AURA Y
De la gare une avemie de 2 k. amène à la me Clemenceau qui longe à g. l’hôtel-Dieu (chapelle du xv® s.,), laisse à dr. l’église Saint-Gildas gothique avec façade Renaissance de 1636, et aboutit à la place de la Mairie ; l’hôtel de ville avec beffroi est de la fin du xviii® s. Traversant la place et passant devant l’hôtel du Pavillon, une petite rue longeant la chapelle du Père-Eternel aboutit à la promenade du Loc, ornée d’un belvédère, d’où la *vue est magnifique sur la vallée du Loc. Descendant par des sentiers en lacets vers le port, on traverse le Loc et l’on se trouve au faubourg de Saint- Goustan où la place et la rue Neuve ont conservé un curieux aspect, avec leurs maisons du xv® s. L’église Saint-Goustan, en grande partie rebâtie, a un porche du xiv® s. On re\dent au pont au delà duquel la rue du Château remonte à la place de la Mairie.
A 500 m. de la gare, sur la route d’Auray, on visite la Chartreuse d’Auray, occupée auj. par une institution de sourdes-muettes {sonner ; pourboire). Dans la chapelle funéraire, un mausolée de marbre avec bustes et bas-relieiS recouvre le caveau au fond duquel sont les ossements des 952 royalistes faits prisonniers à Quiberon par les trouiies républicaines et passés par les armes, du i®'' au 25 août 1795, au Champ des Martyrs, pelouse solitaire ombragée de grands arbres, à 500 m. plus loin et où l’on a élevé une chapelle expiatoire. On visite aussi le cloître de la Chartreuse, où 17 toiles reproduisent la Vie de St Bruno, de Lesueur (originaux au Louvre).
D’Auray a Pontivy (ch. de fer, réseau d’Orléans, 55 k. ; ii fr. 60, 7fr. 65, 4 fr. 85). — La ligne emprunte celle de Nantes-Brest pendant 4 k., puis s’en détache à dr. — 12 k. Pluvigner (hôt. de la Croix- Blanche), 5, sia hab. ; église de 1546; chapelle romane de N.-D. des Orties; chapelle Saint-Fiacre, remaniée en 1640. — 20 k. Lambeî-Camors, station située au milieu de la forêt de Camors (1,138 hect.) qu’on traverse. — 26 k. Baud (hôt. du Commerce), 4,781 hab. ; bifurc. pour Ploërmel et Lorient (p. 362). A 2 k. Vénus de Quinipily, ^tatue de 2 m. de haut, élevée sur une fontaine, objet de diverses superstitions. — On franchit l’Evel et l’on passe, par un tunnel, sous l’éperon qui sépare cette rivière du Blavet, qu’on traverse et dont on v.i suivre désormais la sinueuse vallée. — 40 k. Saint-Nicolas-dcs-Eaux. A 2 k. F. chapelle Sainl-Nicodème, xv» s., but de pèlerinage, oii se tient, le i»' samedi d’août, un curieux pardon ; fontaine de 1608. De l’autre côté du Blavet, montagne de Castennec (124 m. vue). — 55 k. Pontivy (p. 312).
D’Auray a Belle-Tle, bateau le lundi soir ou mardi matin, par Port-Navalo (p. .378).
D’Auray a Carnac et Quiberon, p. 375.
Au delà d’Auray, le ch. de fer laisse à g. la ligne de Quiberon, puis plus loin à dr. celle de Pontivy, et traverse des landes et des bois de pins ; à dr., étang du Granic. — 168 k. Landévant. On franchit le Blavef sur un viaduc long de 222 m., haut de 25 m. ; ou voit Ilennebont, à dr., dans une vallée pittoresque.
i8t k. Hennebont (hôt. : *de France, t.c.f. ; des Postes ; s>']idicat d’initiativo, quai Rive-Droite, 7), 8,605 Irib.,
est une curieuse ville ancienne, dans un beau site, au fond de la vallée du Blavet.
L’avenue qui s’ouvre à dr. de la gare rejoint la route de Lorient par laquelle on descend au bord du Blavet. On suit le quai à g. ; à dr. le port. Passant le pont (terminus du tram pour Lorient) , on prend en face, un peu sur la dr., la rue principale de la ville.
Àu delà d’une vaste place où se trouve l’hôtel de France, la première rue à dr., la rue Launay, offre quelques niai sons anciennes, passe soUs un escalier Renaissance en forme d’arcboutant et mène à une vaste place où s’élève N.-D. du Paradis, 1513-1530, de style ogival, dont l’énorme tour porte qne flèche haute de' 72 m., reliée à deux flèches plus petites.
^Traversant la place à dr. en se dirigeant vers une maison à tourelle, on prend à g. la rue Neuve, bordée de maisons anciennes, on passe devant un pnits à belle armature de for pour arriver à la porte-prison (xiiD-xV^ s.) avec 2 tours à mâchicoulis et transformée en musée (50 c., intéressant) 0(1 ont été classés avec soin dans dix-huit salles un grand nombre de curiosités locales et en particulier une riche collection de meubles bretons. Avant la porte-prison, une belle, avenue o'mbragée, à dr., longe les anciens remparts et offre à son extrémité une vue superbe sur la vallée du Blavet.
