APERÇU GÉNÉRAL
Le Couesnon, par sa folie,
A mis Je Mont en Normandie.
Les STATIONS THERMALES ne Sont pas nombreuses en Normandie. On en trouve toutefois deux importantes : For ges-les- Eaux, recommandée pour l’anémie, et Bagnoles-de-V Orne, dont les eaux sont efficaces notamment contre les afiections du systènie veineux. Les deux localités, entourées de bois, offrent en outre dés environs pittoresques.
Comme ports de mer intéressants ou pittoresques à visiter, il faut citer : Dieppe (p. 10), point de transit avec l’Angleterre; Fccamp (p. 68) ; le Havre (p. 50), que ses transatlantiques et le mouvement intense de sa navigation mettent hors de pair Honjleur (p. 104), un des rares ports normands qui aient conservé leur aspect .ancien; Caen (p. 91), qui est une ville maritime en voie de grand développernent, par la découverte récente de ses importants gisements de fer, en même temps qu’une viUe d’art; Port-en-Bessin (p. 130), charmant petit port de pêche; Saint- Vaasila-Hougue (p. 134), qui doit im aspect particulier à ses rÀnparts construits par Vauban; Cherbourg (p. 135), port militaire et port transatlantique; Granville enfin (p. 164), dont le rocher pittoresque et les vieux remparts rappellent à la fois Monaco et surtout Saint- Malo.
Parmi les curiosités naturelles qui, en dehors de la côte, sont dignes surtout de retenir l’attention du touriste, nous citerons : la forêt d’Eu (p. 17) ; la forêt de Lyons (p. 7) ; la Seine à Vemon (p. 22), aux Andelys (p. 23), à Pont-de-l’ Arche (p. 24) et à Elbeuf (p. 76) ; les environs de Rouen (p. 25) ; la descente de la 'Seine, de Rouen au Havre (p. 48).
■ Sur la rive gauche de la Seine ; Falaise et Vire dans des sites pittoresques (p. 168 et 160) ; le pays agreste qui s’étend entre Alençon et le Mans et qui est connu sous le nom d’Alpes Mancelles (p. 213) ; la vaUée moyenne de l’Onie aux environs de Clécy (p. 171) et la région de Mortain (p. 162)', qui revendiquent également le surnom de Suisse normande ; Domfront sur son éperon rocheux (p. 171) ; les environs de Cherbourg (p. 140) et la presqu’île de la Hague (p. 140), aux laudes sauvages et désertiques; Avranches (p. 177), qui commande, de sa colline, un admirable panorama.
Comme villes d’art, Rouen (p. 25) et Caen (p. 91) doivent être tirés hors de pair, pour le nombre, l’importance et la beauté de leurs monuments. Il convient de nommer également Evreux (p. 80), Louviers (p. 77) pour son église Notre-Dame, Pont-Audemer (p. 103) pour ses vitraux de l’église Saint-Ouen, Lisieux (p. 87)
DE PARIS A DIEPPE
unique pour ses vieilles maisons, Sées (p. 169), petite ville épiscopale à la belle cathédrale, Bayeux (p. 123) qui possède une des plus magnifiques cathédrîdes de Normandie et de France, Valognes (P- t33) Qui a conservé des hôtels du xvii® s., témoins d’une splendeur disparue. Coûtâmes (p. 141) pour ses remarquables édifices religieux, dont une cathédrale de premier ordre, Saint-Là (p. 144) pour sa belle église. Quant au Mont- Saint- Michel (p. 179), outre sa merveilleuse situation naturelle, il constitue un des ensembles architecturaux les plus universellement célèbres.
Les VIEUX CHATEAUX, ruinés ou bien conservés, les anciennes ABBAYES pittoresques, abondent en Normandie. Nommons sommairement : le château de Gisors (p. 7), le château de Dieppe (p. 13) et son voisin, le château d’ Arques (p. 9) ; le château de Gaülon (p. 23) ; le Château-Gaillard (p. 24), aux Andelys ; les abbayes de Saint- Wandrille et de Jumièges (p. 46 et 50) entre Rouen et le Havre, et les ruines de Tancarville (p. 51) ; la vieille éghse de Criquebœuf (p. 113), entre Honfleur et Trouville ; le château d' Anet (p. 79) ; le château d’O (p. 154), près d’ Argentan ; les châteaux de Falaise (p. 169) et de Domfront (p. 171) ; le château de Torignisur-Vire (p. 147); le château de Balleroy (p. 128), près de Bayeux; les ruines de l’abbaye d’Hambye (p. 166) et celles de l’abbaye de la Lucerne (p. 176), proche de Granville et d’Avranches.
i. — DE PARIS A DIEPPE
A. — Par Rouen.
Chemin de fer : 197 k., départ de la gare Saint-Lazare ; 41 fr. 60, 27 fr. 45,
17 fr. 45 ; aller et retour, 62 fr. 40, 43 fr. 90, 27 fr. 90.
140 k. de Paris à Rouen (buffet), p. 20. — On .emprunte la ligne du Havre jusqu’à (149 k.) Malaunay (p. 46), où on la laisse' à g. au delà du viaduc de Cailly, haut de 29 m., jeté sur la vallée de ce nom. — 155 k. Monville, 2i,8g8 hab., au confluent de la Clérette et du Cailly : église avec clocher du XII® s. On domine la vallée de la Clères ; à dr., château de Clères, xv®-xvi® s.
161 k. Clères (hôt. du Cheval-Noir), 828 hab., à la source de la Clérette ; croisement de la ligne du Havre à Amiens (p. 62). Embranch. (ch. de fer de Normandie, 38 k. en i h. 50) pour Ouville-la-Rivière (p. 63). • — La .voie s’élève sur le plateau de Frichemesnil. — 171 k. Saint-Victor-V Abbaye, sur unehauteur. De l’abbaye, fondée en 1051 par les Mortemer, il ne reste qu’une salle capitulaire (xiii® s.). — On descend jusqu’à Dieppe la vallée de la Scie. — ryô k. A^iffay, 1,336 hab..