DIEPPE
[1] - Il
dîn) ; Parisienne, r. Jehan-Véron, 3 (leçons de français) ; Beîîevue, r.
Aguado, 35 (de juin à oct. ; 50 ch., on ne sert que le petit déj. ; bains, gar., terrasse) ; Villa Beauséjour, r.
de Chastes, 6; Villa Henri-IV, r.
Aguado, 56.
Restaurants : — brasserie du Casino (fermé) ; Select, pl. de la Barre (i®' ordre) ; du Rocher-de-Cancale, r. de la Morinière ; Bourgeois, r. de la Barre, 50 ; aux arcades de la Poissonnerie et sur les quais du port.
Maisons meublées : — r®' ordre, sur la mer, r. Aguado, 41, 46 et 64.
Agences.de locations; — Patin, r. d’Ecosse, 105 ; Mallet, Grande- Rue, 134.
Poste ; — r. Victor-Hugo, 14.
Bains : — Bains de mer : Grands bains et Petit Etablissement, en face du casino ; moins cher aux Petits bains ; location de tentes et cabines-salons ; — bains chauds
d’eau douce et d’eau de mer, pl. Camille-Saint-Sacns.
Banques : — Banque de France, r. Victor-Hugo, 12 ; Crédit Lyon nais, Grande-Rue, 48 ; Société Générale, pl. de la Barre ; Comptoir national d'Escompte, r.. d’Ecosse, 125.
Voitures de place : — Stations à la gare, pl. Saint- Saéns, r.
Claude-Groulard, pl. de la Bourse ; le tarif n’est pas appliqué les jours des courses ; prix à débattre pour les courses hors la ville. —
Taxis-autos ; mêmes tarifs ; la marche au taximètre n’est admise qu’en dehors de la ville.
Loueurs d’autos: — .Dafjrin, r.
Aguado, . 63 ; Meyer, au casino ; garage Moderne, r. Gambetta, 12.
Voitures d’excursions; — t. 1. 3.
départ de la pl. du Puits-Salé, ou des arcades de la Poissonnerie au café Suisse, pour Arques, Martin- Eglise, etc. : consulter les affiches.
Voitures et autos publics ; — pour Puys, 60 c. ; Berneval, i fr. 50, colis 50 c. ; le golj, 75 c. et Pourville, I fr. ; Varengeville, 3 fr. ; plusieurs départs par jour, se renseigner au café Suisse.
Bateaux d’excursions : — pour le Tréport, 2 fr., aller et ret. 3 fr. ; Saint-Valéry, mêmes prix.
Services rtiaritinies : — de Dieppe à Newhaven ; — de Dieppe à Londres ; — de Paris à Londres pnr Dieppe, s’informer.
Casino.
Théâtre : — places de i à 5 fr.
Sports : — golf, à 2 k., sur la route de Pourville ; 18 trous, 65 hect. — tennis, dans les jardins du casino, 18 courts ; tennis-club, r. Toustain, 8 ; — 'tir aux pigeons, av. de Bréauté ; stand de tir, r. de Blainvüle.
Régates ; — en juillet ; — courses à l’aviron.
Courses : — 5 journées, fin août, à l’hippodrome de Rouxmesnil route d’Arques.
Histoire. — Le nom de Dieppe semble venir du bas-latin deppa, qui a la ^ même origine saxonne que le mot anglais deep, profond, par allusion à la E profondeur de son port, où les navires peuvent entrer en pleine eau, à toute heure de la marée. Primitivement cité gallo-romaine obscure, connue sous le nom de Limes et située, non point dans le val, mais au sommet de la falaise E., à 2 k. 5 au N.-E. de la ville actuelle, l’importance de Dieppe ne commence que dans la seconde moitié du xii® s. et atteint son apogée sous François 1®*’. .Une peste terrible lui enleva près de 10,000 personnes de 1668 à 1670. La ville, bombardée en 1694 par la flotte anglo-hollandaise, se releva peu à peu de ce
dé-^ astre.
