‹ De Paris à la Manche et à l'OcéanChapitre 37 sur 246 · V.dvenir, r. de Paris, 43 ; Bourel, i. Edouard-Larue · texte numérisé non relu

V.dvenir, r. de Paris, 43 ; Bourel, i. Edouard-Larue

Meuelé ; de Russie, r. de Bordeaux, 42.

Pour les hôtels de Sainte-Adresse, P- 59-

Restaurants : — aux hôtels ; au café Majestic, pl. Gambetta (à la carte) ; restaurants à bon marché pl. Gambetta et sur le Grand-Quai :

A la Belle-Vue, pl. Gambetta, 14 ; etc.

Principaux cafés ; — brasserie Tortoni, à l’hôt. Tortonî ; Majestic-, des Fleurs, tous trois pl. Gambetta ; de la Grande-Poste, bd de Strasbourg, à côté de la poste ; à l’hôtel Moderne, bd de Strasbourg, 81 ; Guillaume Tell, pl. dè l’Hôtel-de- Ville ; de Paris, r. de Paris ; etc.

Poste ; — bureau centrai, postal et télégraphique, bd de Strasbourg, iio (doit être transféré r. de la Bourse) ; service télégraphique de nuit ; — bureau central téléphonique, à la Bourse.

Bains chauds: — Frascati, r. du Perrey, i ; Saint-François, r. du Grand-Croissant, 3 ; A’Ingouville, r.

Ernest-Renan, 6 ; établissement hydrothérapique, r. du Docteur-Gibert, 45.

Voitures de place (à chevaux) : — Tarif de ville (igig): la. course, air.

de 7 h. à 22 h., 3 fr. de 22 h. à 7 h. ; l’heure, 3 fr. de 7 h. à 22 h., 4 fr. de 23 h. à 7 h. ; — bagages (sauf ceux à main) : 50 c. jusqu’à 30 kilog.; I fr., de 30 à 50 kilog.

Tarif pour la côte, sans dépasser les limites de la viile : la course ou l’heure, 4 fr. de 7 h. à 22 h., 5 fr. de 22 h. à 7 h.

Tarif de banlieue, tarif de jour (7 h. à 22 h.) : pour l’entrée de Sainte- Adresse, la course 2 fr. 50, l’h. 3 fr. ; pour Sanvic jusqu’à la rue Gambetta, la course 3 fr., l’h. 3 fr. 50 ; pour Noire-Dame-des-Flots et les

LE HAVRE

phares de îa Hève^ la heure 4 fr., chaque heure en sus 3 fr. (la nuit moitié en plus) ; au palais des Régates, la course 3 fr. ; à V Hosteîlerie de Sainte- Adresse, la course 3 fr. 50; 25 c. en sus pour les courses au S. du canal de Tancarville.

Taxis-autos (tarif de 1919: affiché dans chaque voit.) ; — Tarif de VILLE : de 7 h. à 22 h. : Vheure, prise en charge 2 fr. 25, par k. parcouru 55 c. ; la course, jusqu’à concurrence de 2 k. I fr. 75, par hectomètre en sus O fr. 055 ; — de 22 h. à 7 h. : l’heure, prise en charge 2 fr. 75, par k. parcouru 65 c. ; la course, jusqu’à concurrence de 2 k. 2 fr. 25, par hectomètre en sus o fr. 065.

Tarif de la côte, sans dépasser les limites de la ville : tarif précédent augmenté de 50 c.

Tarif de banlieue : de 7 h. à 22 h. : Vheure, prise en charge 3 fr. 50, par k. 65 c. ; la course, tarif de ville augmenté de i fr. — .

De 22 h. à 7 h., à l’heure seulement : prise en charge 4 fr., le k. 65 c. — Supplément de 25 c. au sud du canal de Tancarville.

Trams électriques : — 15 c. et 10 c. ; pour la correspondance, demander un bulletin en payant sa place dans le i®' tram ; le supplément (5 c.) est payé dans le 2® tram.

