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SAINTE-ADRESSE

Sainte-Adresse.

Sainte-Adresse, 3,622 hab., est comme un prolongement du Havre, qui s’échelonne vers le cap de la Hève, avec sa vaste plage et ses villas. Le vieux bourg occupe au revers de la côte un vallon profond. Le bourg balnéaire, en bordure de la plage Dufayel, dite aussi « Nice-Havrais », devint, durant la guerre, le siège du gouvernement belge : ce fut, à dater du 13 oct. 1914 jusqu’après l’armistice, en déc. 1918, une sorte d’enclave indépendante, où le gouvernement de notre héroïque alliée put jouir en toute liberté de ses droits souverains.

Hôtels : — Entre le Havre et Sainte-Adresse : Marie-Christine, près du casino ; du Jardin-d’Hiver, r. de Sainte-Adresse, derrière le casino ; Villa Marcia, pension de famille, r. des Bains, 34.

Au Niçe-Havrais : — *des Régates, en bordure de mer, t.c.f., l'r ordre ; hostellerie de Sainte- Adresse (siège du gouvernement belge pendant la guerre) ; Beau- Séiottr, r. Désiré-Dehors 42 (modeste).

Au Bourg de Sainte-Adresse :

des Phares, r. du Havre, 29 (l’éte ; 30 ch.) ; Manoir-Hôtel, r. de Vitanval, 34, T.C.F. (rep. à la carte ; jardin).

Aux Phares de La Hève : plusieurs hôtels-restaurants et guinguettes.

Restaurant (au bourg de Sainte-

Adresse) : — delà Broche-à-R6tir, au carrefour de la rue du Havre et de la rue de Vitanval (rep. à la carte) ; Pradier (et café) au rond-point de l’octroi.

Cafés ; — A Trianon, route

Albert-I®'', i (salon de thé, rotonde sur la mer) ; Beauséjour et Bellevue, route Albert-I”^ 3 et 5, tous deux dominant la mer ; Mania, route Albert-I".

Poste : — - r. du Havre.

Trams électriques du Havre : — H6tel-de-Ville-Hève (15 c. et 10 c.) ; Hôtel-de-Ville- Phares de la Hève (30 c. et 25 c.) ; Hôtel-de-Ville- Nice-Havrais (30 c. et 25 c.) : Jetée- Hève (15 c. et 10 c.) ; Rond-point (cours de la République) ; Sainte- Adresse par Ignauvai (25 c. et 20 c.).

Casino : — à la plage Dufayel.

A l’extrémité du boulevard de Strasbourg commence le beau ^boulevard Alheri-I^^, ancien boulevard Maritime, qui longe la mer en arc de cercle, et où l’on rencontre à dr. le casino Marie-Christine-, en contre-bas s’étend la plage de bains. A la suite, la route de la Hève, que suit le tram, s’appelle route du Roi-Albert. Elle amène à la place Frédéric-Sauvage qui forme, à mi-côte, le centre du Nice-Havrais : là s’élève le grand immeuble Dufayel, oit s’installèrent les bureaux de tous les ministères belges.

Sur la falaise s’élève le Pain de sucre, sorte de cénotaphe élevé par la veuve du général Lefebvre-Desnouettes à la mémoire de son mari, mort dans un naufrage sur les côtes d’Irlande en 1822 ; à côté, la chapelle de N.-D. des Flots. La ■‘vue est magnifique. On découvre le Havre à g. ; en face, Honfleur et Trouville et, par temps clair, la côte vers Cabourg, Courseulles et jusqu’à la pointe de Barfleur, derrière laquelle est Cherbourg. — De la chapelle N.-D.des-Flots on peut continuer à suivre le faîte de la côte jusqu’aux phares de la Hève (2 k. env., restaurant un peu au delà de la chapelle), ou redescendre par un chemin cimenté, en zigzag, vers la place Dufayel, que l’on voit au-dessous de

6o — [5] LE HAVRE ET SES ENVIRONS.

soi ; ou encore redescendre à l’opposé dans le vallon et au bourg de Sainte Adresse.

Suivant le boulevard. Dufayel on passe devant la villa Hollandaise, qui fut occupée par le ministère belge des Affaires étrangères, puis on descend vers la mer par les escaliers qui s’ouvrent un peu plus loin, et l’on arrive, par la rue Ernest- Daniel, au centre de la plage bordée d’une belle digue, naguère appelée avenue des Régates, auj. avenue du R oi-des- Belges.

Entre cette digue et l’avenue Désiré-Dehors, le vaste hôtel des Régates était devenu pendant deux ans (1914-1916) la résidence du corps diplomatique accrédité auprès du gouvernement belge.

En suivant la plage, à dr. de la rue Ernest-Daniel, on passe aussitôt devant la villa Louis XVI où se trouvait le ministère de la Guerre avec une annexe dans la villa « Ma Normandie », avenue Désiré-Dchors. La villa Roxane qui suit immédiatement, au bord de la mer, était la résidence de M. de Broqueville, ministre de la Guerre et président du conseil. 1

Remontant à l’avenue Désiré-Dehors, on la suivra jusqu’à son extrémité ; elle aboutit à un rond-point surplombé par les escarpements du cap de la Hève et qui domine lui-même la mer en terrasse. Dans ce site solitaire et fort beau s’élève r JL ' construction originale avec ses larges baies, ses pignons ornementés et sa toiture rouge-brun à deux étages de lucarnes ; c’était là le siège du Gouvernement belge. .

