L. Hermann, del
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ROUEN
de 75 m. avec le toit aigu qui la couronne, elle renferme l’horloge et le bourdon (7,500 kilog.). La *lour de Beurre, de même hauteur, un des édifices les plus célèbres du style flamboyant, fut bâtie, de 1485 à 1507, au moyen du produit des dispenses accordées aux fidèles pour l’usage du beurre en carême.
La * façade principale, qui se développe entre ces deu.x tours, offre un ensemble imposant composé de 300 statues, statuettes et figurines, de pinacles, d’arcatures à jour, de balustrades, de niches, de trois portes, dont la principale est du XVI® s., les deux autres du xiii®, et d’une grande rose, le tout fort mutilé et en partie restauré.
A g. de la façade s’ouvre la cour d’.ilbane, avec square où l’on a placé des fragments de sculptures.
Les deux portails (xiii® s.) des croisillons sont flanqués chacun de deux tours inachevées et percés d’une belle rose. Celui du S. est appelé le portail de la Calende ; les sujets des bas-reliefs ont trait à la Bible et à la vie de St Romain et de St Ouen : ceux du tympan sont tirés de la Passion. Le portail du N. ou des Libraires (au tympan, bas-reliefs du Jugement dernier) est précédé d’une cour sur laquelle donnaient à g. les boutiques des libraires et des relieurs, à dr. la bibliothèque des chanoines (xv® s.). De "la rue Saint-Romain on pénètre dans cette cour par un bel- avant -portail de pierre, œuvre de G. Pontifz (xv® s.)
C’est au concierge de la cour des Libraires qu’il faut s’adresser pour monter à la flèche de la tour centrale, haute de 156 m. Cette tour date des xni®, xiv® et xv® s. moins sa flèche ajourée moderne, en fonte et bronze dans sa partie terminale. De la lanterne, admirable panorama.
Au bas-côté dr. de la nef (8® travée) s’ou\Tre une porte secondaire, dite des Maçons (xiv® s.), avec statuettes au.x voussures et bas-relief au tympan.
L’intérieur est éclairé par 130 fenêtres. — Nef : au-dessus du bufiet d’orgue (xvii' et xvtii» s.) la rose de la façade est garnie de vitraux du xvi' s.
Bas-côté dr. : chapelle Saint-Etienne, sous la tour de Beurre (s’adr. au sacristain) : retable moderne, style du xv' s. ; beau vitrail à g. ; tombeaux avec statues du président Groulard et de sa femme ; pierres tombales des xiii» et XIV' s. 6' travée ; retable en marbre avec sujet sculpté ; en face, cinq panneaux en albâtre, le tout du xviii® s. 9' travée : monument funéraire du cardinal Thomas (1826-1894) par Guilloux. 10' travée : tombeau de Rollon avec statue du xm' s.
Transept df, : à dr. : grand vitrail (les Dons du Saint-Esprit). A dr. de Tabsidiole, à l’angle du croisillon, dans la chapelle du Grand-Saint- Romain, deux grandes verrières du xv' au xvi' s. (Vie de St Romain). — Absidiole ou chapelle Saint-Joseph ; deux vitraux des xiii' et xvi° s.
Chœur ; c’est la partie de l’église qui oSre le style du xni' s. le plus simple et le plus pur ; 96 stalles exécutées de 1457 à 1469 par Philippot Viart ; aux fenêtres supérieures, au fond, s vitraux du xv' s.
Pourtour du chœur ; contre la grille du sanctuaire, tombeau moderne avec statue (style du xiii® s.) renfermant le cœur de Richard Cœur de Liou (t 1199). Chapelle Saint-Barthélemy ; clôture en pierre du xv' s. et vitrail
du xin*. — Entre cette cliapelle et celle de la Vierge, vitraux du xiii* s.
^Chapelle de la Vierge (1302-1320), à abside polyrcnale ; les vilraux de,-; murs de dr. et de g. représentent les 24 archevêques de Rouen honorés comme saints. Autel du xvip' s., avec Adoration des bergers, par Ph. de Cliu-mpainn e A dr., des cardinaux d'Amboise. chef d’œuvre de la Renaissance
exécuté, sur les dessins de Roulland le Roux, par les sculpteurs P. Desobaulx, Regnaud Thérouin, Jean Chaillou, André Le Flament, Mathieu Laignel et Jean de Rouen : statues représentant la Foi, la Charité, la Prudence, la Force, la Justice, la Tempérance ; statue du cardinal Georges d’.tmboise, archevêque de Rouen et ministre de Louis XII, œuv e de Jean Goujon, et statue de son neveu, qui fit élever le monument en 1518-1525 : au pied du tombeau, dalle recouvrant les restes du cardinal de Camb'cérès (J 18181. A g., tombeaux-. du cardinal de Croy (f 18351, dans le style du xiv® s.; de Pierre de Brezé, exécuté de 14S8 à 1452 et presque refait de nos jours, et de Louis de Brézé . Le *tonibeau de Louis de Brézé, sénéchal do Normandie (f 1531), lui fut élevé, de 1536 à 1544, par sa veuve Diane de Poitiers dont on voit la statue à côté des statues couchée et équestre de son mari. La chapelle de la Vierge est fermée, sauf pendant les offices ; s’adr. au sacristain, rémunération.
Au delà de 1 1 chapelle de la Vierge on trouve : cénotaphe de l'évêque Maurille (1 1235) ; vitrail du xin® s. ; tombeau du cardinal de Bonnechose avec sa statue en marbre par Chapu et la statue de «la France chrétienne*, par M. J. Carlus ; tombeau de Henri Court-Mantel, roi d’Angleterre ; vitraux du XIII® s.
Transept g. : tableau du xvm” s. ; escalier en pierre (xv® s.) de la bibliothèque ; dalle tumulaire de Jean de Bayeux, archevêque de Rouen (xv® s.), et du chanoine Denis Gastinef, un des juges de Jeanne d’Arc.
Bas-côtié g. : ir® chap. ; tombeau de Guillaume Longue-Epée, fils de Rollon (f J43) avec statue du xiii® s. 6® et 7® chapelles ; vitraux des xiv® et xv® s. et une Descente de croix, de Jouvenet.
A g. de Notre-Dame, la rue Saint-Romain conduit à l’église Saint -Maclou. A l’angle de ^a rue des Quatre-Vents la porte de la chapelle de l’ancien hôtel de la Chambre des com-ptes sert d’entrée au passage du même nom avec de belles voûtes à clefs pendantes ; pour voir cei: hôtel de la Renaissance (1544) il faut entrer dans la cour du n° 14 de la rue des Carmes. La rue Saint-Romain longe le flanc g. de la cathédrale, puis les bâtiments de l’ancien archevêché, édifié au xv^s. ; sur le mur de la chapelle, plaque commémorative du procès de Jeanne d’Arc.
