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NORMANDIE

rebondi, entoncées jusqu’au cou daqs une herbe abondante . . fleurie, offre un aspect verdoyant et bucolique, donne une impression de bien-être et -de' bien^^ivre qui se dégage à chaque pas des êtres et des choses. La région autour de Vire, Domfront, Mortain, moins plantureuse et plus pittoresque, est constituée par un sol granitique creusé par les vallées de l’Orne, de la Vire et du Noireau en des défilés tantôt étroits et sauvages, agrémentés de cascades et de rapides, qui lui a valu le nom de petite Suisse normande. De même, au-dessous d’Alençon, le pays agreste qui s’étend autour de Saint-Céneri, Saint-Léonard , et Fresnay-sur-Sarthe a reçu le surnom un peu pompeux A' Alpes Mancelles.

Les côtes normandes qui s’étendent sur la Manche entre l’embouchure de la Bresle (au Tréport) et celle du Couesnon (baie du Mont- Saint-Michel) sur une longueur de 600 k. env. présentent une suite d’aspects très nets. Les falaises calcaires commencent à l’embouchure de la Somme à Mers et au Tréport et forment dès lors une longue bande blanchâtre, ininterrompue, qui se poursuit pendant 130 k. env., jusqu’au cap de la Hève, voisin du Havre. Tous les ports de la côte, petits ou grands, devenus aujourd’hui aptant de stations balnéaires, sont situés dans des cassures de cette falaise, plus ou moins larges ou étroites.

J Du Tréport à Saint-Valéry-en-Caux et un peu au delà, la bande crayeuse, uniforme, semble tracée au cordeau. A partir de Fécamp, où la falaise atteint son point culminant, 126 m. au-dessus des flots, la pierre, plus dure, a des cassures plus tourmentées. Le paysage arrive à toute sa splendeur à Etretat qui, avec ses caps aigus, âes aiguilles et ses portes de rocher, ses à-pics vertigineux, peut justement passer pour une des merveilles naturelles de la France. On retrouve plus loin la même allure cyclopéenne au cap de la Hève, qui marque l’embouchure de la Seine. Quant aux plages, eUes sont, sur tout ce littoral, en majorité plages de galets plus ou moins gros.

Au delà du Havre le paysage devient plus varié ; c’est la région des belles plages, au sable ferme et fin, jusqu’à la rivière de Caen, où la côte s’aplatit et se dénude pendant 23 k. Les falaises calcaires reparaissent à Arromanches et se continuent jusqu’à Grandcamp. A la baie d’Isigny commence le Cotentin, le sol devient granitique ; à Barfleur la côte se hérisse de récifs jusqu’au cap de la Hague qui présente une beauté sauvage et rude. Après Carteret le littoral est bordé de sables et de dunes. Et c’est la baie du Mont-Saint-Michel, vastes grèves aux sables mouvants, où se jette le Couesnon, limite de la Normandie et de la Bretagne. Tout le monde connaît le vieuxproverbe breton :

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