‹ De Paris à la Manche et à l'OcéanChapitre 31 sur 246 · VERNON. — LES AN DELYS · texte numérisé non relu

VERNON. — LES AN DELYS

tin chef-d’œuvre d’architecture militaire ; l’église du xv* s. renferme le tombeau de François de Silly, duc de là Roche-Guyon (t 1627). De la Roche- Guyon à Vétheuil et Mantes, p. 22. — 19 k. Bray-Ecos, station dominée par le château ruiné de Beaudemont. A 5 k. S.-E., Ecos possède le château de Chesnay-Haguest, reconstruit dans le style du xv« s. par M. de Pulligny. — 28 k. Les BordeauX'Saint-Clair. A Saint-Clair, église du xii® s., ruines d’un château. — 32 k. Dangu, où l’on visite le haras du baron Beyens, installé dans un bel établissement agricole, et une église du xiv® s. — On rejoint la ligne de Gisors à Pont-de-l’ Arche (p. 24), et l’on arrive à Gisors^Ville, puis à la gare principale de (42 k.) Gisors (p. 6).

De Vernon a Pacy-sur-Eure (ch. de fer, 20 k. ; 4 fr. 25, 2 fr. 80, i fr. 75), — Cette ligne, remontant le vallon du Grand et du Petit-Val se développe à mi-côte des collines portant la forêt de Bizy dans laquelle est, à i;2oo m. de la gare de Vernon. le château de Bizv propriété actuelle du marquis d’Albufera dont le parc est ouvert au public les dim. et jours fériés, puis descend à travers la forêt de Pacy. — 20 k. Pacy-sur-Eure (p. 79).

94 k. Gaillon-Aubevoye, station desservant à 2 k. Gaillon (hôt. : du Soleil-d’Or, t.c.f. ; d’Evreux), 2,612 hab., au pied et sur le penchant d'une colline que couronnent les restes du château, auj. caserne : construit au xvi® s. par les cardinaux Georges d’Amboise et de Bourbon, puis démoli en 1793, il n’en reste que le porche, une tour d’escalier, le beffroi de l’horloge, de belles arcades murées et la chapelle basse. — Tunnel du Roule (1,720 m.) et tunnel de Vénables (399 m.) ; en deçà de ce dernier, à dr., ligne des Andelys. On longe la Seine à dr.

107 k. Saint-Pierre-du-Vauvray, embranch. de 8 k. pour Bouviers (p. 78).

Un embranchement de 16 k. (30 min. ; 3 fr. 40, 2 fr. 25, I fr. 40), courant entre la rive dr. de la Seine et des falaises, dessert Les Andelys (hôt. : au Grand-Andely ; des Trois- Marchands ; au Petit- Andely : de la Chaîne-d’ Ov , t.c.f. ; des Fleurs, t.c.f. ; syndicat d’initiative), 5.530 hab., ch.-l. d’arrond. de l’Eure, se composant de deux villes, distantes l’une de l’autre de i k. env. : le Grand-Andely et le Petit- Andely. Elles communiquent par un boulevard sur lequel donne la place de la gare. En quittant la station, il faut tourner

tdr. pour aller au Petit-Andely, à g. si l’on veut se rendre U Grand-Andely, situé entre deux coteaux, dans la vallée du Gambon et au débouché du vallon de Paix, qui descend d’Ecouis. Dans ce dernier cas on longe à dr. un square dans lequel sont les bustes du peintre Chaplin (1825-1891), par Leroux, et du musicien Sellenick (1826-1893), par Ducuing. Le boulevard aboutit sur la place Nicolas-Poussin ou de l’Hôtel-de-Ville, où s’élève la statue de Nicolas Poussin (1594- 1665) par Brian. Uhôiel de ville, ancienne tour de la maison de Thomas Corneille, renferme, entre autres curiosités, un tableau de Poussin (Coriolan fléchi par sa mère). A g., la

DE PARIS A ROUÈk'.

Grande-Rue conduit à l’église Notre-Dame en passant devant l’hôtel du Grand-Cerf, curieux édifice du xvi® s. avec façade en bois sculpté et boiseries des xv® et xvi® s.

