D’ANGOULÊME A ROYAN
Chemin de eer : 115 k. en 3 h. 45 env., avec changement de trains à Saintes ;
24 fr. 30, 16 Si., 10 il. 20,
Pour An^oulênic, V. le Guide Bleu : Réseaux Orléans et Midi. — La voie passe en tunnel sous la ville et s’élève ; jj^lle passe ensuite au-dessus de la ligne de Bordeaux (réseau d’Orléans) et gagne la vallée de la Charente. — 6 k. Saini- Michel-sur-Charente : curieuse *église romane octogonale de 1137, restaurée au xix® s. par Abadie, avec huit absidioles. — Il k. Nersac : église du xi® s., et château du xvi®. — 15 k. Sireuil, à 3 k. N.-E. de la gare. — 19 k. Mosnac-Charente.
23 k. Châteauneuf-sur- Charente (hôt. du .Soleü-d’Or), 3,025 hab. ; *église, en partie romane, du xa® s. (façade, nef et croisillon dr.), en partie gothique, du xv® s. (chœur et croisillon g.); monument de 1870. Commerce d’eaux-de-vie.
De Chateauneuf a Saint-Mariens-Saint-Izan (ch. de fer, 69 k. S. ;
. 14 fr. 60, 3£r.6o, 6fr. lu). — La voie descend dans la vallée du Né, qu’on Iran-
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cbit. — 19 k. Barbezieux (hôt. de la Boule-d'Or), 4,312 hab., ch.-l. d’arrond, ' de la Charente, sur une hauteur dominant le Trèüe et le Condéon. h’égliss Sainl-Mathias aune nef du xi' s., remaniée, et une façade du xviii® s. avec portail gothique. De l’hôtel de ville, la rampe des Mobiles (monument de 1870) monte à l’esplanade sur laquelle le musée et le théâtre occupent les restes de ‘ l’ancien château de 1453 : porte fortifiée entre 2 tours à mâchicoulis. Tram’ pour Angoulême par Blanzac, qui est relié par un embranch. â ( 13 k.) Charmant et (25 k.) ViUebois-la-Valette. Train de 33 k. pour Chalais par (ii k.) Brossac, perché au sommet d’une colline de 179 m. qui domine toute la région et au S. -O. le pays marécageux de la « Double Saintongeaise ». Tram pour Pons (p. 403) et pour Cognac (p. 454). — 31 k. Baignes-Touvérac. A Baignes, 1,811 hab., ruines d’une église, d’une abbaye et du château de Montausier (XV® s.). — 50 k. Orignolles-Montguyon, bifurc. où Ton croise le ch. de fer de Montendre à Saiut-Aigulin (p. 404). — 69 k. Sainl-Mariens-Saint-Izan, sur la ligne Paris-Bordeaux (p. 404).
29 k. Saint-Amant-de-Graves- Saint- Simon : château avectour et mâchicoulis du xvi® s. — 33 k. Saint-Même, à 1,500 m. à g. ; carrières de pierre de taille, église du xii® s. sur crypte. A 2 k. 5 N.-E., Bassac a une belle église du xi« au xviie s. ;
• à I k. N. -O., sur la route de Triac, se voit la pyramide du prince de Condé, élevée au lieu même où Condé, blessé, fut tué par Montesquieu, au cours de la bataille dite de Jamac, que se livrèrent, le 12 mars 1569, catholiques et protestants.
37 k. Jarnac (hôt. de France, t.c.f.), 4,619 hab., sur la Charente. En 1547, en (présence de Henri II, Gui de Chabot triompha en duel de la Châtaigneraie par un coup de revers appelé depuis le << coup de Jarnac ». Ch. de fer économique des Charcutes ; 1° pour Rouillac (17 k.) sur la ligne de Matha à Angoulême (p. 400) ; 2° pour Segonzac (8 k.) sur la ligne de Cognac à Barbezieux (p. 454). — 41 k. Bourg-Charente,' sur la Charente, dominée sur la rive dr. par des falaises hautes de 40 m. La voie parcourt la plaine de la Champagne de Cognac, célèbre par ses eaux-de-vie.
