‹ De Paris à la Manche et à l'OcéanChapitre 208 sur 246 · L.Hermann.dd · texte numérisé non relu

L.Hermann.dd

BREST

l’armée du roi de France se maintint à Brest. En 1631 Richelieu commença ' la création du port ; Vauban, après avoir repoussé une attaque de 92 vaisseaux anglais et hollandais, éleva de nouvelles fortifications. En 1794 Villaret et Jean-Bon Saint-André affrontèrent une flotte anglaise et le vaisseau le « Vengeur » s'illustra par son combat héroïque.

En sortant de la gare de l’Etat, on laisse à dr. la gare des chemins de fer départementaux de l’Aberwrach et de Portsall ec l’on trouve un tram qui conduirait, à g., au port de commerce ; à dr., en ville et au port militaire. — En face do soi on a les remparts et la porte Foy.

Au lieu d’entrer en ville, on suit à dr. l’avenue de la Gare qui longe les glacis des remparts, plantés de gros ormes, jusqu’à la vaste place de la Liberté (PI. C-D2), à dr. de laquelle s'étend le faubourg neuf de Saint-Martin, sans intérêt. Franchissant les remparts, on se trouve sur la place des Portes, ornée d’un monument aux morts par Maillard et sur laquelle s’ouvrent la rue de Siam, artère principale de Brest et la rue Pasteur, ancienne Grande-Rue, détrônée par la rue de Siamg Suivant la rue PasteMr, on croise la rue de la Mairie et l’on voit, à dr., l'église Saint-Louis (PI. C3), commencée en 1688 et terminée seulement au xix® s. : l’intérieur, somptueux, a un maître-autel à baldaquin, de belles orgues et plusieurs tableaux anciens.

A l’extrémité de la rue Pasteur est l’entrée du port de guerre couvrant les deux versants rocheux qui encaissent la rivière de la Penfeld. Il occupe env. 7,000 ouvriers.

L’autorisation de visiter se délivre à l’entrée du port (s’adresser au gendarme de service et se munir d’une pièce d’identité). La visite a lieu tous les jours, excepté le dimanche, de 8 à 10 h. et de r3 à rj h. ; elle dure une heure environ.

On voit à dr. de l’entrée, sur une esplanade bordée par le magasin général, l’Amphitrite, belle statue de Coysevox, provenant de Marly, et la «Consulaire», pièce de canon qui appartenait aux Algériens lors du siège d’Alger par Duquesne, en 1683 : le missionnaire Levacher fut placé vivant à la gueule de ce canon qu’on déchargea ensuite contre l’escadre française. Au-dessus de l’esplanade s’élève une énorme grue électrique (45 m. de haut ; puissance 150 tonnes) qui sert à embarquer les grosses pièces à bord des cuirassés. — On passe ensuite devant les ateliers et magasins, mais sans pénétrer dans I aucune salle. Le plus intéressant est la visite d’un cuirassé.

Sortant du port militaire, on monte au Pont-Tournant par des escaliers ou par une rampe.

Le ♦Pont-Tournant, ou Pont-Na,tional, haut de 22 m. au-dessus de la Penfeld, est long de 117 m. Construit en 1861, il se compose de deux volées tournantes, pesant chacune 750,000 kilog. ; l’ouverture et la fermeture, permettant le passage des grands navires, demandent 15 min. env. et s’exécutent à l’aide d’un cabestan mû seulement par quatre hommes. Au-dessous est un pont flottant. Du haut du Pont-Tournant le spectacle est varié et pittoresque : à dr., le port de gtu rre, avec ses canons, ses navires, ses 'arsenaux et les casernes de la

réseau État 25

BREST

marine ; en face, sur la rive dr., le quartier de Recouvrai ce précédé d’une grosse tour du xiv® s. ; vers la g., le vieux ' château, l'embouchure de la Penfeld et la rade.

Sans traverser le pont, prendre à g. le boulevard Thie|s, où la rue Amiral-Linois, la ir® à g., conduit au musée.

Le musée (PI. B3), sur la placé Sadi-Carnot, installé ain.si que la bibliothèque et la salle des fêtes dans l’ancienne halle au blé, est public le dim. et le jeudi de 9 h. à 16 ou 17 h. ; les autres jours, 25 c. ; il est fermé le mercredi et le samedi matin.

