D’AURAY A CARNAC ET A QUIBERON
Chemin de fer; 14 k. jusqu’à Plouharnel-Carnac, 2 fr. 95, i fr. 95, i fr. 25. — 28 k. jusqu’à Quiberon, 5 fr. 90, 3 fr. 90, 2 fr. 50.
Service d’auto d’Auray à Locmariaquer, bateau d’Auray à Locmariaquer se renseigner ; — service régulier de bateaux de Vannes à Locmariaquer.
14 k. Plouharnel-Carnac; autobus pour Carnac.
De Plouiiarnel a Etel (10 k., s’informer si le tram 'est rétabli). — A dr menhirs du Vieux-Moulin ; à g., ceux de Sainte-Barbe. — 2 k. Crucuno : beau dolmen et témène ou enceinte carrée formée de 21 menhirs. — 5 k. ErUcveii, oit sont les alignements d'Erdeven qui ne comprennent pas fnoins de 1,030 pierres encore debout, alignées ou disséminées dans deux champs séparés par la route. A g. dolmen des Sept-Saints. — 10 k. Etel (hôt. Moderne, t.c.f.), port de pêche et petite station balnéaire, sur l’estuaire de l’Etel fermé par un banc de sable. A 3 k. N.-E. Belz, 3,289 hab., d’où un chemin de 2 k. conduit à la chapelle romane de Saint-Cado bâtie sur un ilôt.
La route passe, à dr., près des dolmens souterrains de Rondossec dont les tables sont à fleur de terre. On traverse Plouharnel ; loch à l’entrée du bourg, à g. Puis on dépasse à g. le dolmen de Kergavat et l’on traverse une plaine.
4 k. Carnac (hôt. : des Voyageurs, t.c.f. ; de la Marine, T.C.F. ; syndicat d’initiative), centre d’une commune de 3,269 hab., où se trouvent les plus beaux monuments mégalithiques qui existent : ils sont la propriété de l’Ltat. L’église, du xvii« s., a une flèche en pyramide et un porche surmonté d’un baldaquin en pierre ajourée : à l'intérieur, voûte lambrissée à fresques, chaire et grille du chœur, en fer forgé (xvni>-’ s.). Le pardon a lieu le 2" dim. de sej-it.
Sur la place de l'Eglise s’ouvre la route de Locmariaquer
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q>ii conduit, en quelques pas, au causée Miln (50 c.) : il contient des objets préhistoriques et romains. Plus loin, à g. un chemin mène au iumuhis de Saint-Michel-, haut de 12 m., long de 120 et composé de pierres sèches entassées: à l'intérieur, couloirs fictils où ont été reconstituées des sépultures. Au sommet du tumulus (44 m. d’alt., vue admirable) se trouve une chapelle.
Les **alignements de Carnac, comprenant 2,813 menhirs; s’allongent sur près de 4 k. Par la route cl ’Auray on se rend d’abord aux alignements du Ménec, 1,169 menhirs debout, sur II rangées ; on les suit à g. sur une distance de i k. pour aboutir à un cromlech circulaire de 70 menhirs. Quittant la route d’.^uray, on prend la route de dr. et l’on atteint les alignements de Kermar.io, longs de 1,100 m., 982 menhirs, 10 rangées : les blocs les plus considérables sont à l’extrémité O. Plus loin, les alignements de Kerlescan sont précédés par un cromlech carré : rangés sur 13 lignes, ils sont long.s de 880 m. avec 579 menhirs.
6 k. Caynac-Plage [Grand-Hôtel, t.c.f.), petite station en voie de développement.
lô k. La Tvinité-sur-Mer (hôt. : de Bretagne ; de l’Océan, modestes), port de pêche et petite station balnéaire sur l’e.stuaire de la rivière de Crach.