(i) De la jetée à Graviîîe, par la r. de Paris et l’hôtel de ville ; (2) de la Utée à la g'are par les rues Aug.- Normand, de Bordeaux et la pî.

Gambetta ; (3) de la jetée à la Hève par la r. Aug.-Normand et le bd Albert-I®f ; (4} de Vhôiel de ville à la Hève par le bd Albert -1®^ ; (5) de Vhôtel de ville au Nice-Havrais par le bd Albert-I®*' ; (6) du Rond-Point à Sainte- Adresse et aux phares, par la gare, l’hôtel de ville et la r.

Saint-Roch ; (7) de la gare à Sanvic et Blcviîle par les bds de Strasbourg, Albert-I®^ et la T. Guillemard ; (8) du Grand-Quai aux grands è^issins par l’hôtel de ville et la gare ; (9) de Vhôtel de ville aux chantiers de la Méditerranée \ (10) du bd de Graville à Sanvic par les quais, l’hôtel de ville et la r. de Metz ; (ii) du Rond- Point à Notre-Dame, par le bassin de la Barre; (12) de la pl, Gambetta

au cimetiire Sainte-Marie par l’bôtel de ville et la r. de Metz ; (13) de la rue de Normandie au cimetière Sainte-Marie et au bois des Hallates.

De la jetée à Montivülicrs par Graville et Harfleur ; 75 c. et 50 c., aller et ret. i fr. 20 et 80 c.

Funiculaire ; — Nice-Havrais, de la place Thiers à la Côte d'ingonville : 10 c.

Bateaux à vapeur (compagnie normande de navigation à vapeur, Grand-Quai, 55), pour : Honfleur, 2 fois par j., 2 fr., i fr. 50, r fr. , Trouville, t. 1. j., l’été 3 fr. 25, 2 fr.; r fr. 25 ; Caen, t. 1. j., buffet à bord et 4 fr., aller et ret. {4 j.) 8 fr. et 6 fr. ; Carentan et Isigny, BotUogne, Dunkerque, consulter les affiches.

Les heures de départ varient suivant la marée. ■ — • Le service pour Rouen (Cie rouennaise de navigation, cours Boïeldieu) est effectué du 20 juin au 30 sept. t. 1. 2 j. : Quillebeuf, Villequier, Caudebec, 30 fr..

20 fr. ; Rouen, 40 fr. 30 fr. Restaurant à bord, déj. 10 fr. v. c.

Services maritimes pour l'étranger:

— • se renseigner dans les agences.

Bains de mer : — bains Decker, r. du Perrey, 81 ; école de natation, r. du Perrey, 99 ; bains Maritimes et bains Marie-Christine, bd Marie- Christine.

Casino : — Marie-Christine, bd Maritime, avec théâtre.

Théâtre : — Grand-Théâtre, pl.

Gambetta.

Cinémas: — Théâtre-cirque Omnia, bd de Strasbourg, 155 ; Gaumont, pl. Gambetta ; Select-Palace (ancien Skating), bd de Strasbourg ; Kursaal, r. do Paris, 22 ; Olympia, r. du Chillou.

Consulats : — Belgique, r. Saint- Roch, 9 ; Danemark, quai de Southampton, 47 ; Espagne, r. de la Bourse, 23 ; Etats-Unis, pl. Gambetta, 23 ; Grande-Bretagne, pl.

Jules-Ferry, 8 ; Grèce, r. Doubet, rû ; Italie, pl. Gambetta, 23 ; Japon, quai de Southampton, 67 ; Norvège, ('quai d’Orléans, 55 ; Pays-Bas, r.

Jules-Lecesne, 50 ; Portugal, bd François -I“r, 88 ; Roumanie, r. de la Bourse, 44 ; Russie, r. Frédéric- Lemaître, 33 ; Suède bd de Stpas-

bourg, 93 ; Suisse, r. Pleuvry, 2. ] de ville, renseignements gratuits ;

Syndicat d’initiative ; — à l’hôtel 1 — Fédération normande de tourisme.

