LE TRÉPORT
œuvres de Germain Pilon ou plutôt de Gillot, de Gênes (g.) ; sur chaque mausolée, deux belles statues superposées, et, de chaque côté des mausolées, des figures allégoriques.
A I k. 8 N. d’Eu, la chapelle Saint- Laurent, fondée vers 1640, reconstruite en 1875, est un but de pèlerinage.
Intéressantes excursions d’Eu à la forêt d'Eu, située à env. 5 k. S. -O. de la ville, vaste de 9,390 hect., et se composant de plusieurs massifs forestiers séparés par des terres cultivées, dont deux principaux : la Haute-Forêt d'Eu^ entre la vallée de la Bresse et celle de l’Yères ; la Basse-Forêt d’Eu qui occupe les pentes du plateau de 230 m. d’alt. autour des sources de l’Yères, entre la vallée de l’Eaulne naissante et les vallons descendant à la Bresle. La partie la plus éloignée d’Eu est à 25 k. env. S.-E. ; la partie la plus rapprochée est desservie par la halte de Forêt-d’Eu. Excursion en voiture de louage (4 h. env.), 30 fr. env.
45 k. Le Tréport, 4,899 hab., station balnéaire fréquentée et port de pêche, à l’embouchure de la Bresle, qu’encadrent les falaises crayeuses du pays de Caux. C’est, après Dieppe, le point où la mer est le plus proche de Paris ; trajet en 3 h, par Beauvais ( V. pour cette ligne et pour les détails le Guide Bleu : Réseaux Nord et Est).
Hôtels : — Trianon, sur la falaise, à Tréport-Terrasses (hôtel de luxe).
— En ville presque tous les hôtels sont en bordure du port, les principaux ferment l’hiver et ouvrent aux fêtes de Pâques : de la Plage (PI. a B4), esplanade de la Plage et pl. de la Batterie (70 ch. ; bains, gar., terrasse) ; “des Bains et de France (Pl. b B4), pl. de la Batterie, T.c.F. (45 ch. ; bains, gar.) ; Regina (Pl. c B4), r. de la Rade, incendié en 1919; — PLUS simples:
Belle-Vue, quai François-!®', i,t.c.f.
(40 ch.) ; du Commerce, r. du Commerce, 3-3 (35 ch.) ; du Musoir, r. de Paris, 2-4 ; Moderne, quai François- I®', I, T.c.F. ; du Parc-aux-Huîtres, quai de la République ; de Calais, r. de Paris, 1-3 ; de Rouen, pl.
de l’Hôtel-de-Ville ; Mathieu, pl. de la Poissonnerie (restaurant) ; du Pont-Tournant, quai de la République ; du Lion-d'Or, r. de Paris, 13 (toute l’année ; 20 ch. ; cuisine bourgeoise) ; de la Poste, r. de l’Angainerie (rep. à prix fixe) ;
— à la gare, plusieurs hôtels très
simples : de Picardie, de Normandie, de la Gare, etc.
Restaurants : — nombreux et .i prix modérés, pl. de la Gare, r. de Paris, r. de Dieppe, r. Suzanne.
Poste : — r. de Paris, 9.
Bains de mer : — demander le nouveau tarif.
Voitures de place : — ■ demander le t,Tnf ; pour les excursions, débattre le prix. — Taxi-autos, sur le port.
'Trams électriques ; — de la gare à la plage, 15 à 10 c. ; à Mers, 20 et 15 c. ; à Eu, 30 et 20 c.
Funiculaire montée 25 c., dim.
et fêtes 40 c. : descente 15 et 25 c.
Services d’autos : • — pour Mesnil- Val, 75 c., aller et ret. i fr. ; pour Ault et Onival, quai François-!®', 4 fr., aller et ret. 7 fr.
Bateaux de promenade : — en vue de la côte, excursions par voiliers ; vapeur pour Dieppe : consulter les affiches.
Casino • — prix d’entrée différents suivant la saison.
Sports : — golf, tennis, hockey, aux Terrasses.
Au sortir de la gare, commune aux réseaux du Nord et de l’Etat, on laisse à dr. la route de Mers (p. 20, tram), pour tourner à g. et passer le pont tournant qui sépare l’avant-port, à dr., du bassin à flot, à g., auquel aboutit le canal maritime
Réseau État
DE PARIS A DIEPPE
d’Eii. On contwrne l’avant-port par le quai de la République : à g., belle vue d'ensemble sur la colline au flanc de laquelle s’élève l’église Saint-Jacques, sur la falaise qui porte l’hôtel des Terrasses, et, à dr., sur l’entrée du port. Au delà d’un pont-écluse sur l’embouchure dè la Bresle, on atteint le quai François-P'^, bordé d’hôtels, de restaurants et de boutiques. A g., une double rampe monte à l’église et à la ville haute ( V. ci-dessous) ; en continuant par le quai, on arrive à la place de la Poissonnerie (t. 1. j., vente à la criée), puis à la place de la Batterie, centre du mouvement : au delà, à dr. l’entrée du port, à g. le casino et la plage. Le casino (1897), renferme une salle de théâtre, une salle de jeu, un palmarium, des salles de danse, de lecture, d’escrime, d’hydrothérapie, etc. La plage, de sable et de galets, est bordée par l’esplanade de la Plage, avec d’élégantes villas ; au n° 5, maison des ducs d’Orléans, auj. propriété de M. Schneider.
De l’extrémité de l’esplanade (n° 37), la courte rue Saint - Antoine conduit au funiculaire, percé en tunnel, et par lequel on monte sur le plateau situé au sommet de la falaise, à une altitude de 100 m. : belle, vue près du calvaire. Une société, qui a déjà fait édifier un grand et luxueux hôtel (p. 17), et tracer des parterres à la française, doit y créer toute une localité élégante dite les Terrasses. Du bord de la falaise on jouit d’une *vue de toute beauté sur la côte jusqu'à l’embouchure de la Somme. Deùx escaliers peuvent être utilisés par les piétons : l’un, de 360 marches, commence à l’extrémité de la rue Ch. -Brasseur, qui part du n® 19 de l’esplanade de la Plage ; l’autre (95 marches), moins fatigant, a son amorce à la place de l’Hôtel-de-Ville, à la rampe Gobelin qui s’élève d’abord en plan incliné.
Pour descendre des Terrasses à la vieille ville, on prendra le dernier jusqu’à Vhôtel de ville, pittoresque édifice en mosaïque élevé sur les fondations de l’ancienne tour de François 1“ (1573) ; à l’intérieur, un musée-bibliothèque, ouv. le jeudi de 14 h. 30 à 15 h. 30.
De l’hôtel de ville, monter à dr. (E.) la rue de Paris, en haut de laquelle s’élève une curieuse *croix de grès sculpté (1618). En tournant à g. dans la rue Abbé-Vincheneux, où se trouve à dr. une maison en bois de style Renaissance, ancien presbytère du xvi® s., on arrive à la place de l’Eglise. E’ église Saint- Jacques, édifiée dans la seconde moitié du xvi® s., sur l’emplacement de deux éghses détruites successivement en 1360 et 1545, est de style flamboyant ; le portail, abrité par un porche moderne, est une œuvre charmante du xvi® s. A l’intérieur élégantes sculptures, notamment de magnifiques clefs de voûte (l’une a 3 m.) ; dans la chapelle N.-D. de Pitié du bas-côté g., un retable de pierre, du xvi® s., figurant le Christ mort sur les genoux de sa mère ; de plus, des tableaux, notamment Jésus sur le lac de Génésareth, par Aublet (1877).
N.D.des Flots\B