CONÇUES. — SERQUIGNY. — BERNA Y
de l’église abbatiale dans un fouillis de ronces et d’arbustes.
— A I k. 5 au N. -O., Beaiunontel a une intéressante église dont le clocher à flèche, du xv>= s., est surmonté d’une statue de St Pierre.
149 k. Serquigny (bufïet ; hôt. : des Voyageurs, t.c.f ;. du Soleil-d' Or), 1,189 hab., sur la rive g. de la Charentonne ; à l’église, portail roman et chapelle de la Renaissance avec 3 verrières de l’époque ; château du xviP s. Sur le promontoire, au confluent de la Risle et de la Charentonne, camp antique de Saint-Marc.
De Serquigny a Rouen (ch. de fer, 61 k. ; 12 fr.90, 8 fr. 50, 5 fr. 40). ■ — La ligue descend, au milieu de charmants paysages, la vallée de la Risle. La Chareutonne franchie, on aperçoit à dr. Nassandres, dont dépend la chapelle romane de Saint-Eloi, but de pèlerinage. — 6 k. La Riviire-Thibouvüle, hameau avec des filatures de laine ; chapelle du xii® s. ; ruines féodales. — Il k. Brionne (hôt. : du Havre, t.c.f. ; de France), 3,272 hab., au confluent de la Risle et du ruisseau des Fontaines, dominé par les ruines d’un donjon roman ; église des xiiF-.xi.x*’ s. ; filatures de coton et de laine. Philippe -•tûguste s’empara de lirionue en 1194, mais les .Anglais reprirent la ville et la ruinèrent en 1421. — 16 k. Pont-.iidhou, à 2 k. de Bec-Hellouin (p. 83). — 19 k. Glos-Montfort (buffet), station isolée sur la lisière de la forêt de Montfort ; embranch. pour Evreux (p. 83), pour Honfleur (p. 103), et tram à vap. pour Pont-l’EvêQue (p. 103). La voie s’élève rlans la forêt de Montfort. — • Tunnel de 840 m. — 34 k. Rourntheroulde (hôt. de la Corne-d’A bondance, t.c.f.), à 3 k. 5 à g., avec une église du xv' à vitraux Renaissance. Voitures de corresp. pour Bourg-.Achard, sur le plateau de Roumois, dont l’église en partie du xv® s. dépendait d’un prieuré de Bénédictins, et pour Routât qui a une église du xii® s. — On traverse la vaste et pittoresque forêt de la Londe (2,r54 hect.). — 41 k. La Londe, station en pleine forêt ; le village est à 6 k. S.-E. De ta Londe on gagne Rouen, soit par Oissel (p. 25) où l’on rejoint la ligne de Paris, soit par la Bouille- Moulineaux et la ligne de Dreux-Rouen (p. 74).
— 61 k. Rouen (p. 25).
La voie ferrée, remontant la vallée de la Charentonne, où sont de nombreuses usines, longe à g. la forêt de Beaumont.
159 k. Bernay (hôt. : du Lion-d’Or, t.c.f. ; du Cheval-Blanc et d' Angleterre), 7,883 hab., ch.-l. d’arrond. de l’Eure, dans une vallée arrosée par la Charentonne et le Cosnier. A la « foire fleurie », dans la semaine de la Passion, il s’y vend les plus beaux chevaux de Normandie ; la foire aux laines se tient le 8 juillet
En quittant la gare, on prend à g. le boulevard Dubus, puis à dr. la rue de Morsan qui aboutit à la rue d’Alençon qu’on suit à dr. pour arriver à la rue Thiers et à la place Sainte-Croix. Ces rues ont des maisons intéressantes du XVI® s.
C*église Sainte-Croix, détruite en 1357 par Charles le Mauvais qui s’était emparé de Bemay, rebâtie en 1374 et agrandie en 1497, est dominée par une tour sculptée du xv® s., privée de sa flèche, tombée en 1687.
