CHERBOURG
rieur rustique ; HaHneman, Danse hollandaise ; Caravage, Mort d’Hyacinthe ; *Greuze, le baron Denon Cranach, Deux électeurs de Saxe ; Mallet, Geneviève de Brabant; Murillo, Christ, au calvaire; *N. Poussin, Environs de Rome; Franck le Jeune, J éstis-Christ ; * Antoine Coypel, Don Quichotte; Petitjean, Remparts de Flessingue ; Mol, Ensevelissement du Christ ; Moteley, la Hague ; Léonard de Vinci, son portrait ; Jacques Van Loo, la Mélancolie ; Largillière, deux portraits d’homme ; Philippe de Champaigne, un Homme d’église; Pannini, le Colisée; *Téniers, les Singes au cabaret; Ecole hollandaise, plusieurs toiles d’animaux ; Oirodet, portrait d’homme ; Boilly, Houdon dans son atelier ; Simon Vouet, Cérès foule aux pieds les attributs de la guerre ; Le Brun, Assomption ; Rigaud, le financier Monmartel et sa femme ; Chardin, Nature morte ; Mallet, les Parques filent à l’hymen des jours embellis de fleurs ; *N. Poussin, la Vierge pleure sur le corps de Jésus ; *Jordaêns, Adoration des rois ; Ghirlandajo, la Vierge et l’Enfant ; Roger, Jésus descendu de la croix (triptyque). Divers tableaux de Primitifs, dans un grand triptyque. — Au milieu de la salle ; Lefèvre, Marguerite à l’église (statue).
Au delà de la place de la République se trouve la place Napoléon, où s'élève la statue de Napoléon, à cheval, par A. Le Véel ; sur le piédestal sont inscrites ces paroles : « J'avais résolu de renouveler à Cherbourg les merveilles de l'Egjrpte. »
L'église de la Trinité (PI. C2) est un élégant monument du style gothique flamboyant. Commencée en 1423, terminée en 1504, elle a été surmontée, vers 1825, d’une lourde tour carrée. Sur son flanc dr. s’ouvre un beau porche, dont le réseau de sculptures est d'une infinie délicatesse.
A l’intérieur, la nef, défigurée, a été décorée de peintures modernes ; à g., curieux bas-reliefs anciens, figurant la Danse macabre et la Vie de Jésus- Christ ; chaire du xviii' s. ; au carré du chœur, 2 retables à petits personnages de marbre ; au bas-côté g. tableau des Saintes Femmes au tombeau attribué à Philippe de Champaigne.
La rade de Cherbourg, qui couvre 1,500 hect., n’est pas, comme celle de Brest, un abri naturel ; elle a été créée artificiellement à l’aide d'une digue, distante du rivage de 3 k. 5. Cet immense barrage de granit, long de 3,700 m., est défendu par 3 forts. Il est séparé à l'E. de l’île Pelée par une petite passe de 500 m. ; la passe de l'O. est moitié plus large. En 1891. on a fermé les passes qui existaient entre l’île Pelée et la terre, et entre Querqueville et la roche Chavagnac. Des bateaux automobiles ou à voile, au quai Caligny, conduisent à la digue, à travers la rade où stationnent des navires de guerre et des transatlantiques qu'on peut visiter.
Suivant le rivage à g. on arrive au sémaphore de l’Onglet. Celui-ci précède le champ de manœuvres. En le contournant à g. on arrive au monument des soldats et marins morts aux colonies.
Au n® 9 de la rue de l’Abbaye se trouve l’entrée du pare Emmanuel- Liais (PI. B2), portant le nom de son donateur, né à Cherbourg en 1826. Ce beau parc, planté d’arbres et de végétaux exotiques, est public de 8 h. du matin au coucher du soleil ; on visite' les serres le dim. de 14 à 17 ou 18 h. A g.