D'église Notre-Dame date des xm® et xvi® s., le croisillon S., du XV® est de style ogival flamboyant et les chapelles N. du plus beau style de la Renaissance; 35 fenêtres sont garnies de *verrières du xvi® s., le grand vitrail terminal du chœur est

du XIV® 'B.

En entrant, on passe sous un magniûque buffet d’orgue, de la Renaissance, en chêne sculpté ; l’orgue a été refait par CavaiÜé-CoU. A dr. bénitier du xv' s., saint-sépulcre du xvi' provenant de la chartreuse de Gaillon. Dans le choeur, stalles avec sculptures à sujets bizarres ou grotescjues, du xv® s. A la 4® chap. du bas-côté dr., au transept g., à la i'® chap. du bas-côté g., toiles de Quentin Varin, le premier maître de Poussin. L’autel de la chapelle absidale est surmonté d’un retable avec une peinture attribuée à Jacques Stella.

Au S. de la ville, à l’ombre d’un tilleul séculaire, jaillit la source de Ste Clotilde (30 c.), but d’un pèlerinage fréquenté le 2 juin.

Le Petit-Andely borde la rive dr. de la Seine que traverse un pont, au-dessous du promontoire qui porte le château Gaillard. D'église Saint- Sauveur, bâtie en 1197, est précédée d’un porche en bois, du xiv® s. ' au transept dr., autel du XVII® s. avec une Adoration des bergers, d’après Ph. de Champaigne ; au banc d’œuvre, petit tableau sur bois du XVII® s. Sur la place, colonne, avec médaillon par Ducuing, élevée à l’aéronaute Blanchard (1753-1809) qui, en 1785, passa le premier la Manche en montgolfière.

De l’église, la rue Grande et un chemin à g. montent au ^château Gaillard, fondé par Richard Cœur de Lion en 1196 et démantelé en 1603 par ordre de Henri IV. La forteresse se composait de trois enceintes dont il reste des débris importants. Les fondations des murs reposent sur des rochers de 8 à 10 m. d’élévation. Le donjon a 20 m. de circonférence à l’intérieur ; les murs ont presque partout près de 5 m. d’épaisseur ; on y pénètre par une étroite ouverture pratiquée à l’E. et où l’on accède par un escalier. Des grottes taillées dans le roc s’ouvrent dans un des côtés du fossé qui protégeait la II® enceinte. De divers points des enceintes on jouit d’un beau paysage.

Au delà de Saint-Pierre-du-Vauvray, on côtoie l’Eure jusqu’à son embouchure, près de laquelle on franchit la Seine. On longe à dr. la ligne de Pont-de-l’ Arche à Gisors (p. 6).

119 k. Pont-de-l’ Arche (hôt. de Normandie, t.c.f. ; les panneaux de la salle à manger ont été décorés par des peintres en villégiature), 1,921 hab., à i k. 5 dej.a station, sur la rive g. de la Seine que traverse un pont de 9 arches. Sur la place au delà, se voit le buste du graveur Langlois (1777-1837). D'église date du xv® s.

PÙNt-bÈ-VAlîCHÈ. — ÊOÜEKr. [2] — 25

A l’intérieur, *verrüres des xvT> et xvn' s. dont la plus curieuse est à la ar travée du bas-côté dr. ; bufïet d’orgues et chaire du xviH® s. ; stalles du XVII* provenant, comme les boiseries de la sacristie, de l’abbaye de Bon-Port ; maître-autel avec retable du xvii* s. et groupe en marbre de N.-D. des Arts, œuvre de la duchesse d’Uzès. Dans le bas-côté g., tableau de l’époque Louis XIIl, grisailles et cuve baptismale du xvi» s. A la sacristie, toile de Le Tourneur.

L’abbaye de Bon-Port, à 1,500 m. O., fondée en 1190 par Richard Cœur de Lion, ne se visite pas ;il en subsiste un réfectoire, de 1250, bien conservé, et les bâtiments claustraux avec une salle capitulaire rétablie dans le style gothique primitif ; les murs d’enceinte ont gardé leurs tourelles.

La voie passe un tunnel de 400 m., joint à g. la ligne d’Elbeuf, puis franchit deux bras de la Seine.

126 k. Oissel (buffet), 4,712 hab., bourg industriel de filatures, tissages et teintureries, sur la rive g. de la Seine.