A l’intérieur; choeur orné de statues colossales d’Apôtres et d'Evangélistes (xv° s.), et d’un maître-autel en marbre rouge de 1685 : au tabernacle
DE PARIS A CAEN
Enfant Jésus en marbre blanc d’une exécution si remarquable qu’on l’attribue à Puget ; devant d’autel décoré d’un bas-relief en bronze doré ; pierres tombales (xv“ s.) d’abbés du Bec, relevées, l’une près de la porte de la sacristie, et deux sous l’orgue ; boiseries de l’orgue avec panneaux de la Renaissance ; saint-sépulcre en haut du collatéral g., moulé sur celui de la Madeleine de Verneuil (p, 152) ; chaire avec panneaux du xvii® s. et verrières modernes. Dans la sacristie, boiserie du style Louis XIV et plusieurs tableaux dont deux sont attribués à Jacques Stella.
En face du n° 39 de la rue Thiers, s’ouvre la rue Saint- Nicolas allant à la place de l’Hotel-de-Ville, ornée d’une statue, par Guilloux, de Jacques David (1693-1762), inventeur de l’opération de la cataracte. Dans les bâtiments d’une abbaye, fondée vers 1013, saccagée pendant les guerres de religion du xvi® s. et reconstruite en 1628, sont installés l’hôtel de ville, la bibliothèque possédant un fonds précieux d’ouvrages anciens, les tribunaux, la sous-préfecture et la prison ; la salle du tribunal civil offre des voûtes à pendentifs sculptés. Le logis abbatial, xv®-xvii® s., est occupé par la caisse d’épargne, la justice- de paix et le musée, public jeud et dim. de 13 h. à 16 h. (entrée sur la place Carnot).
Au rez-de-chaussée, pierres tombales ; plaques de cheminées ; ex-voto du xv» s. ; jeune Martyr, plâtre par Decorchemont ; collections épigraphiques et ethnographiques d’Egypte et d’Asie ; Femme couchée, marbre par E. Lévèque ; sarcophage de Judith cte Bretagne,
.\u 1“^ étage, salle : haches en silex ; poteries antiques. — 2® salle gravures et moulages. — Cabinet : Evêque terrassant des soldats, peinture de l’école italienne du xv' s. — 3“ salle : Dalobre, Pyrame et Thisbé ; Lecointc,
1 e Figuier maudit ; Ec. vénitienne du xvf“ s., un procurateur de St-Marc ; Callet, Rétablissement du culte ; L. Dupré, Camille et les Gaulois ; Diaz, paysage ; Peter Neefs, Intérieur d’église ; Bmkenburgh, Sabbat. — 4® salle : '^collection de céramique ancienne ; bahuts sculptés ; fac-similés du trésor de Berthouville, ustensiles et vases en argent dont les originaux sont au Louvre ; buste d’enfant, en marbre ; défense de narval ; pavés (1542) du château d’Ecouen.
Pour aller à l'église de la Couture, il faut retourner à la gare et croiser le ch. de fer. Notre-Dame-de-la-Couture, située dans le cimetière, qui date des xv^-xvP^ s., est surmontée d’une tour avec flèche en bois du xv® s. : l’intérieur offre des , voûtes à pendentifs, une statue vénérée de la Vierge, des vitraux des XVI® et XVII® s., et une chaire de l’époque Louis XIII.
A I k. 5 sur la route de Broglie, monument commémoratif des combats du 21 jany. 1871, où la garde nationale fit un effort héroïque, mais inutile, pour empêcher l’occupation de la ville par les Allemands qui y .séjournèrent jusqu’au 20 mars.
A 13 k. S. -O. (voit, de corresp.) Beamnesnil a un beau château de 1640 qui appartenait, avant la guerre, à la famille de l’écrivain Xavier de Maistre ; il a été vendu au Gouvernement anglais qui en a exploité les bois.
De Bernay a Cormeilles (ch. de fer départemental, 29 k.). — 14 k. Thiberville (hôt. du Lion-d’Or, t.c.f,), 1,200 hab., bourg industriel, spécialité do rubans de fil et de coton. — 29 k. Cormeilles (p. 103), où la ligne bifurque sur Pont-Lévêque et Glos-Montfort (p. 103).
