DE PARIS A HONFLEUR
A. — Par Lisieux et Pont-l’Évêque.
Chemin de fer : 233 k., en 4 h. 10 à 5 h. 35 ; 49 fr. 20, 32 fr. 45, 20 fr, 65 ;
voie la plus directe.
191 k. de Paris- à Lisieux, p, 80 87. — La ligne passe sous une partie de la ville par un tunnel de i k., pour descendre ensuite la vallée de la Touques. — 201 k. Le Breuil-Blangy. A dr., près de la voie, le Breuil-en-Auge est le centre le' plus considérable pour la fabrication du fromage dit de Pontl’Evêque.
200 k. Pont-l’Evêque (hôt. : du Bras-d’Or, t.c.f. ; de l’Aigled’Or; du Lion-d'Oy; de la Gare-, de la Place-du-Calvairè), 2,973 hab., ch.-l, d’arrond. du Calvados, à la jonction de la Touques et de la Calonne, est renommé pour ses fromages. La Grande-Rue qui offre un charmant aspect avec ses vieilles habitations, la plupart à façades en bois, recouvertes d’ardoises, passe près de l'église Saint-Michel, xv®-xvi® s., de la belle période du gothique flamboyant : pendentifs aux clefs de voûtes des bas-côtés', et beaux *vitraux de la Renaissance. Plus loin, n® 68, hôtel dit de Mlle de Montpensier, de style Louis XIII. La Touques est franchie par 3 ponts que surplombent de vieilles maisons pittoresques. La sous-préfecture est installée dans un hôtel du xyiii® s.
A 6 k. O., Beaumont-en-Auge (hôt. die Havre), sur une colline (120 m.; belle vue sur la vallée de la Touques), possède les restes d’un prieuré, dont il subsiste notamment V église, des xi®, xiii® et xiv® s., avec fonts baptismaux du XV® s. et restes de grisailles du xii®. Un petit monument avec des vers de Chénedollé est consacré à la mémoire de l’astronome Laplace, né à Beaumont (1749-1827). On voit aussi à Beaumont un musée dans lequel le peintre Krug, natif du lieu, a réuni des toiles de J.-P. Laurens, Puvis de Chavannes, Bonnat, Guillemet, Eug. Fayen, Muller, Feyen- Perrin, Noël, Krug, du colonel Langlois, né aussi à Beaumont (1789-1870) et dont la statue se voit près de l’église.
De Pont-l’Evêque a Cormeilles et Glos-Montfort, p. 103.
Le ch. de fer de Honfleur, se séparant de celui de Trouvillc, quitte la vallée de la Touques et passe dans la tranchée de Saint -Melaine. A dr., vallée de la Calonne, dont on s’éloigne ensuite.
217 k. Saint- André-d’Hébertot. Au cimetière, tombe du chimiste Vauqiielin (1763-1829). Le château d'LLébertot, qu’on
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ne visite pas, est situé au fond d’un vallon qiu' dominent des collines couvertes de sapins, et entouré de douves, d’arbres séculaires, de charmilles, de bosquets et de pelouses. La partie la plus ancienne est un donjon de 1612, auquel s’appuie le corps principal du château, du règne de Louis XH’, et augmenté d’un bâtiment moderne avec tourelle. — On monte jusqu’au tunnel d’Hébertot (plus de 3 k. de long). — 221 k. Quetteville, où aboutit la ligne par Glos-Montfort (F. ci-dessous B). La voie descend le vallon boise de la Morelle, puis vient longer la Seine : belle vue. — 230 k. La Rivière- Saint- Sauveur , 1,530 hab., à l’embouchure de la rivière d’Orange, que l’on franchit.
233 k. Honfleur (p. 104).
B. — Par Évreux et Glos-Montfort
Chemin de fer ; 212 k., en 5 h. à 8 h. 45 ; 42 fr. 25, 27 fr. S';, 17 fr. 70. On peut se rendre il Glos-Montfort, soit par Oissel (p. 25) sur la ligne de Paris- Rouen, soit par Evreux (p. 83) où l’on bifurque, ou par Serquigny (p. 85) ; c’est par cette dernière ligne que les trains correspondent le mieux.
168 k. de Paris à Glos-Montfort, par Serquign}’, p. 80-85.
De Glos-Montfort a Pont-l’Evêque (ch. de fer départemental 49 k.) — Cette ligne dessert ; 31 k. Conneilles, 1,150 hab., sur la Calonne (marchés considérables), relié à Bernay par un tram à vap. (p. 86) ; 41 k. Les Authieuxsur-Calonne, avec une église romane et un ancien manoir.
La voie descend la verdoyante vallée de la Kisle. — 171 k. Montfort-Saint-Philbert. A dr., Montfort-sur-Risle est dans un joli site, sur la lisière de la forêt de Montfort (2,049 hect ), ruines imposantes d’un château des xi® et xii® s. — 174 k. Appeville, église et château du xvi*' s. — 179 k. Corneville- Suint-Paul. Cornevillc (hôt. des Cloches, t.c.f.) a été popularisé par l’opérette de Planquettc.