Reï-de-ohaUBSée. ■ — Salle I : Poussin, les Israélites recueillant la manne au désert ; Pinto, les Ramasseurs de filets j Gudin, Marines ; *Vmi, portraits d’une famille sous Louis XVI ; Bouilli, Camaret après la pluie ; Fougue, l’Epave ; Dauhigny, paysage ; Bouilli, Camaret, belles gravures ; Nicolas, l’Anniversaire ; Petitjean, Vue de l’Ailier ; Baguette, le Départ pour la pèche ; M irales, un Coin de Paris ; PaU, Bruyères ; Bouilli, Landerneau ; Poussin, Sous-bois ; Penfold, Lever de soleil sur l’Aven ; Willanica, Rade de Brest ; Guillamet, Lisière de bois ; Pavant, Paysans acclamant l’escadre.

Salle II (grande salle) : Léonard, Effet de lumière (intérieur) ; Abrain, Cimetière de Tréboul ; Robbes, Vallon de Tresby ; Mayan, Matinte de priatemps; Bernier, l’Automne; Jobbé-Duval, les Mystères de Bacchps ; Auber, la Visite à l’accouchée; Zuber, Hylas et les Nymphes; Raub, St Jérôme; Léonard, le Huelgoat ; de Dreux, le Maréchal ferrant ; BaiÙet, paysage ; *Coypel, le Sacrifice d’Iphigénie ; Hillemacher, le jeune Turenne endormi sur un canon; Pelouze, paysage à Douarnenez ; Trautmann, Fête au village; Mayer, Vues de Bretagne (8 toiles) ; Noél, paysage ; Berne-Bellecour, Après le bal masqué ; Daubigny, Bords de l’Oise ; Raub, la Halte ; Boyer, Temp.s d’orage ; Nicolas, portrait de l’Amiral Réveillère ; Yan Dargent, une Fameuse Pêché ; Renaudin, Moulin de CourcelleS ; Ary Scheffer, Arrestation de Charlotte Corday ; ■ — ■ Collection de gravures. Sculpture ; Mlle Mouginot, Sous la neige ; Charpentier, Matinado ; Cassaigne, le Rêve.'

Salle III : Fischer, En route pour la noce ; Duthoit, les Derniers Sacrements ; Espinat, Crépuscule; Duprat, Venise; Tessier, Retour de chasse; Nicolière, Crépuscule ; Coté, portrait de M. Pidoux ; Cortès, Vaches, et moutons ; *de Troy, Entrevue de Médée et de Jason ; Lucas, une Histoire du vieux temps ; Duplessis, portrait de Franklin ; Jaouen, paysage ; Ziem, Venise, Aquarelles et gravures.

Salle IV : Renaudin, Moulin ; Allongé, Lever de lune ; Huot, aquarelles ; • Mlle Chauchet, En dévidant ; Léonard, Huelgoat ; Gottsman, Effet d’orage ; Muraton, Groseilles -, Saueefy, Etang aux environs de Paris; Hunt, Marine; Petit, la Neige au Luxemjiiourg (pastel) ; — Collection de porcelaine de Sèvres. Aquarelles et pastels. Mlle Chauchet, les Apprêts du poisson. Au centre de la salle: stalle Renaissance provenant de l’abbaye de Saint-Denis; colonnade provenant de la cathédrale d’Evreux.

Salle V : Rémond, Pardon de Trébahu ; Y on, Bords de l’Eure ; Mage. Marchande de volailles ; Pégot, Buveurs de cidre j Pape, les Gorges de la Prün ; Le Goût-Gérard, Bateaux sardiniers ; Dutzscheld, 'Villeneuve-lès-Avignon ; Rouffet, les Braves gens (Reichshoffen); Curzon, Rade de Toulon ; Liot, paysage ; AHigue, Sardinières ; Petitjean, Coin de ferme en Beàuce ; Hillemacher, la Ressemblance ; Mlle Berland, la Lecture du « Petit Journal» ; Faivre, la Petite Bonne; *Yan Dargent, Mort du dernier barde; Schneider, une Escapade. ■ — Colliers, bijoux, poteries anciennes, objets préhistoriques, masques, armes ; 14 gouaches de Fischer représentant la Vie du Christ ; Roussel, le Pèlerin de la vie (sculpture).

BREST

1“ étage. — De oh.ique côté de la grande salle des fêtes.