Histoire. — Le Havre fut fondé par François qui fit creuser le port mari, time pour suppléer à l’insuffisance des ports de la Seine qui s’ensablaient. Richelieu et Colbert ouvrirent une ère nouvelle à la prospérité du Havre dont le port, grâce à Vauban, devint accessible aux vaisseaux de fort tonnage. Les Anglais en 1694, en 1759 et en 1796 tentèrent vainement de s’emparer de la ville. Durant tout le xix® s. les travaux du port continuèrent et n’ont été achevés que depuis quelques années par la construction de nouvelles digues protégeant l’entrée du port. Un nouveau projet d’agrandissement {1916) comporte 200 millions de travaux.

Le Havre est le premier marché français pour le coton, et le principal marché du monde pour le café et le cacao. Outre le mouvement de son port et des divers entrepôts qui en dépendent, le Havre a des chantiers de construction de navires, et des établissements industriels dont les principaux sont les usines métallurgiques des Forges et Chantiers de la Méditerranée et les ateliers Schneider pour la fabrication des canons.

N. B. — Si l’on arrive au Havre par le bateau de Caen, Trouville, Honfleur ou Rouen, on débarque au Grand-Quai (p. 57), où l’on prend, à l’angle du musée (p. 55), la rue de Paris, qui passe devant Notre-Dame (p. 55), pour traverser la place Gambetta et aboutir place de l’Hôtel-de-ville (p. 54).

De la gare (PL Ea), un tram électrique conduit à la place de l’Hôtel-de-Ville en suivant le boulevard de Strasbourg, sur lequel on rencontre successivement à g. les casernes Kléber et Eblé, à dr. le palais de justice, de style néo-grec, renfermant le tribunal civil, le tribunal de commerce, puis la sous-préfecture, style Louis XIII, située en face de la place Carnot et de la Bourse.

La Bourse (PI. C-Da) a été construite par Louis Lemaître de 1878 à 1880; au fronton, la Ville du Havre commerçant avec toutes les parties du monde. Elle renferme des salles d’échantillons, une galerie de ventes publiques, une grande salle pour un musée-t3q)e des divers produits du globe.

Après avoir dépassé à g. l’hôtel des postes, on parvient à la place de l’ Hôtel-de-Ville, entourée de belles constructions et occupée par le jardin public, avec kiosque à musique, décoré des statues des Saisons.

Whôtel de ville (PI. Ca) a été bâti de 1855 à 1859, dans le style de la Renaissance, sur les dessins de Brunet-Debaines ; à la façade, cadran et deux médaillons représentant François I®'' et la République ; figures du Commerce et de la Navigation, soutenant un écusson aux armes de la ville. Le sommet du campanile atteint 4a m.

En continuant le boulevard de Strasbourg, on rencontre à dr. le square Saint-Roch (PI. B2) décoré d’un buste de J. Tellier (r863-i88q) par Bourdelle, des statues de Rébecca par Fabisel et du Roi Lear, par Mulot ; kiosque à musique, concert militaire le dim. On aboutit au boulevard Albert-I" (p. 59), près de l’amorce de la digue du Nord.

La place de l’Hôtel-de-Ville est reliée par la rue de Paris, l’artère la plus commerçante et la plus fréquentée, à la place Gambetta (PI. C3), bordée par des maisons à arcades au centre

Casino Marte-Christine

LE HA VRE

desquelles est le théâtre, Aq 1844; à g. dans deux jardinets, des statues de Bernardin de Saint-Pierre (1737-1814) et de Casimir Delavigne (1793-1843), par David d'Angers, précèdent le bassin du Commerce (p. 37).

Continuant à suivre la rue de Paris, on y trouve à g. la place du Vieux-Marché, où s’élève le monument d’Augustin Normand (1839-1906), armateur havrais, par Bénet,

Au fond de la place, le muséum d’histoire naturelle (PI. C3) occupe l’ancien palais de justice, élégant édifice de style Louis XV (1758) ; entrée gratuite les dim. et jeudi, les autres j. I fr. ; ouvert de 10 à 12 h. et 14 à 16 ou 17 h. suivant la saison.