184 k. Pont-Audemer, 6,123 hab., ch.-l. d’arrond. de l'Eure, au confluent du ruisseau de Tourville et de la Kisle qui y devient navigable et forme un port.
Hôtfls: — *du Pot-d' Etain, pl. f^u Pot-d’Etain, t.c.f. ; du Lion-d’Or, r. Gambetta ; du Chemùi-dc-Fer, à la gare (simple) ; du Commerce, pl.
du Vieux-Marché (simple).
Poste : — r. Sadi-Carnot (doit
être transférée pl. du Pot-d’Etain).
Bateau : — pour ïe Havre, tous les 2 ou 3 j. ; s’adre ser au port.
Comité o-initiative de Pont-Audemer et de la basse Risle.
En sortant de la gare, on dépasse un. square orné d’un monument du Souvenir français, par E. Lerou.x. Après avoir traversé la voie, on prend la rue Gambetta, la principale de la ville, qui mène à la place Victor-Hugo : à g. la chapelle de l’hospice est du xv® s. On continue par la rue Thiers qui franchit un bras de la Risle (à dr., maisons anciennes) et aboutit à la rue de la République.
104 — fil] DF PAFfS A HOXFLFDP.
I. 'église Saint-Ouen, à dr., date du xi<“ s. pour le chreup, et des xv<^-xvi'^ s. pour la nef. très haute et du plus riche gothique flamboyant ; une belle galerie à jour court au-dessus des arcades.
A la nef, piliers avec consoles Renaissance, beau triforium. Bas-côtés richement sculptés avec des "vitraux de la Renaissance i plusieurs, dont celui de la Mise au tombeau, ont été détruits en 1913 par un incendie ; le plus remarquable de ces vitraux, de 1556, est fi la 6' chap. du bas-côté g. et représente l’Adoration de Dieu par l’Humanité. .A la 4® chap. de ce même bas-côté, retable du xvi® s. et, h la restes de peintures murales. La chapelle des Fonts, au bas-côté dr,, a une grille en bois sculpté du xvi“ s. et un baptistère de la Renaissance.
Plus loin, en face de l’hôtel de ville, la bibliothèque contient i un petit musée (s’adr. au concierge, pourboire). La rue de la République aboutit au bras principal de la Risle. Par les quais, à g., on va au bassin des Yoles et au port, distant de 14 k. de l’embouchure de la Risle dans la Seine et où la marée se fait sentir. Un service maritime régulier relie Pont-Audemer au Havre (39 k., en 2 h. 30).
Du quai, la pittoresque rue Bailly, bordée de vieilles maisons, amène à la rue N.-D.-du-Pré où se trouve la caisse d’épargne et derrière celle-ci les ruines de l'église N.-D.-du-Pré ou du Saint-Sépulcre, fin du xii® s.
On revient à la rue Gambetta pour prendre à dr. laruejules- Ferry qui conduit, à 700 m. du passage à niveau, à \'*église Saint-Germain : elle date du xi® ou du xii® s. et a été remaniée du xni® au xv® s.
Services automobiles pour : 42 k. (en 2 h.) Elbeuf (p. 75) ; 36 k. Lisieux (p. 87) ; — voit. publ. {14 k.) pour Quillebeuf (p. 51).
Le ch. de fer s’éloigne de la Risle pour remonter le vallon de la Corbie. — 197 k. Beuzeville, 2,562 hab. - — 200 \i.Quetteville où l’on joint la ligne de Honfleur par Pont-l'Evêque (P- 103).
212 k. Honfleur, 9,298 hab., port de pêche et de commerce, est situé en face du Havre, sur la rive g. de l’estuaire de la Seine. C’est une vieille ville normande, que son manque de vraie plage a sauvée des défigurations modernes. Elle offre, avec ses anciennes maisons couvertes d’ardoisefe, ses bassins intérieurs, ses voiles, ses navires, ses pêcheurs, un aspect unique parmi les ports normands. Honfleur joint à cet attrait, qui y amène de nombreux artistes, le voisinage de la Côte de Grâce à laquelle s’adosse la ville et qui, couverte d'arbres, commande un admirable panorama. Aussi le mouvement des touristes est-il considérable.
Omnibus de ville : — bureau à l’hôtel du Cheval-Blanc.
Commissionnaires : — des ba¬
teaux aux hôtels du centre, aux voit, ou à l’omnibus.
Hôtels : — En ville (toute rannee Cheval-Blanc (PI. a C2), quai Beaulieu, t.c.f. (30 ch. ; gar., chaiiff.);
Aniileterye (PI. b C2), bd Carnot, sur là mer fchauff.l : de la Paix. r.