LA COTE DE CAEN
Hôtels : — de la Belle-Pla^e, sur la mer (l’été ; gar., jardin, tennis) ; Bertrand ou des Familles^ sur la mer, t.c.f. (l’été ; yo ch. ; salles de bains, gar., grand jardin) ; du Soîcil-Levant, sur la mer, t.c.f.
(toute l’année) ; du Pciii-Enfery sur ia mer (toute l’année ; 6o ch. ; gar., terrasse, jardin).
Restaurants: — Emonin, sur la
plage ; du Commerce, près de la garé,
Agences DE LOCATION : — Emonin, près de la plage; Désiré-Anne, r.
de la Mer, 36.
Poste : — bd de la République.
Loueur de voitures: — Levain, r. de la Mer.
Bains de mer : — cabines et bains chauds : — dépendance du casino.
Syndicat d’initiative.
La plage est bordée d'une digue-promenoir bitumée de 1,200 ni. de long. On y trouve les cabines de l’établissement de bains, le casino, et à l’extrémité E. un laboratoire de zoologie maritime, dépendant de la Faculté des Sciences de Caen. Au vieux bourg, vaste église moderne, inachevée ; le clocher, du xii'- s., est isolé dans le cimetière oii e.st également une croix ornée de 1662. — De Luc à Caen par la côte, V. cidessus, p. 120 ; les deux gares sont voisines.
La ligne des ch. de fer de Caen à la mer, longée parallèlement par celle des ch. de fer du Calvados, se rapproche de la mer. Le pays est dénudé.
24 k. Langrune (hôt. : Grand-Hôtel ; Petit- Paradis, l’été; casino ; poste, r. de la Mer), une des plus anciennes stations balnéaires de ce littoral.
La plage est bordée par une digue asphaltée, à 2 étages : à l’étage supérieur sont rangés les maisons et les hôtels, à l’étage inférieur les cabines de bains. \Jéglise, du xni® s., est surmontée d’une tour centrale que termine un clocher en pierre ajourée formant pyramide et flanqué de clochetons ; à l’intérieur crédences sculptées de l’époque.
26 k. Saint- Aubin-sur-Mer, port de pêche, est une station dépendant autrefois de Langrune et devenue auj. plus inrportante.
Hôtels : — de Paris, sur la plage (l’été; 20 ch. ; grand jardin) ; de la Terrasse, entre la route et la mer ; Belle-Vue, sur la mer, T.e.F. ; Saint- Aubin, à l’entrée de la route de Bcr-
nières ; de la Marine cl des Voyageurs, r. Pasteur, 25 ; Beausejour, r. Pasteur, 58.
Poste : — Grande-Rue, 12.
Casino.
La plage, sable et galets, est dominée par une digue-terrasse de 1,200 m. env. ; une petite jetée sert de promenade. L’église est moderne, de style gothique, avec un fin clocher de pierre. En face émerge un banc de roches, long de i k. 5, dit les Essarts de Langrune, où l’on se rend en barque pour y pêcher des moules et des crevettes.
Entre Saint-Aubin et Bernières, se forme une nouvelle station de bains, Rive-Plage.
28 k, Bernières-sur-Mer (hôt. ; de la Belle-Plage ; du Centre), station balnéaire en voie de formation. E’*église, xii®-xm«s., a un clocher haut de 67 m. percé d’élégantes ouvertures gothiques et terminé par une pyramide en pierre ; porche
St.-AUBIN. — COURSEUi-LES. — BAVEUX. [15] — 123
ret7in.rquablc cie la mémo époque. En face, s'ouvre la cour d’iioimeur du château (Renaissance). A 2 k. du rivage, la mer découvre un banc de rochers de 3 k. de long et i k. s de large.
31 k. Courseulles (hôU ouv. l’été ; de Paris, près de la gare, vers la mer ; des Etrangers, près de la gare, à l’entrée du bourg), 1,300 hab., port à l’embouchure de la Seulles, petite et simple station balnéaire. L’élevage des huîtres est considérable (90 parcs). Le port où l’on entre par un étroit chenal entre 2 jetées eu bois se termine par un bassin à flot ; les navires y arrivent à travers les rochers par un défilé balisé dit « Fosse de Courseulles ». Le château de Courseulles, de l’époque Louis XITT, e.st entouré d’un grand parc.
Environs. — i” A i k. 5 S. -O., Bois des Roches, cirque de rochers hauts de 20 ni. et percés de uiches.