Salle I (à g. de l’escalier) : Toudouze-Simon, Ferme ; *Harpignies, paysage ; Lehideux, Kerizouarn, près Lannilis ; De Andreis, Mousquetaire; école française du XIX® s., étude de jeune fille ; Morel, le Sémaphore de Beg-er-Morg ; Gide, Marie-Antoinette à la Conciergerie ; Fouqueray, la Mort de Dupetit- Thouars ; Jaouen, paysages ; Schneider, les Apprentis ; Mairet, A l’atelier ; Dénéchau, le Fils du vaincu (sculpture). — Vitrines de statuettes, poteries, armes, etc.

Salle II ( à la suite de la précédente) : Deyrolle, le Retour de la pêche; Koussin, le Dernier refuge ; *Guay, la Mort de Jézabel ; Huysmans, paysage ; Peter van Breda, le Passage du gué ; *Espey, Repos (aux îles Glénans) ; Mairet, Modeste déjeuner ; Nonelercq, Jésus guérissant un lépreux ; Gudin, Marines ; H. Gervex, Christ au tombeau ; Mlle Herland, Atelier de broderie en Bretagne ; Paternostre, Bataille de Solférin?! ; Isenbart, Porspoder ; Roussin, la Perme do Penménez ; Lambinet, Bac à l’île de Croisse! ; Penfold, Mort du preraier-né ; Guillou, Jeune fille des environs de Quiinper ; Dantan le jeune, buste do Lacrosse (sculpture) ; Greber, Narcisse (sculpture). — • Plan en relief de Brest en 1829 ; vitrines de médailles et d’histoire naturelle ; vieilles boiseries.

Salle III (à dr. de l’escalier) : Legs Danguillecourt, curiosités chinoises et japonaises.

Salle IV (à la suite) : Mme Vallet-Bisson, Au piano ; Lagrenée, Joseph et Putiphar ; Raub, Sur la falaise ; Baader, Jeune fille ; — Belles gravures. Truphême, Invocation (marbre). Collections de médailles et de coquillages.

Salle V (grande salle): Gilbert, Combat naval; *Poiieux Saint-Ange, Exécution de Porcon de la Barbinais ; Deyrolle, Repos du travailleur ; Bourdon, Repos de la Ste Famille ; Hombron, Chrysanthèmes, bécasses ; De/aux, Intérieur de ferme ; Prenet, le Bain ; Dauphin, Escadre de la Méditerranée ; Darcy, Foire en Bretagne ; Mayer, Abordage ; Fischer, Hutte de sabotier ; Smith-Wherlin, le Battage au fléau ; *Lin, Camille Desmoulins au Palais- Royal ; Granchi-Taylor, Crépuscule ; Mage, un Mendiant ; Pot-Pail, Perdrix rouges ; Raub, Paresse ; *Ribot, la Mère Le Gôfî ; Hombron, Marché ; Yon, Chardons en grains ; Deyrolle, Pardon de la Trinité à Melgven ; Lucas Désiré, une Reprise difficile ; Boutigny, Combat de Bapaume ; Bouillé, Brest, Recouvrance ; Michel, Eglise de Brou ; Carletto Véronèse (fils de Paul), le Festin de Balthazar ; Raub, Récolte des pommes de terre. — • Bustes divers ; Sanchez, Panthère (sculpture) ; Perrault, la Mort d’Abel (sculpture) : vitrines de coquillages et de minéralogie ; meubles.

Du musée, on revient au boulevard Tliiers, pour gagner le château, que l’on voit à g. Dans le petit square qui en précède l'entrée, monument, par Puech, d’Armand Rousseau (1835-1890), ancien gouverneur de l’Indo-Chine.

Le château (Pi. Bj ; se présenter au delà de la porto d’entrée, au corps de garde à dr. ; le casernier accompagne, pourboire) remplaça au xiii® s. un ancien castellum romain. Les toirrs les plus anciennes datent de cette époque ; les autres du xv'^ s. En 1793, 26 députés girondins furent enfermés dans le château, qui sert auj. de caserne.

Autour de la cour intérieure ou place d’ Armes, 011 volt les casernes de Plougastel (lucarnes de la Renaissance), de Monsieur (terminée en iSz-i) et de César (1776), De là, on gagne la tour de la Madeleine (xv® s;), la tour Française (à demi écroulée), la tour de César (xn® s.) et la tour de Brest (belle vue du port). On visite ensuite le donjon (remanié par Vauban), les tours d’Azénor et d’Anne de Bretagne (souterrains, cachots).