Un service régulier d’automobile est projeté de la Trinité à (8 k.) Loemariaquer (hôt. Lautram, t.c.f.), port de pêche et station balnéaire très simple, à l’embouchure de la rivière d’Auray dans le golfe du Morbihan, célèbre par ses monuments mégalithiques qui étonnent jrar Téhormité de leur masse. A 400 m. env. avant le bourg, à dr. on remarque le dolmen du Mané-Liid.' dont la table a des dimensions colossales (sculptures à l'intérieur). En face, un tumulus et le dolmen de Dol-er-Groh’, dont la table est brisée ; puis vient le Mener-H'rceck (Pierre de la Fée), menhir gigantesque de 21 ni. cpù git à terre, brisé en cpiatre morceaux dont l’un a 12 m, de longueur. A g. se montre la Table des Marchands (Dolar-Marc'hadourien), beau dolmen dont le principal support offre, gravés à l’intérieur, des caractères et des moulures énigmatiques. Ln chemin, qui longe le cimetière, conduit à un grand menhir, brisé en deux, placé à côté d’une maison et au Mané-Riitual, immense dolmen dont la table, quoique briséé, a des dimensions considérables. En continuant de se diriger au S.-E., eii laissant à g. le village, on voit le haut tumulus du Mané-er-H'rœck (Montagne de la Fée), recouvrant un dolmen dont il faut demander la clef à la mairie (5b c.). Du haut du tumulus (12 m. de hauteur) qui recouvre cette grotte, on découvre un beau panorama. A i k. au delà, en bordure de mer, on voit l’alléé couverte des Pierres-Plates, longue de 28 m.
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Bateau à vapeur pour Port-Navalo et Vannes (p. 355).
Au delà de Plouharnel-Carnac, le ch. de fer s’engage dans l’étroite presqu'île de Quiberon. — 19 k. Penthièvre, arrêt desservant une petite plage en formation dont la grève de sable se termine au fort Penthièvre, du xviii'- s. — 23 k. Saint-Pierre-Quiberon ; le bourg est sur le bord de la mer et voisin des alignements du Moulin (21 menhirs).
28 k. Quifeeron (hôt. de Penthièvre et de la Plage, t.c.f. ; de France, dipl. t.c.f.; Central', de l’Océan, moins chers), 3,693 hab., est un important port de pêche et une station balnéaire très fréquentée. Sur une place, avant d’arriver^à la plage de Port-Maria, s’élève la statue, par Dalou, de Hoche qui, en juin 1795, à la tête des troupes républicaines, battit l’armée des émigrés qui avait débarqué sous la protection d’une escadre anglaise. Le port est très animé ; par gros temps, le bateau de Belle-Ile aborde, à i k. 5 à l’E., à Porl- Haliguen : non loin de ce petit port ouvert sur la baie de Quiberon, une pyramide s’élève à l’endroit où les émigrés rendirent leurs armes.
Bateau à vap. pour Belle-Ile, 15 k. eu 45 min. — On se rend aussi à Belle- Ile, d’Auray, de Lorient, de Nantes (consulter les affiches).
*Belle-Ile, la plus importante des îles bretonnes, longue de 17 k., avec une largeur variant de 3 à 9 k., est dénudée dans son ensemble. Son attrait est tout entier dans ses falaises grandioses. Sa population est de 9,344 hab.
Le bateau aborde au Palais (hôt. ; du Commerce, t.c.f. ; de Bretagne), 4,950 hab., pittoresque d'aspect avec son port protégé par 2 jetées, ses remparts et la masse énorme de sa citadelle commencée au xvi” s. et renforcée par Vauban. En haut des glacis, qui servent de promenade, est une colonie pénitentiaire. A I k. S. petite plage de Ramonette.
Les principales curiosités peuvent se visiter en voiture en une journée .
7 k. Sauzon (hôt. du Phare), port de pêche, .h l’extrémité d’un vallon escarpé, et petite station balnéaire familiale. j
ri k. Fort Sarah-Bernhardt, ancien fortin déclassé, habité autrefois par la célèbre tragédienne dont le nouveau ch.âteau est voisin. Un chemin de piétons continue, au delà, vers de superbes rochers et vers la pointe des Poulains, île I à marée haute. i
15 k. 5. *L’ Apothicairerie (hôt. del’Apotkicairerie), ou grotte de l’Apothicaire, | est une des merveilles naturelles de la Bretagne ; son arche de rocher, 0(1 ! bouillonne la mer, encadre la Côte Sauvage, aux récifs déchiquetés. — rg k. Bifurc. qui, à g., ramènerait directement au Palais par la route de l’aller et oii l’on continue la route stratégique. — 21 k. 5. Menhirs de Jean et Jeanne do Runello (à 2 k. à dr., grottes de Port-Donant). — 24 k. 5. On croise’ une route par laquelle, à g., on reviendrait directement au Palais (28 k.), et que l’on prend vers la dr.
28 k. Le Grand-Phare (47 m. ; 364 marches ; pourb.), voisin du hameau de Kervilaouen, ainsi que des grottes de Port-Coton (r k.) et de Port-Domois (3 k.). Du phare on revient à Bangor (30 k.) et l’on rentre au Palais par la belle porte de Bangor.
I QUIBERON. — PONT-L'ABBË [49] — 379