Au rez-de-chaussée, dans le vestibule : intéressante ‘momie de femme, provenant des fouilles de M. Gayet, à Antinoë (Egypte ; iv® s. de l’ère chrétienne).

— Salles de g. : minéralogie, poissons et crustacés ; au milieu de la salle, magnifique éponge en forme de coupe. — Les salles de dr. sont consacrées aux fossiles. A signaler, dans la 3® salle : un énorme bassin, avec vertèbres, de l’omosaurus, animal antédiluvien,~lrouvé en 1898, à la base des falaises d'OctevilIe, près du Havre; un squelette de palæochelis (cap de la Hève, 1863). Dans la dernière salle, squelette de l’ours des cavernes ; énorme ammonit > trouvée en 19 1+.

I®'' étage (zoologie). — Sur le palier, divers engins et armes pour la pêche.

— Salle de dr. : phoque barbu des mers arctiques ; 2 morses du détroit de Behring ; lion marin. — Corridor d'arrière ; girafes, fourmiliers ; collection de tatous et de pangoUns. — i'® salle à g. : oiseaux, papillons et poissons. Squelettes de globicéphrJe conducteur et d’hypérodon. Curieux poisson dit le voilier des Indes (Brésil) ; limules d’Amérique. — 2® salle, à g. : oiseaux, coquillages, serpents.

Un escalier, dont le vestibule est orné d’étoffes d’ Antinoë, des fouilles Gayet, conduit au 2® étage, consacré à l’ethnographie : mannequins habillés de cosimes divers ; bateaux ; baignoire de bois d’un roi du Congo ; idoles ; collect ou de vases péruviens ; collections de la Nouvelle-Zélande et des Hébrides, notamment un avant de pirogue incrusté de nacre.

Alt delà de la place du Vieux-Marché et du même côté, on trouve dans la rue de Paris l’église Notre-Dame, construite de 1574 à 1638, monument bâtard. Renaissance et gothique. La base du grand portail (1605 à 1638) est contemporaine de Henri IV (Renommées ailées au-dessus des deux petites portes) ; le haut, de l’époque Louis XIII, a un lourd fronton courbe. A dr. s’élève une grosse tour gothique (1539). Sur le flanc g. de l’église, charmant petit portail latéral Renaissance, dit portail de l’Àve-Maria ; il offre deux galeries de pierre superposées dont les balustrades ajourées forment les mots : Qui sut Deus ? Ave Maria, gratiâ plena.

A l’intérieur, clefs de voûte sculptées et beau buffet d’orgue de style Louis XIII ; chaire du xvii® s. Au bas-côté dr. (pilier à g. avant le choeur), épitaphe de Nicolas Duchemin, architecte qui commença l’église. A la chapelle absidale, à dr., boulet lancé par la flotte anglaise, en 1759 ; vitraux modernes, relatifs à l’histoire du Havre ; 6 beaux panneaux du xvii® s. peints sur bois.

A l’extrémité de la rue de Paris s’élève le ‘musée, un de nos bons musées de province : il est ouvert du i*’’’ mai au 30 sept.

5Cy — [5] LE HAVRE ET SES ENVIRONS.

de lo h. à 12 11. 30, et de 14 h. à 17 h. 30, Thiver jusqu’à 16 h. ; gratuit le dim. et le jeudi, 50 c. lundi et mardi, i fr. les autres j. Conservateur ; M. Boisson.

A dr. et à g. de la porte d’entrée : vieux canons trouvés dans le port, en 1507, et provenant d’un vaisseau de. guerre anglais coulé.

Rez-de-chaussée. — • Vestibui-p (sculpture) : à dr., bas-reliet en pierre du XVI' s. Oudiné, Psyché endormie ; Mulot, Armide. A g., jarre hispanomauresque du viii” s. J Sanson, Mater dolorosa ; Diétetle, la Poussée, la Veuve ; David d’Angers, bqste du général Rouelle ; Deloye, buste de prédérick-Lemaître.

