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il'un important bassin môtalhirgique d'une activité considérable. Dans la «campagne de Caen», d'ime grande richesse, on cultive en abondance les céréales et l’on pratique l’élevage du cheval.
Orientation et emploi du temps. — Les grandes artères de Caen ont la forme d’un T, dont la gare de l’Etat occupe à peu près la base, la place Saint-Pierre (centre de la ville) le sommet, l’abbaye au.x Hommes et l’abbaye aux Dames es deux extrémités des branches. Si l’on est pressé, on prendra à la gare une voiture ou un tram pour la place Saint Pierre, où l’on visitera l’église du même nom ( K. ci- dessous), en jetant un coup d'œil sur les hôtels de la Bourse (p. 94) et de Than. De là on se rendra (tram) à l’abbaye aux Hommes (p. 97), d’oii l’on reviendra par Saint- Pierre à l’abbaye aux Dames (p. 94 ; tram) pour regagner ensuite la gare par le port (p. 95).
Si l’on arrive à Caen par le bateau du Havre, on aborde au quai de Juillet d’où on gagne vers la dr. la place Alexandre-III.
De la gare de l’Etat (tram pour la place Saint-Pierre), prenant à dr. la rue de la Gare, on franchit l'Orne et la remontant à g. par le cours de Juillet, on traverse la place Alexandre-III, oii s'élève le monument aux mobiles du Calvados (1870), par Le Duc et A. Nicolas. En face la caserne Hamelin dont la façade est de 1735. Entre la caserne et la rue Saint-Jean, bureaux de l’Etat-major où il faut s'adresser jiour l’autorisation de visite du château (p. 94),
Sur la place Alexandre-lll, à dr. s’ouvre la longue rue Saint- Jean où sont quelques maisons intéressantes : n" 214, hôtel de Beuvron, de la findu xvi® s. ; n'’® 206, 198, 158, maisons du XVII' s.
'L'église Saint- Jean (PI. C-D3), des xv'-xvi' s., de. style gothique flamboyant, e.st surmontée de 2 tours inachevées ; celle de la façade est fortement inclinée à g. On remarque à l'intérieur : une corniche avec balustrade, la boiserie de l’orgue, la lanterne de la tour centrale.
A dr. de la rue Saint-Jean, avant l’église, s*ouvre la rue des Carmes où sont au n® 58 rhôtel de Tilly (xviii® s.), au n° 42 l’hôtel de riiitendance, auj. Chambre de commerce {xviii'-' s.) : après l’église, la rue Guilbert a 2 hôtels du xvin*' s. aux n°® 13 et 17, et au n® 27 un manoir du xvi*' s., ancienne maison de l’historien De Bras.
Continuant la rue Saint-Jean, on y rencontre encore des maisons anciennes: n" 144, maison natale de I). Huet, évêque d’Avranches et érudit (1630-1721), n'’** 133, 100, 94 ; on
dépasse à dr. la rue de l’Engannerie où est, au n“ 9, l’intéressant hôtel Marcotte (xviii' s.) occupé par le bureau de bienfaisance ; à g. une impasse oii s'élève V*hôtel de Than (PI. C2), auj. rest. Pépin-Chandivert, de la Renaissance (1520), avec lucarnes ornementées, tourelle d’angle, médaillons et mascarons. Et l’on arrive à la place Saint-Pierre, centre de la ville.
L’ *église Saint-Pierre (PI. Ca) a été amorcée au xiii® s. en style gothique, et continuée aux xiv' et xv' s. pour se terminer au xvi' s. dans le style Renaissance. Malgré ce manque d’unité, c’est un monument de premier ordre par la
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beauté de l'evécution, T.o portail principal, du côté opposé au boulevard Saint-Pierre, est du gothique flamboyant, avec une belle rosace. La *tour, prototype du clocher bas-normand du xiv^ s., dresse sa flèche de pierre dentelée à 78 ra. de haut. 'L‘**abside, avec ses contreforts à candélabres, ses colonnettes et ses arabesques, ses fenêtres gothiques ou à plein cintre, est une des œuvres les plus célèbres de la Renaissance, due à l’architecte Hector Sohier.
L’intérieur offre la même dualité de styles. La plus grande partie de la nef est gothique (voûtes originales, beau ch.ipiteau historié du 3” pilier à g., orgue du xvm“ s.), tandis que l’abside, de la Renaissance, œuvre d’Hector Sohier, offre une véritable dentelle de pierre et une remarquable clef de voûte centrale ; les cinq chapelles absidales communiquent entre elles par de larges arcades en plein cintre.
Au n° 6 de la place, la *Boitrse occupe l’ancien hôtel d’Escoville, bâti en 1538 peut-être par Biaise Le Prestre ; la cour est intéressante, avec sa loggia et ses trois corps de logis ; elle a de riches ornements et de charmantes sculptures, entre autres à dr. les statues de David et de Judith, surmontées de basreliefs. L’hôtel est en cours de restauration pour abriter le tribunal de commerce et la Chambre de commerce.
Le portail principal de l’église Saint-Pierre donne sur la petite place du Marché-au-Bois d’où une courte rue monte au château (PL Ci), auj. caserne : fondé par Guillaume le Conquérant en 1080, il a subi 4 sièges à la suite desquels il fut occupé en 1417 par Henri V d’Angleterre, en 1450 par Charles VII, en 1563 par Coligny, en 1620 par Louis XIII. Sa visite est peu intéressante (s’adr. au bureau de l’état-major, pl. Alexandre-III) : on y voit quelques tours, la salle de l’Echiquier romane, et la petite église Saint-Georges, du xv® s.