LISŒ UX.
De Bernay a Sainte-Gauburoe (ch. de fer, 4.7 k. ; g £r. 95, 6 fr. 55, 4 £r, 15). ■ — La voie traverse la Charentonne, pour en remonter la vallée. — 12 k. Broglie (hôt. de la Poste, t.c.f.), 1,017 hab., doit son nom à l’illustre famille piémontaise à qui il fut donné en 1716, et pour laquelle il fut érigé en duchépairie en 1742. L’e'gliseesten partie romane, .'^g. de l’église, monument d’Augustin Fresnel (1788-1827), l’inventeur des phares lenticulaires. Contre le mur de la mairie, médaillon du chimiste J.-F.-L. Mérimée, né.'i Broglie en 1737, Le château (on ne visite pas), du xvin® s., occupe l’emplacement du château féodal dont il subsiste 2 tours ; le parc de 60 hect. a été dessiné par Gosse — 16 k. La Trinité-de- Réville, où aboutit un embranch. venant de Lisieux (p. 90). — 30 k. La Ferté- Fresnel, à 2 k. 5 S.-E., sur le plateau de l’Ouche, près d’une forêt de 400 hect. — 38 k. Saint- Evroult-Notre-Damc-du- Bois : ruines d’une abbaye, monument d’Orderic Vital (1912). — On parcourt la forêt de Saint-Evroult. — 41 k. Echaujfour, embranch. pour Mesnil-Mauger (p. 90). — 47 k. Sainte-Gauburge, où l’on joint le ch. de fer de Paris-Granville (P- 154)-
Au delà de Bernay on passe dans un petit tunnel. — 173 k» Saint-Mards-de-Fresne. La voie descend dans la vallée de rOrbec.
191 k. Lisieux (buffet), 15,948 hab., l’antique Novioinagus, capitale des Lexoviens, auj. ch.-l. d’arrond. du Calvados, au confluent de la Touques et de l’Orbec, est une ville industrielle (cuirs et laines) et une vieille cité pittoresque avec de vieux logis du moyen âge et de la Renaissance, types parfaits des maisons normandes, dont la visite est classique au cours d'un voyage en Normandie.
Omnibus : — des hôtels.
Hôtels : — à la gare ; Moderne, r. de la Gare, 6 ; de la Gare, simple ; — en ville : ^de Normandie (PI. a C2), r. au Char, 25, t.c.f. (36 ch.) ; de France et d'Espagne (PI. b B2), Grande-Rue, 121, t.c.f. (35 ch., bains, chauff., gar.) ; du MaurCt r.
de Livarot, 21, dans une ancienne maison normande (23 ch.).
Poste : — pl. Thiers.
Voitures de place : — pas de tarif.
Société du Vieux- Lisieux.
Syndicat d’initiative: — r. du Bouteillier, 22.
La rue do la Gare, puis les rues d'Alençon et du Pontülortain qui lui font suite, amènent à la place Thiers, en passant devant (à g.) la halle aux grains (Pl. B3).
En face de celle-ci s’ouvre la *rue aux Fèvres (ou aux Forgerons), une des plus typiques de Lisieu.x, par ses vieilles maisons ; remarquer les n°s 35-33, 21 et 19, *niaison de la
Salamandre ou de François toutes spécimens curieux de la transition du style ogival à celui de la Renaissance.
On arrive à la place Victor-Hugo, très allongée et bordée de maisons anciennes aux n“'‘ i, 3, 5, 7, 22, 43, 45, 42, 48, et à la place du Marché-au-Beurre (Pl. C3) où est l’église Saint- Jacques.
'L’église Saint-Jacques, construite de 1496 à 1501, est de style gothique flamboyant. L’intérieur, d’une parfaite unité, est fort beau : beaux *vitraux du xvi® s. aux 5®, et 8'^ fenêtres g. de la nef, clefs de voûtes de la Renaissance ; peintures de 1552 : an chœur, 40 stalles sculptées de la Renai.ssance et une 2*= rangée de l’époque de Louis XIV ; .au-dessus de l’autel