Sous-sol. — Galerie Archéologique. Vitrines : poteries de la Gaule romaine et franque ; faïences ; terres cuites de l’époque gallo-romaine, colliers mérovingiens, boucles d’oreilles, en bronze ; pignon de toiture, en terre émaillée.

Nombreux objets de curiosité. Autour de la salle : pierres tombales, sculptures, sarcophage mérovingien. ■

Entresol. — Sur le palier; Clairin, la Grande Vague; Thomas, Nature morte. — Salle de g., dite Salle du Havre : Collection Boudin, offerte par le père du maître honfleurais : 240 études de paysages, marines et animaux et 8 tableaux. Documents d’art et d’histoire locale : portraits, vues, plans, gravures. Etudes d’artistes havrais : Herman Léon, Lice au chenil ; Pelouse, paysage. Reconstitution en plâtre de la porte Richelieu, démolie en 1790, et plan du Vieux Havre, par Harcourt. — Salle de dr. (gravure) : Sauvage, François Villon à la question. Œuvres A’ Alphonse Lamotte, ancien conservateur du musée (t 1914) ; gravure sur bois de Leveiilé. ‘‘Le Plafond de Mignard, gravure du xvm' s., par Audran. Le Jugement dernier, gravure de Jean Cousin. Vitrine de médailles et plaquettes des xvii', xvni' et xix' s.

Grand escalier. — A l’entrée, "‘Louis XVI et Henri IV, par David d' Angers ; Dumont, François I" ; Saint-M arceaux, Félix Faure, buste ; Renout, Pont de Brooklyn ; Roll, Scène d’inondation à Toulouse.

1" Etage. — Vestibple : amphore panathénaïque (700 ans avant J.-C.).' Tableaux et dessins.

Salle de dr. (tableaux modernes). — Pissarro, 2 vues du Havre'; *Claude âfcnet, Etang aux nénuphars. Falaise de Varengeville, Westminster (trois très belles toiles, vibrantes de lumière) ; Boudin, Le Havre par gros temps ; Rafaël\i, Quimperlé ; Forain, les Amateurs; Dawa>tt, les Misères de la guerre; Pits, Soldats ; B.eyle, Sauvetage à Dieppe ; Daninnt, les Invalides ; Billurdet, Mort du petit Savoyard ; L. du Paty, Guerre de 1870 ; Pointelin, le Soir ; *Célestin Nanteuil, la Tentation (1850). — Suivent des oeuvres anciennes pour la plupart : Van Hove, Intérieur hollandais (xvii" s.) ; H'. Van den Velde, Marine ; A. Cuyp, Petite filie et chèvre; Jonghind, Marine; Murillo (î). Un jeune homme ; Ripera, St Pierre ; Zurbaran, Moine priant ; *Ribcra, St Sébastien ; 3 dessins de Boucher (2 femmes nues et un homme) ; Greuze, dessin à la sépia pour son tableau de J’ Accordée du Village; dessins de Prud'hon, — Cheminée de l’ancien logis du Roi, en bois garni de fa'ience ; curieux coffres de fer forgé (époque de François I").

Grande Salle centrale (tableaux anciens). — *Sn\iniena, Simon le Magiçien ; 4. det Sarto (?), la Vierge et l’Enfant; Guido Reni, Ste Catheripe; Le CorrègetR), St Jérôme ; Tiepolo, Ravissement d'un saint ; *B. Luini{l), la Vierge et l’pnfant ; Bronzino, Cosme de Médicis ; Guardi, place Saint-Marc à Venise ; *Le Primatice, Adam et Eve ; M anfredi, l’Enfant prodigue vendant son bien; **Va,n Dyck, St Sébastien; Huysmsns, paysage; H.-K. Balcn, Retour de chasse; Pierre Breughel, Intérieur d’une ferme flamande; Van Dyck, copie du Combat des Amazones de Rubens ; H, Rigaud, portrait d’homtne;