L’*"'’église Saint-Maclou (PI. C3), commencée en 1437 et achevée au commencement du xvi'^ S., est un des meilleurs spécimens du style gothique flamboyant. La façade est précédée d’un porche à cinq pans abritant trois portés dont deux remarquables par leurs vantaux (1541-1560). La porte la plus remarquable (à g.) est celle dite des Fonts (allégorie du Bon Pasteur), dont le panneau dormant est de la main de Jean Goujon. Le clocher formant lanterne à l’intérieur, a une flèche en pierre (82 m.) moderne. A l’intérieur on remarque le buffet d’orgue dont la tribune est supportée par 2 colonnes avec chapiteaux de Jean Goujon, la tourelle de l’escalier gothique qui y monte, et de superbes '•’vitraux de la Renaissance dont les deux plus beaux sont aux croisillons. L’église est ordinairement fermée de midi à 14 h.
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Dans la rue Martainville, n° 188, qui longe l’église à g., l’aître Saint-Maclou, ancien cimetière transformé en école, offre une cour entourée de galeries en bois, en grande partie du XVI® s., soutenues par des colonnes de pierre à chapiteaux dont les sculptures dans leur ensemble figurent le défilé d’une Danse macalrre. Le cloître est occupé par une institution ; s’adr. au concierge, pourboire.
Revenu à la place de la Cathédrale, on aperçoit à g., à l’angle de la rue Ampère, l’ancien bureau des finances bâti en 1505 par Roulland le Roux et dont les sculptures sont en partie masquées par des enseignes ; à l’intérieur, musée de dessin industriel, ouvert t. 1. sauf le dim., de 10 h. à 16 h.
A l’angle opposé, face au grand portail, s’ouvre la rue de la Grosse-Horloge où l’on trouve : à dr., au coin de la rue Thouret, une partie de V ancien hôtel de ville, orné, à la façade, du buste, par A. Guilloux, dé Thouret, député de Rouen aux Etats généraux de 1789 ; au n° 73, dans le passage d’Etancourt, la curieuse maison du Gouvernement dont la cour est ornée de 13 statues de dieux et de déesses.
La * Grosse- Horloge se compose d’un groupe de bâtiments comprenant une tour, une arcade et une loggia. La tour du Beffroi a été construite en 1389 (pour visiter, s’adr. à la boutique voisine) ; un escalier de 2po marches monte au sommet où sont 2 cloches anciennes et une horloge de fer, de 1389, qui passe pour la plus vieille du monde. L’arcade qui, traversant la rue, relie cette tour à l’ancien hôtel de ville, date de 15 1 1 . Aux deux faces sont placés deux grands cadrans sculptés ; sous la voûte, des sculptures représentent le Christ en Bon Pasteur. Adossée à une loggia de la Renaissance, une fontaine de 1731 offre, aux frontons, des groupes d’Amours, Alphée et Aréthuse.
Le **palais de justice (PI. B-C2), où l’on va en prenant immédiatement la rue à dr., est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique et.de celle de la Renaissance. Le bâtiment central, commencé en 1499 pour l’Echiquier de Normandie (cour souveraine indépendante composée de magistrats inamovibles), par les architectes présumés Roger Ango et Roulland le Roux, est long de 66 m. ; il se compose d’un rezde-chaussée très simple, d’un i®i étage à belles fenêtres, et de lucarnes où se reporte toute la richesse de l’ornementation ; au centre se détache une charmante tourelle hexagonale. L’aile de dr. a été rebâtie de 1842 à 1852 ; Taile de g. date de Louis XII, sauf l’escalier d’angle refait en 1903. L’arrièreface du bâtiment central est également belle, quoique d’une ornementation plus simple. La façade de la place Verdrel a été bâtie en 1880.
L’aile g. est occupée par l’ancienne salle des Procureurs, auj. *salle des Pas Perdus, admirable vaisseau gothique, long de 49 m., large de 16, couervt d’une charpente hardie en forme de carène renversée. A l’extrémité est la
« table de marbre », siège de la juridiction des Eaux et Forêts ; une inscription avec médaillon rappelle que Pierre Corneille était avocat du roi à ce tribunal.
Un concierge fait visiter l’aile dr. et le corps central (pourb.). On voit, dans la partie moderne du palais, la salle des Appels correctionnels avec un tableau de Mignard ; la salle des Audiences solennelles avec un plafond peint par Laugée et 2 tapisseries des Gobelins ; la chambre du Conseil avec un Christ d’un primitif inconnu. Dans le corps central, la salle des Séances du Parlement, auj. Cour d’assises, est remarquable par son plafond à caissons en chêne sculpté et doré, avec de légers pendentifs ; de chaque côté d’un bas-relief moderne, 2 statues de la Force et de la Justice.
Du côté N., le palais borde la rue Saint-Lô, où l’on voit, au n® 40, l'hôtel des Sociétés savantes (1717) renfermant le musée industriel et commercial, ouvert t. 1. j. de 9 à- 12 h. et de 14 à 18 h.
Suivant la rue Saint-Lô, on laisse à g. la rue Percière, dans laquelle se voit, aun° ii, une maison de la Renaissance, puis on débouche dans la rue des Carmes, pour la suivre à g.
La rue des Carmes où, à l’angle de la rue de l’Hôpital (au n“ I, hôtel Renaissance), s’élève la fontaine de la Crosse, reconstruite en 1861 dans un style pseudo-gothique, aboutit à la rue Thiers, reliant la place Cauchoise à celle de l’Hôtelde-Ville.
De la place Cauchoise (PI. Bi) où est le monument de Pouyer-Quertier, (1820-1891) par GuillOux et J. Adeline, la rue Saint-Gervais monte à l’église Saint-Gervais (PL Ai), moderne, sur une crypte carolingienne (s’adr. au sacristain) OÙ fut enseveli St Mellon, en 31 1, et où repose son successeur Avitieu (t 32,‘)).
Dans la rue Thiers le musée est précédé du square Solférino avec le buste deGuy de Maupassant (1853-1893) par Verletet le monument, par A. Guilloux, des chansonniers F. et E. Bérat.
Le *musée des Beaux-Arts (PL C 1-2) est un bel édifice construit par Sauvageot. La façade offre un pavillon central, avec dôme, sur les côtés duquel sont placées les statues de Nicolas Poussin G594-1665) par Hiolle, et de Michel Anguier (1612-1686) par Tournois. Ce pavillon est relié par des bâtiments à deux pavillons d’angle avec frontons : l’Architecture et la Sculpture par Bartholdi. Sur la fâçade et les faces latérales sont disposés les bustes d’artistes normands. Le musée est ouvert 1. 1. j., sauf le mercr., de 10 à 17 h. en été (i®’’ avril au 30 sept.), à 16 h. en hiver (le lundi à midi). L’entrée est gratuite les jeudis, dim. et fêtes légales ; les autres jours on paie I fr. Conservateur, M. Minet.