De la place du Marché-au-Bois, la rue Montoir-Poissonnerie (n®s 10 et 12, maisons en bois du xvi® s.), puis la rue des Chanoines (n» 27, tourelle gothique) amènent à la place de la Reine-Mathilde où sont la Trinité, l’Hôtel-Dieu et Saint- Gilles.
La **Trinité ou abbaye aux Dames (Pl. E2) fut fondée entre 1062 et 1066 par la reine Mathilde, femme de Guillaume le Conquérant, en même temps que celui-ci faisait bâtir l’abbaye aux Hommes (p, 97) en expiation de la faute qu’ils avaient commise en se mariant sans les dispenses que nécessitait leur parenté. C’est un admirable monument roman ; seules les voûtes du chœur et une chapelle sont gothiques. Elle a été restaurée de 1851 à 1861 par Ruprich-Robert. Le grand portail est flanqué de deux tours carrées, sans flèches mais avec balustrades du xviii® s. ; la tour centrale, sur le transept, est coiffée d’un petit clocher.
L’intérieur forme un vaisseau puissant et robuste d’aspect, La nef seule est ouverte au public (fermée de n û ,14 h.).
Les voûtes sur croisés d’ogives, qui datent du début du xn® s. (1100 ft
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Il 10 cnv.), sont au nombre des premières de ce style que l’on trouve en Normandie.
L’(^lise est coupée en deux : l’autel est devant le carré du transept. Pour la visite du chœur et des croisillons, qui servaient de chapelle aux religieuses de l’Hôtel-Dieu {V. ci-dessous) ; 50 c. par pers.
Au transept g. charmante chapelle gothique, du xiii® s., aux fins piliers et aux fines nervures, surajoutée à l’œuvre primitive. — Le chœur est entièrement roman, sans déambulatoire. Au milieu du chœur le mausolée de la reine Mathilde (f 1083) se compose d’une dalle de marbre, avec épitaphe en caractères du XV® s., encastrés dans un tombeau moderne. Au pavé du chœur, pierre tombale d’Anne de Montmorency (f 1388). Sous le chœur, intéressante crypte romane dont la voûte est soutenue par 36 colonnes trapues, à chapiteaux sculptés.
'L'hôtel- Dieu, auj. asile de vieillards, occupe les bâtiments de l’ancienne abbaye ; dans le parc se trouve un labyrinthe (s’adresser au concierge ; la carte, 50 c., donne droit à la visite du chœur de la Trinité) d’où l’on découvre une belle vue sur Caen. — L’église Saint- Gilles, à peu près abandonnée, est du XIII® s. ; il n’en reste que la nef avec un petit portail du XVI® s. où le plein cintre roman s’encadre d’ornements gothiques, et un clocher qui abrite les cloches de la Trinité.
A dr. de la Trinité, une courte venelle amène à dr. à la rue Basse que l’on suit à dr. pour revenir à la place Saint- ^ Pierre.
Si l'on suivait pendant 5 à 10 min. la rue Basse, on arriverait au curieux ( *ynanoir des Gens d'armes, restes d’une maison de plaisance bâtie vers pour un nommé Gérard de Nollent. Il subsiste un mur crénelé et 2 tours à i plate-forme, avec fenêtres grillées : à la plate-forme de la grosse tour, statues f d’hommes d’armes dans une attitude menaçante ; aux deux tours et aux I créneaux de la courtine médaillons et arabesques. On peut visiter ce pitto- ►. resque logis, auj. converti en ferme.
Cette place, où est une gare des ch. de fer du Calvados vers les plages, borde le bassin à flot du port de Caen, long de 600 m., large de 50, qui s’ouvre en son milieu, sur le canal I de Caen à la mer et communique à son extrémité avec l’Orne 1 et le port proprement dit.
Le canal de Caen à la mer, ou canal de l’Orne, terminé en 1857, est long [ de 15 k. ; il a un tirant d’eau qui varie de 5 m. 50 û 5 m. 65, maintenu par d’incessants dragages. Il est établi tantôt dans l’ancien lit de la rivière, tantôt parallèlement à elle, et débouche dans la mer à Ouistreham (p. 121).
Le port de Caen, auquel ce canal donne accès, se compose de 4 bassins le bassin en rivière d’Orne, le bassin Saint-Pierre, puis, plus en aval, le Nouveau Bassin ou bassin de Calix et le bassin des Hauts-Fourneaux, ces 2 derniers en construction. Le port est en pleine prospérité. Son tonnage, qui était en 1913 de 1,126,000 tonnes, le plaçait au 8® rang des ports français. L’augmen- I tation considérable du trafic dans les années qui ont précédé la guerre, est due I surtout û l’exportation des minerais de fer (46 p. 100 du tonnage) exploités au sud de Caen dans les vallées de l’Orne et de la Laize et entre ces deux cours d’eau. — Un nouveau projet d’agrandissement du port, qui porte spécialement sur l’élargissement et l’approfondissement du canal, a été déclaré d’utilité publique par décret du i®' février 1917.
On remonte le bonlevarfl Saint-Pierre en laissant à dr, la
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