‹ De Paris à la Manche et à l'OcéanChapitre 20 sur 246 · COMMENT SE SERVIR DU QUIDE · texte numérisé non relu

COMMENT SE SERVIR DU QUIDE

Les routes et chapitres du guide portent un numéro d’ordre, répété en chiffres gras [15] sur chcçque feuillet, en titre courant, à côté de la pagination. Ces numéros d’ordre sont également portés sur la carte-index imprimée sur la garde, en tête du livre. Pour trouver un itinéraire donné, le lecteur n'aura qu’à en chercher le numéro sur la carte-index puis à feuilleter les pages du volume pour y retrouver le même numéro.

Du reste, s’il veut se rendre compte du plan général du guide, il consultera utilement la table méthodique placée au début et qui donne la liste détaillée des matières, dans l’ordre même où elles sont traitées.

S’il s’agit de chercher, non plus un itinéraire, mais une localité, un site, un point géographique, etc., il suffit de consulter comme un dictionnaire, à la fin du guide, les pages de /'Index alphabétique.

Les astérisques {*) signalent, dans le texte, les principales curiosités monumentales et pittoresques et, dans les renseignements pratiques, les hôtels que nous recommandons.

Les itinéraires sont décrits, autant que possible, dans le sens correspondant' au plus grand courant de voyageurs. Le touriste qui parcourra une route dans le sens contraire à celui où elle est décrite fera de lui-même les changements nécessaires, notamment pour les indications relatives à la droite ou à la gauche, aux montées et aux descentes.

Tous les plans, en noir ou en couleurs, sont divisés en carrés, repérés en marge par une lettre dans le sens vertical et par un chiffre dans le sens horizontal. Cette lettre et ce chiffre, reproduits dans le texte à la suite du nom d’un hôtel, permettent de le retrouver immédiatement sur le plan ; en suivant verticalement la colonne indiquée par la lettre et horizontalement celle indiquée par le chiffre, on trouvera, à l’intersection, le carre dans lequel il est situé.

Toutes les mentions et recommandations contenues dans les Guides Bleus sont gratuites.

PREMIÈRE SECTION NORMANDIE Aperçu général.

Au point de vue géographique, la Normandie appartient à deux régions fort différentes par leur constitution géologique, la région du bassin de la Seine et celle de l’Amiorique. Cette différence n’affecte que le sol, sans nuire en rien à l’unité de climat et de production. Le voisinage de la mer, l’orientation des vallées, toutes perpendiculaires à l’océan, permettent aux vents du large de faire pénétrer leurs éffluves jusque dans les parties les plus éloignées du littoral, d’en équilibrer la température et d’entretenir en permanence cette bienfaisante humidité, favorable à la culture en général et plus particulièrement à l’entretien des gras et magnifiques herbages qui sont la richesse et l’orgueil dé cette belle contrée.

Aussi, le seul nom de Normandie suffit-il à évoquer « l’image d’un pays vert, humide et gras, d’un sol accidenté, varié dans ses aspects pittoresques, baigné, pénétré par la mer sur laquelle descendent les prairies herbeuses ou que dominent ailleurs de hautes falaises, pays plantureux, pays des pommiers et du cidre, de l’élevage et du bétail.

L’ancienne division en Haute et Basse Normandie tend à faire place à une désignation nouvelle : la Normandie orientale ou Haute Normandie, comprenant le pays de Bray, le pays de Caux et le Vexin, au nord de la Seine, et les vastes et fertiles plateaux du Roumois et du Lieuvin, contmués par la région foreétière de X’Ouche et du Thymcrais, sur l’autre rive du fleuve.

La Normandie occidentale, ou Basse Normandie, englobe la luxuriante vallée d' Auge, la campagne de Caen, le Bessm,'lei collines de Normandie et du Perche et enfin le Cotentin et le Bocage normand.

Chacune de ces régions a ses caractéristiques propres, son aspect particulier, mais dans l’ensemble tout concourt à faire de cette admirable contrée l’une des plus opulentes par la multiplicité de ses productions, l’îfne des plus séduisantes par la variété de ses sites.

Dans sou ensemble, la Nonnandie intérieure, avec ses routes bordées de grands arbres, ses forêts touffues, ses haies d aubépine, ses vallées humides, ses clos plantés de pommiers, au milieu desquels s’ébrouent de fringants poulains à côté de vaches au flanc

Késkau État I

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