Dans le vestibule, quelques sculptures : Gustave Doré, Alexandre Dumas père ; E. Dubois, le Pardon ; Allouard, Beaumarchais ; Laheudrie, Christ au tombeau.
Aile droite. — Galerie de sculpture : Guilloux, Orphée expirant (marbre) ; Félix Martin, Mort- d’un jeune tambour ; Marquet de Vasselot, lé Christ mort; *David d’Angers, Armand Carrel ; Caffieri, Thomas CorneilleJ; Etex, statue funéraire du peintre Géricault, couchée sur un sarcophage, avec bas-relief en bronze figurant le Radeau de la « Méduse » ; * David d’Angers, statue tom-
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baie du général Bonchamps (l’original est à l’église de Saint-Florent-le- Vieil (Maine-et-Loire) ; Gérôme, la Douleur. — - Au milieu de la salle; *Catlien, statue de Pierre Corneille ; Charpentier, les Lutteurs ; Pradier, Bacchante ; Just Becquel, la Seine à sa source ; Chapii, Monument à Gustave Flaubert.
Au fond de la salle un escalier : sur la balustrade, *bustes de Bonaparte, par Canova, et de E.-H. Langlois, par David d’Angers. Cet escalier donne accès sur un palier où sont des toiles de Diaz v Carreno, d’après Velasquez (Buveurs) et Rubens (Fontaine d’amour).
Salles de peinture ancienne. — Salle I (à dr.) ; Goyen, Marine ÇSal. Ruysdaêl, paysage ; Lely, portrait de femme.
Salle II : Huysmans, Ravin dans une forêt ; Thulden, Albert, archiduc d’Autriche, et sa femme ; /. Ruysda'él, un Torrent.
Salle III : Berghem, Concert sur une place publique ; J. Ruysdaël, paysage ; Ducq, Estaminet hollandais ; Guardi, la Villa Médicis ; P. Mignard Repos de la Ste Famille ; J. -B. Corneille, Résurrection de Lazare ; Descamps’ son portrait ; Lemonnier, Mort de Niobé et de ses enfants ; De Troy, Assomption ; Fragonard, les Blanchisseuses : •Rigaud, Louis XV ; Martin, Vue de Rouen; A. Pesne, la Femme aux Pigeons (portrait de la fille du peintre) ■ De Troy, Suzanne et les Vieillards; Volaire, Eruption du Vésuve en 1779 ■ Simon Vouet, Apothéose de St Louis ; *P. Mignard, Mme de Maintenon • Ducreux, son portrait ; Pietro Longki, Partie de cartes.
Salle IV : Martin de Vos. Histoire de Rebecca (sur bois) ; Van Bosch Arrivée d’une sorcière au sabbat ; Lely, Henriette de France ; Coninxlo, Cir’ concision, Scène de la Vie du Christ ; Porbus le Jeune, Fête chez le duc de Mantoue.
Réskao État 1 ^
Salle V : Snyders, Chasse au sanglier ; Largillicrc, l’avocat Patru ; E. Le Stttfttr, Songe de Polyphile ; *Jouvenet^ Mort de St François ; Restant, un Chartreux ; Ec. irancaise, Pierre Corneille; Poussin, Vénus et Enée ; *Louis David, Mme Vigée-Lebrun ; P. Mignard, Ecce Homo ; Ec. de Fontainebleau , Diane au bain ; De Troy, la Duchesse de La Force ; Jouvenei, son portrait ; Van Goyen, Marine, Paysage ; Lemonnier, Peste de Milan ; Jordaens, TCtc de vieillard ; De Keyser, Leçon de musique, *Gcrard David, la Vierge “t l’Enfant entourés d’anges et de saintes (une des plus belles œuv^s du musc<=‘) ; P. Véronèse, Vision ; Caravage, Philosophie ; *P. Vcroncse, St feamabé guérissant les malades. ; *Pérugin, Prédelle (le tableau qui surmontait cette prédelle et qui représente l’Ascension est au musée de Lyon) : Adoration des Mages, Baptême de Jésus-Christ (les lo personnages portent la marque de l’exécution de Raphaël), Résurrection (les six dornvîurs du premier plan seraient de Raphaël) ; Annibal Carraclie, St François d’ Assise ; Ec. espagnole, St Pierre pleurant; Le Guerchin, Visitation; *Ribera, le Bon Samaritain; *Velazquez, l’Homme à la mappemonde.
Salle VI : ^Dessins de Carrache, Prud’hon, Fragoùard, Greuze, le Guerchin, Houel, Huet, Jouvenet, Lemonnier, Le Sueur, P. Mignard, Moreau le Jeune, Natoire, Pajou, Restout, Hubert Robert, Suvée, Jos. Vernet, Vien, Vouet, Watteau. — Portrait au pastel, par Jos. Vivien, de Samuel Bernard, le riche banquier de Louis XIV ; Cochin, Vue de Rouen (pour « les Ports de France »).
Salle VII : Stella, Ste Anne conduisant la Vierge au temple ; Sacquespée, Mart>Te de St Adrien ; Tournières, Automne, Eté ; Hubert Robert, Cascades de Tivoli, Marine ; Jouvenet, Jésus présenté au Temple ; Primatice, Diane de Poitiers ; Voiriot, Fohtenelle ; *Lancret, Baigneuses ; Oudry, Chevreuil poursuivi pat des chiens ; Desportes, Chasse au cerf ; Lahire, Nativité ; Lai'gillicrc, une princesse de Rohan ; Jouvenei, son portrait ; LargiJlicre, portrait d’homme ; * Hubert Robert, Monuments et ruines ; Jouvenet, Ex-voto ; Vien, Tête de vieillard ; Largillière, portrait.
Salle Vill : Caravage, St Sébastien soigné par Irène ; Fcti, le Christ mort; Herrera, Vision de St Jérôme ; Bassan, Adoration des Bergers.
Salle IX : Rouen aü xvn^ s. ; Boilly, Scène de la vie publique de M. de Fontenay, ancien maire de Rouen ; BouUongne, Jésus et la Samaritaine, les Vendeurs chassés du Temple.
On revient au vestibule d’entrée.
Aile gauche. — Galerie de sculpture : Bernstamm, buste en marbre Flaubert \ Marqueste, Cupidon ; Simart, Oreste (marbre) ; Marquet de Vasselot, Corot; Carlier, l’Industrie (statuette offerte à Pouyer-Quertier) ; *Rude, statue tombale de Godefroy Cavaignac ; Marx, le Temps. — Au milieu de la salle: Leroux, Rachel ; Le Harivel-Durocher, la Jeune ûlle et l’Amour; Poîlet, Eloa, la sœur des anges ; Marioton, Chactas.
