‹ De Paris à la Manche et à l'OcéanChapitre 54 sur 246 · DE PARIS A C.IES · texte numérisé non relu

DE PARIS A C.IES

un magniüciuc *vilraiUlo la Rciiaissancu, et au bas-côtc dr. un autre de la même époque rei)rcsenlant la Vie do St Ursin et un curieux tableau sur bois.

En sortant, on prend à dr. la rue au Char, où sc trouvent le théâtre et des maisons anciennes aux n»® 32 et 30. Elle aboutit à la Grande-Rue que l’on descend vers la g. On passe devant l’hôtel de ville, en partie de 1713, et l’on trouve quelques maisons anciennes aux n°s 2g, 31, 33, 47, 49, avant d’arriver à la place Thiers (PI. B2), centre de la ville, où l’on voit encore de vieilles demeures, aux n°» 77, 7g, 83 et une belle maison d’angle occupée par un pharmacien.

En continuant à suivre la Grande-Rue, bordée de maisons anciennes (n”" 1 13 115, 117, 133, i.)i; au 11“ 112 maison natale du peiptre Pierre Le Camus), on arrive au pont sur la Touques ; à dr. sur le boulevard Pasteur, tour Lambert (PI. As), reste des remparts du xv» s. .et plus loin la sous-préfecture, ancien couvent de 1777. Au delà du pont, par la rue de Caen qui oblique à g., on parvient à l’église Saint-Désir (PI. A3), ancienne abbatiale du xviii® s.

Sur la place Thiers, r*égiise Saint-Pierre, ancienne cathédrale, est un bel édifice gothique, le premier qui ait été construit en Normandie (xiP s.), achevé du xiii'^ au xv® s. Des 2 tours de la façade, celle du Nord est un tj^pe remarquable du xiiPts. ; celle du Sud a été terminée en 157g, par une flèche de pierre dentelée, haute de 70 m.

A l’intérieur, long de no in., baut sous voûte de 20 m.,on remarque : au bas-côté dr., dans les chapelles, 7 grands tableaux, dont celui de la 2“ par Lagrenée et celui de la 6® par Le Monnier (1771) ; au transept dr. un basrelief du XV® s. et au tambour de la porte un plafond de la Renaissance ; dans I3 chapelle absidale refaite au xv® s. par les soins de Pierre Cauchon, le trop fameux juge de Jeanne d’Arc, alors évêque de Lisieux, 8 bas-reliefs du xv® s. ; au transept g., 2 sépultures du xviii® s. et un tableau de St Sébastien, attribué à A. Carracbe ; au bas-côté g., quelques tableaux des xvii® et xvin® s.

Attenant à la cathédrale, l’ancien palais épiscopal est occupé par le tribunal (s’adr. au concierge, pourboire) où l’on 1 voit un bel escalier avec rampe de fer forgé, et la << Chambre dorée », ancien salon des évêques, richement décorée et ayant un beau plafond à caissons, plusieurs peintures anciennes, des médaillons de Calville et un tableau de J. Stella, la Découverte du feu. De la cour, un escalier donne accès au jardin public.

Le musée, où l’on entre par la façade sur le jardin, est public les dim. et jeudi, de 13 h. à 16 h. ; les autres jours s’adr. au concierge du tribunal (pourboire).

I'® SALLE. — Antiquités gallo-romaines trouvées à Lisieux et dans les environs ; bas-reliefs en plâtre (bataille d’Aboukir et des Pyramides), frise et Renommées de l’Arc de triomphe de l’Etoile, fronton de la Madeleine.

2® SALLE (de dr. à g.). — Rook, Sur la falaise ; Salles, Peste à Lisieux Picabia, Port de Villeneuve ; Boudin, paysage ; Lanoüe, Ile de Caprée (époque de 1830) ; Flandrin, Jésus et les petits enfants ; Laure, Milton dictant le « Paradis Perdu » ; Dubufe, Tobie ensevelit les morts ; Cormon, Femme nue ; P. Colin, la Ferme Groult, à Criquebeuf ; Hesse, la Liberté beau tableau de

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l'école romantique; 1848); Coignard, Bestiaux à l’abreuvoir; *Carrache (attribué à), les Pestiférés ; Inconnu, Vierge du xvi® s. (sur bois) ; Gué, Louis de Bourbon-Condé, à la cour de François II, est accusé de conspiration et comparaît devant les Etats assemblés ; E. Ducltesne, Charlotte Corday ; Gosse, J. Le Hennuyer, évêque de Lisieux, sauvant les protestants du massacre de la Saint-Barthélemy ; Dubufe, portrait ; Heusse, Guizot ; Monanteuil, Mont -Saint-Michel (curieuse vue du mont et de l’abbaye, en 1840, lorsque n’existaient ni la digue, ni la flèche de l’abbaye) ; Weisz, Fiancée slave.

