LA ROCHELLE
gone dont quatre angles sont flanqués de tours engagées ; à l’angle S.-O. s’élève un donjon carré, haut de 35 m. Un gardien fait visiter l’intérieur où l’on remarque un curieux escalier double hélicoïdal. De la première et surtout de la deuxième plate-forme la *vue est superbe sur la ville et la rade. Si l’on traverse la passerelle séparant l’avant-port du bassin à flot extérieur pour suivre à dr. le chemin des Minimes, on découvre le plus beau *point de vue sur la Rochelle et , l’entrée du port.
On revient à la tour et l’on regagne le quai Valin en traversant une passerelle séparant le vieux port du bassin à flot intérieur et en longeant un square où s’élève le monument aux morts pour la Patrie. Puis on traverse le canal de Marans qui relie ; la Rochelle à Marans (p. 428) et à la Sèvre Niortaise.
On se trouve sur le quai Duperré (PI. C2), qui borde le fond du vieux port et aboutit à la porte de la Grosse-Horloge , ( V. ci-dessous) en face de laquelle se dresse la statue de V amiral ' Duperré (1775-1846) par Hébert. Au delà, le cours Wilson et la rue Saint-Jean où le marché aux poissons est curieu.x , à parcourir de 8 à 1 1 h. du matin. Derrière, on voit les , Archives départementales et la tour Saint- Jean, clocher d’une ancienne église (xvii® s.) ; au pied se trouve V évêché actuel où l’on peut visiter de ii h. à midi et de 14 à 16 h., les collections du chanoine Manseau. Au fond de la place, la préfecture est établie dans un ancien hôtel du xviii® s.
A g., la rue des Fagots croise la rue de la Monnaie qui conduirait au Mail (p. 437) et mène directement à la *tour de la Lanterne (PL D3 ; 1445-1476 ; restaurée de nos jour.s), magnifique donjon cylindrique surmonté d’une flèche de style flamboyant. Un gardien y montre des salles voûtées et des [ cachots, mais, contrairement à l’opinion courante, les quatre sergents de la Rochelle n’y furent jamais détenus ; de la ! galerie, belle vue.
I La rue Sur-les-Murs, établie sur la courtine qui domine \ des chantiers de construction de l’avant-port, conduit à la ♦tour de la Chaîne (1375) qui fait face à la tour Saint-Nicolas ; découronnée par une explosion en 1651, elle doit son nom à la chaîne qui fermait le chenal la nuit et en temps de guerre. Elle était flanquée autrefois d’une tour plus petite, démolie i au début du xix® s., reliée à la tour Saint-Nicolas par un arceau gigantesque sous lequel passaient les navires. Par la porte des Dames et le cours Wilson on revient à la Grosse- Horloge.
La *porte de la Grosse- Horloge est une tour carrée du xm® s., remaniée au xvii®, dont le couronnement date de
Au delà de la porte et du carrefour des Petits-Bancs, où Se voient le monument du peintre Fromentin (1820-1876),
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par Dubois (1905) et une maison sculptée de la Renaissance au coin de la rue du Temple, commence la rue du Palais, qui forme avec la rue Chaudrier la principale artère de la Rochelle, jusqu'à la place de Verdun; elle est bordée de *porchcs des XVI®, XVII® et XVIII® s., qui lui donnent, ainsi qu’à maintes autres rues de l’ancienne ville, une physionomie caractéristique.
Sous les arcades du côté g- on trouve successivement :i la Bourse (1785) et le palais de justice (façade corinthienne et frise délicatement sculptée), construit de 1783 à 1789 sur l'emplacement du tribunal que Henri IV avait fait bâtir à ses frais, et dont il reste des fragments de construction et quatre portes intérieures sculptées, deux sous la voûte d’entrée, deux dans le vestibule de la chambre du conseil.
Plus loin, à dr., la rue Dupaty mène à la place de l’Hôtelde-Ville, où se trouvent aussi l’hôtel des Postes (1904) et la statue de Jean Guiton, le célèbre maire et défenseur de la ville en 1628, œuvre de E. Dubois.
L'**hôtel de ville (PI. C2), le monument le plus remarquable de la Rochelle, fondé en 1289, a été reconstruit pour une part vers 1544, Pour l’autre entre 1595 et 1606, et restauré de 1872 à 1877. Il est précédé d’un mur d'enceinte du xv® s., percé d’une double porte, et muni de créneaux et de mâchicoulis courant jusqu’à deux sortes de petits beffrois supportés par des consoles sculptées en cul-de-lampe, le principal à g. décoré d’une niche renfermant des armoiries. Dans la cour, la façade présente, au rez-de-chaussée, une galerie ouverte, formée d’arcades en plein cintre avec un plafond décoré de cartouches où apparaissent les chiffres de Henri IV et de Marie de Médicis. Au-dessus d'une belle frise ornementée, l’étage supérieur est décoré de quatre niches avec des figures allégo-' riques ; huit colonnes cannelées supportent une corniche ornée d’arabesques, au-dessus de laquelle sont des lucarnes de styles différents. A g. de cette façade se dresse un pavillon, remontant à Henri H, précédé d’un escalier avec campanile abritant une statue de Henri J F en faïence, œuvre de Deck. La façade (1607) de la rue des Gentilshommes est egalement remarquable.
On vidte au i" étage : dans le cebinet GttUon la table dont le marbre lai.-se voir la brèche faite, dit-on, par le poignard de Guiton qui avait juré de tuer quiconque parlerait de se rendre : dans la salle du conseil itiunicipal, le drapeau dés volontaires de 1789 ; dans la salle des Fêtes, un portrait de Henri JV ; dans la salle des Echevins, le buste de Guiton, par Ferd. Gibault, — Le secrétaire de la mairie permet d’entrer dans le cabinet contigu à celui du maire ; on y voit des tableaux de la Rocbelle en I7Ï4, i725. léaS, des souvenirs de Jean Guiton, des armes et des sceaux, etc.
Derrière l’hôtel de ville, s'ouvre la *rue des Merciers, à arcades, une des plusspittoresques de la ville : on y voit plu-