En Sortant du château, on a en face de soi le cours Dajot

BREST

(PI- B-C4), promenade plantée en 1769 et décorée de 2 statues' de Coysevox, l’Abondance et Neptune ; belle vue sur la rade et le port de commerce où descendent des rampes et des escaliers.

La rade de Brest forme un vaste bassin naturel aux nombreuses décou pures, à l’embouehure des rivières de Landerneau et de Châteaulin. Elle com- . munique avec la pleine mer par le détroit, dit goulet de Brest, large i peine de î k. qui s’ouvre entre la pointe et le phare du Portzic (côté de Brest) et la pointe des Espagnols, en face. La largeur de la rade entre Brest et la côte opposée (anse du Fret et presqu’île de Crozon) est de ii k. Cet immense mouillage, capable de contenir toutes les flottes de guerre de l’Europe, est défendu !, par de nombreux ouvrages fortifiés. ,

On peut, en louant un petit bateau au port de commerce (prix à débattre), aller visiter, avec l'autorisation de l’officier de service de chacun de ces navires : le Duguay-Trouin où se trouve l’école navale ; la Jeanne d' Arc, école d’application des aspirants; l’Armorique, école des mousses.

Le port de commerce, qui doit être prochainement très agrandi, est abrité par deux jetées, l’une à l’O., l’autre à l’E., et par une digue qui sert de briselames ; il comprend 5 bassins, couvre 41 hect. et a 2,750 m. de quais. On s’y embarque pour le Fret-Morgat, pour Landévennec et Châteaulin, pour Plougasttl, pour Douarnenez, pour Audieme par l’île de Sein.

A dr. du port, s’étend la rade-abri, comprenant des jetées de 3,400 m. de ’ jongueur ; deux passes, larges chacune de 300 m., y donnent aocès.

A l’extrémité du cours Dajot, on prend à g. la rue Jean-Macé qui mène à la place Wilson (PI. C3) très fréquentée le soir et où sont la Bourse et la poste. Un nouveau théâtre doit y être édifié sur l’emplacement de l’ancien, brûlé en 1918. Par la rue d’Aiguillon on gagne la rue de Siam qu’affectionnent les Brestois ; elle passe devant la préfecture maritime, ancien hôtel Saint-Pierre, coupe la rue de la Mairie qui mène à g. à l’église Saint-Louis (p. 385) et à dr. àja place La Tourd’Auvergne (statue du docteur Mesny, t 1911 en Mandchourie) et ramène à la place des Portes.

Excursions. — i°A Plougastel, par ch. de fer, station de Kerhuon (p. 310) ou par bateau. — 2° A la chapelle Sainte- Anne près du Portzic, 6 k.S.-O. par le tram du Conquet ; on peiit revenir par une route en corniche qui passe à ixinninon où doit être transférée l’Ecole navale et où sont les terre-pleins de la Marine avec 2 bassins de radoub. — 3“ A Crozon-Morgat par Le Fret, petit port dans l’anse du même nom ; bateau, 2 ou 3 fois par j. Du Fret, autocars des hôtels de Morgat et de Camaret, etch.de fer en construction. — 4‘>ADow«rnenez, 50 k. S.-E., bateau deux fois par semaine en été.’ Pour Douarnenez, p. 381. — h Landévennec, 22 k. S.-E., bateau 2 ou 3 fois par sem. en 4 ou 6 h. Landévennec, à l’embouchure de la rivière de Châteaulin, possède une église des xvi'-xvii' s. et une ancienne abbaye dont il reste la chapelle avec le tombeau de St Guénolé. Le bateau continue jusqu’à Port-Launay d’où l’on gagne Châteaulin (p. 372).

De Brest au Conquet (tram électr. 23 k. en i h. 25, dép. toutes les h.). — L? tram traverse Saint-Pierre-Quilbignon, gros bourg de la banlieue, 12,010 hab. où se détache le tram de Sainte- An,ne (F. ci-dessus). — 17 k. Trez-Hir, station balnéaire, sur l’anse de Bertheaume, fréquentée par les riches Brestois, qui y ont de magnifiques propriétés. — 23 k. Le Conquet (hôt. : du Commerce et de Bretagne, t.c.f.; Sainte-Barbe-, du Port), 1,898 hab., port de pêche et station

PLOUESCAT. LANMLIS BREST

Oouarnenez , ^ ^ Châteaulin ■l'y^ Chàtf.idin

BREST

baluécdre à l’unQ des pointes extrômes de la Bretag,4e. Un bac conduit à U prcsqurtle de Kermorvan : de la pointe, où il y a un phare, belle vue. A 4 k. $, Saint-Mathieu doit son nom à une abbaye du vi® s. dont il reste Téglise (1157-1208) ruinée, d’où émerge un phare; de la galerie ou de la falaise même, le panorama est merveilleux.

