petite mer intérieure, dite golfe du Morbihan.
Hotels : — i*'' ordre et diplômés du T.C.F. : *du Commerce et de l’Epée (PI. a B2), r. du Mené ; du Da uphin (PI. b B2), pl. de l’Hôtel-de-Ville ; — bon hôtel moyen : de Bretagne, av.
Victor-Hugo et r. du Mené ; —
modeste : de la Gare.
Poste : — pl. de la République.
Voitures de place et autos: — demander le tarif.
Bateaux a vapeur : — p. 355.
Syndicat d’initiative : — r.
du Mené, 3.
Histoire. — Ancienne capitale des Venètes, Vannes se mit à la tète de la confédération armoricaine pour résister à César, qui triompha cependant de la flotte ennemie en l’an 56 av. J.-C. Lors de la guerre de la succession de Bretagne, Vannes fut assiégé 4 fois dans la même année (1342). Lorsque Anne de Bretagne entra en lutte contre Charles VI II, la ville fut prise par les troupes royales en 1487, puis reperdue l’année suivante. La réunion de la Bretagne à la couronne eut lieu en 1532 par-devant les Etats tenus à Vannes, en présence de François I®''. 150 prisonniers y furent fusillés sur la promenade de la Garenne le 28 juilet 1795 après le désastre des troupes royalistes à Quiberon.
L’avenue de la Gare, continuée par l'avenue Victor-Hugo, longue de 600 m., aboutit à la rue du Mené, la principale de la ville (à g. chapelle Notre-Dame du Mené, xviii® s.) et qu’il faut prendre à dr. pour atteindre la place de l’Hôtel-de- Ville où s’élève la statue équestre du connétable Arthur de Richemont (1393-1458), par Leduc.
Ehôtel de ville (Pl. B2), moderne, est surmonté d’un, campanile d’où l’on a une jolie vue sur Vannes et le golfe du Morbihan.
Dans l’escalier d’honneur, verrière de Champigneulle : Mariage d’Anne de
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la rue des Chanoines, qui longe le liane g. de la cathédrale, on arrive à la Porte- Fr isoh, reste des remparts et flanquée d’une tour à mâchicoulis (xv® s.).
A g. on atteindrait \'éi;Use Saint-Paterne (PI. Ca) de 1727, avec un retable du xvin' s. Près de là, la préfecture est un vaste édifice de style Louis XIII bâti en i8b6 ; on peut demander à visiter le parc.
Prendre à dr., au delà de la Porte-Prison, la rue de la Garenne qui borde à g. le parc de la préfecture, puis la promenade publique de la Garenne (PI. C3) où furent fusillés 150 royalistes en 1795. A dr., coule le ruisseau de Rohan, au pied des vieux *remparts (xiv®, xv® et xvii® s.) qui, de ce côté, présentent un bel ensemble avec leurs tours et leurs bastions, les vieilles maisons et la cathédrale qui les dominent : tour Trompette et tour du Connétable, celle-ci du xiv® s. et la plus haute, où fut enfermé, en 1387, Olivier de Clisson.
Traversant la rivière à dr. par le premier pont, on rentre en ville par la porte-poterne et l’on arrive à la place des Lices (PL B3) ; au n° ii, maison du xvii® s. La rue Saint-Vincent à g., descend à la porte Saint- Vincent (1704) et à la place Gain-' betta qui donne sur le port, le long duquel s’étend à dr. la promenade de la Rahine ornée d’un monument de Le Sage l’auU-ur du « Gil Blas ». né à Sarzeau, près de Vannes, œuvre do E. de la Rochette. Sur le côté dr., l’ancien évêché esi occupé auj. par le musée de peinture ; son jardin a été trans formé en jardin de sports.
Le *musée est public les dim. et jeudi de 13 à 16 01 18 h. ; les autres jours 25 c. d’entrée. ;
Salle I: * Van Loo (attribués à), portraits de Louis XV,'Marie-Leczinsk; Louis XYI, Mme Adélaïde ; *Mme Vigdc l ebrun, Louis XVI ; H. Gervei Tête; Labarthe, Jeune seigneur; Lagarde, la Paimpolaise. — Salle II gravures. — Salle III : ^Delacroix, Crucifiement ; Bellce, En forêt ; Hennet portrait de Jules Leroy (bienfaiteur de Vannes) ; Villon,. Camaret ; Mignar (attribué à), Louis XIV. — SalIe IV : Mlle Rongier, Séance; *Tangn) Presqu’île de Rhuis, Saint-Pierre-de-Quiberon, Forêt dans les Vosges ; *De: rousseaux. Religieuses ; A. Guillou, Famille bretonne ; Eug. Claude, Natui morte ; *Laurent Gsell, Laboratoire de Pasteur. — Salle V : *Yarz, Bore du Gardon ; Peslin (peintre vannetais), Bretonnes, Vieux mendiant ; Month Ion, Marine ; Grun, A Concarneau ; Aubert, le Barde Hyvarmon. — Salle VI Couder, Pose de la première pierre de la Chartreuse d’Auray, par la duchés! d’Angoulême; Lagarde, St Vincent apaisant les flots. — Salle VII : Verh Mgr Sebaux. — Galerie ; moulages. :
Près de l’entrée de la promenade, prendre la rue du Port au n° 2, une maison de la Renaissance, avec inscription d 1565 ; plus loin, à g., le collège Saint-François-Xavier avf chapelle de 1690. La rue Thiers, qui y fait suite, ramène l’hôtel de ville, en traversant la place de la République où trouvent la poste, la halle aux grains et le palais de justic et, en laissant à g. au n° 31, l’hôtel de Limur de Tépoqi Louis XIV.