On monte au péristyle ; sur la balustrade, bustes de Pierre Corneille, par Grandin et de Fontenelle, par RomagHesi. En haut s’ouvrent des salles de peinture.
Au péristyle ; Ch. Mozifi, Port de Rouen en 1855 ; Pelouse, la Seine à Poses. — Médailles et plaquettes par Roty, Chaplain et Eugène Ferrct.
Salles de peinture moderne. — Salle I : Renouf, le Pilote ; Zieni, Stamboul ; Albert Pasini, Pâturage sur la route de Téhéran â Tabriz ; Palizzi, Traite des veau< en Normandie ; Chaplin, Partie’ de loto ; *Rosa Bonheur, Cheval dans un pré ; Meissonier, Cheval bai (étude) ; Hildebrandt, Après l’orage, Soleil couchant ; Guillemet, Plage de Villers ; Roybet, Tête de jeune homme, épbque de Henri III ; Flàmeng, les Vainqueurs de la Bastille ; *Dau bigny, Bords de l’Oise ; Ribot, Supplice d’AIonzo Cano ; Court, portraits de Boîssy d’Anglas et de M. de Bondy j *Daubigny, Écluse dans la vallée d’Optevoz ; Cibot, Mort de Prétextât, évêque de Rouen ; G. Courbet, paysage (étude) ; *Troyon, Vaches à l’abreuvoir; Court, Boissy d’Anglas présidant' la Conven-
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tion le prairial au III; Stevens, Métier de chien; Tabar, Supplice de Brunehaiit ; De la Rochenoire, Marché d’animaux ; Barillot, la Barrière ; Rochcgrossc, Andromaque ; Zicm, Trinquetaiile au crépuscule ; Ph. Rousseau, Chiens couplés; J. 'Fr. Millet, Officier de marine; **Eugène Delacroix, Justice de Trajan (un des plus beaux tableaux du maître) ; Clairiit, Massacre des Abencérages ; *Corot, Etangs de VilIc-d’Avray ; Jules Lefebvre, Griséîidis ; Fromentin, Moisson en Provence; *Corot, Vue à Ville-d’Avray ; Luc- Olivier Merson, St Isidore laboureur ; Benncr, Baigneuses ; Ziem, Environs de la Haye ; Vollon, le Singe du peintre ; Ferrier, Ste Agnès martyre ; Couture, le Fou; *Ingres, la belle Zélie; Harpignies, Dénicheurs de nids; Le Poitievin, les Amis de la ferme ; Cormon, les Vainqueurs de Salamine ; Boissard de Boisdenier, Episode de la retraite de Russie ; Bellangé, Charge de Kellermann à Marengo ; Julien Duprê, un Chemin au Mesnil ; Boulanger, Supplice de Mazeppa.
Salle 11 (Salle Géricault) au fond de la grande salle : plusieurs toiles importantes du grand peintre rouennais : *Officier de guides chargeant (esquisse), les Suppliciés, portrait d'un cuirassier, ♦Cheval arrêté par les esclaves, tête de forgeron, tête de chevreuil, la Tempête, portrait du peintre Eug. Delacroix, étude de tigres. — 56 dessins de Géricault et 30 lithographies.
Salle lll : Luminais, Retour de la Chasse; Ch. Mozin, Entrée du port de Trouville.
Salle ÏV r Dalapkard, Mélancolie ; Bergeret, Homards et crevettes ; Patrois, Jeanne d’Arc conduite au supplice ; Morel-Fatio, Incendie de la « Gorgone » ; Sebron, Rues de New-York (curieuse scène de mœurs) ; Le Poitievin, Montée de, Bénouville ; Giraud, Joueurs de boules à Pont-Aven ; Calame, Etude du torrent ; Dubufe, Mme Rampai ; Glaize, la Pourvoyeuse Misère ; Nozal, Fin de journée ; Zacharie, la Femme aux pigeons.
Salle V (Salle François-Depeaux) : Collection léguée en 1909 : tableaux de F ant in- Latour, Guillauviin, Claude Monet, Raffaelli, Renoir, Sisley, etc.
On se retrouve dans la grande salle I, d’où l’on revient au vestibule d’entrée du musée de céramique.
1er étage. — Escalier : au palier, statue de ♦P. Puget, Hercule terrassant l’Hydre de Lerne, qui ornait une fontaine dans le parc du château de Vaudreuil ; *fresque de Ptivis de Chavannes, « Inter artes et naturara » ; au 2® palier, à dr. et à g. de l’entrée du musée, 5 panneaux du même artiste représentant la Poterie grossière et la Poterie artistique.
Le musée de céramique, un des plus riches d’Europe, est installé dans des salles ornées de boiseries du xvii« s., provenant de l’ancienne salle des Merciers-drapiers aux halles de la Haute-Vieille-Tour ; il a eu peut origine en 1864 l’acquisition de la collection de faïences rouennaiscs d’André Pottier, augmentée du don de l’abbé Cochet. Dans la classification, on s’est surtout attaché à montrer les phases successives de la fabrication do la faïence de Rouen (xvie-xviii® s.). Le classement commence, en entrant dans la salle, par l’apogée de la fabrication des faïences rouennaises, offrant les spécimens décoratifs les plus remarquables. La salle à g. est consacrée À ses débuts : cette industrie fut introduite à Rouen, dans le faubouig Saiut-Sever, à la fin du xvi® s., par Masseot Abaquesne. La salle de dr. montre ses diverses transformations et son déclin.
Re Salle : boiseries de l’époque de la Régence. Globes terrestres peints par Pierre Chapelle en 1725, sur des piédestaux supportés par des lions et armés des figures des Vents en ronde bosse. Vitrine de bijoux normands, offerts par Léon Brière. — 2® Salle (période de début de la fabrication des faïences) : faïences hollandaises, parmi lesquelles le célèbre violon en faïence de Delft, alli.mandes, italiennes; faïences de Nevers, Moustiers, Sinceny. Clermont, Saint-Cloud, Marans (xvii® et xviii® s.). — 3® Salle : terres vernissées et faïences de Bernard Palissy et de ses continuateurs ; faïences nivemaises de la période révolutionnaire. Ustensiles ayant servi à la fabrication des
faïences de Rouen. — 4® Salle à dr. de la i” (transformations de la fabrication des faïences rouennaises). Cheminée et colonne de cheminée, du style rocaille. — 5® Salle (début et déclin de la fabrication) ; porcelaines primitives françaises et européennes ; porcelaines tendres artificielles, notamment celle de Rouen, la première fabriquée en France, et porcelaines dures, porcelaines de Saxe, faïences fines anglaises, faïences porcelaines décorées au feu de moufle (xviii“ s.), de Strasbourg, Marseille, Sceaux, Niederviller. — 6' Salle: carrelages en faïences hollandaises (xviii® s.) ; panneau en faïence d’Alcora Espagne) ; céramique japonaise (collection Grandidier) : objets égyptiens,
grecs, romains, arabes, pour l’étude de la céramique polychrome. Les applications de l’émail sur terre et métal (vitrine). — 7' Salle : spécimens de la manufacture de Sèvres.