LE HAVRE

Janet Clouet, Jeune fille de la cour du roi de Navarre ; Fragonard, Tête de jeune homme ; Baudouin, étude pour son tableau l’Epouse Indiscrète ; Mme Vigée-Lebtun, pastel d’elle-même ; Largillirre, portrait d’un sculpteur ; Hubert Robert, Incendie il Rome ; *Simon Vouet, Ensevelissement du Christ ; Lépicié, Vieillard lisant ; J. Vien, Loth et ses filles. — Suivent des tableaux modernes : Henner, Femme couchée ; Dameron, Vallée d’Auge ; Troyon, Moutons, Soleil couchant ; J. Benner, Jeunes pêcheurs -, A. de Neuville, Soldat anglais ; Ziem, Venise; Georges Michel, Nuage d’orage; J. P. I.aurens, l’Interdit; Thomas Couture, l’Enfant prodigue et (un peu plus loin) le Fou ; Gustave Courbet, Clairière aux cerfs ; *Géricault, Tête de dogue. — Superbe meuble de Boulle et écritoire ; bahut de la Renaissance ; moulage de la tète' de Napoléon par Antomarchi (à Sainte-Hélène).

Petite salle au bord de l’eau. — .Tableaux et objets divers ; beau canapé indien, en bois de teck, du xvin® s.

Salle de g. (consacrée aux artistes havrais ou ayant séjourné au Havre).

— Yvon, Jésus chasse les marchands du Temple, sept cadres renfermant les dessins des Sept Péchés capitaux. — Mur de dr. : J.-F. Millet, Claude Langevin. Magnifique *miniature sur parchemin, page du missel de Thomas James, évêque de Dol (xv® s.). L, BoiUy, Tête de jeune homme (xviii® s.).

— Mur du fond : E. Benner, Vénus apparaît aux Grâces ; Bigot, Vieux coq. — Mur de g. : Edmond Morin, Marché aux fleurs de la Madeleine ; Galbrund, trois portraits au pastel ; Boudin, série d’études ; M. Benner, Femme nue; Renouf, Falaise d’Oudailles ; M. Courant, Vieux bassins de Honfleur, Quai de Trouville, La Hève. — Collection de porcelaines et de numismatique.

Au débouché de la rue de Paris, à g., est le Grand-Quai où se trouvent les accostages des bateaux de Honfleur, Trouville, Caen, Southampton, Rouen. A dr. la chaussée des Etats-Unis, puis la place Guynemer avec le pavillon de sauvetage et des signaux dont la façade est orpée du buste du sauveteur Durécu. Au delà s’étend l’ancienne jetée, promenade habituelle des touristes où l'on vient assister au spectacle de l’entrée et de la sortie des navires. A dr. est l’hôtel Frascati qu’avoisinent les bains de mer, au bord d’une plage de galet.

Au delà de Frascati se trouva le quartier des pêcheurs, actuellement en transformation. La rue du Perrey a conservé encore son ancien aspect: ou y rencontre les chantiers Normand, puis les bains de mer et l’école de natation. Cette rue, comme la rue Augustin-Normand ou le boulevard François-I" qui lui sont parallèles, aboiUit à l’amorce de la digue du Nord et auboulevard Albert- I®r (p. 59).

Le port comprend deux avant-ports, lo bassins à flots et un onzième en construction, réunis par 16 écluses. Le nouvel avant-port (78 hect.) est limité du côté du large par deux digues convergentes s’enracinant à la terre, la digue du Sud, longue de i k. 5, la digue du Nord, longue de 800 m.., qui portent chacune un phare haut de 15 m. La passe d’entrée est large de 300 m.

N. B. — Les touristes qui veulent avoir un aperçu rapide des principaux bassins, après avoir jeté un coup d’ceil sur le bassin du Commerce et l’Arsenal (F. ci-dessous), prendront une voiture ou le tram, aller et ret., jusqu’au bassin do l’Eure, où on peut d'ordinaire visiter un transatlantique.