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Golfe pu Morbihan. — Le golfe du Morbihan, ou plus simplement le Morbihan, qui a donné son nom au département, est une « petite mer » (morbifuiH jjn breton) intérieure, aux rivages extrêmement découpés, parsemée d*une «quantité d’îles et d’îlots, et communiquant, à son extrémité, avec l’Océan par un étroit goulet. 11 couvre une surface de plus de loo k. carrés ; le nombre de ses îles et de ses îlots est égal, dit la tradition populaire, à celui des jours de l’année. Les courants sont d’une extrême violence entre toutes ces découpures de terres et entravent gravement la navigation à voile. De gracieux paysages, un peu monotones, entourent le golfe.
Bateaux à vapeur, 2 ou 3 fois par j. , l’été: pour l’île aux Moines, env. i fr. 25 aller, 2*fr. aller et ret. : pour Port-Navalo, env. 2 fr. 20 aller, 3 fr. aller et ret. Jolie promenade. A marée haute, on s’embarque à l’entrée de la promenade de la Rabine ; à marée basse au Pont-Vert, ou au Pont-Noir (i k. et i k. 5). — La rivière de Vannes s’élargit peu à peu. — 4 k. Ile de Conleait, promenade .favorite des Vannetais, reliée à la terre ferme par une chaussée ; ou s’y baigne à la mer montante. On dépasse à g. Vite Do'èdic et Vile Bouèt, et l’on aborde à la pointe N. de Vîle d'Arz, longue de 3 k., séparée de l’île aux Moines par un I détroit de 1 k. (passeur). Le bateau se rapproche de la côte d’Arradon, bordée d’arbres et de châteaux, passe entre la pointe d’Arradon et Vile aux Moines (escale ; 2 hôtels), station balnéaire familiale avec quelques bois et jardins. Longue de 5 k., on pourrait y voir au hameau de Kergonan un cromlech elliptique, de 90 m. de diamètre, et, à Kerno^ un magnifique dolmen, au faite d’une lande d’où la vue est fort belle. Puis la bateau se rapproche de Vîle Berder et fait escale à Larmor-Baden (colonie de vacances socialiste), d’où l’on pourrait,
, en bateau à voile, passer dans Vîle de Gavr'inis, qui possède un remarquable ♦tumulus celtique, renfermant une chambre funéraire, sans doute sépulture royale : galerie, composée de deux rangées de menhirs supportant plusieurs tables de dolmens, avec cercles concentriques, haches et serpents, chambre funéraire, où un bloc énorme sert de plafond. — Un autre tumulus avec chambre funéraire se trouve dans l’île Longue à i k. E. de Gavr’inis.
Au delà de Larmor, le bateau dessert tantôt Port-Navalo (K. ci-dessous) et tantôt Loemariaquer (p. 376).
De Vannes a Port-Navalo (ch. de fer <lépartemental, 46 k.). — Le ch, de fer emprunte la ligne de la Roche-Bernard jusqu’à Surzut (V . ci-dessous). — 22 k. Saint-Armel. — 25 k. Saint-Colombier. A dr. château de Kerlévenant dont on visite la galerie de tableaux. — > 30 k. Sarzeau (hôt. Le Sage), 4,659 hab., patrie de Le Sage (p. 354), centre communal de la longue presqu'île de Rhuis, située entre le golfe du Morbihan et la mer, dont le doux climat permet la culture de la vigne. A 4 k. S.-E., ruines magnifiques du château de Sucinio (on visite, 25 c.), commencé en 1250 et remanié au xv« s.: les murailles sont flanquées de 6 tours à mâchicoulis. Dans les environs, salines et parcs à huî- , très. — 35 k. Saint-Gildas-de- Rhuis (hôt. Saint-Gildas), avec une ancienne abbaye (auj. pension de famille) qui fut gouvernée par Abélard, l’amant ^ d’Héloïse ; Véglise, xii®-xvi® s., romane dans son ensemble, avec remaniements de la Renaissance et défigurations du xvii® s., est intéressante : à l’inté- ' rieur, retables, chapiteaux et pierres tombales de membres de la famille ducale I de Bretagne. A ik. pointedu Grand-Mont d'où l’on jouit d’un beau panorama. \ — 40 k. Le Net, près de l’anse du Logeo. Le tram passe au pied de la butte de r Thumiac, ancien tumulus celtique éventré. — 44 k. Arzon. — 46 k. Porlf, Navalo (hôt. : Grand-Hôtel, dans un beau parc; des Voyageurs, t.c.f.), port I de pêche et station balnéaire avec petite plage de sable, à l’extrémité de la L presqu’île de Rhuis, en face de celle de Loemariaquer dont la sépare l’étroit f goulet par lequel le golfe du Morbihan se déverse dans l’Océan. Bateaux pour I Vannes.