Salles de peintures, à la suite de la 6® salle de céramique.
Salle I ; Latouche, Décembre (Normandie) ; Triguet, Communiantes (printemps) ; Philippe Rousseau, Fromages ; De Boisfremont, Mort de Cléopâtre ; Court, le prince de Croy, archevêque de Rouen ; Sebron, Saint-Marc à Venise • Ronmy, Siège de Paris par Henri IV.
Avant de passer dans la salle II, on voit à g. deux salles renfermant la Collection donnée en 1905 par Jules Hêdou : tableaux, meubles, miniatures, dessins.
Salle II : Aviat, Charlotte Corday ; Carie Vanloo, la Vierge et l’Enfant ; Restout, Résurrection de Lazare ; Cabasson, St Romain domptanUa Gargouille ; Ch. Lefebvre, Mort de Guillaume le Conquérant.
Salle III : Luigi Loir, Crue de la Seine à Paris ; Blanche, FiUette au cha-
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peau ; Lesrel, Gentilshommes dans un tripot ; Pelouse, Effet de lune (Bretagne) ; Isenbart, Ruisseau du Val-Noir (Doubs) ; Laugée, Truand ; Cabat, Lac en Italie; Viollet-le-Duc, Yaliée de Jouy; Laurens, Jardins abandonnés d’Arschef (Perse) ; Court, Rigolette ; Joy, Jeanne d’Aro ; Court, Glaneuse.
Salle IV : Bellet, Souvenir du Dauphiné; Ary Scheffer, Armand Carrel mort ; Bellangé, Gustave de Maupassant, le père de l’écrivain.
Salle V : Lapostolet, Avant-port de Dunkerque ; Damant, St Bonaventure et la pourpre cardinalice ; A. Fourié, Mort de Mme Bovary ; Legrip, Mort du poète Malfilâtre ; Demarest, Aux péris en mer ; Sebron, Chutes du Niagara ; Laugée, Ste Elisabeth ; Auguin, 2 paysages.
Salle VI (salle Marjolin-Scheffer) ; études et dessins de maîtres modernes {Flandrin, Trayon, etc.).
Salle Vil : Besson, le Christ consolateur ; Dameron, le Petit bras de la Seine à Villennes ; Schnetz, Inondation ; Thivier, les Mercenaires au défilé de la Hache ; Hojfbauer, les Gueux ; Diéterle, le Calvaire de Criquebeuf, la Valleuse ; Fourié, Repas de noces à Yport ; Binet, Matinée de septembre à Saint-Aubin ; Hillemacher, les Assiégés de Rouen en r4r8 ; Court, la mar quise de Chasseloup-Laubat.
Salle VIII; Court, Jeune fille au miroir, le général de La Fayette ; Courant, la Barque à Godebi ; Glaize, Auguste Vacquerie ; Lavieille, Crue de la Corbionne à Bretoncelles ; Court, M. Hébert, ancien garde des sceaux ; Dubourg, Marché de Sainte-Catherine à Honfleur ; La Rochenoire, Etudes de têtes de vaches.
Salle IX; petits tableaux û'Azé et Lottier -, Ziem, Crépuscule; Rivey Tête de Turc ; Baron Gros, Tête d’homme ; Baron Renault, Ariane et Thérèse.
Salle X : dessins d’architecture de Chédane, Lecœur, Sauvageot, Paulme (monuments du pays). Gravures et lithographie de Chauvel (legs de 1910).
Salle XI : quelques peintures, portraits au pastel, aquarelles.
On entre à la bibliothèque municipale par la rue de la Bibliothèque, derrière le musée ; elle est ouverte t. 1. j. de 14 à 16 h., sauf lundis et jours de fête.
Dans l’escalier, peintures de Paul Beaudouin représentant l’histoire du Livre. — La bibliothèque renferme ; r33,ooo vol. et 3,600 manuscrits, raretés bibliographiques, surtout du xv® s. ; collection de gravures Liber (pièces historiques, histoire des moeurs et coutumes du xiv® s. à l’Empire) ; la c'olléction de portraits normands du Dr Baratte ; une collection d’iconographie et de topographie locales ; des autographes ; un modèle en carton de la statue de Voltaire par Houdbn ; des médailles et sceaux ; des manuscrits de Boïeldieu ; une collection chinoise de l’amiral Cécille, etc.
Derrière le musée sont l’église Saint-Godard et l’ancienne église Saint-Laurent, du style flamboyant {1444-1554) avec une tour de 1490 à 1501, haute de 37 m. On y a installé un musée d'art normand, ouvert t. 1. j. sauf le mercr., de 10 à 12 h. et de 14 h. à 16 ou 17 h. (entrée gratuite mardi, jeudi et dim. ; les autres jours, i fr.) : on y voit des sculptures, des ferronneries d’art, des souvenirs du millénaire normand, des tissus rouennais, costumes, métiers, meubles, etc. Sur la petite place Saint-Laurent, statue de Gustave Flaubert (1821-1880) par Bernstamm, et fontaine avec buste de Louis Bouilhet (1824-1869) par Guillaume.
L’église Saint-Godard, de la fin du xv® s., est remarquable par ses vitraux anciens : celui de la chapelle de la Vierge est de 1535 et figure l'Arbre de Jessé ; celui de la chapelle Saint-
Romain est de 1555 et retrace la vie de St Romain. Le chœur a des peintures murales de Le Hénaff.
On gagne par la rue Thiers la place de l’Hôtel-de-Ville (PI. D2), ornée d’une statue équestre de Napoléon par Vital Dubray, dont le bronze a été fondu avec des canons pris à Austerlitz. Le côté E. est bordé par l’hôtel de ville et l’église Saint-Ouen.
IJhôtel de ville occupe d’anciens bâtiments de l’abbaye da Saint-Ouen, construits au xviii° s. pour servir de^ dortoirs et de réfectoires aux religieux. Les sculptures du fronton sont de Dantan.
A l’intérieur : dans le vestibule, statues de P. Corneille, par Goriot, et de Jeanne d’Arc sur le bûcher, par Jean Feuchère ; dans la salle des cérémonies, portraits .do célébrités roiiennaises ; escalier en pierre, décoré d’une statue de Louis XV jeune, p;ir J.-B. Lemoyne ; autre escalier (rampe en fer) construit, comme le précédent, à la fin du xviii® s, par Le Bruinent. \ g. de l’hôtel de ville, une annexe renfermant au iir étage la salle des délibérations du conseil municipal est décorée de peintures de Paul Baudouin relatives à l’histoire de Rouen.