Sculpture : Chevalier, les Martyrs ; Molchnecht, "Vénus à la coquille.

Au delà du jardin public, les boulevards Carnot et Herbet-Fournet conduisent à la gare du Grand -Jardin, station de la ligne de Trouville en contre-bas du jardin de l'Etoile accidenté et pittoresque.

A II k. O., restes de Vabbaye du Val-Ricker, transformés en un château (on visite) par Guizot, qui y est mort au mois de septembre 1874. Le domaine (175 hect.) est une des plus importantes exploitations agricoles de toute la Normandie. L’abbaye, fondée vers l’an 1167, ruinée par les guerres au xiv® et au XV” s., désorganisée par la Réforme, fut reconstruite au xvu” s. Le Val- Richer dépend de la commune de Saint- Ouen-le- Pin dont le cimetière renferme le tombeau de Guizot (1787-1S74).

De Lisieux a la Trinité-de-Réville (ch. de fer, 32 k. ; 6fr. 75, 4fr.45, 2 fr. 85). — Cette ligne se détache de celle de Paris à la halte de Glos pour remonter, sur la rive g. ,1a vallée qu’arrose la rivière d’Orbec. ■ — 10 k. Saint- Pierre-de-Mailloc, où l’on visite (s’adr. au régisseur) le '•‘château de Maüloo flanqué de 4 grosses tours fortifiées et qui renferme de nombreuses œuvres d’art ou de curiosité : tableaux de maîtres, tapisseries et meubles anciens, bustes, statuettes antiques, armes, etc.

19 k. Orbec (hôt. de Lisieux, t.c.f.), 2,974 hab., sur une colline, a conservé des hôtels des xvii” et xviii” s. ; à l’église, du xv”, qn remarque des vitraux modernes et d’autres du xvi” s. ainsi qu’un *buffet d’orgue du xvi” s. — Le ruisseau d’Orbec cesse d’être manufacturier pour devenir un cours d’eau ngénieusement agencé pour les irrigations. On quitte bientôt sa vallée pour gravir des pentes crayeuses boisées de sapins et s’élever sur un plateau pierreux. Puis on descend vers la vallée de la Charentonne. — 32 k. La Trinitcde-Réville où l’on joint le ch. de fer de Bernay à Sainte-Gauburge (p. 87).

De Lisieux a Trouville et a Honfleur, p. 102 et 108.

Après avoir quitté Lisieux et franchi la Touques, on passe dans. un tunnel de 2,528 m.

209 k. Le M'esnil-Mauger (hôt. de la Vérité, t.c.f,), dans une vallée où la Viette se perd dans un bras de la Vie ; église avec tour et chœur du xiii® s.

Du Mesnil-Mauger a Sainte-Gauburge (rh. de fer, 63 k. ; 13 fr. 30, 8 fr. 75 5 fr. 60). — On remonte la rive g. de la "Vie. — 15 k. Livarot, 2,281 hab., entouré de grasses prairies ; fromages renommés. — ■ 24 k. Vimoutiers (hôt. du Soleild'Or, T.C.F.), 3,151 hab., entre des collines boisées, au milieu de riches pâturages ; petit musée installé dans une ancienne hôtellerie (xvi” s.) des moines de' .Tumièges : grand commerce de fromages dits de Camembert, village à 5 k. S.-Ô. — On traverse les collines qui séparent la vallée de la Vie de celle de la. Touques. — 33 k. Ticheville-le-Sap. Le Sap, à 6 k. E., est un village industriel et commerçant de 1,243 — 46 k. Gacé, 1,743 hab., bourg indus¬

triel avec les restes d’un château où naquit le maréchal de Matignon (1647-1729). — ,59 k. Eckémllour où l’on joint la ligne de Bernay à Sainte- Gauburge (p. 87).

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