D’Oissel a la Londe (ch. de fer, 18 k. ; 3 fr. 80, 2 fr. 50, i fr. 60). ■ — 10 k, Elbeuf-Saint-, Aubin, station située à 1,500 m. environ de la ville d’Elbeuf, (p. 76), à laquelle la relie un train électrique. Après avoir traversé la Seine, entrant dans la forêt de la Londe, on passe dans un tunnel de 395 m. — ii k. Orival, village avec grottes creusées dans la falaise crayeuse et en partie habitées. — 18 k. La Londe (p. 85), station eu ple.ne iorêt qui dessert, à 3 k. N., le village de la Bouille (p. 48); embranch. pour Rouen-Serquigny et Elbeuf-Louviers.

130 k. Saint-Etienne-du-Rouvray, 6,448 hab., relié à Rouen par un tram. Dans le oimetière a été inhumé le prince Frédéric-Charles de Prusse, aviateur, décédé le 6 avril 1917 à la suite de la chute de’ son appareil. A g. asiles d’aliénés ; à dr. les hauteurs de Bon- Secours. — 134 k. SoUeville-lès- Rouen , 21,026 hab., agglomération de fabriques et d’usines; tram pour Rouen. A g. se détache l’embranchement qui aboutit à la gare de Rouen-Rive gauche. L'a voie franchit la Seine et l’île de Brouilly sur un viaduc métallique lancé à côté de l’ancien pont qui subsiste encore (1919) ; après un tunnel de 1.040 m., elle passe au-dessus du ch. de fer d’Amiens, franchit la vallée de Saint-Hilaire sur un viaduc de 600 m., haut de 19 m. et pénètre dans un nouveau tunnel de 1,460 m.

136 k. Roîfew, gare Rive-droite (p. 26).

ROUEN, 124,987 hab., ancienne capitale de la Normandie, ch.-l. du départ, de la Seine- Inférieure, siège d’un archevêché et du 3® corps d’armée, est une ville d’art et de tourisme, en même temps qu’une cité industrielle et commerciale. Par sa situation sur la rive dr. de la Seine, par ses églises gothiques dont les flèches pointent partout vers le ciel, ses musées, ses rues pittoresques bordées de vieilles demeures, Rouen est une des villes les plus intéressantes de France et d’Europe.

Gares : — Rive Droite de la Seine : Rive-Droite om de la rue

Verte, la principale, actuellement en reconstruction, buffet (Etat : station de la ligne de Paris au Havre) ; gare du Nord (Nord ; ligne d'Amiens, par Serqueux), bd Gambetta,

Rive Gauche : gare Rive-Gauche ou Saint-Sever, buffet (Etat : ligne de Paris), au faub. Saint-Sever (quai d’Elbeuf) ; gare d'Orléans (Etat:

lignes de Serquigny et d’Evreux ; Orléans : par Elbeuf, Dreux et Chartres), au faub. Saint-Sever (place Carnot).

Ces quatre gares sont reliées entre elles par des trams ; on y trouve des voitures de place et, aux trois gares de Rive-Droite, Rive-Gauche et Orléans, l’omnibus de ville. Pas d’omnibus d’hôtels.

Hôtels : — Gare Rive-Droite : de Dieppe, r. Verte, 22-24, t.c.f., renommé pour sa cuisine ; Victoria, X. Verte, 10 ; ces deu.x hôtels disparaîtront avec l’agrandissement de la gare; du Chemin-de-fer-de-l’ Ouest, r. Verte, 23 (jardin) ; de l'Europe, r. Verte, 2.

Gare d’Orléans : Baretie, pl.

Carnot, 35-37 (45 ch. ; électr., chauff., terrasse, salle de fêtes).

Gare du Nord : du Chemin-de-jerdu-Nord.

En Ville : de ordre : *de la Poste (Pl. a B2), récemment reconstruit, r.. Jeanne-d’Arc, 72, t.c.f.