Sous la Restauration, la duchesse de Berry mit à la mode ses bains de mer, qui devaient devenir pour la ville une nouvelle fortune. La guerre de 1914-1918 j a renouvelé l’animation de Dieppe dont l’aspect est devenu plus cosmopolite ; son port retirera de^cette guerre le bénéfice d’un agrandissement de ses bassins, où ont été réparés, les navires torpillés, d’un meilleur outillage des quais et d’unè amélioration des voies ferrées qui les desservent.
, Dieppe est renommé pour ses ouvrages d’ivoirerie et pour ses dentelles.
En sortant de la gare, on a en face de soi le bassin Bérigny
DE PARIS A DIEPPE
qil’on laisse à g. pour passer sur un pont tournant entre ce bassin et le bassin Duquesne. A dr. sont l'arrière-port relié à l’avant-port par le nouveau chenal, puis le bassin de mi-marée et le bassin à Jlot. Le chenal d’entrée a 7 m. de profondeur ; il s’ouvre entre deux jetées : la jetée de l’Ouest dont la construction se termine, et la jetée de l’Est, longue de 508 m.
Au delà du pont tpurnant on suit le quai Duquesne, à l’entrée duquel on remarque, faisant l’angle du quai Bérfgny, la Chambre de Commerce, avec les statues de Descelliets, le créateur de l’hydrbgraphie' en France, par Dubois, et du célèbre armateur Jean Ango, par Benet. Le quai aboutit à la place et aux Arcades de la Poissonnerie : sur le carré se fait chaque matin la vente à la criée. A l’extrémité de la Poissonnerie, on voit en face la rue Duquesne menant à la plage (F. ci-dessous), à g. la Grande-Rue, à dr. le quai Henri IV, à l’entrée duquel est la gare maritime et qui conduit à la jetée de l’Ouest. En face de la gare se voit le collège (école de marine) construit sur l’emplacement de la maison d’Ango, incendiée au bombardement de 1694.
La Grande-Rue, l’artère principale de la ville, longe à g. la place Nationale ornée de la statue de Duquesne (1610-1688) par Dantan aîné et bordée de maisons du xvii® s. ; au fond s’élève l’églire.
L’*église Saint-Jacques, avec transept, déambulatoire et chapelles rayonnantes, a été commencée au xiii® s. et terminée au XVI®. Les parties des xiii® et xiv® s. sont du plus pur style othique normand. Le portail principal (statue de St Jacques, par E. Benet) commencé en 1300, est orné d’une rose, d’unè galerie, et, à dr., dominé par une tour du xvi® s. haute de 41 m. 60. Au croisillon N. se voit la porte des Sibylles, auj. murée.
L’intérieur offre un vaisseau svelte et élancé qui se rattache au bel art normand du xin« s. : faisceaux de fines colonnettes, chapiteaux d’une ornementation sobre et élégante. Au-dessus des arcades de la nef et du chœur règne une galerie à jour ; et au-dessus de celle-ci une charmante frise de chardons.
Dans la nef, chaire de 1670, buffet d’orgues de 1765. Dans le bas du bascôté dr. la chapelle du Saint-Sépulcre, de 1612, a une clôture de pierre ajourée, un saint-sépulcre moderne moulé sur le sépulcre d’Eu (p. 16) et un vitrail du xvi“ s. Toutes les chapelles, dont trois ont été bâties, de 1535 à 1550, dans le plus beau style de la Renaissance, aux frais du célèbre armateur Ango (1551 ; sa tombe est dans la sacristie), ont été fermées de nos jours, ainsi que, celles du bas-côté dr., de clôtures en pierre, ajourées et sculptées dans le style ogival du XV® s. et le style de la Renaissance. Les 6 niches à dais sculptés de la chapelle de la Vierge sont d’une grande beauté. Dans la 2® travée après cette chapelle, monument du Trésor, d’une grande magnificence d’ornementation (remarquer les petites figurines de la frise) et dans la salle du Trésor, bel escalier de chêne, de la Renaissance.
La Grande-Rue se termine à la place du Puits-Salé, où stationnent les voitures d’excursion. On laisse à g. la rue Victor-Ifugo, où est la poste, et l’on continue par la rue de la