Bateau à vap., 3 fois par sem., en 3 h. à 3 h. 30, pour VÎU d’Ouessant, située à 19 k. du continent, longue de 8 k., large de 3 k. et peuplée de 3,953 bab. dont les mœurs et les costumes sont curieux. Le bateau fait escale à la petite tle MoUne et aborde à Lampaul (hôtel), centre communal. A 2 k. 5à l’O., phare de Cfcach^ 46 m. de haut, portée 44 k. ; à i k. O. phare de la Jument^ portée 37 k. et sur le point le plus élevé de Tile (65 m. d’alt.) phare du Stifi, <1 3 k. 5 de Lampaul.

De Bkest a Porspoper (ch. de fer départemental, 43 k. en 2 h.). — La voie emprunte les fossés des remparts. — 6 k. Lambézellcc, que desservent 2 haltes, est une grosse commune industrielle. — 7 k. Le Rufa, bifqrc. pour l’AbervsTadî. — 17 k. Saint-Renan, 2,218 hab., sur une colline qui domine la rive g. de l’Aber-Ildut, a des maisons anciennes des xv'‘-xvn® s. A 12 k. N. -O. (voit, publique) Lanildut dont dépend V Aberildut^ petit port et très petite station de bains. A 13 k. S. -O. pointe de Corsen, point extrême du sol français, où l’on va en passant devant le menhir de Kerveatou, le plus haut du Finistère (12 m.) et à Plouarzel qui a une église du xv® s. . — ? 22 k. Lanrivoaré : curieux pardon, le 4® dim. de sept., à l’ancien cimetière où, dit la tradition, une tribu entière, massacrée par une peuplade veSisine, reçut la sépulture. — 28 k. Pîourin. — 32 k. PloudaJmézeau, 3,725 hab. ; à l’église fresques de Yan Dargent. — 35 k. Portsall-Kersaint (hôt. : de Bretagne, t.c.f. ; des B^gneurs), deux villages qui se joignent et forment une station balnéaire sim^e et fréquentée. On se baigne à la plage de Kersaint, voisine des ruines imposantes du château de Trémazan (.xiii® s.) ou à la vaste plage sablonneuse de Tréompan., — 41 k. Argenton (hôt. Crcach), station de bains familiale et port de pêche avec grèves de sable et beaux rochers. — 43 k. Porspoder (hôt. Au Bon Accueil, T.C.F.), autre petite station balnéaire, près d’une grève rocheuse et sauvage, aux rochers tapissés de goémons.

De Brest a l’Aberwrach (ch. de fer départemental, 36 k.). — 7 k. jusqu’au Rufa {V. ci-dessus). — 12 k. Gonesnou : le jour de l’Ascension, pardon à la chapelle de Saint-Mémor. — 18 k. Plabennec, bifurc. pour Saint-Pol-de Léon { V. ci-dessous). — 23 k. Plouvien. — 30 k. Lannilis, 3,591 hab., gros bourg sans intérêt. — 36 k. L’Aberwrach (hôt. : des Anges ; Belle-Vue), port de pêche au fond d’une anse abritée par une ceintueg de récifs et d’îlots ; c’est un des coins les plus sauvages de Bretagne ; on se baigne à l’anse des Anges. A 5 k. N. Vile Vierge, presque au ras des flots, porte le phare le plus haut du monde (75 m.), d’une portée de 72 k.

De Brest a Saint-Pol-de-Léon (ch. de fer départemental, 65 k.). — 18 k. jusqu’à Plabennec, par la ligne de l’Àbenvrach {V. ci-dessus). — 29 k. Le Folgoët (p. 309) avec une église et un pardon célèbres. — On rejoint la ligne de Landerneau à Brignogan (p. 309) qui dessert Lesneven et qu’on suit jusqu’à (36 k.) Plouider où l’on bifurque à dr. — 51k. Plouescat (p. 308), bifurc. pour Landivisiau (p. 308). De là à Saint-Pol-de-Léon, p. 327,

IWOOO

Page 1