(rep. à prix fixe et à la-carte ; 120 ch.; 50 salles de bains privées, asc., chauff.) ; d’ Angleterre (Pl. b B3), cours Boïeldieu, 6-8, sur le quai (70 ch. ; location d’autos, toutes langues) ; — confortables : *de

France (Pl. c C2), r. des Carmes, 85- 103 (114 ch. ; électr., chauff.) ; de Paris (Pl. â C3), quai de Paris, 50 (asc., gar.) ; du Nord (PI. e B2), r. de la Grosse-Horloge, 91, t.c.f.

(75 ch. ; bains, chauff., gar., jardin d’hiver) ; de la Couronne (Pl. / B2),. pl. du Vieux-Marché, 31 ; — » simples : du Vieux-Palais, pl. Henri-IV, T.C.F. ; de Rouen et du Commerce, r. du Bec, 19, près du palais de justice ; de Lisieux, r. de la Savonnerie, 4 (50 ch.; électr., %b.x.)\ de Normandie, r. du Bec, 9 (chauff.) ; de

Bourgogne, r. Thouret, près du palais de justice (30 ch. ; bains, gar., électr., salons particuliers) ; Moderne, pl. La Fayette ; de Bordeaux, pl. de la République, 3 ; Jamet, quai d’Elbeuf ; Calende, pl, de la Calende.

Hôtel meublé ; — des Carmes, pl.

des Carmes, 33 ( 4 ch., on ne sert que le petit déj. ; chauff., bains).

Pensions de famille : — Mme Lemercier (Family-House), r. Beauvoisine, 107 (12 ch,, arrangements pour familles) ; Dumagnou, r. de Bourg-l’Abbé, 23.

Restaurants : — de la Cathédrale, r. des Carmes, 8 (i®^ ordre, carte et prix fixe) ; de l'Opéra, r. des Charrettes, 10 (concert au dîner) ; de l'Onïmia, pl. de là République, 2 ; brasserie Paul, r. du Grand-Pont, 77; Britannia, r. de la Grosse-Horloge, 12 ; — modestes : de la Cour- Martin, r. du Grand-Pont, 10 (rep.

à prix fixe et à la carte ; terrasse ; clientèle de famille) ; de la Bourse, cours Boïeldieu, 5 ; de V Escargot, r. de la Champmeslé, 5 ; de Paris, r. de la Grosse-Horloge, 95 ; Petit- Palais-Royal, r. de la République.

Principaux cafés : — Victor, cours Boïeldieu (au théâtre des Arts) ; de la Bourse, cours Boïeldieu ; du Commerce, pl. de la République ; brasserie de l'Opéra, r. des Charrettes, 10 ; brasserie Paul, r. du Grand- Pont, 77, etc.

Poste : — r. Jeanne-d’Arc, 45, de 8 h. à 20 h., sauf dim. et fêtes ; — bureaux secondaires : cours Boïeldieu, à la Bourse ; pl. de l’Hôtelde-Ville ; r. Pouchet, 2, près de la gare Rive-Droite ; bd des Belges, 22 ois ; r. Armand-Carrel, 48 ; pl. de l’Eglise-Saint-Sever ; — recettes

auxiliaires : r. Saint-Hilaire, loi ; r. Saint- Julien, 132 ; av. du Mont- Riboudet, 118. — Télégraphe et TÉLÉPHONE : quai Boïeldieu, à la Bourse, de 7 h. à 21 h. ; mêmes bureaux secondaires que pour la poste.

Bains : — de la Bourse, r. Nationale, 4 ; de Vile Lacroix, r. Centrale, 61 (école de natation) ; Corneille, bd des Belges, 23.

Voitures de place : — Stations :

aux gares, pl. Cauchoise, pl. du

ROUEN

Vieux-Marché, pl. Henri-I'. , quai de Paris.

Tarif ; pour 3 pers. la course, I fr. 50 de 6 h. à minuit, -î fr. 50, après minuit : l’heure, 2 :'r. le j., 3 fr. après minuit ; 20 c. ijar colis. — Hors barrières, la course ;

1 fr. 70 et 2 fr. 70 ; l’heure : 2 fr. et 3 fr., 2 fr. 50 et 3 fr. 50 pour quelques points plus éloignés. Il n’est pas dû d’indemnité de retour. — Pour Petit-Quevilly, avenue de Caen (rond-point), Sotteville, 2 fr. ; Bapeaume, Bon-Secours, Déville, Montaux-Malades, 2 fr. 50 ; Amfreville, Bois-Guillaume, Mont-Saint-Aignan, 3 fr. ; Quatre-Mares, Canteleu, Dieppedalle, 3 it- 5°. H n’est pas dû d’indemnité de retour.

