C. — Par Poitiers
Chemin de fer ; 481 k. : réseau d’Orléans jusqu’à Poitiers ; réseau de l’Etat, de Poitiers à la Rochelle. Trajet en 9 h. Mêmes prix que ci-dessus A.
336 k. de Paris à Poitiers, V. le Guide Bleu : Réseaux Orléans et Midi. - — On suit la ligne de Bordeaux pendant 4 k. jusqu'à Saint-Benoît, puis on passe le Clain. — 355 k. Coulombiers. Viaduc de la Vonne, long de 430 m., haut de 31 m. Vue à g. sur Lusignan.
363 k. Lusignan (hôt. de la Mélusine), 2,123 hab., pittoresquement bâti sur la crête d’un coteau au pied duquel se recourbe la Vonne. Eglise du xii® s. avec trois nefs, transept, triple abside et tour carrée. Promenade sur l’emplacement du château qui ‘appartint à l’illustre famille des Lusignan et dont la denière tour, dite de Mélusine, rappelant la légende de la fée de ce nom, fut démolie en 1622.
A rs k. N.-O. (voit, publique ; ch. de fer en construction) Sanxay, 1,345 hab., est célèbre dans le monde archéologique par les *ruines romaines d'Herbord mises au jour, de 1881 à r882, par le P. Camille de la Croix. Avec un guide pris à l’auberge, on gagne- en 20 à 25 min. l’entrée des ruines qui couvrent r6 hect. On y voit les substructions d’un temple (76 m. de long), avec sesrangées de colonnes dont il ne reste que les bases ; des thermes, dont les murs encore hauts de 3 ou 4 m. sont abrités par un hangar et, sur l’autre rive de la Vonne, les restes d’un théâtre dont le grand axe mesure 90 m., la façade 84 m. 80. — Sanxay est à 5 k. de Ménigoute (p. 394).
La voie s’élève sur un plateau. — 369 k. Rouillé, hab.
— 376 k. Pamproux, 1,908 hab. On descend vers la Sèvre Nioirtaise. — 383 k. La Mothe-Saint-Héraye, 2,197 bab., à 2 k. 5 S. de la gare. Dans le square de l’église, buste de l’abbé Jallet (1732-1791), député à la Constituante. Le 2® lundi de septembre, curieuse fête des Rosières avec représentations en plein air du Théâtre populaire poitevin. Ligne de Melle' (p. 431). — La voie descend la vallée de la Sèvre Mortaise, puis franchit la rivière : belle vue à dr. sur Saint-Maixent.
391 k. Saint-Maixent (hôt. : du Cheval-Blanc, t.c.f. 7 des Trois- Pilier s, tous deu^x av. Gambetta), 5,651 hab., sur la- Sèvre, doit sa notoriété à son école militaire d'infanterie fondée en 1880.
De la gare, on gagne à g. le faubourg Charrault qu’on descend à dr. pour franchir la Sèvre. On se trouve bientôt devant l’ancienne abbaye bénédictine, détruite par les huguenots, reconstruite au xvii® s., auj. caserne. On contourne les bâtiments à. g. Un square, orné de buste du Dr Amussat (1796-1856), inventeur de la lithotritie, précède l’’'’église, ruinée par les protestants en 1562 et 1568 et reconstruite de 1670 à 1082 par Leduc de Toscane dans le style ogival flamboyant. C’est le plus bel édifice religieux des Deux-Sèvres. U reste des constructions précédentes les murs de la nef, romans, avec leurs fenêtres, des portions do transept des
, SAÎNT-MAlXÈNT. — LA ïiOCHËLLË [57J — 431
iiii® et xiv« s., dans le chœur, à chevet droit, une rose du ' {III® s. et divers détails du style gothique angevin le plus pur.
1 5ur un porche carré se dresse un clocher du xv® s. terminé 1 )ar une flèche moderne, haute de 68 m. 50.
I A l’intérieur, long de 80 m., haut de 23 m. 50, confessionnal, maître-autel, ^ etables et boiseries du xvii® s. Au-dessous du chœur, crypte du xn® s. renfernant les tombeaux, vides depuis le pillage des huguenots, de St Maixent,
I le Benoit 11 et de St Léger.
* La rue Châlons, la plus animée, aboutit à une porte du : XVIII® s. devenue l’hôtel de ville. De là, l'avenue Gambetta
* onge une promenade ornée du monument d' Antonin Proust ; 1^2-1905) et du monument de la Défense nationale avec t- bustes de Gambetta, Jauréguiberry, Chanzy, Gougeard Lit Faidherbe. Elle se termine à une esplanade entourée par la £ promenade des Allées Vertes, et décorée au centre de la statue, i par Baujaud, de Denfert-Rochereau (1823-1878), défenseur i le Belfort, né -à Saint-Ma ixent. Tournant à dr., on longe 1 [’Ecole d'infanterie et l’on revient à la gare par l’avenue de I l’Ecole-Militaire et l’avenue de la Garé.
De Saint-Maixent a Melle (ch. de fer des Deux-Sèvres, 50 k. S.). — La voie dessert (15 k.) La M othe- Saint-Héraye (p. 430) et remonte la vallée de ' Chambrille. — 23 k. Chenay ; à l’église, beau portail latéral du xiii® s. — 32 k.
* Lezay, 2,558 hab. A 4 k. S.-E., Sainte-SoUne a une église des xi® et xii® s. — 50 k. Melle (p. 398).