Passant sous la porte-prison, on pénètre dans la Ville- Close, vieille cité du moyen âge, dont la plupart des maisons datent des xvi® et xvnt^ s. On redescend par la Grande-Rue et la rue des Lombards au quai du Blavet pour rejoindre la gare.
Tram électrique pour Lorient (10 k.), — , Ch. de fer en construction pour Baud (21 k. ; p. 357), et pour Port-Louis (14 k. ; p. 361). .
A r k. N. le Haras, un' des plus importants de Fiance, se visite 1. 1. j. de 12 h. .à 17 ou 18 1}. ; — à 3 k. N.-E., en remontant la vallée du Blavet, importantes forges de Kergla'w et de Lochrist, connues sous le nom de forges d' Hennebont (on ne visite pas).
On franchit l’estuaire du Scorff sur un pont métallitiue dè 358 m. ; à g. vue du port de guerre et des chantiers de construction de Lorient.
189 k. LORIENT (buffet), 49,039 hab., ch.-l. d’arrond. du Morbihan, port militaire, qu’il est question de déclasser, et centre important de constructions navales, est situé sur l’estuaire formé par le confluent du Scorff et du Blavet, à 6 k. de la pleine mer.
Hôtels: — de Bretagne (PL aBa), T. 'Victor Massé, 10 ; des Voyageurs (PI. c B2), r. Fénelon, 17, t.c.f. ; . — plus simples : de la Croix-Verte^
(PI. 6B2) r.Victor-Massé, 14 ; Le Bris, pl. Alsace-Lorraine, 14 ; Terminus et de la Gare.à la gare.
Restaurants: — du Grand-Café,
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de la Source, p\. Alsace-Lorraine.
Poste ; — r. de la Congédie, au coin de la rue Poissonnière!
Trams: — en ville, de Keryado à La Perrière ; pour Hennebont : pou Plœmeur-, pour Guidel’, pour Larmor en projet).
Bateaux : — pour Port-Louis, Larmor, Vile de Groix, p. 361; pour Bclle-Ile, p. 378 ; — de la Perrière à Kernevel ; — ■ vedettes pour la traversée du Scorff, 5 c. ; l’été, excursions à Hennebont, par le Blavet.
Lorient fut fondé en 1628. En 1664 la'Compagnie des Indes y établit des chantiers de constructions navales et le port reçut le nom de l’Orient. En 1746 une flotte anglaise opéra un débarquement au Pouldu et attaqua vainement la ville. Le triomphe des Anglais aux Indes amena la décadence du port qui passa à l’Etat en 1770 et dfcnt Napoléon fit une de nos principales places fortes maritimes.
Sortant de la gare, on tourne à dr. et l’on prend à dr. le ■ cours Chazelles qui traverse le chemin de fer, laisse à dr. la ' gare des ch. de fer départementaux, à g. le square Bodélio orné du buste du Dr Bodélio (1799-1887, philanthrope), et aboutit à la place du Morbihan, que précède une statue de Jules SîwoM (1814-1896) par D. Puech. Laissant en face de soi ; la rue du Morbihan qui aboutit à l’église Saint-Louis, on prend ; à dr. la rue Victor-Massé (au n» 43 maison natale de V. Massé, i 1822-1881) où se trouvent les hôtels et qui mène à la place : Alsace-Lorraine (PL B2), la principale de la ville.
On prend à g. la rue des Fontaines, une des plus fréquentées, qui amène à la place Bisson (PI. B3), ornée d’une colonne ! en granit, portant une statue, par Gatteaux, de l’enseigne de vaisseau Bisson : il tient à la main la torche avec laquelle, en 1827, il mit le feu aux poudres de son navire, et se fit ( sauter avec les pirates qui l’avaient envahi. Sur cette place se trouve l’église Saint-Louis de 1709, sans intérêt. j
On descend le cours de la Bôve appelé simplement la Bôve, promenade préférée des Lorientais, décoré de la statue du ^ compositeur Victor Massé (1822-1881), par A. Mercié, et qui aboutit au théâtre. Derrière ce dernier, le cours des Quais qu’il faut prendre à g. borde le port de commerce.
Suivant les quais, à g., on arrive au pont tournant qui sépare :■ le bassin à flot (à dr.) du port d’ échoua ^e (à g.). C’est là qu’on ' s’embarque pour Pen-Mané, Port-Louis, Larmor, Hennebont 1 (rive g.) et l’île de Groix (rive dr.).
Si, traversant le pont tournant, on longe vers la g. le port de commerce, on arrive à une longue jetée faisant face à l’arsenal. Au bout de cette jetée s’ouvre, à g., le port de guerre, dans l’estuaire du Scorff. A dr., la rade de Lorient, où le Blavet vient confluer avec le Scorff, abrite, àdr., le nouveau port de Kergroise, récemment aménagé afin de suppléer à l’insuffisance du vieux port de Lorient et qui servira de quai d’accostage en eau profonde.
Revenant sur ses pas, vers le pont tournant, on trouve à g. la rue Brizeux, qui conduit à un petit square décoré de la statue de Brizeux, par Ogé, et sur lequel donne le musée (PL A3 ;