Taxis-auios ; — Stations : quai de la Bourse, pl. de l’Hôtel-de-Ville près de Saint-Ouen, pl. du Vieux- Marché.

Tarif urbain et suburbain : prise en charge i fr.. tarif jdlométrique, o fr. 60 ; heure d’arrêt, 3 fr. ; supplément pour prise en charge après minuit, i fr. ; indemnité de retour pour les communes suburbaines,

2 fr.

Trams électriques : — Réseau URBAIN (il dessert les 4 gares de Rouen, et ses principales artères, ainsi que les faubourgs), 15 c. et 10 c. Correspondance : réduction de 5 c. pour le second tram. Les trams s’arrêtent sur simple signe, devant les poteaux peints en blanc.

Réseau HORS LES MURS : — i. Gare du Nord à M romme, 30 c. et 20 c. ;

— 2. Quai Gaston-Boulet à Darnétal, 20 c. et 15 c.; — 4- Jaidin des Plantes â Bois-Guillaume, 40 c.

et 25 c. ; — 12. Barrière Saint- Maur au Chiii.p de courses, 20 c.

et 15 c. ; — 13. Place Carnot au funiculaiie de Bon-Secours et à Amfreville, 30 c. et 20 c. ; — 16. Pont Corneille à Bon-Secours et Mesnil- Esnard, 50 et 40 c., aller et ret. 85 c. et 60 c. : — 18. Pont Corneille à Mont-Saint-Aignan, 30 c. et 20 c. ;

— autres lignes pour Bapeau ■ e, Grand-Quevilly, Petit-Quevilly, Sotteville, les cimetières de l’Ouest et du Nord, etc.

Funiculaire de Bon-Secours : —

ler mai-30 sept. ; corresp. avec le tram d* Amfreville (V. ci-dessus) ; 25 c. ; suspendu depuis la guerre.

Autobus : — pour le Val-de /a- Haye, par Dieppedalle et Blessard, départ du café de la Bourse, cours Boïeldieu .

Voitures publiques : — une ou plusieurs fois par j. pour : Saint- M artin-de-Boscherville et Ducîair, départ r. des Charrettes, 135 (services suspendus depuis la guerre ; s’informer).

Vedettes automobiles : — pour Saint-Adrien (40 c.) et Port-Saint- Ouen (50 c.), avec escales.

Bateaux : — pour la Bouille, p. 48 ; — • Le Havre, p. 50. Excursions annoncées par affiches.

Théâtres : — des Arts, quai de la Bourse (généralement fermé Tété) ; Français, pl. du Vieux-Marché.

Music-halls : — Folies-Berbère

(spectacles variés), île Lacroix ; Tivoli, r. Centrale, 35 (île Lacroix) ; ApollOy r. des Carmes, 85.

Cinémas ; — Omnia, pl. de la République ; Innovation, r. de la Grosse-Horloge ; Renaissance, r.

Saint-Hilaire ; Royal-Palace, r. de la Savonnerie; Eden, r. Jeanne-d’Arc, 42,

Cirque : — pl. du Boulingrin.

Courses : — à Thippodroms des Bruyères ( à 2 k.), en mai, juillet et octobre.

Foire de Saint-Romain . — du 19 au 23 octobre, chevaux et bestiaux ; fête foraine les 20 jours suivants.

Spécialités : — sucre et gelée de pommes ; canards à la rouennaise.

Consulats : — Belgique, r. Harenguerie, 14 ; D anemark, r. de Crosne, 38 ; Espagne, r. Jeanne-d’Arc, 3 ; Etats-Unis, r. Jeanne-d’Arc 83 ; Grande-Bretagne, r. de Fontenelle,

3 ; Italie, r. Jeanne-d’Arc, 5 ; Norvège, quai du Havre, 10 ; Pays-Bas, quai du Havre, 20 ; Portugal r- des Augustins, 41 ; Russie, quai G ;ston- Boulet, 24 ; Suède, même a . h esse.