Le “"cap de la Hève, où l’on monte de la place Frédéric- Sauvage par le boulevard Félix-Faure, est un des plus beaux points de la côte normande ; il a 105 m. d’alt. et est défendu par des ouvrages fortifiés. II porte un sémaphore, un poste \ de télégraphie sans fil et 2 phares. Les phares, hauts de 20 m., datent de 1775. Le pharé S. est le seul que l’on visite i (pourboire) ; un escalier de 102 marches conduit au s.om- \ met. Le phare N. est visible, par temps clair, à une distance de 52 milles : pour le visiter une autorisation de l’in- l génieur est nécessaire. On peut s’avancer jusqu’au bord de la falaise (se garder des éboulements) d’où l’on jouit d’une \ *vue admirable sur l’embouchure de la Seine et sur la côte ■■ d’Honfleur à Trouvffle ; par temps clair on suit la ligne côtière j vers Cabourg et Courseulles. '

E.vvirons du Havre. — 1“ Ingouville. De la place de rHôtel-de-Ville, on I prend la rue Thiers qui aprène à la place Thierg où l’op trouve le funiculaire ( 10 ç.) qui monte à Ingouville, sur la crête des collines qui dominent le Havre.

On découvre une belle vue d’ensemble de la ville, de la baie de la Seine et (

de la côte. A i H- la forêt de Nontgeon oflre de belles promenades. '

8“ Qraville-Sainte-Honorîne (4 k, N.-E.,- tram, 30 c,, 200.; station de la i

ligne de Paris, p. 48), 16,405 hab., a une *église, reste d’une abbaye, con- J

struite dans la seconde moitié du xi®s. et possédant des chapiteaux et des reta-' I blés remarquables et le tombeau de Ste Honorine ; à g. est accotée une tour j romane, en partie ruinée. A 4r. est l’entrée de la cotrr de l’abbaye qui forme 3

62 — [6] \DU HAVRE A DÎËPPË.

une terrasse d'où l’on a une belle vue ; statue colossale en bronze de la Vierge, érigée par les Havrais après la guerre de r87o. Le champ de courses du Havre est sur le territoire de la commune.

3° Montivilliers (ri k. 5, tram passant à GravUle et à Harfleur, 75 c., 50 c. ; s acion de la ligne de Dieppe, p. 63 ; hôt. Fontaine, t.c.f.) ; 5,9+4 hab., ville industrielle, sur la Lézarde, entre deux collines boisées. Le musée, installé dans le bâtiment des halles, renferme des antiquités romaines et du moyen â';e et une bibliothèque.

L’église, reste d’une ancienne abbaye, a un clocher et une tour centrale romans, un remarquable porche à 3 arches et un portail gothique. Le cimetière de Brise-Garet a gardé la galerie en bois de son ancien charnier, avec sculptures, et un calvaire de 1589.

4” Harlleur, GonfrevilIe-rOroher, château de Tancarville (pour Harfleur, ch. de fer. Etat, ligne de Dieppe, p. 47, ou ligne de Paris ; tram 6 k. 5. — Du chiâteau d’Orcber la route, à 17 k. au delà, conduità Tancarville (p. 51).

5“ Hontleur(batéau à vapeur rq k. S.-E., eu 35 min. env. ; passerelle z fr.. 1'“ cl. r fr. 50, 2« cl. r fr. ; les départs ont lieu z à. 3 fois par j., on peut aller et revenir le même jour : excursion recommandée). — Le bateau aborde à quai, au centre même de la ville (p. 105).

On peut, de Honfleur, gagner Trouville par la route ou le ch. de fer par Pont l’Evêque (indirect, p. 102) et revenir au Havre par le bateau de Trouville.

flo Trouville (bateau à vapeur 14 k. S. -O. en 40 min. env. ; passerelle 3 fr. 25 i'» cl. 2 fr., 2“ cl. I fr. 25 ; les départs ont lieu i ou 2 fois par j., on peut généra ■ lemervt aller et revenir le même jour). — On aborde à Trouville à marée haute par le cheval de la Touques, qui amène au quai Vallée près de la place du 'Casino (p. iro) ; à marée basse à la jetée des Anglais, située à l’exlrémilé N.-E. de TrouviUe (p. iro).

Caen (bateau à vapeur 49 k. S.-O., dont 33 k. en pleine mer et r6 k. dans la rivière de l’Orne, en 3 b. env. ; buffet à bord ; les départs ont lieu r fois par j.) — On peut combiner l’emploi du bateau et celui du ch. de fer ; en se rendant à Caen par bateau, puis de Caen à Trouville par ch. de fer ; à Trouville, on reprend le bateau du Havre.

Le vapeur passe devant Trouville, Deauville, Villers-sur-Mer, Houlgate et Cabourg. — 33 k. Escale à, l’embouchure de l’Orne, à Ouisireham (p. 121). — Le bateau emprunte tantôt le canal de Caen à la mer, tantôt le cours de l’Orne.

-g k. Escale de l’écluse et pont tournant de Ranville, proche de la station de Binouville (p. 120), des ch. de fer départementaux de Caen à Cabourg et de Caen à Riva-Bclla, Lue-sur-Mer et Langrune.

Du Havre a Amiens (ch. de fer 190 k. ; 40 fr. 15, 26 fr. 45, 16 fr. 80). — ■ On suit la ligne de Paris jusqu’à Motteville (p. 46) où l’on tourne à g. ■ — 64 k. Saussay-Yerville. — 78 k. Clères (p. 4), embrauch. avec la ligne de Rouen - Dieppe, qu’on emprunte pendant 4 k.. — 88 k. Bosc-le-Hard ; 94 k. Crilot. — On joint la ligne de Rouen à Amiens (p. 44). — 98 k. Montérollier-Buchy (p- 44)-

Du Havre a Dieppe, V. ci-dessous; a Etretat, p. 74; a Fécamp, p. 63.

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