t De Vannes a la Roche -Bernard (ch. de fer départemental, 43 k.). — 10 k. I TheiXf nombreux monuments mégalithiques. — 16 k. Surzur, bifurc. pour
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Port-Navalo p. 355). — 22 k. Antbon, point d’accès du petit groupe balnéaire de Damgan (hôt. des Bains), de Kervoyal (rest. des Touristes) et de Péncrj (hôt. Pocreau), port de pêche avec nombreux parcs à huîtres. —
28 k. Muzillac (hôt. des Voyageurs), 2,595 hab., point d’accès de la petite station balnéaire de Billiers (hôt. Aülard), au bord de l’étier de BillîèB.
A 2 k. 5 on visite l’ancienne abbaye de Prières dont la tour carrée domine au loin le paysage. — 43 k. La Roche-Bernard (hôt. : de V Espérance, t.c.f. ; des Voyagetirs, t.c.f.), i,r5r hab., sur la rive dr. de la Vilaine qui a la largeur d'un fleuve et que traverse un beau viaduc métallique (1911) long de 192 m., large de 7 m., et haut de 41 m. au-dessus de la rivière. Ligne de Saint-Nazaire, p. 345 ; de Guérande, p. 347.
De Vannes a Locminé (ch. de fer départemental, 33 k.). — 4 k. Lesvellec. j A I k. S.-E., Saint-Avé dont l’église N.-D. du Loc renferme une charmante j croix à personnages de 1550 et un bas-relief en albâtre du xv' s. ; à 5 k. le camp de Villeneuve, sur une colline couronnée par une triple enceinte de fortiiica- ] tiens, remonte au moyen âge et domine un immense horizon. — ro k. Le champ 1 de tir du ri' corps d’armée. — rp k. Pont-du-Loc. — 33 k. Locminé (p. 362), où ! l’on joint la ligne de Lorient à Ploërmel. •
Au delà de Vannes, la ligne parcourt un pays de landes, ' coupé de bois. \
152 k. Sainie-^Anne-d’ Auray, station desservant, à 3 t i au, N. (omn. et voit.) Sainte- Anne-d’Auray (hôt. : de France, •, T.C.F. ; de la Poste ; de la Paix) qui doit son importance au i pèlerinage célèbre, datant du xv!!*^ s. Les pèlerins sont surtout ' nombreux à la Pentecôte et, le 25 juillet, au pardon ; on y voit ' des costumes pittoresques. La basilique (1866-1873), de style . Renaissance, a une haute tour-clocher (50 c., vue) surmontée ; d’une statue dorée de Ste Anne. A l'intérieur, vitraux et retable retraçant l’histoire du pèlerinage, statues de St Joseph et de St Joachim, par Falguière, nombreux ex-voto, et trésor (50 c.). En face, au fond d’une pelouse enclose d’un mur, s’élève la Scala Sancta, sorte de reposoir dont les pèlerins gravissent les escaliers à genoux. Plus loin, fontaine miraculeuse avec escaliers et bassins. La maison de Nicolazic, à qui Ste Anne ' apparut en 1623, a été transformée en musée breton (25 c.). L’été, un théâtre breton représente des Mystères (50 c. à 5 fr.) avec des acteurs populaires. — A 500 m. à l’O., sur la route d’Auray, monument du comte de Chambord avec statues du comte, de Bayard, Du Guesclin, Ste Geneviève et Jeanne d’Arc, par Caravaniez.
Viaduc de 10 arches sur le Loc ; belle vue.
154 k. Auray (buffet ; hôt. : *du Pavillon, pl. de la Mairie, T.C.F. ; du Lion-d’ Or, r. du Pavé, 4, dipl. t.c.f. ; des Voyageurs, à la gare, modeste), 7,122 hab., sur le Loc qui v forme un port, est une des principales stations d’ostréiculture de France : 300 parcs produisent annuellement plus de 20 millions d’huîtres.
Le 29 sept. 1394, Jean de Montfort liattit à Auray Charles de Blois qui fut tué par un Anglais et fit prisonnier Du Guesclin ; il s’assura ainsi la couronne ducale de Bretagne.