Syndicat d’initiative : — renseignements gratuits, r. Sitint-Lô, 40 bis (au musée commercial, près du palais de justice).

2g — [3] ROUEN ET SES ENVIRONS.

Histoire. — Rouen, appelé par ies Romains Rotomagus, était la capitale des Véliocasses ; St Mellon fut, vers 260, son premier évêque. Pillée par les Northmans en 841, elle fut envahie à nouveau en 876 par Rollon qui s’y fit baptiser, traita avec Charles le Simple et donna au pays le nom de Normandie. Après la conquête de l’Angleterre, d'interminables guerres résultèrent de l’antagonisme entre les rois d’Outre-Maiiche, qui prétendaient demeurer possesseurs de la Normandie, et les rois de France. En 1419, Rouen, après 7 mois de blocus, dut capituler, et le 30 niai 1431, Jeanne d’Arc, abandonnée par Charles Vil, y fut brûlée vive. Ce ne fut qu’en 1449 que la ville, investie par Dunois, fit retour au roi de France. Elle n’échappa point aux guerres religieuses qui ensanglantèrent la France à la fin du xvp' s. ; huguenots et catholiques prirent et reprirent la ville, qui connut les horreurs de la Saint-Bar thélemy. Du 5 déc. 1870 au 22 juillet 1871, Rouen dut subir l’occupation allemande. La ville, restée en dehors de l’avance extrême allemande pendant la guerre 1914-1918, devint le plus grand centre de concentration des troupes anglaises.

La principale industrie de Rouen est celle de la filature et du tissage du coton, qui se double d’une foule d'industries complémentaires. Une des spécialités est celle des « indiennes *, étoffes à bon marché pour vêtements, tentures et cravates. On dénomme « rouenneries’ * les cotonnades brochées, les calicots et toiles de coton, les croisés et coutils. — Le port maritime est à 127 k. du Havre ; les navires remontent le fleuve en une seule marée par leurs propres moyens ou à l’aide' de remorqueurs. Le port fluvial qui lui fait suite, relie Rouen avec Paris et les canaux du bassin de la Seine. Le port de Rouen a pris une extension considérable depuis la guerre ; il a dépassé le tonnage de Marseille, prenant la tête des ports de France. Des travaux considérables sont actuellement en cours d’exécution pour lui donner tout le développement qu’il comporte.

Orientation et empioi du temps. — Les curiosités importantes de Rouen se groupent sur le pourtom: d’un quadrilatère dont la cathédrale occupe à peu près le centre et dont les côtés sont formés par quatre grandes artères : la rue Jeanne-d’Arc, qui descend de la gare Rive-Droite, le quai de la Bourse, la rue de la République et la rue Thiers. Le touriste de passage qui ne dispose que d’une demi-journée peut avoir une impression générale de la ville et un aperçu des principaux monuments en établissant son itinéraire ainsi qu’il suit ; palais de justice, Vieux-Marché; descendre la rue'Jeanne-Arc jusqu’à la Seine pour voir l’animation des quais et revenir sur ses pas jusqu’à la rue de la Grosse-Horloge; Grosse-Horloge, cathédrale, Saint-Maclou, Saint-Ouen. Mais, quiconque veut connaître Rouen et visiter ses musées devra lui consacrer au moins trois jours.

Départ de la place de la Cathédrale, qui peut être considérée comme le centre de vie de la cité. On y arrive, de la gare, par la rue Verte, la rue Jeanne-d’Arc et, à g., la rue de la Grosso- Horloge.

La ’*’*’cathédrale Notre-Dame (PI. C2-3) fut commencée en 1201 ou 1202 sur l’emplacement d'une église romane détruite par un incendie. Mais, jusqu’au début du xvi® s., l’édifice fut sans cesse décoré, embelli, agrandi et même modifié dans son plan général. Haut de 28 m. sous voûte, il a 135 m. de long en y comprenant la chapelle de la Vierge (xiv® s.). Sept tours le dominent, dont une seule est terminée et dont deux flanquent la façade occidentale (56 m. de large). La tour de Saint-Romain (à g.), romane et ogivale, seul reste de l’église cgnsumée en 1200, fut achevée au xv'’ s. ; haute

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