La Champagne de Cognac, limitée au N. par la Charente, comprend la Grande, dite aussi Fine, et la Petite Champagne. La première, qui s’étend du Né, près de Barbezieux, à la Charente, vers Cognac, a une constitution géologique crétacée et marneuse analogue à celle de la Champagne, et produit pour la distillation des vins de premier choix. La seconde, constituée par un terrain calcaire dur, revêtu d’une couche de sable, enveloppe la première à la façon d’un fer à cheval dont la partie convexe suivrait la courbe Châteauneuf, Barbezieux, Jonzacet Pons pour aboutir à l’embouchure de la Seugne. Cette région vinicole, peu étendue, ne pourrait alimenter le commerce immense d’eaux-de-vie réputées si elle ne recevait l’apport, plus important comme quantité, de ses voisines, où se remarquent en première ligne les cépages de choix des Borderies, situés sur la rive g. de l’Antenne, à l’O. de Cognac, et les Croies de diverses qualités, produits par les terrains rouges, peu profonds et pierreux que Ton trouve de l’embouchure de la Sèvre à la Dordogne et de TAngoumois à la mer. (
51 k. Cognac (hôt. : de Londres, pl. François-leq t.c.iù, PI. a C3;: d’Orléans, r. d' Angoulême, Pl. 663; du Grand-Cerf, Pl. CB4; des Deux-Ckar entes, Pl. <iB3; du Commerce, Pl. e €3), 19,188 hab., ch.-l. d’arrond. de la Charente, est universelle-
£arbézieux£^^Anoou/em^
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ment connu comme centre de production et d’exportation des eaux-de-vie ou « cognacs >>. Il vit naître François I”. Sous Henri III ce fut une des places de sûreté des protestants ; elle résista avec succès aux troupes de Condé pendant les guerres do la Fronde (1651).
L’avenue de la Gare laisse à dr. le château ' P cllisson, de style Renaissance (vastes chais).
Par la rue Elisée-Mousnier, où se trouvent au fond d’un parc, à dr. l’asile Guy-Gautier, à g. le collège, on arrive 1 à la place de la Sous-Préfecture, sur laquelle s’élève à g. le ' palais de justice, et, derrière, la poste ; elle se continue par la rue Saint-Martin.
'L’*église Saint-Léger, à dr., est enclavée au milieu des i maisons. La façade, mutilée, les murs, les piles de la nef et ' trois étages du clocher sont du style roman fleuri ; le reste date des xiv^, xvi® et xvii® s., et le 4® étage de la tour avec la galerie en astragales sont du xviii® s. Toutes les voûtes ; sont gothiques. Une rose flamboyante, ouverte dans la façade au XVI® s., rompt l’unité du style primitif ; mais le rez-de- 1 chaussée est fort beau ; la porte, surtout, est un type parfait de ' l’architecture romane ; sa plus grande voussure offre un zodiaque'orné de riches sculptures.
Au delà se détache à dr. la rue du Canton, qui amène à la place Wilson, centre de la ville, d’où la rue’ d’Angoulême aboutit à la place- François I®’’, décorée, au centre, d’une statue équestre de François Z®"' (1494-1547), né à Cognac, œuvre ! d’Etex. J
Le boulevard Denfert-Rochereau, qu’on prend, longe à dr. le superbe parc vallonné au milieu duquel s’élève l’hôte! \ de ville ; on y visite un petit musée de peinture, sculpture, curiosités, etc., donné à la ville par M. PelHsson. Le parc *1 traversé, on prend, en sortant à g., la rue Prévôt-de-Sansac, . ^qui conduit au parc François 7®®, véritable bois de chênes verts que la Charente enveloppe. On suit les allées en terrasse > au-dessus de la vallée puis on descend au bord de la rivière ' pour suivre à g. le quai du Château, où l’on remarque une belle *porte fortifiée flanquée de tours rondes. A côté l’ancien château (xv®-xvi® s.) des comtes d’Angoulême n’est plus qu’un magasin d’eaux-de-vie, ainsi, du reste, que la plupart des maisons du quai (demander l’autorisation de visiter * un chai, notamment ceux des firmes Martell et Hennessy).
Au delà, à g., c’est le *vieux Cognac, avec des rues mon- ' tueuses et tortueuses, où il reste de nombreux motifs d’architecture intéressants. Rue Madeleine, maison à salamandre . dite de la nourrice de François I®®.
De Cognac a Barbezieux (ch. de fer économique des Charentes, 44 k. S.-E.). — 14 k. Segonzac (hôt. : de France ; des Voyageurs), 2,273 hab., dans la Champagne de Cognac, bifurc. sur Jarnac (p. 452) : église des xn® et xiv® s. '
BORDE A UX
avec clocher et crypte romans. — 23 k. Saint-Fort-sur-Né : •dolmen, le plus beau de l’Angoumois, avec table de 7 m. 50 sur 4 m. et i m. d’épaisseur. — 29 k. Archiac, où l’on rejoint la ligne de Pons (p. 403). — 44 k. Barbezitux
Dk Cognac a Matba et Saint-Jean-d’Angely, p. 399.
La voie croise le Né et le canal du Né. — 57 k- Le Pérat. — 62 k. Brives-Chérac. — 69 k. Beillani (buffet), où l’on rejoint la grande ligne de l’Etat Paris-Bordeaux (p. 403) que l’on suit jusqu’à Saintes.
78 k. Saintes (buffet), p. 400, et 37 k. de Saintes à Royan (p. 447). — 115 k. Royan (p. 448). '