La voie traverse une tranchée rocheuse et descend sur le versant g. la jolie vallée de la Sèvre Niortaise. — 400 k. La Crèche- Breîoux, à dr. : église bâtie par Segrétain. On franchit la vallée des Cletz sur un viaduc de ii arches, haut de 20 m. (vue à dr.), puis on parcourt une plaine monotone. — 407 k. Arthenay- Vouillé.
414k. Niort (buffet), p. 394. — 67 k. de Niort à La Rochelle, V. ci-dessus B. — 481 k. La Rochelle (buffet).
LA ROCHELLE, 36,371 hab., ancienne capitale de l’Aunis, ch.-l. du départ, de la Charente-Inférieure, évêché, port de ' commerce, place forte récemment déclassée, est située sur une anse de l’Océan que circonscrivent au S.-E. la pointe des î Minimes et au N. -O. les falaises de la pointe de Chef de Baie i au delà de laquelle s’ouvre le port extérieur de la Pallice.
La ville a gardé son enceinte fortifiée construite sous i Louis XIV par Vauban et dont une partie a été démolie an ■ S.-E.*
Avec son vieux port fortifié, avec ses monuments qui , rappellent l’époque héroïque, où, boulevard du calvinisme, elle bravait audaciemsement la royauté, avec ses rues bordées I de é porches *, ses maisons anciennes en pierre ou en pans
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de bois, la Rochelle est la ville la plus intéressaute du littora de l'Océan pour les touristes et les artistes. Elle est en outr classée corame station balnéaire, sa petite plage a un fond d sable en pente douce.
Hôtels ; — de France et d’Angleterre (PI. a Ba), r. Gargoulleau, 22, T.c.F. ; Palace-Hôtel et du Commerce (PI. h B2), pl. d’Armes, 8-10, t.c.f. ; Touring-Hôtel et de la Plage, av.
Coligny, 3, t.c.f. ; des Etrangers (Pl. c C2), r. Thiers, la; delà Paix, r. Gargoulleau, 14, t.c.f. ; Terminus et des Américains, pl. Saint-Nicolas; — modestes : d’Angoulême, quai Duperré ; Duperré, quai Duperré ; Moderne, r. du Général-Galliéni ; — meublé : J eanne-d' Arc, r. Bletterie, 7 (fermé en 1919).
Poste : — pl. de la Mairie.
Voitures de place : — stations : pl.
Duperré, pl. d’Armes, pl. du Marché, à la gare. Quatre zones pour les tarifs. Tramways ; — de Tasdon à la
Pallice, 30 c., 10 c. par section de 1. place d’Armes au Mail, 10 c.
Bateaux à vapeur : — pour l’îl de Ré, p. 438 ; pour les îles d’Aix « d’Oléron, p. 446. — Barques de prc menade en mer ou pour la pêche prix à débattre ; s’adr. au syndica d’initiative.
Bains de mer : — du Mail; de l Nouvelle- Plage (moins cher).
Consulats : — Angleterre, cour des Dames, 16 ; Etats-Unis, av Carnot; Italie, r. lÆtnoue, 24; Rus sie, r. Réaumur, 26; Belgique,!
Thiers, 37 ; Espagne, r. Chaudrier 13 ; Pays-Bas, quai Valin, 33 ; Dane mark, Norvège, quai Valin, 43.
Syndicat d’initiative : — r. Chau drier, 28.
Histoire. — La Rochelle incorporée à l’Angleterre de 1152 à 1228, et de nou veau en 1360 au traité de Brétigny, fit retour à la France en 1372. Duxiv'ai XVII® s., ce fut une grande cité maritime, mais elle fut ensanglantée par lei luttes religieuses, les calvinistes y soutinrent victorieusement en 1573 un siège de six mois et demi et obtinrent le libre exercice de leur culte. Sous Louis XIII, la Rochelle ayant fait cause commune avec l’Angleterre, fut assiégée par Richelieu qui ferma le port par une digue ; malgré l’énergie du maire Guiton, la ville capitula le 28 oct. 1628 après huit mois de siège. La révocation de l’Edit de Nantes et la cession du Canada à l’Angleterre (1763) ruinèrent le commerce rochelais qui reprend son essor depuis que le port de la Pallice a été créé. En 1822 les « quatre sergents de la Rochelle » furent condamnés à mort pour avoir organisé une société secrète contre les Bourbons.
L’accès de la ville du côté de la gare a été complètement transformé depuis 1916 : la partie des fortifications qui s’étendait entre le canal de Marans et le bassin à flot extérieur a été rasée, et en remplacement de l’ancienne gare-terminus, on a construit sur le terrain de l’ouvrage à cornes une nouvelle gare de transit (Pl. Ei) d’où l’on accède directement à la ville par une avenue neuve, l’avenue de Strasbourg, tracée sur remplacement de l’ancien bastion Saint-Nicolas.
On entre en ville par la porte de la Gare (2 arcades de 1857) et l’on se trouve sur le quai Valin qui longe le bassin à flot intérieur. Le port comprend un avant-port, un bassin I d’échouage, deux bassins à flot et le bassin de retenue de Maubec.
Il faut prendre à g. l’avenue qui borde le bassin à flot. Elle conduit droità la "'■^touT Saint-Nieolas (Pl. D3; 1384), la plus importante des trois tours qui gardent l’entrée du port, conservées après le siège de 1628. Elle a la forme d’un penta-
^Vantes, Fontenay-le-Comte D
la Roche s. Yon
nouvelle