On part de la place Gambetta (p. 54).

Le bassin du Commerce est un long rectangle, encastré dans

les maisons, avec 1.200 m. de quais et admirablement abrité. Il couvre 5 hect. ; une partie est réservée aux yachts.

En suivant quelques pas le quai de dr., en tournant le dos au théâtre, on trouve la petite place de l’Arsenal, oii Varsenal et hôtel de la Marine, un des rares monuments anciens du Havre, est un joli édifice Louis XIV (1669). La façade est ornée de proues et de trophées nautiques ; pavillon de l’horloge, à colonnettes ; belle porte sculptée. L’Arsenal touche au petit bassin du Roi, ou Vieux-Bassin, un des plus anciens du Havre et qui est réservé aux caboteurs. Il est bordé de vieilles maisons pittoresques et de cabarets à l’usage des marins.

En continuant dans le même sens' par les quais Videooq et Notre-Dame» on pourrait voir des maisons anciennes rue Saint-Jacques et rue des Drapiers (rues transversales) ; on remarquera dans cette dernière rue une maison d’angle qui est ornée d’une sirène. Sur le quai se trouve la maison des Marins ; le bureau des Douanes est situé à l’angle du Grand-Quai qu’on rejoint (p. 00).

Prenant à g. le pont tournant en face de la rue des Drapiers, on arrive dans l'îlot de maisons appelé quartier Saint-François, habité par les marins, avec d’innombrables débits et de vieilles ruelles malodorantes. On suit en face la rue Faidherbe, puis à g. la rue de la Fontaine, qui conduit à l’église Saint-François : commencée en 1542, elle a un choeur du xvii® s., une façade et un clocher de 1841 ; à l’intérieur chapelle de la 'Vierge, avec bas-reliefs en bois sculpté figurant la 'Vie de St François d’Assise ; tableau de la Mort de St Joseph, par A. Devaux.

Derrière l’église est la manufacture des tabacs, qu’on peut visiter en demandant l’autorisation au directeur. De la manufacture un pont, à la jonction des bassins du Commerce et de la Barre, amène au quai d’Orléans {V. ci-dessous).

De la place Gambetta, le tram qui conduit au bassin de l’Eure longe le nord du bassin du Commerce par le quai d’Orléans ; il contourne ensuite à dr. le bassin de la Barre, qui couvre 5 hect. et a i, 180 m. de quais. Puis il touche à g. l’extrémité du bassin Vauban (7 hect., 1,940 m. de quais), proche de la gare. On laisse à dr. le bassin de la Citadelle (6 hect., 1,320 m. de quais), ainsi nommé parce qu’il a été construit sur les terrains de l’ancienne citadelle du Havre, et on arrive, à dr., au bassin de l’Eure.

Le *bassin de l’ Eure, qui couvre 21 hect., avec 2,050 m; de quais, est, avec le bassin Bellot ( V. ci-dessous), le plus vaste du Havre. L’un et l’autre reçoivent les na’vires de la ligne de New-York. Pour la visite d’un paquebot s’adresser sur place, au bureau de l’exploitation de la Compagnie ; ticket, 50 c., au profit de la Caisse de Secours des marins naufragés.

Au delà du bassin de l’Eure on trouverait, au S.-E., le bassin Bellot (21 hect. ; 2,655 ni. de quais). C’est au bassin Bellot et au bassin de l’Eure qu’aboutit le canal de T ancarville (p. 00) .

Enfin l’on pourrait, du bassin de l’Eure, en passant le pont tournant qui est à l’entrée du quai de New-York, gagner la gare maritime transatlantique, située à l’amorce de la digue du S., qui marque l’entrée du port du Havre : un embranchement de la voie ferrée relie directement cette gare à la ligne de Paris et amène les trains à quai. Il y a, pour arriver à l’extrémité de la digue, 2 k, env. du quai de New-York ; cette promenade, longue, mais recommandée, offre une vue magnifique sur le Havre.

LE HAVRE

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