L’**église Saint-Ouen est celle de l’ancienne abbaye dont l’église romane fut remplacée, — sauf l’abside, encore visible au croisillon S. avec une petite tour du xi® s. à 2 étages, appelée la Chambre aux clercs, au croisillon N., — en 1318, par l'édifice actuel, considéré comme le type classique du style ogival parvenu à son complet développement technique. La façade a été élevée de 1846 à 1851, avec ses deux flèches hautes de 76 m. 50. La *toUŸ centrale, haute de 82 m.,' qui s’élève sur la croisée, est de toute beauté ; elle se termine par une couronne de pinacles aigus, d’où son nom de << tour couronnée », et renferme une cloche dè 4,000 kilog. Sur le flanc dr., le beau *poytail des Marmousets, du xiv“ s. (les sculptures du tympan figurent l’Assomption de la Vierge, son Ensevelissement et sa Glorification) est précédé d’un porche à pendentifs, du début du XV® s., que surmonte une salle renfermant la bibliothèque paroissiale.
L’intérieur appartient au gothique norpaand. L’ensemble forme un impfessionnant vaisseau long de 137 m., haut de 33, d’une unité de style parfaite. Tout le long de la nef court un triforium dont les baies, comme les fenêtres supérieures, sont garnies de ^vitraux deS xiv-xvi® s. Au bas de la nef, bénitier où l’église se réfléchit comme dans un miroir. Buffet d’orgue de 1630. Le chœur est entouré d’une belle ’*'grille de fer forgé, du xviii*? s. Le sacristain fait visite!* 'les chapelles du pourtour du chœur (pourboire) : dans la 3® chap., Mort do St François, par Le Sueur ; dans la chapelle absidale, tombeaux modernes de Nicolas de Normandie, bis de Richard II, et de l’abbé Roussel qui ût commencer en 1318 l’église actuelle. A la 9® chap., Flagellation par Marigny ; à la 10®, tombeaux d’Alexandre de Bemeval et de son flls, architectes de l’église au xv® s. Dans le croisillon N., Visitation par Deshayes et un tableau de Pierre Léger, peintre rouennais. A la travée du bas-coté g., après le transept, en descendant, la Multiplication des pains, tableau de Halle,
Pour l’ascension de la tour centrale, s’adr. aq sacristain (rémunération) ; belle vue de la plate-forme terminale.
no U EN.
Le jardin de l’hôtel de ville, derrière l’église, est l’ancien jardin de l’abbaye, transformé. Ce fut dans la partie attenante à la place que Jeanne d’Arc fut obligée d’abjurer la sainteté de sa mission (plaque commémorative). Près du bassin, méridien de P. Slodtz ; au point culminant du jardin, copie offerte en igii par les Danois, de la pierre runique, élevée en 970 en Jutland par Harold ; statue en pierre de Rollon, par A. Lètellier, et d’autres statues en bronze de Schœnewerk et de Perrey.
Sortant du jardin à l’opposé de la place, on trouve la rue Saint-Viyien où l’église Saint-Vivien (PI. D2), xiv'-xvi'» s., de style ogival flamboyant, a un retable du xvni® s. et un buffet d'orgues attribué à l'un des frères Anguier. La rue conduit à la Croix-de- Pierre (1515), refaite en 1871 par Barthélemy et Fulconis. A l'angle de la place et de la rue Edouard-Adam, buste, par A. Guilloux, d’Edouard Adam, inventeur de l’appareil à distiller les vins. On revient à l’hôtel de ville par la rue Eau-de-Robec, une des plus curieuses de Rouen, bordée de vieilles maisons formant un ensemble pittoresque le loqg de la rivière du Robec canalisée.
De la place de l’Hôtel-de-Ville, en prenant à dr. la rue de la République, une des grandes artères de la ville, on passe devant le lycée Corneille (PI. Di), ancien séminaire fondé par le cardinal de Joyeuse dont le mausolée se trouve dans la chapelle (entrée rue Bourg-l’Abbé, i'® rue à dr.).
En haut de la rue de la République, la place Sainte-Marie est décorée de la fontaine Sainte-Marie ou château d’eau, œuvre de Perthes et de Falguière. A g. un jardin archéologique est entouré par les Écoles de Médecine, des Sciences et des Lettres et par les musées.
Le ""musée d’antiquités (PI. Di), ouvert t. 1. j. sauf le lundi de lo h. à i6 ou 17 h., occupe le cloître et les bâtiments d’un ancien couvent de Visitandines. L’entrée, qui donne sur la rue Beauvoisine, est ornée d’une statue de Diane chasseresse, du XVI® s. On remarque dans le jardin : les façades gothiques, en bois, de l’abbaye de Saint-Amand et d'une ancienne maison de la rue Bon-Espoir ’ une façade d’une maison de la rue Damiette ; l'ancienne pyramide de la fontaine de la Croix-de- Pierre ; dm statui.-. des xm® et xiv® s., pfov; nant de la cathédrale et des églises de Rouen.
Galerie I ou galerie Cochet : monnaies gauloises ; verrières iju xiii® au xvii* s. ; étalons de poids et mesures à l’usage de Rouen et de Bolbec ; croix-reliquaire du xii' s., donnée par l’impératrice Mathilde à l’abbaye du Valasse ; plaque émaillée du xii® s. (le prophète Osée) ; modèle de l’église de Saint-Maclou, du xv« ou xvi« s. ; ivoires, boîte à hostie- du v« ou du vri s., •olifant du xi». Vierge et *tau ou crosse d’abbé du xii» ; *cristal de roche gravé, Baptême do Christ, de l’époque lotharingienne — Galerie II ou GALERIE Langlois : médailles historiques ; sceaux ; serrures ; retables sculptés des XV® et xvi® s, — Galerie 1 II ou de. la Mosa que ; antiquités romaines ; •mosaïque découverte dans la forêt de Bretonne, Orphée entouré d’animaux sauvages et des bustes des Saisons. — Salle IV ou salle Deville ; statuettes antiques (petit •Mercure assis ; gladiateur combattant) ; trésors (monuaies) de Caudebec, de Bos-Normaud et du Tôt ; armes et objets divers
de l’époque du bronze; verrerie et céramique antiques ; statuettes de Tana gra ; casque Scandinave, etc. ^ Galerie V ou salle Corneille : retable du xv» s. ; baignoire en marbre du xvi® s. ; médaillon de P. Corneille, par Jadoulle ; boiserie's et sculptures sur bois de diverses époques. — Salle VI ou de la Quêrière : *chemiaée et panneaux sculptés du .xvi” s. ; meuble style Louis XII sur lequel est placé un modèle de l’église Saint-Ouen. — Salle VII : mosaïque, Daphné poursuivie par Apollon, provenant de Lillebonne ; pièces de céramique italienne et bispano-m'auresque, bassins orientaux en cuivre gravés et incrustés d’argent (xiv=-xvio s.), tissus précieux ; tapisserie, dont une gothique du temps de Charles VIII ou de Louis XII avec légende aux armes de France ; une autre provenant d’Anet, au chiffre de Diane de Poitiers, meubles, pendule de IBoulle ; chape du couronnement de Louis XVI. — Galerie VIII (4 petites salles) ; armes, verres anciens, mouvement d’horloge du xiv“ s., etc.