2“ .V h k. S., Fontaine-Henri, sur la .Mue, a une église du xii» s. et un *châteaii en partie du xv' s., en partie de 1537 ; le parc et la chapelle sont ouverts le vendredi de 13 à 18 h. A 6 k. plus loin, t.asson dont on visite le *ihâleau, œuvre remarquable de la Renaissance bâti par Hector .Solder : la grande salle est décorée de peintures de Lebrun.
,3'> A 9 k. S., Crctilly, sur la Seulles, possède un château construit du xii" au xvi" s. (on ne visite pas). A 3 k. plus loin, belles ruines du (l'iouré de Saint- Gabriel : entrée du xiio s., manoir des xv“-xvii' s., pavillon du xv', tour, rhu'ui roman de l’église.
Dr Courseulles a Baveux, p. 128.
Chemin de fer : 132 k. ; 27 fr. qo, 18 ir. 40, 1 1 fr. 70.— De Paris à Cherbourg, 371 k. en 6 h. 30 à 7 h. par express, en 10 b. par omnibus ; 78 fr. 35, 51 fr 6s’ 32 h. 85.
La voie franchit l’Orno puis traverse les prairies où coulent le Grand et le Petit-Odon. — 9 k. Càrpiquet. Pont sur la Mue. — 14 k. Bretteville-Norrey. A Norrey, à g., *église gothique remarquable avec tour du xtne s. à flèche en pierre (47 m.) : le chœur est d’une riche élégance. — 20 k. A udri eu ■ éelisc des xiir-.xiiie s. avec nef ci tour centrale du xive s.
La voie descend dans la vallée de la Seulles et traverse Condé-sur- Seulles.
30 k. BAYEDX, 7,638 hab., ch.-l. d’arrond. du Calvados siège d’un évêché fondé par St Exupère en 360, est situé dans une verdoyante plaine, arrosée par la rivière d’Aure C’est l’ancienne capitale des Bajocasses, puis du Bessin. Commerce de bestiaux, grande expédition de beurre salé fabrique de porcelaine à feu. C’est un centre de tourisme et l’une des villes les plus intéressantes de la Normandie. Elle
124 — [15] BE CAEN A CîfERBOURG,
possède deux curiosités de premier ordre ; la cathédrale et la tapisserie de la reine Mathilde.
Hôtels : — du Luxe^nboiirs. (PI.
a B2), r. des Bouchers, t.c.f. (30 ch. ; chauS., bainr Jardin) ; du Lion~d'Or, r. Saint-Jean, 71 {25 ch.) ; de la Gare, en face de la gare (jardin) ; du Chemin-de-Fer, à l’entrée de la rue Sadi-Carnot (simple).
Restaurant : — Petit, r. des Cuisiniers près de la cathédrale (bon).
Poste : — r. Laitière.
Spécialités : — dentelles de Bayeux et < antiquités : Lefébure, impasse Prudhomme (près de la bibliothèque) ; — poterie d'art, r. Saint- Martin, 39.
Syndicat d’initiative: — salle de lecture à la bibliothèque ; pour renseignements, s’adresser au concierge du musée.
be la gare de l’Etat, qui fait face à la gare départementale, l'avenue Sadi-Carnot traverse les prairies où coule l’Aure ; au delà de la station Sadi-Carnot des ch. de fer départementaux, on tourne à dr. par la rue Larcher qui amène à l’abside de la cathédrale (PI. B3).
La **cathédrale Notre-Dame est un des types les plus complets du style ogival normand. De la basilique romane, du XII® s., subsistent les arcades longitudinales de la nef et les deux *tours de l’O. On a -construit d’abord les arcades de la nef et les bas-côtés, puis le chœur, la nef, les chapelles et la tour centrale (dernier étage moderne). La tour de l’O. a 75 m. de haut et celle du centre 8o m. Au N., contre le chœur et le transept, un bâtiment du xv® s. sert de bibliothèque capitulaire (débris de sculptures). A la naissance de l’abside et du rond-point, 4 tourelles enveloppent les escaliers. Sur la face latérale extérieure d’une des tours de l’O., celle de dr., estgravée l’épitaphe latine (xiii®s.) d’une femme inconnue.
On entre dans l’église par trois portes : le *portail principal à l’O., défiguré, accompagné de deux petites portes latérales, avec tympans à personnages ; la porte du croisillon S., avec un tympan orné de sculptures du xiv® s., relatives à l’histoire de St Thomas Becket ; la porte du * flanc droit, sous un porche du xiii® s. avec des vantaux du xiv®.