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de rentrée est installé un musée d'histoire vaturelle' et de numismatique, ouvert le dini. de ro h. à midi, et le jeudi de 14 à 17 h. l'été, de 13 à 16 h. l’hiver ; au musée de numismatique la collection Conseil du Mesnil, comprenant une suite de T, 600 monnaies royales et une autre de 900 monnaies provinciales, est d’une valeur marchande inestimable.
Continuant la rue de TAbbaye, on longe à g. la caserne des Equipages de la Flotte, pour tourner ensuite à dr. et pénétrer dans l'arsenal et le port militaire (PI. Ai). On passe une pre- : mière porte, puis on traverse sur un pont des fossés pleins d’eau. On arrive dans une grande cour, dite place Bruat, où 1
l'on a en face de soi la grille intérieure. !
Le permis de visiter se délivre de 13 h. 45 à 14 h. 45 (sauf dim. et fOtes) |
dans le bâtiment de g. (bureaux du Commissariat et de la Majorité), sur la j
présentation de pièces d’identité, prouvant que Ton est Franç.ais ; le port est j rigoureusement fermé aux étrangers; un marin accompagne (rémunération d’usage). La visite dure i h. 30 h 2 h. env., mais on peut l’abréger en la bornant aux points les plus intéressants.
On visite : le musée des Modèles, renfermant : des plans en relief du port, . des réductions de navires, la pierre du tombeau de Napoléon à Sainte-Hélène ; la direetwn de V Artillerie, où se voit une collection de canons anciens, ayant chacun leur histoire ; la salle d' Armes, où armes de toutes sortes (sabres, poignards, baïonnettes, pistolets, etc.) sont disposées d’une façon plus ou moins bizarre, en trophées, corbeilles, rosaces, colonnes, palmiers.
L’avant-port a été inauguré en 1813, en présence de l’impératrice Marie- Louise ; il communique avec la rade par une passe de 64 m. de large. Ensuite ont été creusés le bassin, à, flot de Charles X (1829) et le bassin Napoléon III ' {1858). L’ensemble couvre 22 hect. Sept forts défendent les approches du port militaire, du côté du large, et ferment l’entrée des passes de la rade. Deux r’ litres forts défendent l’entrée des bassins intérieurs. Les ateliers et chantiers de construction (construction de sous-marins) occupent de nombreux ouvriers.
* On visite enân un navire, cuirassé ou croiseur-cuirassé, désigné par l’autori té.
Au S.-E. de la gare, le jardin public renferme un monument de Millet (1814-1875) par Chapu et Bouteiller et un portail du XIII® s. provenant de l’ancienne abbaye du Vœu. Au delà, la rue Lude et un sentier s’élèvent sur la montagne du Roule (PI, D4) qui dresse à 112 m. d’alt. et presque à pic sa paroi rocheuse. Elle est couronnée par un fort. De l’esplanade, on découvre un a'dmirable ^panorama sur Cherbourg, ses bassins et la rade.
A 5 k. E. (tram), le château de Tcurlaville, de la Renaissance, avec un beau parc, est visible t. 1. j.
Ue Cherbourg a Barfleur (ch. de fer départemental, 31 k. ; la gare est en face de celle de l’Etat'). — 6 k. Le Becquel, en face de l’île Pelée. — 15 k. Fermcmville, très petite station balnéaire ; monument de la meunière-poète, Marie Ravenel (1811-1893). A 2 k. N. s’avance en mer le cap Lévi, entouré de récifs aux dangereux courants, avec un phare. — Le ch. de fer franchit la vallée de Carneville sur un viaduc de 20 arches, haut de 32 m. — 20 k. Saint- Pierre- Eglise, 1,733 hab. ' église des xn'-xvi® s. accolée à- une tour carrée du XIII®; château du xvii' s. 0(1 naquit l’abbé de Saint-Pierre (165S-1743). —
29 k. Gatteville, petite station balnéaire dans un site sauvage ; l’église date du ,