Cour : porte de la maison de P. Corneille ; buste de l’abbé Cochet ; épi de faîtière en plomb ; sculptures diverses.
Le muséum d’histoire naturelle, dont l’entrée est à dr. de celle du musée d’antiquités, est ouvert t. 1. j. de 10 h. à 16 ou 17 h., le lundi à midi, gratuit les jeudis et dim., 50 c. les autres jours. Il a été créé par Félix Pouchet dont le buste, par F. Devaux, orne le vestibule.
I” étage: anatomie comparée; — 2' étage, mammifères, quadrumanes, carnassiers, reptiles, poissons, mollusques, minéraux ; — 3® étage, oiseaux et nids, coquilles et fossiles, salle avec diorama représentant une ferme des environs de Rouen ; 4“ étage, anthropologie, ethnographie.
La rue de la République se continue jusqu’à la place Beauvoisine où l’on prend à g. le' boulevard du même nom. Au carrefour de la rue Verte qui vient de la gare rive dr., statue d’Armand Carrel (1800-1836), par A. Lefeuvre.
A côté de la gare, l’église Saint-Romain {PL Ci), 1676-1730, a une riche décoration blanc et or, une coupole ornée de fresques modernes de Dupuy-Delaroche et sous le maître-autel le tombeau de St Romain ; la plupart des vitraux sont de la Renaissance.
En descendant la belle rue Jeanne-d’ Arc, une des grandes artères de Rouen, la i''® rue à g. mèneàla *tour de Jeanne d’ Arc, ancien donjon du château fort construit par Philippe Auguste en 1207 ; c’est là que la Pucelle comparut devant ses juges. On y visite gratuitement un petit musée comprenant des dessins, -statuettes, gravures et souvenirs relatifs à l’héroïne ; entrée rue de Bouvreuil. Au n° 102 de la rue Jeanne-d’Arc, une plaque rappelle que là \s’ élevait la tour où la Pucelle fut enfermée ; les soubassements en ont été retrouvés dans des fouilles récentes.
La 2« rue à dr. mène à l’église Saint-Patrice (PL Bi), bâtie vers 1535 dans le style gothique flamboyant ; elle est renommée pour ses *vitraux, exécutés de 1538 à 1625 et appartenant au plus bel art de la Renaissance, ils sont mêlés à des vitraux modernes, sans valeur ; quelques peintures de N. Poussin et de Mignard.
Arrivé à la. place Verdrel où est la face moderne du palais de justice (p. 31), on prend à dr. la rue Rollon qui amène à
ROUEN
la place du Vieux-Marché (PI. B2), où Jeanne d’Arc fut brûlée le 30 mai 1431 ; des inscriptions à l’angle d’un des pavillons des halles et au trottoir indiquent l’emplacement du bûcher. — Dans larue Pierre-Corneille, qui relie la place à la préfecture, une inscription marque l’emplacement de la maison natale des deux Corneille, buste par Caffieri.
Du Vieux-Marché, on descend au S. à la place de la Pucelle, décorée d’une fontaine de 1755 avec statue de Jeanne d'Arc en Bellone, par P. Slodtz. Au n° 15, r*hôtel de Bourgtheroulde élevé pour Guillaume le Roux, seigneur de Bourgtheroulde, est de la même époque que le palais de justice (p. 31) ; il est occupé par le Comptoir d’escompte de Rouen. La partie la plus remarquable est dans la cour où se voient deux belles façades : l’une, à 2 étages de lucarnes à pinacles, est flanquée d’une tourelle à pans dont les bas-reliefs figurent des scènes pastorales. L’autre offre un entablement dont la frise, divisée en 6 panneaux, présente des bas-reliefs symboliques et mystiques. Au-dessous des 5 fenêtres, 5 bas-reliefs, dits « du camp du Drap d’Or >>, représentent l’entrevue de François I" et de Henri VIII en 1520. — Un peu au delà de l’hôtel, Yéqlise Saint-Eloi, qui sert de temple protestant, date du xvi® s.
Au fond de la place de la Pucelle, à g., s’ouvre la vieille et pittoresque rue de la Vicomté. La i''® rue à g., la rue aux Ours, croise la rue Jeanne-d’Arc près de la tour Saint- André, haute de 32 m., du style ogival, bâtie de 1512 à 1546, reste d’une ancienne église ; elle est entourée d’un petit square où a été remontée la façade en bois sculpté d’une maison, dite de Diane de Poitiers. En continuant vers la cathédrale, on verrait, encore dans la rue aux Ours, de vieilles maisons et une tour du XVI® s., au n® 61 la maison natale de Boïeldieu (1775- 1834) avec buste.
En descendant la rue Jeanne-d’Arc, qui débouche sur leg quais, on passe devant l’église Saint-Vincent (PI. B2), bâtie dans le style ogival flamboyant, de 1511 à 1556, par Guillaume Touchet ; le portail principal a un porche élégant, le portail latéral S. a des vantaux Renaissance. Cette église possède les plus beaux *vitraux de Rouen : à l’abside de la grande chapelle g. du chœur les Œuvres de Miséricorde, précieux vitrail signé d’Engrand le Prince et de son fils Jean, vers 1530 ; au fond du 2® collatéral g., la Glorification de la Vierge, par Jean le Prince ; dans la chapelle du N.-E., curieux vitrail où St Antoine de Padoue, pour convaincre un incrédule, fait adorer l’hostie par un âne.
On débouche sur le quai de la Bourse. A l'extrémité, à dr., Vhôtel des Douanes (PI. B3) reconstruit en 1838; sur la façade, deux bas-reliefs par David d’Angers, le Commerce et la Navigation ; dans la cour, le *fronton de l’ancienne douane par Nicolas Coustou (1726), beau morceau de sculpture ornementale. Un peu en aval de la Douane se voit sur le quai le
buste clu sauveteur Louis Brune, par F. Devaux. A l’extrémité du quai du Havi-e, pont transbordeur, construit en 1898 par l’ingénieur Arnodin, est composé de deux pylônes hauts de 65 m., supportant un tablier sous lequel est suspendue une nacelle qui transporte le public d’une rive à l’autre cl. 10 c. : 2® cl., 5 c. ; pour 50 c. on monte au sommet du pont, d’où l’on a une belle vue).