L’intérieur a 102 m. de long ; la hauteur des voûtes est de 24 m. — La net présente un aspect magnifique avec ses arcades romanes richement ornementées, au-dessus desquelles court un triforium gothique d’où s’élancent des colonnettes encadrant les grandes fenêtres ; chaire de 17S7. De belles *griUes en fer forgé enveloppent le chœur et ferment plusieurs chapelles. — Dans ■ le chœur, 52 stalles en chêne de 1588, maître-autel en marbre de style Louis XIV avec chandeliers et croix en bronze ciselé et doré, œuvre de Ph. Caffieri (1771). — Les transepts comme le chœur appartiennent entièrement au style ogival : au transept dr., *peintures murales du xv® s., restaurées ; au transept g., salle du Trésor. — Dans les chapelles du déambulatoire et des bas-côtés il y a aussi des peintures des xv® et xvi® s. ; à la chapelle du bas-côté g. , curieux retable en pierre du xvii® s., et dans la 2°, retable en bois de la même époque. Plusieurs évêques de Bayeux sont inhumés dans la cathédrale.
Pour visiter la salle du trésor, la salle capitulaire, ou la crypte romane du ■ XI” s., ainsi que pour faire l’ascension de la tour centrale (360 marches ; vue immense), s’adresser au sacristain.
!2fi — ri51 DE CAEN A CHETJBnirRn.
En face cln flanc droit de la cathédrale, se trouve l’ancien évêché ; entrée libre t. 1. j. de 9 h. à midi et de à 17 h. ou 18 h. suivant la saison. L’entrée des bâtiments est au fc^md de la cour à g. ; par derrière, square public donnant rue Tardif. Dans la cour, nombreux débris lapidaires : cippe romain, colonnes antiques, cercueils mérovmgiens, couleuvrines offertes à la ville par François I®r.
Au rez-de-chaussée, quelques tableaux. A dr. de l'entrée, galerie du syndicat d’initiative, avec documents, tableaux, écritoire pour les touristes et vitrines contenant des dentelles de Baveux. A g., bibliothèque de 30,000 vol. A la suite, ancienne chapelle de l’évêché, qu’on visite, et où l’on a transporté les belles *pierres tombales, avec statues couchées, du seigneur de Sainte-Croix et de sa femme (xvii® s.), provenant de la chapelle Saint-André dé l’église de Ryes (p. 128) ; cloche en bronze de l’église de Fontenailles, la plus ancienne à date certaine (1202) qui soit connue. A côté, galerie des évêques, avec portraits des anciens prélats.
On monte au étage ; la concierge accompagne, pourboire. On entre dans la salle au milieu de laquelle une vitrine, offrant un double développement et hermétiquement fermée, renferme la **tapisserie de la reine Mathilde, figurant l’histoire de la conquête de l’Angleterre par les Normands.
C’est une bande de toile bise, longue de 70 m., avec peu de coutures, où sont jetés à l’aiguille des points de laines de couleur, la toile même servant de fond. Outre le sujet principal qui se déroule sans interruption, elle est bordée, en haut, d’une frise d’animaux. Cette vaste broderie, chantée par les trouvères, qui a été appelée parfois l’œuvre de la princesse Mathilde, a été faite par des ouvriers anglo-saxons ; elle fut donnée par la princesse à Eudes, son beau-frère, évêque de Bayeux (de 1049 à 1097) : 58 scènes s’y déroulent, depuis le moment où Edouard le Confesseur prend la résolution de léguer son royaume d’Angleterre au duc de Normandie, jusqu’à la victoire d’Hastings ; les fortifications, les vaisseaux, les armes et les costumes de l’époque y sont fidèlement et naïvement retracés ; tous les sujets sont expliqués par des inscriptions latines.
Par la rue Bienvenue, où subsiste au no 6 une maison du XVI® s. à poutres sculptées, on arrive à une petite place avec un gros platane planté en 1797.
Sous une voûte, s’ouvre le musée de peinture, public le dim. et le jeudi de 13 h. à 16 ou 17 h. ; les autres jours s’adresser au concierge (pourboire) ; il est installé, ainsi que le palais de justice^oh l’on visite la salle des Pas Perdus, la salle du 'Tribunal et la chapelle (beau plafond), dans des bâtiments des XIII® '"et xv® s. occupés autrefois par le premierjévêché de Bayeux.