A g. le quai de la Bourse conduit au cours Boïeldieu, promenade fréquentée, avec les principaux re,staurants et cafés, où s’élève la Bourse, de 1734, agrandie en 1894 ; à l’intérieur, statue de Louis XV, par Coustou, toiles de Le Monnier et de Schopin, plafond de Baudouin ; elle comprend aussi la chambre et le tribunal de commerce et le bureau central des télégraphes. Sur la place Boïeldieu se trouvent aussi : la statue de Boïeldieu par Dantan jeune ; le théâtre des Arts, reconstruit, après l’incendie de 1876, d’après les plans de Sauvageot ; au fronton, sculptures par Chapu ; à l’intérieur, peintures par Glaize, Demarest, Baudouin et Millet.
Dans le faubourg Saint Sever, sur la rive g. de la Seine, où l’on va en passant le p07it Bo'ieldieu, se trouvent la gare de la rive gauche et la gare d’OrléanS.
Ce faubourg industriel est desservi par deux trains que l’on peut prçndre place de la République et près du théâtre des Arts. Ces trams se rejoignent près de l’église Saint-Sever, moderne, style Renaissance. Au S. -O. de cet édifice, l’église Saint-Ciément est précédée d’une place sur laquelle s’élève le monument, par Pertjies, Falguière et Legrain, de l’abbé de la Salle, fondateur de la communauté des Frères des écoles chrétiennes. Le premier tram va aboutir au jardin des plantes de 7 hect. 84 ares (buste du littérateur Eugène Noël ; musique militaire jeudi et dira.), qui renferme des écoles de botanique et d'arboriculture.
Au quai de là Bourse fait suite le quai de Paris sur lequel s’ouvrent la place de la République, quartier très animé, et plus loin la porte Guillaume- Lion, reste de l’ancienne enceinte avec bas-reliefs et fronton sculptés par Claude le Prince. Le pont Corneille, qui franchit la Seine, s’appuie sur une extrémité de l’île Lacroix où son terre-plein porte la statue de Pierre Corneille, par David d’Angers.
La place de la République communique par la courte rue Raquette avec la place de la Basse-Vieille-Tour, d’où Ton passe sur la place de la Haute-Vieille-Tour par un couloir pratiqué dans le monument de Saint-Romain, sur lequel jadis, le jour de l’Ascension, un criminel soulevait pour la montrer à la foule la châsse ou « fierte » de St Romain, ce qui lui valait sa mise en liberté. Cette place est bordée par la halle aux grains, les anciennes halles et la Bourse du Travail (haut relief par Guilloux, fresques par Baudouin).
En remontant la rue de la République, on dépasse à dr. la rue Louis-Brune, où se voit la maison des Fours-Banaux (1585), un des plus beaux spécimens de l’architecture civile de la seconde période de la Renaissance ; dans la petite cour-
no UEM. [3]
jardin de cette maison a été tran^ortée une façade sculptée d’une maison du temps de Henri IJI qui dépendait de l’ancien hôtel de ville.
A g., la rue des Bonnetiers ramène à la place de la Cathédrale (p. 28).
L ascension de la colline de Bon- Secours est le complément indispensable de la visite de léouen, à. cause du magnifique panorama qu’elle -offre sur le cours de la Seine, sur la ville et ses monuments : c est là qu’il faut monter pour avoir ’dc Rouen une inoubliable impression d’ensemble ; ou y visite en outre un sanctuaire célèbre de la Vierge et un monument de Jeanne d’Arc.
La colline de Bon-Secours, dont le plateau est à i6i m. d’alt. et porte la commune de Elossevillc-Dou-SecoiAys, se termine par un hardi cap crayeux, dit cote Scunte-Catherine ou mont Gavgan ^44 'U.), découpé entre la rive dr. de la Seine et le vallon de IvODGc et doiTiinant à pic la ville au S.-E. On y monte 1
A. Par la route (2 k. 8 ; on peut prendre une voiture de place, ou le tram electrique, ligne du Mesnil-Esnard parcant du pont Corneille, 30 c. et 40c. ; aller et ret. 55 c. et 65 c.). -- On sort de Rouen par le quai de Paris et l’avenue Saint-Paul qui longe à g. le Champ de Mars? puis passe devant l’église Saint- I aul, moderne, de style roman ; le chœur roman primitif (xi^-xii^ 5.) sert de sacristie. A 200 m. plus loin, on laKse à dr. la route basse d’Eauplet et l’o» prend à g, la route de Bon-Secours qui s’élcH'e au flanc des escarpements crayeux de la côte Sainte-Catherine, et domine le cours de la Seine, avec l'ile Lacroix.
1 lie Hrouilly et les deux viaducs du chemin de fer. — i k. 8 (du pont Corneille) :■ à g. se détache la vieille route, escarpée, qui contourne un joli vallonnement ou s etagent des villas, et monte directement à Blosseville-Boii-Seoours. A dr., la nouvelle route (route nat. n*" i f de Rouen à Paris), plus doucç pour les volturcs, continue à s élever en corniche au-dessus de la Seine, sur iin parcours de 2 k. env avec des vues de plus en plus belles et étendues ; elle passe audessous de la basilique et sous la voie du funiculaire et rejoint l’ancienne route sur e plafeau, à 1 entrée du Mcsjiii-EsHtiyd, a 8oo m. env, au delà de la basilique. Bien que ce trajet soit plus long, c’est celui que nous recommandons aux voitures et aux automobiles à cause de la vue. — Le tram électrique, dont le tracé est egalement pittoresque, s’élève entre l’ancienne et la nouvelle route, décrit un lacet dont le coude est porté par de grands murs de soutènement, et va rejoindre 1 ancienne route^derrière la basilique. Ou .descend à l’arrêt d- la-uedela iMairie qui conduit à dr. à l’église. ’
B. P<1R LP FUNICULAIRE (arrêté depuis la guerre ; s’informer). — Un funi¬
culaire partant du faub. Eaiiplot sur la rive dr. de la Seine, à 2 k. env. du pont Corneille, monte directement à la terrasse de la' basilique ; on peut se rendre à la gare basse du funiculaire, soit par le tram d’Amfreville partant de la place Carnot, soit par les bateaux-vedçttes de Saint-Adrien, jusqu’au ponton d Eauplet-funiculaire ; la gare supérieure du funiculaire est à 12g m. au-dessus de la Seine. ^
'iJégUsede Bon-Secours, due au zèle du curé Geoffroy ( j- 1868), fut construite par Barthélemy (1840-1842). C’est un des premiers essais tentés au xix® s. pour remettre en honneur le style gothicjue du xine s. La tour est haute de 58 m. Le portail O est décoré de sculptures par Jean Duseigneur, de Paris. L’intérieur est entièrement peint ou doré. Les 15 ogives du sanctuaire sont